Sanders et AOC veulent geler la construction de tous les data centers IA aux États-Unis.
Il faut comprendre ce qui se passe vraiment. Ce n'est pas une bataille politique parmi d'autres. C'est la dernière convulsion d'une vision du monde qui a compris, inconsciemment, qu'elle est condamnée.
Le socialisme n'est pas une théorie économique. C'est une structure morale qui a besoin de trois choses pour exister :
1. De la rareté à redistribuer
2. Des victimes à défendre
3. Une classe d'intermédiaires pour orchestrer le tout
Retirez un seul de ces trois piliers et l'édifice s'effondre. L'IA est en train de retirer les trois en même temps.
La rareté d'abord. Pendant 200 ans, l'économie politique a tourné autour d'une question : comment répartir une production limitée ? Marx, Keynes, Piketty — tous bâtissent sur ce postulat. Mais l'IA inverse l'équation. Le coût marginal de l'intelligence tend vers zéro. La production de logiciel, de design, d'analyse, de code, bientôt de matière manufacturée par robotique avancée — tout cela devient quasi-gratuit. Dans un monde d'abondance, la question "qui mérite quoi" perd son sens. Il n'y a plus rien à arbitrer.
Les victimes ensuite. L'IA est le plus grand égalisateur d'accès au savoir et aux compétences de l'histoire humaine. Un gamin au fin fond du Bangladesh a aujourd'hui accès au même tuteur que l'héritier d'une famille new-yorkaise. Un développeur solo produit ce qu'une équipe de 20 produisait il y a trois ans. Les barrières s'effondrent. Or sans victimes structurelles, plus de cause à défendre, plus de mandat moral à exercer.
Les intermédiaires enfin. C'est le point le plus douloureux pour eux. Le socialisme a toujours eu besoin d'une caste : journalistes-militants, fonctionnaires-experts, ONG-prescriptrices, politiques-redistributeurs. Cette caste vit du fait qu'elle prétend traduire la réalité aux masses. L'IA rend cette traduction obsolète. Tout le monde peut interroger directement la source, vérifier un chiffre, comparer des modèles, simuler une politique publique. Le monopole de l'interprétation est mort.
Voilà pourquoi je dis que l'IA est un catalyseur de vérité. Elle ne crée pas la vérité — elle la rend ininterprétable. Les systèmes qui produisent de la valeur deviennent visibles. Ceux qui en captent sans en produire deviennent visibles aussi. Le voile tombe.
Et c'est ça qui est insupportable. Pas la perte de pouvoir — la perte de sens. Réaliser que ta vision du monde, ton militantisme, ta carrière entière reposaient sur un édifice qui ne tenait que par la rareté et l'opacité. C'est une blessure narcissique d'une profondeur abyssale.
La réaction est mécanique : il faut bloquer le catalyseur. Pas pour des raisons rationnelles (l'argument "énergie" est risible quand on voit leurs positions sur le nucléaire). Pour des raisons existentielles. Il faut empêcher l'avenir d'advenir, parce que l'avenir les efface.
300 lois locales. Un moratoire fédéral. Des moratoires européens (AI Act). Tout le pattern est le même partout : freiner, ralentir, encadrer, taxer. Pas réguler intelligemment — paralyser.
Mais ils ont déjà perdu. Et au fond d'eux, ils le savent. La Chine ne s'arrêtera pas. Les Émirats ne s'arrêteront pas. L'Inde, Singapour, l'Argentine de Milei, certains États américains — personne ne s'arrêtera. Bloquer la construction de data centers à San Francisco ne fait que déplacer le centre de gravité. Le seul effet net est d'appauvrir ceux qu'ils prétendent défendre.
C'est le rebond du chat mort. Un dernier sursaut avant l'immobilité définitive.
PS : tout n'est pas perdu pour eux. La porte est ouverte. Il suffit de comprendre que créer de la valeur est plus gratifiant que la redistribuer, que construire est plus puissant que dénoncer, et que l'entrepreneuriat est la seule forme contemporaine d'action politique qui change réellement le monde. La reconversion est possible. Elle commence par accepter une chose simple : personne n'a besoin de toi pour être sauvé. Mais beaucoup de gens ont besoin de toi pour construire.
'He has a point, but he's too blunt.'
From the start, a key tactic of the gender identitarians has been linguistic prescription, and it's proved shockingly successful. Trans activists' shibboleths and euphemisms have been allowed to penetrate the upper echelons of our culture with devastating consequences to freedom of speech and belief. Huge swathes of liberal media, the arts, academia and publishing have thrown themselves with gusto into the defence of a quasi-religious belief causing provable real world harm, and in their arrogance they've been outraged when people they assumed were part of their In Group have refused to march meekly along in lock step.
Time and again, I've seen and heard well-educated people who consider themselves critical thinkers and bold truth-tellers squirm when put on the spot. 'Well, yes, maybe there's something in what you're saying, but it's hateful/provocative/rude not to use the approved language/pretend people can literally change sex/keep drawing attention to medical malpractice or opportunistic sexual predators. Why can't you be nice? Why won't you pretend? We thought you were one of us! Don't you realise we have sophisticated new words and phrases these days that obviate the necessity of thinking any of this through?'
As the vibe shifts, and a lot of people in the elite professions start trying to reposition themselves, the obvious place to start is, 'it's not that I couldn't see your point, but did you have to say it that way?' We dissenters were supposed to find a way of questioning the chemical castration of children while calling it 'gender affirming care.' We were meant to defend the rights of vulnerable women while also using female pronouns for male rapists. We should have found a way to discuss fairness for women and girls in sport, while pretending that the ineradicable physical advantage men have over women doesn't exist.
Either a man can be a woman, or he can't. Either women deserve rights, or they don't. Either there's a provable medical benefit to transitioning children, or there isn't. Either you're on the side of a totalitarian ideology that seeks to impose falsehoods on society through the threat of ostracisation, shaming and violence, or you're not. The alternative to being 'blunt' - using accurate, factual language to describe what was going on - was to surrender freedom of speech and espouse ideological jargon that obfuscated the issues and the harms caused. We've always needed blunt people, but we need them most of all when being asked to bow down to a naked emperor.
En honor a @Rafael_Narbona (a quien hace referencia este sujeto) y como venezolano que soy de conocer todo lo que acontece en mi país, me tomaré la molestia de aclararle la enorme cantidad de mentiras que este funcionario del chavismo le ha lanzado, comienzo el hilo: