“La société politique contemporaine : une machine à désespérer les hommes.”
A. Camus
“La raison et la politique suivent rarement le même chemin.”
S. Zweig
Comment voulez-vous que je reste calme ?
Ce matin, en télétravail, je vois d’un coup de la fumée au-dessus de l’école élémentaire de ma fille. Je cours sur place.
Du lacrymogène.
Je vais voir les policiers. Je leur crie qu’il y a l’école et qu’il faut arrêter. L’un d’eux me répond que c’est à cause des parents qui ne savent pas éduquer leurs enfants.
Ils poursuivent des gosses dans la forêt qui n’avaient absolument rien fait.
Je leur demande s’ils cherchent à les tuer. L’un d’eux me répond : « Oui, ça leur servira de leçon »
Quand je récupère ma fille, elle a les yeux tout rouges.
La maîtresse me confirme la gravité de la situation : des enfants sévèrement touchés par les gaz… un mouvement de panique dans l’école.
Je suis en colère!
Infographie des données réunies par @v_lemire .
Impressionnant.
Il faudrait avoir aussi le pourcentage de suites judiciaires, qui est extrêmement faible pour les dernières années.
Le placement en garde à vue est devenue un moyen de répression politique pure et simple en France.
Depuis que vous êtes devenu ministre, vous avez supprimé 4 000 postes d’enseignants. Et dans le projet de budget pour l’année prochaine, vous prévoyez encore 1 600 suppressions de postes et le gel des APL.
Au total, ce sont 650 millions d’euros de coupes dans l’Éducation nationale et 150 millions dans l’enseignement supérieur, quand, dans le même temps, vous allez faire un cadeau de 2,5 milliards d’euros aux plus grandes entreprises de ce pays.
La manifestation des lycéens, étudiants, professeurs, parents d'élèves, surveillants d'aujourd'hui était exemplaire et joyeuse.
Des centaines de milliers de personnes se sont mobilisées pour avoir des conditions d'études dignes, le gouvernement doit les écouter.
Dans ce budget, le gouvernement prévoit plus de 800 millions d'euros de coupes dans l'Éducation nationale et l'Enseignement supérieur, et de supprimer 1 600 postes d'enseignants.
Le minimum pour avancer sur les revendications est de revenir sur ces provocations.
Les maires insoumis ont mieux géré la mobilisation que le gouvernement en permettant aux lycéens d'être écoutés.
Le gouvernement a choisi la répression, il voit aujourd'hui le résultat.
Près de 1 000 lycées étaient mobilisés aujourd'hui, avec 90 % des universités.
La mobilisation est massive, pacifique, elle doit obtenir des victoires sur ses revendications.
La semaine dernière, les JT de France 2 ont consacré 90 % de leur temps aux violences et aux accusations contre la France insoumise, et 8 % seulement aux revendications des lycéens.
Les détracteurs des blocages et du mouvement sont les mêmes qui encourageaient les agriculteurs lorsqu'ils bloquaient des autoroutes et mettaient le feu devant des bâtiments publics.
Face aux journalistes qui nient le rôle de Laurent Nuñez dans la répression, je rappelle qu'il a explicitement appelé à ne pas faire preuve de retenue et à utiliser toutes les armes, dont le LBD et les grenades.
Ah, ça répond à ma question sur l’avocat. Si @AA_Avocats s’en charge, c’est que c’est du sérieux. Et vu la com’ du procureur (qui se comporte comme l’avocat du policier et change de version à chaque intervention médiatique), cette histoire est loin d’être finie.
L’heure des grandes manœuvres a sonné : TOUT focaliser sur les violences (en passant sous silence les violences policières) pour ne RIEN dire des revendications des lycéens.
Ça ne dupe personne.
Nathalie Saint-Cricq, amie de Raphaël Enthoven et du CRIF, chargée d’analyser les révélations sur les propos antisémites de Bardella, arrive à sortir que sur un « baromètre de l’antisémitisme », « certains pourraient considérer que LFI est un plus grand danger que le Rassemblement national ».
- Qui est ce « certains » ?
- Quels faits et propos sont attribués à LFI qui pourraient concurrencer les mots ignobles de Bardella ?
Pure propagande anti-LFI de la part du service public, aucune démonstration, aucune réalité factuelle.
Ça continue à France Télé.
Malgré une intense propagande médiatique, tous les responsables lycéens rappellent les uns après les autres le ridicule des accusations gouvernementales contre la France insoumise.
Monsieur le ministre, vous avez trouvé le moyen d’inscrire en priorité une proposition de loi répressive. Vous auriez pu faire un autre choix et inscrire à l’ordre du jour une proposition de loi pour créer un statut pour les AESH ou supprimer Parcoursup.
Vous ne voulez pas répondre aux revendications des lycéens.