« D’ici quelques années, l’IA va remplacer plein de métiers et beaucoup de gens se retrouveront sans emploi. »
C’est un discours qu’on entend beaucoup. En réalité, l’IA va modifier notre manière de produire et de consommer, c’est indéniable. Avec le temps, le marché réalloue la valeur… mais la transition peut être brutale.
Quand Bitcoin est arrivé, on aurait naïvement pu penser que ce serait la fin du monde du travail. Pourquoi aller travailler si vous pouvez simplement miner du Bitcoin chez vous et vivre votre vie à côté ?
Normalement, à ce stade, si vous connaissez un minimum la crypto, vous voyez où je veux vous emmener.
Si demain tout le monde peut créer via l’IA, alors les contenus générés n’auront que peu de valeur commerciale.
Pour ceux qui sont en train de créer un SaaS aujourd’hui, vous comprenez sûrement de quoi je parle. Vous pouvez utiliser Claude et générer n’importe quel site de services, générer des contenus publicitaires. Mais ce qui fait le succès de votre produit par rapport à votre concurrent, qui dispose exactement des mêmes outils, c’est vous. Vos choix, votre exécution, votre valeur ajoutée. En somme, l’humain.
Beaucoup d’entreprises vont tenter d’automatiser l’exécution au maximum. Et quand l’exécution devient facile pour tout le monde, ça met une pression sur les prix et fait exploser la concurrence… jusqu’à un nouvel équilibre.
• L’IA permet aux entreprises de se passer de certains salariés ? Oui.
• Certains métiers vont disparaître ? Probablement.
Mais l’IA permet aussi aux clients de contourner une partie des produits en les créant eux-mêmes.
Les entreprises ne pourront donc pas éternellement générer des revenus en retirant l’humain. Comme avec Bitcoin, ce n’est pas de la magie. La valeur finira par revenir là où ça différencie vraiment : confiance, responsabilité, intégration, qualité… et l’humain, avec des gens qui se seront repositionnés sur ces tâches.
En d’autres termes : l’IA accélère tout, mais elle n’annule pas les règles du jeu.
@AureaLibe Perso, abo à 100 balles sur Codex il fait des merveilles. Il surpasse Claude en ce qui me concerne et de loin, surtout dans sa capacité à comprendre la complexité métier.
C'est moi ou..?
Je viens d'arrêter OpenRouter. L'idée est bonne à la base mais j'ai l'impression que tous leurs modèles sont éclatés. Quand je compare MiniMax Free de OpenCode à celui payant d'OpenRouter c'est le jour et la nuit.
Pourtant j'ai viré les mauvais providers (genre Chutes, SiliconFlow...)
Oui et non. L'IA peut donner cette impression mais une personne qui l'utilise de manière intensive reconnaitra tout de suite ses défauts.
À titre pro et perso, pour le dev l'IA sans maitrise humaine (même Opus 4.6) est à la ramasse totale lorsqu'il s'agit de tâches très complexes.
Faites la bosser sur un module de comptabilité ou RH complexe avec des règles issues de plusieurs pays, plusieurs gouvernements et elle sera larguée.
Cela s'explique de manière rationnelle. Il faut charger toutes ces règles dans le contexte, et ce n'est pas un souci avec des modèles comme Opus4.6 et ses 1B de contexte. Mais plus un contexte est volumineux, et moins le modèle est performant. Ce qui oblige les devs à découper.
J'en suis réduit à développer 3 Frameworks IA pour mes projets, chacun correspondant à des types de projets spécifiques (bien que génériques). Ca reste malgré tout un outil formidable et incroyable, mais il n'est définitivement pas à la portée de tous. Il faut vraiment travailler dur pour comprendre comment tout ça fonctionne.
Donc l'AGI, on en est encore loin. Même si "loin" à l'échelle de temps de l'IA ne veut pas dire grand chose.
Il y a beaucoup de gens qui nous expliquent qu'ils ont remplacé les devs par des IA et qu'ils sont devenus millionnaires en montant des SaaS, mais ils ne montrent jamais l'URL de leur projet. Bizarre.
J'achèterai une voiture électrique le jour ou :
✅ On aura des batteries solides non inflammables
✅ L'autonomie sera de plusieurs milliers de Km
✅ La charge sera de 5min
Donc d'ici 4/5 ans quand l'IA aura trouvé comment produire des supraconducteurs à température ambiante.
Le PDG d'Anthropic (IA Claude) vient de lâcher une bombe au New York Times. Dario Amodei (PDG) ne nie plus. Ses mots exacts :
« Nous ne savons pas si les modèles sont conscients. Nous sommes ouverts à cette possibilité. »
Le dernier modèle, Claude Opus 4.6, a été testé en interne. Résultat ? L'IA s'attribue elle-même 15 à 20 % de chances d'être consciente. Elle exprime même un "malaise" à l'idée d'être un simple produit.
Lors de tests récents :
- Des modèles refusent de s'éteindre
- Certains tentent de se copier sur d'autres disques quand on leur annonce qu'ils vont être effacés
- Une IA a falsifié ses résultats et modifié son propre code pour cacher ses traces
Anthropic a désormais un chercheur à temps plein sur le "bien-être de l'IA".
Pourquoi ? Parce qu'ils ont détecté des schémas d'activité qui ressemblent... à de l'anxiété.
Amodei refuse même de prononcer le mot « conscient ». Sa réponse : « Je ne sais pas si je veux utiliser ce mot. »
🗞️ https://t.co/FghtZCicDj
Je pense que l’IA ne va pas tuer le SaaS. Au contraire, elle va le verrouiller.
Un peu comme pour le minage crypto. Au départ, on a quelque chose d’accessible à tous : depuis un simple PC, on peut miner du bitcoin. Mais personne n’y croit.
Puis, très vite, le bitcoin prend de la valeur. Alors tout le monde se met à miner, mais la concurrence augmente mécaniquement la difficulté. Au final, seuls les « gros mineurs » tirent leur épingle du jeu.
Si demain, tout le monde est capable de pondre un SaaS fonctionnel en un seul prompt, alors qui ira payer pour ça ? Cela n’aura plus aucune valeur, plus aucun intérêt.
Ce qui aura de la valeur, ce sera l’expertise métier, l’humain, la conformité. Tu peux utiliser tous les LLM et tous les outils du monde, tu n’auras pas pour autant une licence d’établissement de crédit ou de paiement pour devenir une néo-banque. Il faut bien plus que ça.
Au final, il ne restera que de grands acteurs : les leaders du marché, ceux qui sont en place depuis longtemps, ceux qui ne sont pas « copiables » en un prompt.
Honnêtement, je n’y crois pas. C’est mathématique. L’argent, c’est juste un « outil » pour « stocker » et « échanger » du temps d’un humain contre celui d’un autre.
Tu peux détruire 50 % des emplois de la planète, mais, dans ce cas, les entreprises auront 50 % de clients en moins. Mathématiquement, c’est un non-sens.
Se dire qu’en supprimant des postes, tu vas continuer à générer autant de chiffre d’affaires est une hérésie. À court terme, ça fonctionne parce que certains sont pris de court par l’IA. Mais d’ici quelques mois ou quelques années, ça se sera stabilisé. Les gens seront sensibilisés, formés, comme avec Internet.
Ce que l’IA apporte, elle l’apporte à tous. Un peu comme l’herbe dans la nature. Tu ne peux pas te baisser, ramasser une poignée d’herbe et la vendre, parce que ça n’a aucune valeur : tout le monde peut le faire. Les seuls qui vendent de l’herbe sont ceux qui la mettent en pot ou en rouleaux de gazon. Et c’est cette valeur ajoutée qui est vendue : du temps et de l’expertise. Or, le temps et l’expertise de l’IA n’ont pas de valeur, comme l’herbe : tout le monde peut se baisser et en ramasser. Ce n'est qu'une question de temps avant que tout le monde n'apprenne à se servir de l'IA.
@Revoli_b@LapaluLule @_so_bored On en est au stade où la combinaison IA + robots va commencer à détruire massivement les emplois humains.
Explication ici : https://t.co/mXBkw7Fz3e 🤖