Ma défense de ce que beaucoup considèrent à tort comme « indéfendable » témoigne -je le crois- pour moi.
Ma solidarité est personnelle.
Ma solidarité est humaine.
Ma solidarité est politique.
Et elle ne tremblera pas.
¡Hasta la victoria, siempre!
Christian Rodriguez
27/02/26
🎶 Il paraît que ce petit bijou d'animation a été vu pas moins de 161 millions de fois depuis 2018. Je n'en avais pas eu l'occasion et me suis régalé. Peut-être que vous vous régalerez itou ! (surtout si vous aimez la 5ème de Beethoven). 🎶
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Indispensable, à voir absolument surtout après les tombereaux d’âneries que l’on a dû entendre et subir à ce moment-là. Merci @annesophiejahn et toute l’équipe.
Lettre à une admiration brisée : Bertrand Cantat, l’ombre derrière la voix
Il fut un temps où la voix de Bertrand Cantat et les textes de Noir Désir vibraient en moi comme une évidence. Cette rage lucide, cette poésie brute, cette intensité rare — elles accompagnaient mes colères, mes révoltes, mes nuits. Noir Désir, c’était plus qu’un groupe : c’était une claque, une lumière dans l’obscurité, une bande-son intime de toute une époque de ma vie.
Et puis, il y a eu le drame. Le meurtre de Marie Trintignant. Le procès, la prison. Longtemps, j’ai essayé — comme beaucoup — de séparer l’homme de l’artiste. De croire qu’on pouvait encore écouter la musique sans entendre les coups. Qu’on pouvait encore chanter sans trembler. Mais c’était une illusion.
Le documentaire "De Rockstar à Tueur : Le Cas Cantat" a tout remis en face de moi. Brutalement. Froidement. J’ai vu le silence complice, les regards détournés, les non-dits qui hurlent aujourd’hui leur vérité. Bertrand Cantat n’est pas devenu violent en 2003. Il l’était déjà bien avant. Depuis les années 80, ses premières compagnes racontaient déjà les gifles, les étranglements, la peur. Et personne n’a rien dit. Pire : certains l’ont couvert. Protégé. Érigé en mythe, malgré les cicatrices laissées sur des femmes qui, elles, n’avaient pas de micro.
On parle beaucoup de Marie, à juste titre. Mais je veux aussi rendre hommage à Krisztina Rády, la mère de ses enfants, qui a mis fin à ses jours dans un silence assourdissant. Celle qui avait prévenu, crié, écrit. Celle qui a vécu l’enfer d’un quotidien fait de violences psychologiques, d’emprise, de solitude. Et dont le corps sans vie a été découvert par son fils de douze ans. Cette image-là ne me quitte plus. Parce qu’elle dit tout. Tout ce que l’on n’a pas voulu voir. Tout ce que certains refusent encore d’admettre.
Et puis il y a cette chanson, "Les pluies diluviennes", sortie il y a six ans. L’une des plus dérangeantes, peut-être. Parce qu’elle semble chargée d’un début de conscience, comme un aveu trouble, bancal. Et pourtant, au détour d’un couplet, les masques tombent :
"Mais toi pour t’aimer fallait être dingue
À s’en faire sauter la carlingue
Oui toi pour t’aimer fallait être fou
Comme pour sauter sur Diên Biên Phu"
Ces mots sonnent comme un dernier affront. Comme si aimer ces femmes-là relevait de la folie. Comme si c’était elles, trop passionnées, trop intenses, trop "dangereuses", qui l’avaient mené au bord du gouffre. Alors que c’est lui qui les y a poussées.
Moi, dans ces vers, je vois des femmes dans un train, le regard vide, fuyant le monde, laissant derrière elles des morceaux de leur corps, de leur âme. Et au bout du voyage, il ne reste plus rien. Plus de cris. Plus de secours. Seulement le silence. Et la mort.
Aujourd’hui, je ne peux plus écouter Noir Désir comme avant. La voix qui me faisait vibrer me fait désormais frissonner d’un tout autre malaise. Elle ne porte plus la colère du monde — elle porte le poids du silence, du déni, du sang. Et si l’œuvre ne disparaît pas, mon admiration, elle, s’est éteinte.
Ce n’est pas un appel à la censure. Ce n’est pas un effacement de ce que cette musique a représenté. C’est un deuil. Celui d’un artiste que j’ai aimé. Celui d’un homme que je refuse de défendre.
Parce qu’on peut aimer une œuvre et refuser de cautionner celui qui l’a créée.
Parce qu’on peut être bouleversé par un talent et révolté par ce qu’il a détruit.
Parce qu’au fond, il n’y a pas d’art assez fort pour couvrir le cri d’une femme qu’on a tuée. Ni celui d’un enfant qui découvre sa mère morte.
Fabien Richard
THREAD Marine Le Pen condamnée à 4 ans de prison et 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.
Le FN va lancer une guerre de communication pour manipuler l’opinion.
Je vous fournis donc un décryptage de l’ensemble de leurs mensonges pour que nous jouions à armes égales ⬇️
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🔴 La mort de Philippine est un drame horrible, qui confirme plus que jamais la necessité de lutter contre les feminicides et les violences de manière générale faites aux femmes. Avant de poursuivre je veux adresser mes pensées à ses proches.
Depuis 48h Damien Rieu, Alice Cordier, Marion Marechal, bref, toute l’extrême-droite comme à son habitude récupère les drames horribles, comme celui de Philippine, en fonction de la couleur de peau du coupable. L’objectif est de servir un agenda raciste et xénophobe, sur le cadavre des victimes.
Lorsqu’il s’agit de Giselle Pelicot, dont le mari n’est ni marocain, ni sous OQTF, les faits d’une immondice et d’une violence inqualifiable impliquant quasiment une centaine d'hommes de tous âges et toutes les professions et tous avec un passeport français n’intéressent pas particulièrement l’extrême-droite, car vous l’aurez compris cela ne sert pas l’agenda raciste.
Le procès Mazan comme on l’appelle, montre que les violences faites aux femmes, n’ont ni couleur de peau, ni classe sociale. Et que la violence patriarcale touche l’ensemble de la société.
Il faut dénoncer le feminicide dont est victime Philippine, mais il faut également dénoncer la récupération raciste de l’extrême-droite et combattre la campagne qu’ils mènent. Ils sont les plus grands ennemis des femmes.
Ce sont les memes qui veulent fermer les plannings familiaux, s’indignent de Metoo, mettent en place des tribunes pour « le droit d’importuner », attaquent des cortèges le 8 mars etc…
Bruno Retailleau ça fait même pas une semaine qu'il est au ministère de l'interiéur mais il saisi directement la balle au bond pour annoncer qu’il allait accentuer sa politique sur les places en CRA et le nombre d’OQTF. Lui aussi il a toujours voté contre l'IVG mais vu qu'il s'agit de suspect étranger il se prétend grand défenseur des femmes La rencontre avec les 21 préféts de police sur la lutte contre l’immigration. La lutte contre les feminicides ne peut pas se faire sans une lutte frontale contre les reactionnaires qui profitent de cela pour avancer.
On a déjà vu cette politique sous Darmanin et Schiappa : "les quartiers sans relous", la loi immigration, les threads twitter de Darmanin pour énumérer toutes les expulsions chaque jour. Ils utilisent la lutte contre les VSS comme prétexte pour renforcer toujours plus l'appareil répressif et les frontières, mais regardez le bilan de cette politique fémonationaliste: ça n'a en aucun cas réduit le nombre des féminicides et des viols en France, ça a juste servi leur agenda raciste.
Arretons les conneries. Quand ce sont des ministres comme Darmanin, quand c'est des bourgeois célèbres comme Depardieu, Macron les appelle pour les soutenir, quand c’est Polanski, il a un César, quand ce sont des étrangers c’est la prison et l’expulsion.
Ils n’ont que faire des femmes, ce qui les intéresse ce sont les arabes et les noirs à expulser. Ils souhaitent détourner la colère légitime contre les féminicides pour attaquer les étrangers. On ne doit en aucun cas céder à ça, nous avons le même ennemi avec le mouvement féministe et c'est l'extrême-droite et ce gouvernement raciste et sexiste.