[THREAD ] Qu’est-ce que le #WebinaireQLMB ?
C’est 𝗿𝗲́𝗳𝗹𝗲𝘅𝗶𝗼𝗻 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝘀𝗲𝘅𝗶𝘀𝗺𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗰𝘂𝗹𝘁𝘂𝗿𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 et dans la musique. Organisé dans le cadre de l’ANR Gender Equality Monitor en partenariat avec Deezer.
C’est la fin de notre webinaire, merci de nous avoir suivi. Si vous avez des questions, des ressources et références à nous partager, n’hésitez pas à le faire à cette adresse mail :
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Deux archétypes sont visibles dans la musique des années 2000 : La femme trompée, l’amante éplorée d’une part, et l’artiste engagée d’autre part.
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On pourrait aussi s’interroger sur le rôle des industries culturelles qui ont participé à l’expansion de ce sexisme dans le rap et à l’homogénéisation du rap vers le gangsta rap.
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« Les rappeurs gangsta reprennent à leur compte la théorie de l’homme noir émasculé devant reprendre sa place dans l’ordre supposé naturel du patriarcat. »
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Les années 90 marquent aussi un tournant dans le rap. Le genre s’homogénéise vers le gangsta rap qui donne à entendre les expériences vécues de jeunes hommes noirs dans les ghettos états-uniens.
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Émergent alors nombre de travaux sur la culture hip-hop et l’intersectionnalité, avec des autrices comme Patricia Hill Collins, Tricia Rose, Gwendolyn Pough et Aisha Durham.
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bell hooks, figure majeure du féminisme noir aux États-Unis, a souvent été sollicitée pour s’exprimer sur le rap et en profitait pour expliquer l’existence d’un continuum sexiste et raciste qui ne s’exprime pas qu’au sein du rap.
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« Si le discours sexiste ou homophobe blesse, c’est parce qu’il fait appel à des discours, des représentations et des conventions qui circulent déjà très largement, au delà de la sphère hip-hop »
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« Le rap est un genre fortement altérisé car associé à des territoires et à des populations précises. Il est considéré comme la musique des ghettos/des cités et par extension comme l’expression de la jeunesse ethnoracalisée des classes populaires. »
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Nous terminons notre séminaire par l’intervention de Keivan Djavadzadeh, maître de conférences à l’université Paris 8 qui vient nous parler « Rap, masculinités et sexisme : pour une approche intersectionnelle »
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Cette chanson entre dans la culture du viol notamment car elle donne des circonstances atténuantes pour le violeur avec l’ivresse, et la victimisation du coupable.
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Finalement, il victimise le coupable, il coupe du bois, il travaille dur et culpabilise la victime, elle n’est jamais revenue et l’a rendue triste. Il compare le coupable à être en prison parce que séparé d’elle.
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Il y même une inversion de la culpabilité qui commence par un changement du sujet. Lorsqu’on parle des conséquences du viol, le « je » disparait au profit d’un « on ». On ne remet plus en question le comportement de l’homme.
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Le non consentement est explicite : « tes prières à corps défendant ». En évoquant le viol, il commence à l’esthétiser « un élan superbe », « conjuguer le verbe aimer son prochain ».
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La chanson met en place un décor bucolique, une ivresse de la jeunesse et une complicité des personnages. Mais après le « mais voilà soudain », le garçon entreprenant viole sa compagne.
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Cette avant dernière présentation porte sur Charles Aznavour et sa chanson « Trousse Chemise ». La chanson promeut la culture du viol.
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Comme l’explique Andrea Dworkin, « Tandis qu’un homme affirme sa domination, il doit aussi affirmer publiquement son droit de propriété. La propriété est prouvée quand un homme peut humilier une femme devant ses camarades (…) »
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