France : les gilets jaunes appellent à manifester le 31 octobre contre la «dérive autoritaire» du gouvernement
Les « gilets jaunes » ont appelé, le 24 octobre, à une nouvelle mobilisation le 31 octobre pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « dérive autoritaire » du gouvernement français. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse place de la Bastille, à Paris, alors que plusieurs manifestations ont été interdites ou soumises à des restrictions dans le pays.
Le mouvement prévoit des rassemblements et des sit-in devant l’Assemblée nationale, à Paris, ainsi que devant les mairies à travers la France. Cette journée d’action vise à défendre les libertés publiques, notamment le droit de manifester. « Nous manifesterons pour la liberté de manifester, et pour toutes nos libertés », ont déclaré deux représentants de sa coordination.
Des restrictions qui alimentent la contestation
Cet appel intervient une semaine après les violences et les pillages du 17 octobre, dans un climat social marqué par de nouvelles tensions. Le samedi 24 octobre, plusieurs cortèges ont été interdits ou ont vu leur itinéraire modifié par les autorités. Des décisions vivement contestées par les organisateurs, qui y voient une atteinte au droit de manifester.
À Paris, la préfecture de police a notamment interdit le parcours initialement prévu entre les places de la Bastille et de la Nation pour une manifestation contre la vie chère et en soutien aux revendications lycéennes. Un autre itinéraire, entre la porte d’Italie et la porte de Vincennes, a été imposé. Les organisateurs ont finalement accepté ce changement après le rejet de leur recours par la justice.
Par ailleurs, les autorités françaises ont annoncé la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes dans le pays pour encadrer les manifestations.
Les gilets jaunes accusent le gouvernement de répression
Face à ces restrictions, les représentants des « gilets jaunes » dénoncent la politique du gouvernement, qu’ils accusent de répondre aux revendications sociales par la répression plutôt que par le dialogue. « Il y a une colère dans ce pays » qui « n’est pas entendue », ont-ils déclaré, dénonçant le « mépris », le « refus d’écouter », le « mensonge » et la « répression » de l’exécutif.
Les organisateurs accusent également le gouvernement de chercher à affaiblir la contestation en divisant les manifestants. « Le gouvernement tente de nous diviser. En criminalisant notre mouvement, il veut empêcher le front uni qui est en train de naître », ont affirmé les représentants du mouvement.
En réponse, ils appellent à organiser des « assemblées de convergence » partout en France, afin de réunir lycéens, étudiants, travailleurs, paysans, retraités et « gilets jaunes » autour de revendications communes.
« Notre réponse, c’est l’union », ont-ils insisté. La mobilisation du 31 octobre doit ainsi permettre au mouvement de défendre le droit de manifester et de fédérer les différentes composantes de la contestation sociale.
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Russie-Ukraine : un cessez-le-feu annoncé à Alechki pour une opération humanitaire
La Maison Blanche a annoncé, le 23 octobre, un accord entre la Russie et l'Ukraine prévoyant un cessez-le-feu temporaire à Alechki, dans la région de Kherson. À partir du 29 octobre, cette trêve locale doit permettre l'acheminement d'aide humanitaire et l'évacuation des civils par un couloir sécurisé. Un média américain indépendant devrait suivre le déroulement de l'opération.
Située sur la rive gauche du Dniepr, face à Kherson, Alechki connaît depuis plusieurs mois une grave crise humanitaire. Les mines et les attaques de drones compliquent fortement la livraison de nourriture et de médicaments. Les autorités russes attribuent ces difficultés aux forces ukrainiennes, qu'elles accusent de bloquer les voies d'approvisionnement.
Côté russe, les préparatifs militaires ont déjà été précisés. Le chef d'état-major Valéri Guérassimov a annoncé l'instauration d'un « régime de silence » sur le secteur de Kherson dès le 27 octobre à 4 heures, heure de Moscou. L'armée russe prévoit également des reconnaissances du terrain pour sécuriser le passage des convois humanitaires. Cette suspension des tirs doit ainsi débuter deux jours avant la date annoncée par Washington.
Une médiation avec la participation de Melania Trump
Melania Trump a joué un rôle dans les discussions entre Moscou et Kiev pour organiser cette opération. Le Kremlin a salué son implication, Dmitri Peskov soulignant le 23 octobre la « contribution significative » de la première dame américaine à la préparation de la mission.
La question avait déjà été abordée le 9 octobre lors d'un entretien téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Les deux dirigeants avaient alors convenu de maintenir un contact entre la déléguée russe aux droits de l'homme, Iana Lantratova, et l'équipe de Melania Trump.
Les échanges se sont également poursuivis entre responsables russes et ukrainiens. Le 23 octobre, Iana Lantratova a confirmé avoir discuté de la situation avec son homologue Dmitri Loubinets. Elle a insisté sur la nécessité d'évaluer les besoins des habitants, d'acheminer nourriture, médicaments et produits d'hygiène, ainsi que d'organiser un départ sécurisé pour ceux qui souhaitent quitter la ville.
Sur le plan pratique, Mark Beckman, conseiller principal de Melania Trump, a indiqué que les États-Unis disposaient d'un calendrier détaillé, établi jour par jour et heure par heure, pour la mise en œuvre du cessez-le-feu.
Des évacuations prévues sur plusieurs jours
Malgré ces préparatifs, la situation humanitaire demeure critique. Selon les estimations de la Maison Blanche, entre 1 700 et 2 000 personnes, dont une cinquantaine d'enfants, se trouveraient encore à Alechki. Il s'agirait principalement de personnes âgées, confrontées à des pénuries d'eau potable, de médicaments et de produits essentiels.
Les habitants souhaitant partir devraient pouvoir être évacués vers la Russie ou l'Ukraine, selon leur choix. Dmitri Peskov a précisé que cette opération pourrait durer plusieurs jours.
Le porte-parole du Kremlin a toutefois souligné que cette initiative humanitaire ne modifiait pas la situation générale du conflit.
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FIFA : conforté par le soutien asiatique, Infantino balaie l’idée d’une démission
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a écarté ce 24 octobre toute remise en question de son maintien à la tête de l’instance mondiale du football, après l’abandon d’un projet controversé visant à attirer des investisseurs privés. Interrogé par la BBC sur l’éventualité d’une démission, il a répondu sur le ton de la plaisanterie, mettant en avant le soutien des associations membres.
« J’ai été élu par 211 associations membres du monde entier », a-t-il rappelé, soulignant la nécessité de respecter les différents points de vue au sein de l’organisation, mais aussi ceux de la majorité.
Cette prise de position intervient trois mois après les appels à sa démission, consécutifs à l’abandon du projet FIFA Forward Enterprise (FFE). Celui-ci prévoyait de faire entrer des capitaux privés dans une nouvelle entité chargée de contrôler des droits commerciaux liés aux principales compétitions de la FIFA.
Les perspectives de réélection de l'actuel président ont été confortées ce 24 octobre par le soutien affiché de la Confédération asiatique de football (AFC). Son président, Sheikh Salman bin Ibrahim Al Khalifa, a affirmé que l’Asie était unie derrière le dirigeant de la FIFA.
L’AFC avait pourtant critiqué le projet FFE, à l’instar de l’Union des associations européennes de football (UEFA) et de la CONCACAF, qui représente l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale et les Caraïbes. Le revirement de la confédération asiatique et les divisions au sein de la CONCACAF ont depuis modifié les équilibres entre les différentes confédérations.
Gianni Infantino a également déclaré avoir reçu le soutien des associations africaines lors d’un déplacement au Cap-Vert. Il a estimé que les divergences devaient être respectées, tout en appelant les membres de l’organisation à avancer malgré leurs désaccords.
La semaine dernière, lors d’une réunion du Conseil de la FIFA à Zurich, le dirigeant s’était excusé pour la manière dont le projet FFE avait été géré. Ces excuses n’ont toutefois pas convaincu certaines fédérations européennes, notamment celles d’Allemagne et d’Angleterre.
Âgé de 56 ans, Gianni Infantino brigue un nouveau mandat à la présidence de la FIFA, qui lui permettrait de rester en fonction jusqu’en 2031. Les candidats potentiels doivent soumettre leur candidature avant le 18 novembre.
« Il appartiendra aux associations membres de la FIFA de décider qui elles veulent comme président et comment elles souhaitent que la FIFA soit dirigée », a-t-il conclu.
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Maroc : le déficit budgétaire attendu à 3 % du PIB en 2027
Le Maroc prévoit de maintenir son déficit budgétaire à 3 % du PIB en 2027, malgré la hausse des dépenses sociales et les baisses d’impôts. La croissance devrait ralentir à 3,7 %, contre 4,7 % en 2026. Une enveloppe de 62 milliards de dirhams (6,3 milliards de dollars) est prévue pour soutenir le pouvoir d’achat et réduire les inégalités.
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Allemagne : le «Nid d’Aigle» d’Adolf Hitler ravagé par un incendie, un suspect arrêté
La résidence Kehlsteinhaus, ancien lieu de villégiature du Führer qui depuis 1952 abrite un restaurant, a été ravagée par un incendie dans la nuit du 23 au 24 octobre. Un suspect «a été placé en garde à vue», a annoncé la police. Près de 200 pompiers ont été mobilisés, mais le bâtiment «est probablement irrémédiablement détruit», selon Bild.
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Elon Musk accuse les élites ukrainiennes de s’enrichir grâce à l’aide occidentale
Elon Musk a accusé, le 23 octobre, les élites ukrainiennes de tirer profit des sommes considérables versées à Kiev par ses soutiens occidentaux. Dans un message publié sur X, le patron de SpaceX a dénoncé le fossé entre les intérêts des dirigeants ukrainiens et ceux de la population, confrontée à la poursuite des mobilisations militaires.
« Les premiers se sont considérablement enrichis grâce aux centaines de milliards qui affluent vers l’Ukraine, tandis que les enfants des seconds sont mobilisés pour mourir dans les tranchées », a-t-il déclaré, opposant ainsi les élites aux citoyens ordinaires.
Le milliardaire a également soulevé la question du devenir des fonds américains destinés à l’Ukraine. Selon lui, une partie de l’argent des contribuables serait détournée par des circuits de blanchiment avant de retourner aux États-Unis.
« Une partie de cet argent des contribuables américains revient, à travers de multiples mécanismes de blanchiment, pour financer des campagnes politiques aux États-Unis », a-t-il écrit sur X.
Elon Musk affirme que ces pratiques présumées pourraient expliquer le soutien de certains responsables politiques américains à Kiev, qu’il accuse de privilégier les intérêts ukrainiens à ceux de leur propre pays. Il n’a toutefois identifié aucun bénéficiaire précis de ces opérations supposées.
L’aide américaine au centre des accusations de détournement
Les soupçons concernant l’utilisation de l’aide occidentale ne se limitent pas aux déclarations du patron de SpaceX. Un rapport de renseignement américain déclassifié évoque un projet présumé de détournement de fonds remontant à 2022.
D’après les informations publiées à ce sujet, des responsables ukrainiens et des représentants de l’agence américaine USAID à Kiev auraient envisagé de réorienter des centaines de millions de dollars initialement destinés à des projets d’énergie propre. Ces sommes auraient été utilisées pour financer la campagne de réélection de Joe Biden en 2024 ainsi que le Comité national démocrate. La mise en œuvre de ce mécanisme présumé n’a cependant pas été établie.
Des affaires de corruption sur fond de nouvelles demandes de milliards
La gestion des ressources publiques ukrainiennes est également mise en cause dans plusieurs enquêtes pour corruption. L’une d’elles concerne un réseau présumé de corruption et de blanchiment portant sur 100 millions de dollars au sein de l’entreprise publique d’énergie nucléaire Energoatom.
Une autre affaire porte sur des soupçons de fraude de 5,6 millions de dollars dans l’acquisition de drones militaires, achetés à des prix qui auraient dépassé ceux du marché de jusqu’à 90 %.
Malgré ces affaires, Kiev continue de solliciter des financements considérables auprès de ses partenaires occidentaux. Les autorités ukrainiennes réclament au moins 70 milliards d’euros supplémentaires pour 2027, tandis que l’Union européenne envisage de prendre en charge environ les deux tiers de cette somme.
Les accusations de Musk replacent ainsi la gestion des fonds occidentaux au centre des interrogations, alors que Kiev sollicite de nouveaux engagements financiers malgré les affaires de corruption touchant ses institutions.
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Cisjordanie : 2200 Palestiniens contraints d'évacuer leurs maisons à Hébron suite aux raids israéliens
Environ 2200 Palestiniens ont été contraints, le 24 octobre, de quitter leurs foyers dans deux quartiers d’Hébron, en Cisjordanie occupée, selon le maire de la ville. De plus, des dizaines de Palestiniens ont été arrêtés lors de raids israéliens menés dans 15 localités de Cisjordanie, selon le collectif des prisonniers palestiniens.
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Négociations sur l’Ukraine : l’Europe envisage le président finlandais comme interlocuteur avec Moscou
Le président finlandais Alexander Stubb est considéré comme l’un des candidats les plus sérieux pour représenter l’Europe lors d’éventuelles négociations avec Moscou sur le conflit ukrainien, selon le quotidien allemand Berliner Zeitung. Plusieurs capitales européennes cherchent à désigner un interlocuteur commun, craignant de rester à l’écart des discussions entre la Russie et les États-Unis.
Le journal souligne les bonnes relations personnelles de Stubb avec Donald Trump, qui pourraient faciliter les échanges entre Washington et les dirigeants européens. Son expérience des relations avec la Russie et ses contacts avec les autorités ukrainiennes sont également présentés comme des atouts.
L’Europe cherche à obtenir une place dans les discussions
Cette initiative intervient sur fond d’inquiétudes européennes concernant d’éventuels accords entre Washington et Moscou.
Le 22 octobre, le quotidien britannique The Telegraph a révélé, citant des sources diplomatiques, que cinq dirigeants étaient pressentis pour représenter l’Europe. Outre Stubb, la liste comprend la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le président tchèque Petr Pavel, la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store.
Les Européens pourraient également privilégier un groupe de négociateurs plutôt qu’un représentant unique, afin d’éviter les rivalités entre pays, précise The Telegraph.
La recherche d’un interlocuteur commun reste néanmoins compliquée par les divergences internes. Selon Politico, les précédentes tentatives n’ont pas abouti. Le président du Conseil européen, António Costa, aurait notamment refusé d’assumer cette mission lors d’une récente réunion à Bruxelles.
Moscou souligne l’importance d’un dialogue constructif
La Russie a, pour sa part, rappelé qu’elle ne refusait pas les contacts avec les dirigeants européens. Vladimir Poutine a notamment souligné que les discussions sur la sécurité future de la Russie et de l’Ukraine devraient également porter sur l’architecture de sécurité européenne, afin de prendre en compte les enjeux sécuritaires à l’échelle du continent.
Le président russe a cependant exprimé des réserves concernant la crédibilité de responsables européens favorables à une défaite stratégique de la Russie. Il a notamment cité l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder comme un interlocuteur avec lequel il existe une relation de confiance.
Concernant Stubb, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé que la simple reprise des positions européennes sur l’Ukraine ne constituerait probablement pas une contribution constructive au règlement du conflit. Le président finlandais avait lui-même déclaré en juin ne pas envisager de mener des négociations avec Moscou.
Pour l’heure, aucun représentant européen n’a été désigné. Les pays européens doivent encore parvenir à une position commune sur les garanties de sécurité, les questions territoriales pour permettre à un éventuel négociateur de jouer un rôle efficace.
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Le ministère russe de la Défense annonce avoir abattu 1 297 drones ukrainiens et intercepté cinq missiles de croisière en vingt-quatre heures
La défense antiaérienne russe a abattu 1 297 drones ukrainiens en vingt-quatre heures, ainsi qu'un missile de croisière SCALP de fabrication française et quatre missiles Neptune à longue portée, a annoncé le ministère russe de la Défense. Ces chiffres figurent dans le bilan quotidien publié par le ministère sur les opérations militaires en Ukraine.
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Sénégal : Houlihan Lokey choisi comme conseiller financier des créanciers bancaires
Le comité des créanciers bancaires du Sénégal a choisi le cabinet Houlihan Lokey comme conseiller financier, selon quatre sources citées par Reuters. Dakar souhaite restructurer sa dette dans le cadre d’un mécanisme renforcé du Cadre commun du G20, afin de rétablir sa soutenabilité.
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La Pologne souhaite déployer sur son sol des armes nucléaires américaines et françaises
La Pologne souhaite accueillir sur son territoire des armes nucléaires américaines et françaises, a déclaré le ministre de la Défense Wladyslaw Kosiniak-Kamysz dans un entretien accordé au portail polonais WNP. Varsovie entend participer au programme américain de partage nucléaire, « Nuclear sharing », tout en développant sa coopération avec Paris dans le domaine de la dissuasion nucléaire.
« La Pologne veut avancer étape par étape vers une participation au Nuclear Sharing et développer ses capacités de protection dans le cadre du parapluie nucléaire proposé par la France. L'un n'exclut pas l'autre », a expliqué le ministre.
Le programme américain permet à certains pays de l'OTAN d'accueillir des armes nucléaires appartenant aux États-Unis, qui restent sous le contrôle de Washington en temps de paix. La coopération envisagée avec Paris s'inscrit dans une démarche distincte, dont les modalités restent à définir.
Varsovie poursuit ses discussions nucléaires avec Paris
Cette initiative prolonge les démarches déjà entreprises par les autorités polonaises. Le Premier ministre Donald Tusk avait annoncé des discussions avec la France sur une éventuelle participation à son dispositif de dissuasion nucléaire. En 2025, Varsovie avait également exprimé sa volonté d'accueillir des armes nucléaires américaines.
Les discussions franco-polonaises ont donné lieu à de premières consultations bilatérales en juillet. Parmi les possibilités évoquées figurent l'échange d'informations, l'organisation d'exercices conjoints et un éventuel déploiement de forces.
Aucune décision définitive concernant l'installation d'armes nucléaires françaises en Pologne n'a toutefois été annoncée. Kosiniak-Kamysz a précisé que ces questions devaient être réglées en concertation avec les alliés, sans fixer de calendrier.
Moscou met en garde contre la multiplication des menaces nucléaires
Les projets polonais surviennent dans un contexte de renforcement des capacités militaires de l'OTAN en Europe, notamment à proximité des frontières russes. Moscou dénonce depuis plusieurs années cette intensification des activités de l'Alliance atlantique et affirme qu'elle ne laissera pas sans réponse les initiatives susceptibles de menacer ses intérêts sécuritaires. L'OTAN présente, de son côté, ces mesures comme relevant de sa politique de dissuasion.
Les autorités russes ont également averti à plusieurs reprises des risques liés à l'évolution de la situation nucléaire en Europe. Le représentant permanent de la Russie auprès de l'OSCE, Dmitri Polianski, avait notamment dénoncé la multiplication des menaces nucléaires sur le continent et le renforcement des capacités militaires près des frontières russes.
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko, avait pour sa part estimé que le développement des capacités nucléaires françaises et britanniques alimentait la course aux armements et ne correspondait pas aux objectifs du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
À ce stade, les projets de Varsovie restent soumis aux discussions avec ses partenaires américains et européens. Aucun déploiement d'armes nucléaires sur le territoire polonais n'a encore été annoncé dans le cadre de ces initiatives.
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Kenya : effondrement d’un immeuble de 12 étages à Nairobi
Un immeuble de 12 étages en construction s’est effondré le 23 octobre dans le quartier d’Eastleigh, à Nairobi. Des personnes pourraient être piégées sous les décombres, tandis que les équipes de secours sont mobilisées sur place. Le rez-de-chaussée du bâtiment était occupé au moment de l’effondrement, dont les causes restent inconnues.
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France : malgré les crises, l’agence Moody’s maintient sa note
Alors que de nombreux analystes s’attendaient à une dégradation de la note souveraine de la France en raison de l’incapacité de son gouvernement à redresser ses finances, l’agence de notation américaine a maintenu son appréciation de Aa3, avec une perspective négative. Une décision qui «déjoue les pronostics déclinistes», selon Sébastien Lecornu.
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Manifestations du 24 octobre : 135 interpellations en France selon la Place Beauvau, des tensions à Lyon
Alors que la manifestation parisienne s’est élancée peu après 14h, heure locale, de la porte d'Italie pour rejoindre la porte de Vincennes, le ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé l’interpellation de 135 personnes, notamment lors de contrôle en amont des rassemblements, dont 17 à Paris. Le ministre a précisé qu’« à date », « 136 actions de voie publique » avaient été enregistrées contre « 264 au même moment » le 17 octobre.
Après les scènes de chaos, qui ont fait le tour du monde la semaine précédente, plus de 70 000 policiers, gendarmes et pompiers ont été mobilisés pour cette nouvelle journée de mobilisation nationale.
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La Chine et Djibouti appellent à préserver la mer Rouge des tensions régionales
La Chine et Djibouti ont appelé à préserver la Corne de l’Afrique des rivalités géopolitiques et à empêcher que les conflits du Moyen-Orient ne s’étendent à la région, dans un contexte de recrudescence des combats au Yémen et de menaces croissantes sur le trafic maritime en mer Rouge.
Dans un communiqué conjoint publié le 22 octobre à l’issue d’une rencontre tenue la veille à Pékin entre le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et son homologue djiboutien, Abdoulkader Houssein Omar, les deux pays ont souligné l’importance de garantir la liberté de navigation en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb.
Ils ont notamment insisté sur le respect du droit de tous les navires marchands à exercer leurs droits de navigation conformément au droit international.
Selon le communiqué, l’escalade récente des tensions en mer Rouge constitue une menace sérieuse pour l’économie mondiale, en particulier pour les activités économiques des pays de la Corne de l’Afrique. Elle contribue également à aggraver les défis sécuritaires dans la région, notamment la piraterie et le terrorisme.
Pékin mise sur le dialogue diplomatique
Les deux pays ont appelé l’ensemble des parties concernées à respecter les principes de la Charte des Nations unies et les normes fondamentales du droit international. Ils ont également plaidé pour une désescalade des tensions par le dialogue et les moyens diplomatiques.
Pour Pékin et Djibouti, l’apaisement de la situation au Moyen-Orient constitue un élément essentiel pour répondre aux défis sécuritaires en mer Rouge et dans la Corne de l’Afrique.
Les deux ministres ont par ailleurs réaffirmé leur soutien au peuple palestinien dans la récupération de ses droits nationaux légitimes. Ils ont appelé à la mise en œuvre effective de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, en vue d’instaurer une paix durable, ainsi qu’à l’application de la solution à deux États pour parvenir à un règlement pacifique du conflit.
Niu Xinchun, directeur exécutif de l’Institut de recherche Chine-Arabe de l’université du Ningxia, a estimé que les répercussions du conflit à Gaza s’étaient déjà étendues à plusieurs pays, notamment la Syrie, le Liban, l’Iran, le Yémen et la Corne de l’Afrique. Selon lui, ces conséquences continueront de se propager tant que les conflits au Moyen-Orient ne seront pas résolus.
Des enjeux commerciaux et énergétiques pour la Chine
La stabilité de la région revêt une importance particulière pour Pékin, dont les intérêts commerciaux et énergétiques dépendent notamment de la sécurité des routes maritimes reliant l’Asie, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe.
Niu Xinchun a rappelé que la Chine s’opposait aux entraves à la navigation dans les détroits internationaux et privilégiait le dialogue pour résoudre les conflits au Moyen-Orient. Le communiqué conjoint avec Djibouti réaffirme, selon lui, cette position diplomatique.
Le spécialiste a également soutenu que les intérêts chinois dans la région résidaient dans la promotion de la paix, de la stabilité et de la prospérité, estimant que cette approche permettait à Pékin de jouer un rôle neutre et constructif dans les affaires régionales.
Le rapprochement des positions chinoise et djiboutienne intervient alors que la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb demeurent des passages stratégiques pour le commerce maritime international, exposés aux conséquences des tensions régionales.
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«N*que ta mère !» : le cortège de Macron coursé par des jeunes à Trappes
🔴🇫🇷🔥 ALERTE INFO | Des jeunes de Trappes ont pris en chasse le convoi présidentiel d’Emmanuel Macron après son départ. https://t.co/ZpJNN0Y7xS
— French Report (@french_report78) October 23, 2026
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Tunisie : la pêche au corail rouge interdite jusqu’au 31 décembre 2026
La Tunisie a interdit la pêche au corail rouge sur l’ensemble de ses côtes jusqu’au 31 décembre 2026, selon une décision du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Cette mesure s’appuie notamment sur les conclusions du comité consultatif chargé de la réglementation de la pêche, réuni le 28 septembre, ainsi que sur les textes législatifs et réglementaires encadrant cette activité.
Cette suspension vise à limiter la pression exercée sur les ressources marines, à permettre la régénération des populations de corail rouge dans les fonds marins et à lutter contre les activités de pêche illégales. Elle doit également contribuer à la réévaluation des quotas sur la base de données scientifiques.
Le corail rouge tunisien, prisé pour sa couleur intense et sa qualité, constitue une ressource recherchée par la haute joaillerie internationale. Son exploitation représente ainsi un enjeu économique, notamment pour les activités artisanales et les exportations.
Des contrôles renforcés dans les ports
L’application de cette interdiction devrait s’accompagner d’une intensification des contrôles par les gardes-côtes et les services douaniers dans les ports concernés. Une attention particulière pourrait être portée à Tabarka, dans le gouvernorat de Jendouba, ville du nord-ouest tunisien connue pour son artisanat lié au corail rouge.
La mesure intervient alors que la production légale tunisienne a fortement diminué au cours des dernières décennies. Estimée à plus de 20 tonnes par an dans les années 1960, elle se situerait désormais autour de 3 à 4 tonnes annuelles, selon les données communiquées.
Malgré ce recul, la filière conserve une importance économique, avec des recettes d’exportation estimées entre 10 et 12 millions de dinars. Une part importante du corail brut est traditionnellement destinée aux marchés étrangers, notamment à l’Italie et à d’autres pays européens.
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Manifestation ce 24 octobre à Paris : les commerçants pris de court par le changement de parcours
« Conformément aux instructions du ministre de l’Intérieur, le préfet de police a adapté sa décision et son dispositif à l’évolution de la menace », a déclaré ce 24 octobre sur le plateau de BFMTV la porte-parole de la préfecture de police de Paris, Hélène Denéchère.
« Trois objectifs sont recherchés : sécuriser les lieux de pouvoir […] sécuriser les manifestations déclarées et acceptées par la préfecture de police et […] détecter et empêcher les éventuels flux de pilleurs », a précisé la fonctionnaire alors que la veille, a été annoncé un changement d’itinéraire allant de la Porte de Vincennes et la Porte d’Italie en lieu et place du trajet entre Bastille et Nation validé plus tôt.
Un parcours initial validé « après deux longues réunions consacrées à la sécurisation du cortège et aux conditions nécessaires au bon déroulement d’une manifestation pacifique », avaient souligné dans la foulée les organisations de l’intersyndicale d’Île-de-France, fustigeant un parcours « imposé » et un « revirement de dernière minute » de la préfecture de police, qui à leurs yeux « fragilise les conditions de sécurité de la manifestation ». Syndicats qui, après le rejet de leur recours devant la justice administrative dans la matinée de ce 24 octobre, ont finalement accepté de défiler sur ce nouveau parcours.
Également mécontents : les commerçants situés sur le nouveau parcours et qui ont eu moins de 24 heures pour s’organiser. « On a été prévenu trop tard », regrette une boulangère auprès de BFMTV. « On a été prévenu à 18h. » Des commerçants « pris ce cours », a également constaté France Info, alors que dans les quartiers où le cortège était initialement attendu de nombreuses échoppes se sont barricadées au cours de la semaine.
« Il devient de plus en plus compliqué de manifester dans ce pays »
Même tonalité, concernant ces commerçants pris au dépourvu, du côté de politiques attendus ce 24 octobre à la manifestation parisienne, à l’instar de la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier qui s’inquiète également qu’ils puisse y avoir désormais plusieurs cortèges.
« Évidemment qu’il y aura des gens à Bastille, rendez-vous sur lequel nous avons toutes et tous communiqué très largement », a-t-elle alerté, interpellant Laurent Nuñez tout en appelant chacun à se rendre «où les organisateurs nous diront d’aller ». « Même moi je n’y comprends plus rien », a-t-elle lâché, estimant qu’« il devient de plus en plus compliqué de manifester dans ce pays ».
« En interdisant au dernier moment le premier parcours d’abord autorisé, [Sébastien] Lecornu cherche à désorganiser notre droit à manifester », a accusé sur X le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. « En se regroupant légalement Porte d’Italie, mettons en échec ses provocations », a-t-il ajouté.
Selon les chiffres officiels, près de 3 000 commerces à travers la France ont subi des dommages depuis le 17 octobre. Cette journée de mobilisation nationale contre la vie chère avait été marquée par des scènes de chaos et de pillages d’une ampleur inédite dans des centre-villes, dont ceux de Paris et Marseille. Images qui avaient rapidement fait le tour du monde.
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RDC : l’Assemblée nationale adopte une loi sur l’organisation du référendum, l’opposition s’inquiète
L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC) a franchi une nouvelle étape dans le processus d’encadrement juridique du référendum. Les députés ont adopté, le 23 octobre, une proposition de loi fixant les conditions de son organisation, après l’intégration des réserves formulées par la Cour constitutionnelle trois mois auparavant.
Le texte a été approuvé en l’absence d’une partie de l’opposition, qui conteste le bien-fondé de cette initiative. Il prévoit notamment la possibilité de recourir au référendum pour modifier la Constitution, y compris certaines dispositions protégées par l’article 220, ou pour adopter une nouvelle Constitution.
Selon un proche de la présidence, l’objectif était de parvenir à un texte « unifié ». Présentée à la mi-septembre devant la commission politique, administrative et juridique de l’Assemblée nationale, la proposition a été harmonisée avec les observations de la Cour constitutionnelle. Les députés ont ensuite adopté le rapport de la commission, avant de voter les articles modifiés.
Le texte précise les circonstances dans lesquelles un référendum peut être organisé, notamment en cas de cession d’un territoire ou d’une partie de la souveraineté, de changement de capitale ou de modification de la Constitution. Il ne prévoit donc pas, à ce stade, de changement majeur par rapport à la proposition initiale.
L’opposition dénonce une initiative controversée
Les débats ont été marqués par les réserves de plusieurs élus de l’opposition. Au début de la séance, des membres du groupe parlementaire Ensemble ont dénoncé le calendrier de cette initiative, avant qu’une partie des opposants ne quitte l’hémicycle.
Christian Mwando, président du parti Ensemble, a qualifié le texte de « passage en force », estimant qu’il compromettait les perspectives d’un dialogue national. Son parti avait déjà organisé des mobilisations contre cette démarche en juin et en juillet.
Dans les rangs de la société civile, Jean-Claude Katende, membre de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), a estimé que cette adoption montrait que le régime de Félix Tshisekedi « persévère dans la mauvaise direction ».
Le député d’opposition Nicolas Iracan, qui s’est abstenu lors du vote, redoute pour sa part une modification « sans limite » de la Constitution. Il juge cette perspective préoccupante alors que le pays reste confronté au conflit armé dans l’est et au maintien de l’état de siège dans certaines zones.
Au cœur de la controverse figure notamment la possibilité d’une modification des dispositions constitutionnelles qui encadrent les conditions d’exercice du pouvoir présidentiel. Des opposants et des acteurs de la société civile soupçonnent le chef de l’État de vouloir ouvrir la voie à son maintien au pouvoir, une interprétation contestée par les défenseurs de la démarche.
La proposition de loi doit désormais être examinée par le Sénat. Elle devra franchir cette nouvelle étape avant une éventuelle promulgation.
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