Le Conseil de l'Ordre du barreau de Paris, réuni en sa séance du mardi 30 juin 2026 :
RAPPELLE que l’État de droit suppose que les forces de l’ordre soient soumises à des règles et ne puissent bénéficier d’une immunité de principe,
RAPPELLE que la Constitution et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales encadrent l’usage de la force publique qui ne peut s’exercer que dans des conditions d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité.
Ces dernières prévoient également des obligations procédurales s’imposant à l’État qui doit mener une enquête effective en cas d’usage de la force.
S’OPPOSE formellement à la création d’une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre.
🔴 [Billet Lidl] La bien-pensance et la belle vertu voudraient que l’on se moque des scènes survenues chez Lidl et que l’on condamne ceux qui y ont participé.
La réalité est pourtant tout autre. Ce que nous avons vu ce matin dans plusieurs magasins Lidl n’est ni plus ni moins qu’une « humiliation de classe » : l’organisation consciente d’une opération commerciale créant les conditions de la cohue, afin de générer des images spectaculaires qui ridiculisent, une fois de plus, les classes populaires.
Car oui, ce ne sont pas les catégories les plus aisées, les cadres supérieurs ou les dirigeants qui font la queue dès 5 heures du matin devant un Lidl pour acheter un climatiseur à 170 €. Ceux qui disposent de revenus confortables sont déjà équipés ou peuvent faire installer une climatisation de qualité par un professionnel, sans attendre des heures devant un magasin, simplement en sortant leur carte bancaire.
La responsabilité est donc celle de l’enseigne. Pendant des jours, Lidl a orchestré une campagne publicitaire massive autour de cette offre, avant de ne mettre en vente qu’un nombre dérisoire de climatiseurs face à une demande prévisible de plusieurs centaines de personnes. Beaucoup n’ont pas fermé l’œil de la nuit dans l’espoir d’en obtenir un.
Et pourquoi ? Parce que beaucoup ont souffert de la chaleur. Parce qu’ils redoutent de passer l’été dans des appartements transformés en fours. Parce qu’ils vivent avec de faibles revenus, qu’ils ont des enfants en bas âge, des personnes âgées ou malades à leur charge, et qu’ils voyaient dans cette promotion une rare occasion d’améliorer un peu leur quotidien.
Dans ces conditions, comment pouvait-on raisonnablement s’attendre à autre chose qu’à des scènes de tension, de bousculade, voire de bagarre ?
Lidl avait pourtant de nombreuses solutions. Mettre en place un système de réservation en ligne. Permettre un paiement anticipé avec retrait ultérieur. Distribuer des tickets. Ou tout simplement vendre ces climatiseurs sans une campagne publicitaire démesurée, sachant qu’ils auraient été écoulés quoi qu’il arrive.
Mais rien de tout cela n’a été fait. Au contraire, l’enseigne a choisi de maximiser l’effet d’annonce, sachant parfaitement que la rareté créerait des files d’attente, de la frustration et, potentiellement, des images virales. Après tout, comme on dit, même un « bad buzz » reste du buzz.
Voilà pourquoi je refuse d’accabler celles et ceux qui étaient debout avant l’aube, parfois après une nuit blanche, dans l’espoir d’obtenir un peu de fraîcheur à un prix enfin accessible. Les vrais responsables ne sont pas ces prolétaires poussés à se disputer un carton sous les caméras. Les vrais responsables sont ceux qui ont organisé cette pénurie en pleine canicule pour en faire une opération de communication.
En France, le gouvernement s’apprête à donner un «permis de tuer» aux policiers.
Le 7 juillet, l’Assemblée nationale doit voter une loi qui considèrerait légal TOUT TIR de policier ou gendarme.
Ce serait une bascule historique. Voici en 5 points ce que cette loi changerait.👇
Journée de Jérusalem: Déferlement de haine anti-Palestiniens dans la vieille-ville. Ils ont des airs de pré-adolescents en colonie de vacances, sauf qu'ils chantent "Mort aux Arabes" et "Que votre village brûle". En marge de la "Journée de Jérusalem" jeudi, des jeunes Israéliens déferlent dans les rues de la Vieille ville, où les Palestiniens restent cloîtrés (AFP).
La "Journée de Jérusalem" réunit chaque année des dizaines de milliers d'Israéliens, défilant pour célébrer ce que les autorités présentent comme la "réunification" de la ville après la conquête et l'annexion de Jérusalem-Est à l'issue de la guerre israélo-arabe de 1967.
L'ONU ne reconnaît pas l'annexion de Jérusalem-Est, où vit une majorité de Palestiniens, et qu'elle juge "illégale" au regard du droit international.
Tous les ans depuis une dizaine d'années, une petite partie de manifestants ultranationalistes - souvent très jeunes - se défoulent à l'occasion de cette journée dans la Vieille ville, multipliant violences, crachats et attaques haineuses et racistes.
Alors dès la fin de matinée, par précaution, la plupart des petites échoppes de la Vieille ville avaient baissé leurs rideaux de fer, et les habitants palestiniens déserté les ruelles pavées.
Certains ont gardé boutique ouverte, protégés par des militants pacifistes israéliens du mouvement Standing Together, qui se sont déployés partout dans la Vieille ville pour tenter d'empêcher ces groupes d'extrême droite de "terroriser" les habitants, comme le dit à l'AFP la codirectrice du mouvement, Rula Daoud.
Sur les vidéos circulant sur les réseaux sociaux, on voit les militants se faire bousculer par un large groupe de jeunes portant des t-shirts blancs à l'effigie de Jérusalem, avant que ces derniers ne se mettent à jeter violemment des chaises en plastique en direction d'un commerçant palestinien. Puis ils poursuivent leur route en chantant "Arabes, fils de putes", pendant que le commerçant furieux balance à son tour une chaise dans leur direction.
Sur d'autres vidéos, des jeunes scandent, sous le regard de policiers déployés pour assurer leur sécurité, "Mort aux Arabes" et "que vos villages brûlent", en frappant dans leurs mains ou sur les rideaux de fer des boutiques.
A quelques centaines de mètres de là, le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir a célébré cette journée en se rendant sur le site hautement sensible de l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam, et pour les juifs, le mont du Temple, lieu le plus sacré du judaïsme.
"59 ans après la libération de Jérusalem, j'ai hissé le drapeau d'Israël sur le mont du Temple, et on peut dire avec fierté : nous avons rétabli la souveraineté sur le mont du Temple," se réjouit sur Telegram le ministre d'extrême droite, habitué des provocations et qui vient régulièrement sur place.
En fin de matinée sur les marches de la porte de Damas, l'une des entrées de la Vieille ville, des dizaines de militants pacifistes israéliens vêtus de blanc avaient distribué des fleurs aux passants, comme pour s'excuser par avance.
Parmi eux, Ilan Perez, 52 ans, venu du centre du pays, explique vouloir montrer "une forme de solidarité avec la communauté locale". "En tant que juif, en tant que sioniste (...) je veux qu'ils fassent partie du pays avec des droits égaux", déclare-t-il, fleurs blanches à la main.
Tout au long de la journée via la porte de Damas, les jeunes entrent par grappes, sous étroite surveillance policière. Ils chantent "Israël pour toujours", ou "Que leur nom soit effacé", "Nous n'avons pas peur d'un long chemin", en dansant pour certains bras dessus dessous.
Régulièrement, ils bousculent les militants de Standing Together, reconnaissables à leurs chasubles violettes. Certains de ces militants sont évacués par la police, sous les acclamations, applaudissements et coups de sifflet des jeunes.
Comme l'année dernière et les années d'avant, ils empêchent aussi les journalistes de travailler, plaçant leurs mains et leurs kippas devant les objectifs des caméras.
🇱🇧DOCUMENT : secouristes tués au Liban, la contre-enquête. 2 454 morts au Liban depuis le 2 mars, date du début de la guerre entre Israël et le mouvement pro-iranien du Hezbollah. Parmi les victimes, une centaine de secouristes. #JT20h
"Vous êtes un enc*lé, je vais trouver dans votre vie personnelle, ça va être terrible pour vous"
Un maire qui menace et insulte son principal opposant le jour des élections municipales.
Cela se passe à Arcachon, où le candidat écologiste, Vital Baude, arrivé deuxième avec 20,45 % des voix, a porté plainte contre le maire LR sortant, Yves Foulon, réélu dès le premier tour (66,51 %).
L'élu dénonce des insultes et des menaces à son encontre, de la part du maire de la ville.
La scène visible dans cette vidéo a eu lieu dimanche 15 mars, lors du premier tour des élections municipales, devant un bureau de vote.
Ces images ont été captées par un réalisateur indépendant qui suit depuis plusieurs semaines le candidat écologiste pour un documentaire sur les coulisses de sa campagne.
Nous décidons de publier ces images édifiantes, qui revêtent un caractère d’information légitime du public.
Contacté, le service communication de la mairie d'Arcachon ainsi que Yves Foulon n'ont pas répondu à nos sollicitations.
Qui était #QuentinDeranque, à qui l’Assemblée nationale a rendu hommage le 17 février ?
@Mediapart a enquêté, jusqu’à retrouver ses milliers de messages sur @X.
Racisme, antisémitisme, apologie du nazisme. «Moi je soutiens Adolf».
Révélations👇
https://t.co/w2wRB76yxG
[THREAD 🧶] Pour @blast_france, j'ai enquêté avec Thierry Vincent sur la mort de Quentin.
Le déroulé des faits, le profil de Quentin ainsi que le contexte de violence de l'extrême-droite à Lyon racontent une autre histoire que celle qu'on entend partout.
https://t.co/0RAHFQyJO8
Ce 21 février, l’extrême droite doit défiler à Lyon en hommage au militant néofasciste Quentin Deranque.
L’organisatrice, Aliette Espieux est, selon nos informations, une proche des milieux radicaux, mariée au néonazi violent Eliot Bertin.
https://t.co/JWu6B9Sr2w
Un papier d'une ahurissante complaisance (je n'ose parler d'une adhésion) avec une multitude d'organisations ultra-radicales, d'extrême droite et/ou catho-intégristes, présentées avec force euphémismes. Même pour vous @Le_Figaro, c'est du délire de publier ça.
Quand la police nationale exhibe fièrement une banderole féministe à l’envers
C’est une pratique très connue des milieux hooligans : s’afficher encagoulés avec le matériel ennemi retourné. Mais cette fois, il n’est en rien question de sport : c’est la police nationale qui reprend cette mise en scène, en posant fièrement avec une banderole antifasciste et antiraciste.
Contexte : lors de la manifestation contre les violences sexistes et sexuelles du 22 novembre, à Paris, les forces de l’ordre ont escorté pendant des heures les cortèges du groupe identitaire d’extrême droite « Némésis » et du collectif pro-israélien « Nous vivrons ».
Dans le même temps, ces mêmes forces ont réprimé les cortèges féministes antifascistes et pro-palestiniens qui tentaient de s’opposer à la présence de ces groupes, notamment en prenant systématiquement pour cible les banderoles déployées.
C’est ainsi l’une d’elle qui a été ensuite exhibée comme un trophée par une quinzaine de policiers cagoulés, en uniforme, posant sous un drapeau français dans un commissariat.
Cette mise en scène n’a rien d’anodine : en reprenant ouvertement les codes hooligans, ces policiers affichent clairement — et fièrement, en uniforme — leur posture d’ennemis des mouvements féministes et antiracistes. Et ce en dépit évident du principe de neutralité du service public et du devoir de réserve de ses agents. Vague brune, vous dites ?
Au moins, chez les hooligans, on ne se protège pas derrière l’uniforme.
➡️ https://t.co/97OysKJ7Re
Ce décret de nomination publié hier soir au JORF restera un moment d'histoire.
Sans doute le Gouvernement le plus éphémère de toute notre histoire républicaine.
Il aura duré... 14h.
(Quand vous ne savez pas trop quoi penser d'une décision de justice pénale, un réflexe basique : Ecoutez les avocats pénalistes.
Car ils sont indépendants & compétents.
A la grande différence de tant d'autres qui s'expriment depuis vendredi)
C'est tout à fait exact : Crim. 28 sept. 1993, n° 92-85.473 , Bull. crim. n°268.
Ça veut dire que si la cour d'appel prononce une inéligibilité en supprimant l'exécution provisoire, un pourvoi en cassation, suspensif en matière pénale, maintiendrait les effets du jugement.
Il se trouve que l’inéligibilité est un principe législatif votés par des élus (pas par des magistrats), qui sont le produit d’un vote… démocratique.
La délinquance en col blanc est décidément un laboratoire vraiment passionnant des hypocrisies politiques.
RAPPEL :
La détention provisoire n’est pas une peine ou une pré-peine.
C’est une mesure d’instruction pour les besoins de l’enquête.
Elle n’est possible que pour des motifs d’enquête listés par la LOI.
Un JUGE ne peut pas violer la LOI et mettre en DP pour un motif non prévu
Il vient de m'arriver ces dernières 48h un truc incroyable, le plus grand événement (ou presque) depuis années, en tout cas le plus grand événement lié à ma fuite de Roumanie en 1986. Je pleure (de joie) depuis 48h et je ne sais pas pourquoi j'ai envie de le raconter ici