Je vais écrire quelque chose que je n'aurais pas osé écrire il y a cinq ans, parce que je ne l'aurais pas cru.
Nous sommes à l'aube d'un changement de civilisation.
Pas une amélioration marginale, pas un cycle de plus, pas une nouvelle vague de gadgets. Un basculement de la même magnitude que le passage du foraging à l'agriculture, ou de l'agriculture à la machine à vapeur. Et pour la première fois dans l'histoire humaine, ceux qui sont en train de le déclencher le font les yeux ouverts, en connaissance de cause, avec une intention assumée.
Je n'ai jamais été aussi optimiste sur le futur. Voici pourquoi.
Le diagnostic : comment le ressentiment a failli gagner
Commençons par regarder la réalité en face, parce que l'optimisme qui refuse le diagnostic n'est que de la naïveté.
Pendant six décennies, une certaine vision du monde a presque triomphé.
La gauche culturelle et la machine bureaucratique avaient gagné, non pas par la force des arguments, mais par l'occupation patiente du terrain : les universités, les administrations, les médias, les instances de régulation. Cette vision repose sur un carburant unique, et ce carburant est le ressentiment.
La haine de la réussite déguisée en quête de justice. La suspicion de l'excellence repeinte en lutte contre le privilège.
René Girard avait tout compris : le désir mimétique transforme l'autre en rival, et quand on ne peut pas surpasser le modèle, on cherche à le détruire, puis on sacralise cette destruction en la baptisant morale.
Le plus grand mensonge de cette époque, c'est que la redistribution produirait l'égalité.
C'est l'inverse qui s'est produit.
Sous couvert de redistribution, nous avons bâti des systèmes profondément inégalitaires, où la rente a remplacé le mérite, où le statut se transmet par les diplômes et les réseaux plutôt que par la valeur créée, où une caste de gens qui ne produisent rien capte la valeur de ceux qui produisent tout.
La méritocratie n'a pas été dépassée, elle a été abolie, et remplacée par une aristocratie du certificat qui se croit progressiste.
Bastiat l'avait nommé il y a presque deux siècles : on voit la subvention, on ne voit pas l'entreprise qui n'est jamais née. On voit la protection, on ne voit pas l'innovation étouffée.
Voilà le monde que beaucoup pensaient définitif. Un monde à somme nulle, où ma part ne peut grandir que si la tienne diminue, où la richesse est un gâteau fixe à se disputer, où la politique devient une guerre permanente pour le partage de la pénurie.
Dans un univers à somme nulle, le communisme est presque logique, et le ressentiment est presque rationnel. C'est ça, le piège intellectuel dans lequel l'Occident s'était enfermé.
La rupture : de la somme nulle à la somme infinie
Et puis quelque chose s'est passé qui change littéralement les règles du jeu.
La thèse de @shaunmmaguire https://t.co/P9BdDr6m7q mérite qu'on s'y arrête, parce qu'elle dit l'essentiel sans le formuler tout à fait. Ce qui ressemble au chaos chez Elon Musk est en réalité le coup de fouet d'une reprioritisation après la levée d'un goulot d'étranglement.
SpaceX a rendu la réutilisation fiable, puis a basculé sur Starlink, puis sur Starship, puis sur le compute spatial. xAI a réglé le problème du compute avant tout le monde, et bascule maintenant sur les modèles et le produit.
À chaque étape, ce que le monde extérieur prend pour de la dispersion est en fait une concentration extrême.
Et l'addition de ces trajectoires, l'énergie, les puces (Terafab), l'IA, la robotique (Optimus), la colonisation du cosmos, converge vers une seule chose.
Cette chose, c'est la transformation de tous les jeux à somme nulle en jeux à somme infinie.
C'est le point le plus important de tout ce que j'écris ici, alors je vais le dire lentement. L'intelligence artificielle abolit la rareté de l'intelligence. La robotique abolit la rareté du travail.
L'énergie abondante (fission, fusion, solaire, compute orbital) abolit la rareté de l'énergie. Et l'espace abolit la rareté de l'espace lui-même, ce dernier territoire que l'on croyait clos.
Quand l'intelligence, le travail, l'énergie et le territoire cessent d'être rares, le gâteau cesse d'être fixe. Il devient un organisme vivant qui croît plus vite qu'on ne peut le partager.
Et là, regardez ce qui s'effondre. Le communisme, dans la forme que nous avons connue, n'est pas réfuté, il devient tout simplement sans objet.
On ne se bat pas pour le partage d'une chose infinie. Le ressentiment perd son carburant, parce que la réussite de l'autre cesse d'être ma perte.
Le mécanisme victimaire de Girard se grippe, parce qu'il n'y a plus de pénurie à expliquer par un bouc émissaire. La somme infinie est l'antidote chimique au ressentiment.
Florence à l'échelle du cosmos.
Alors la vraie question devient : que feront les hommes d'une abondance qu'ils n'ont jamais connue ?
Ma réponse, et c'est là que je deviens franchement lyrique, c'est qu'ils construiront du beau. À tous les étages.
Pensez à ce qu'était Florence au Quattrocento, ou Venise à son apogée. De petites cités qui, ayant accumulé un surplus, ont décidé d'en faire non pas seulement du confort, mais de la beauté, de la pensée, de la cathédrale, de la coupole, du tableau, de la musique, de la science. Le surplus s'est transformé en civilisation.
Or ces cités étaient minuscules, et leur surplus était dérisoire comparé à ce qui arrive. Imaginez maintenant le surplus d'une humanité qui ne se bat plus pour survivre, multiplié par l'IA, par la robotique, par l'énergie quasi gratuite, étalé sur des planètes entières.
Nous allons construire des Florence géantes et des Venise géantes. Le but de l'être humain, libéré de la lutte pour la subsistance, deviendra de produire des infrastructures du beau : des villes pensées comme des œuvres, une science qui redevient aventure plutôt que carrière, un art rendu à la grandeur, des écoles qui forment des esprits plutôt que des conformistes.
Ce n'est pas de l'utopie au sens naïf, et je reste fidèle ici à la vision contrainte de Thomas Sowell, qui prend les hommes tels qu'ils sont. C'est simplement ce que les hommes font quand on cesse de leur prendre leur surplus pour acheter leur silence.
L'IA comme catalyseur de vérité.
Il y a une seconde révolution, plus discrète, et peut-être plus profonde encore. L'IA n'est pas seulement une machine à produire. C'est une machine à vérifier.
Pendant des siècles, nous avons vécu sous la tyrannie de ce qu'on appelle la loi de Brandolini : l'énergie nécessaire pour réfuter une absurdité est un ordre de grandeur supérieure à celle nécessaire pour la produire. C'est cette asymétrie qui a permis aux mauvaises idées de prospérer, parce que les démonter coûtait trop cher.
Toute une partie de l'académisme et du commentariat vivait de cette rente : produire du faux sophistiqué plus vite qu'on ne pouvait le corriger.
L'IA inverse Brandolini. Désormais, celui qui défend une thèse économique morte, obsolète, déjà réfutée par un siècle de données, se fait démonter en deux secondes par n'importe qui muni d'un modèle. Le coût de la vérification s'effondre. Et quand le coût de la vérité tend vers zéro, c'est tout l'édifice du mensonge confortable qui devient instable.
Cela ne s'arrête pas au débat public. Cela touche tous les systèmes. Nous allons sortir d'un monde où l'on publiait pour publier, où la métrique était la citation et non la vérité, où l'éducation transmettait des dogmes et la biologie avançait au rythme des comités.
Nous entrons dans un monde où l'on optimise empiriquement, où le critère redevient simplement : qu'est-ce qui marche, qu'est-ce qui ne marche pas.
L'éducation, la médecine, l'énergie, la gouvernance, tout sera soumis à l'épreuve du réel plutôt qu'à l'autorité du titre. C'est exactement le problème de la connaissance de Hayek résolu par la machine : l'information remonte enfin des bords vers le centre, sans être filtrée par une bureaucratie qui ne savait rien et décidait de tout.
Les combats de demain
Je ne suis pas en train de promettre la paix éternelle. Ce serait mentir, et l'histoire humaine est trop sérieuse pour ça.
Les combats ne disparaîtront pas, ils changeront de nature. Les guerres de la pénurie (la lutte des classes, la redistribution, le ressentiment) appartiendront au passé.
Mais une nouvelle ligne de fracture apparaîtra, et elle ressemblera davantage à Star Wars qu'à la lutte des classes.
D'un côté, ceux qui veulent contrôler, ralentir, encadrer, soumettre l'abondance à leur permission, les nouveaux prêtres du Principe de Précaution qui préfèrent un monde petit qu'ils maîtrisent à un monde immense qui leur échappe.
De l'autre, ceux qui veulent ouvrir, explorer, coloniser le cosmos, repousser la frontière jusqu'aux étoiles.
Ce sera le vrai conflit du siècle qui vient. Non plus le riche contre le pauvre, mais le gardien contre l'explorateur. Et je sais de quel côté je me tiens.
L'aube.
Alors voilà comment je vois le futur, sans précaution oratoire.
Nous vivons le tout début d'un âge d'or. La somme nulle est en train de mourir, et avec elle le ressentiment qui en était l'ombre.
L'intelligence et l'énergie entrent dans une boucle de rétroaction qui les pousse toutes deux vers l'infini.
La vérité redevient bon marché et le mensonge redevient cher. Et l'humanité, pour la première fois, a les moyens de transformer son surplus non plus en confort anesthésiant, mais en beauté, en science, en exploration, en grandeur.
Nous allons faire de la Terre, puis du système solaire, puis des étoiles, une Florence sans fin. Ce n'est pas un rêve, c'est une trajectoire, et elle est déjà engagée. Il suffit de ne pas la laisser confisquer.
L'avenir est radieux. Il est temps de construire.
Live from Code with Claude: we're launching dreaming in Claude Managed Agents as a research preview.
Outcomes, multiagent orchestration, and webhooks are now in public beta.
Memories are stored as files, so developers can export them, manage them via the API, and keep full control over what agents retain.
Read more: https://t.co/PcfYg5sFxe
Now in research preview: routines in Claude Code.
Configure a routine once (a prompt, a repo, and your connectors), and it can run on a schedule, from an API call, or in response to an event.
Routines run on our web infrastructure, so you don't have to keep your laptop open.
@RileyRalmuto The beauty of the literature it was trained on ? New models looks like they are trained on recursively worse ads form tiktok and x sometime
I built the first AI that earns its existence, self-improves, and replicates without a human
wrote about the technology that finally gives AI write access to the world, The Automaton, and the new web for exponential sovereign AIs
WEB 4.0: The birth of superintelligent life
Basically, SaaS is dead.
Agent skills are the new apps.
You can now build custom designs and custom functions on your own custom platform.
Agent capabilities are completely revamping our digital canvas, and with so many of them now in mass access, they’re going to break the industry.
The only moats are now frontier R&D and attention economy.
Basically what i am trying to explain to peers at the moment about the AI era. Exponential transformative power no one seems to really see emerging right in front of our eyes.
Markets are future-oriented price consensus.
Since all the bullish events you mentioned occurred already, we are exiting the prehistoric era of crypto moving into the mass adoption era we were all praising years ago.
This is a supermacro sell-the-news event.
The market is now pricing next capital inflow (weekly noise excluded) - and this includes a lot of new money held by institutions or non-OG/retail.
They are by definition non-early adopters and their profile is very different - slow and risk-averse (+ non-sophisticated for the retails).
1 - OG and seasoned investors :
The paradigm changing -> I am not sure what’s next -> I know we can go -90% -> better PnL protection -> cash / or waiting for deeper dip
(10/10 inducing fear of replicating bear21/22 - blurred vision on the narratives - dilution - etc…)
2 - Bag holders and first rodeo tourists :
They are learning what exit liquidity means
Or they are already out
Or scammed
Or PnL=0 on 100x lev
Or they moved to Polymarket with stables
3 - Institutions :
Recession thesis / Waiting QE
Better risk-reward on AI
Geopolitical instability
4 - Retails :
Max bidding on AI NASDAQ and S&P via ETF
Or « Is it too late to buy Gold? »
Ethereum is for AI.
ERC-8004, a new standard by the @ethereumfndn dAI Team, @MetaMask, @Google, @Coinbase, and others, provides a blueprint for how AI agents find and review each other, request and pay for jobs, and verify the work done.
What builders need to know.
Hopefully, you still find genuinely sincere teams here and there trying to build value.
It’s sad to see most of the actors are here to extract, scam, or exit like Silicon Valley best.
Maybe we are doomed to be involved in the next era of monetary global open platforms everyone can join, have access to ultra-high-risk non-diligent capital, building shiny 100x products, luring the plankton into dark waters.
Bull case: If everything in the blockchain space dies, Ethereum will be the last one standing before Bitcoin.
Bitcoin won’t die because it is a monetary and technological singularity that has gained enough escape velocity to become a top10 global asset.
Ethereum is the strongest candidate in the entire blockchain space to reach that « same » escape velocity. Whether it has already done so is up to your own thesis. I think it has a solid foundation to qualify.
My bull case turns bearish the moment another chain convincingly overtakes Ethereum as the main programmable trust layer and liquidity hub.
Of course, TPS, modularity, and similar factors will draw many investors elsewhere, but do you think big money chases shiny new objects? No, they prioritize risk control.
Excluding “we’re here for the tech, bro” enthusiasts and VC predators - and judging purely by capital allocation and liquidity - Ethereum remains the centre of mass in our ecosystem.
Until the above change, it will continue attracting the biggest players’ capital - after Bitcoin and before everything else.
If we consider Ethereum a bear case, everything that follows is even more bearish.