Ça fait des décennies que les inspecteurs présentent les exercices d'orthographe comme une pédagogie horrifique-élitiste-réac, ils n'allaient pas se déjuger si vite, comme même. Et pour un ministre si crépusculaire, en plus.
Beaucoup d'encre et de pixels versés sur le sursaut d'exigence orthographique aux examens.
Rassurez-vous.
Réunion d'harmonisation : "Oui, le ministre a dit ça, mais on l'a toujours fait, donc on ne change rien."
@llp1012 Chacune des 4 œuvres s'inscrit dans un thème (appelé "parcours") déjà fixé.
La mal-nommée "dissertation" n'est plus qu'une récitation de cours, que beaucoup de candidats réussissent très bien sans même avoir lu l'œuvre.
Bac de français : on s'excite sur l'orthographe pour ne pas évoquer l'absurdité réelle.
- commentaire : paraphrase désormais acceptée
- dissertation : le thème étant déjà connu, une récitation suffit
- oral : psittacisme brut
La perte de sens (la "bienveillance") est totale.
Conseil de classe, à propos d'un élève qui ne fout rien.
- CDE : Il faut un tutorat avec un autre élève.
- PP : Je ne crois pas trop à ce genre de choses.
- CDE : Oui, mais vous allez le faire quand même.
-----
(C'est important, pour remplir une ligne du projet d'établissement.)
"N'oubliez pas de faire une fiche-action, c'est un élément nécessaire de travail collectif au service du projet d'établissement."
Allez vous faire foutre.
Si le projet d'établissement avait un intérêt quelconque, ce serait au service de l'enseignement, pas l'inverse.
Ministre @Elisabeth_Borne : "Ah ben... j'ai lu dans la presse... professeurs trop sympas... c'est pas le ministère..."
Bande de sinistres charlots.
(Les IPR, la ministre)
https://t.co/dLKtsvKwEz
https://t.co/CGhSGj7oCo
2/2
Baccalauréat : la ministre de l'Education va envoyer une circulaire sur les consignes de correction, pour "être exigeant sur le niveau des élèves" https://t.co/NCoajASwTC
IPR, consigne aux correcteurs du français au bac :
"Même mauvaise, toute copie tentant de traiter le sujet doit avoir au moins 10/20"
Cf. cet extrait du powerpoint d'harmonisation.
1/2
Le dialogue le plus absurde de l'univers n'est pas en politique.
Il est dans l'oral du bac de français.
8 minutes consacrées à un entretien sur une œuvre:
- que le candidat a choisie mais n'a pas lue
- que l'examinateur n'a pas lue non plus
(Si, si : situation fréquente.)
La patience qu'il faut, avec certains parents d'élèves...
Mais faut-il vraiment ?
En fait : non.
L'imbécillité et la malveillance se manifestent souvent par une quérulence de l'espace.
Qu'il est très facile d'imiter.
Non, décidément : une patience excessive ne serait pas saine.
Classe de première : exposés sur des œuvres majeures de la Renaissance.
Le groupe ayant choisi le David de Michel-Ange prend soin, sur la représentation qu'ils projettent, d'en flouter le sexe.
Putain d'époque.
Un élève (de 2de) contestant une note auprès d'un collègue:
"Je vous préviens, ça peut mal se passer, vous pouvez perdre votre fonction".
Ça va, la menace ne porte que sur la fonction.
L'auto-évaluation des établissements est une idée de génie.
(Quand les "chargés de mission" ont du talent, il faut le reconnaître.)
Désormais, les parasites font écrire les paperasses ineptes - destinées à justifier leur bullshit job - par ceux qui ont déjà un vrai métier.
Personne ne doute que des mails de chefs d'établissement puissent être "enrichis" par de l'#IA.
Ce n'est pas une solution, @DANEVersailles, c'est le problème.
Quand une non-intelligence fait mieux que des humains, dans la langue du rien, c'est le symptôme que ça va mal.
Argument 1 (harmonisateurs) :
« Vous pouvez ne pas être d’accord avec nos arguments mais c’est ce que nous disons qui est acté. »
(Ben pourquoi nous inviter ?)
Argument 2 (inspecteur) :
« On ne sait pas s’il y avait intention de tromper. »
(Ah.)
2/2
Bac français : le délire dans la bienveillance va loin.
Harmonisation des correcteurs, avec copies-tests.
Indignation collective quand une note honorable est proposée pour une dissertation inepte et inventant des citations inexistantes dans l'œuvre commentée.
1/2
Tous les chefs d’établissement semblent désormais sortis du même moule.
Phrases interminables, qui ne veulent strictement rien dire.
L’expression "langue de bois" ne convient plus.
C’est plutôt une pâte, élastique et dense à la fois, une sorte de béton caoutchouteux.
#PréRentrée
Parents :
Si votre enfant est mal éduqué, ne l'envoyez pas à l'école les derniers jours de classe.
Ça ne rattrapera pas vos erreurs d'éducation, mais ce sera une courtoisie élémentaire.
La propagande ministérielle pour le #Pacte, où ce mot est associé à "revalorisation", est détestable.
Mais il y a pire.
Il y a ce même mensonge répercuté par des recteurs auprès de Dasen, qui répercutent auprès de chefs d'établissements, qui tentent de répercuter auprès de nous.