Il faut relire Alfred Sauvy, qui avait averti en 1987 que le départ des baby boomers à 60 ans serait irresponsable et écraserait les actifs
"A l'opposition classique, si forte, du travail et du capital s'ajoute, en effet, peu à peu et fort discrètement, ce conflit d'intérêts entre jeunes et vieux. S'il n'est pas plus vif, ni plus étalé aujourd'hui, c'est en vertu de la mythologie du seigneur, toujours aussi rassurante et, plus généralement, du fait de l'ignorance de l'opinion sur ce sujet. Les syndicats s'efforcent déjà de contester cette opposition ou de la sous-estimer. Mais, plus le régime ira vers des formes socialistes, plus sera pris conscience de l'opposition des intérêts des générations. Le retraité aura beau faire valoir, comme don Diègue, les services rendus, les cotisations prélevées sur son travail et la modicité de ses ressources, il n'en vit pas moins, comme tous les inactifs, du travail des autres, avec les risques de cette situation."
On résume trop souvent l'investissement en bourse à une simple performance.
À un pourcentage.
À une courbe.
À un chiffre vert ou rouge sur le compte d'un courtier.
Pourtant, investir en bourse est bien plus que cela.
C'est apprendre à comprendre le monde.
C'est suivre les grandes tendances, les secteurs d'avenir, les entreprises qui innovent et créent de la valeur.
C'est découvrir l'analyse graphique, qui en dit autant sur la psychologie humaine que sur les marchés.
C'est apprendre l'analyse fondamentale pour comprendre comment fonctionne une entreprise, comment elle gagne de l'argent et pourquoi certaines réussissent quand d'autres disparaissent.
C'est s'intéresser à la macroéconomie.
Comprendre la croissance, l'inflation, le chômage, les taux d'intérêt ou encore les politiques monétaires.
C'est suivre la géopolitique.
Les conflits, les accords internationaux, les tensions commerciales, les mutations de la mondialisation.
Mais le plus grand apprentissage reste souvent personnel.
Investir confronte chacun à ses émotions.
La peur.
L'avidité.
L'espoir.
Le regret.
On découvre ses biais, ses erreurs récurrentes et ses limites.
On apprend la patience, la discipline et l'humilité.
Au fond, investir en bourse nourrit une qualité essentielle : la curiosité.
La curiosité d'apprendre tout au long de sa vie.
La curiosité de comprendre l'économie, les entreprises et les grandes transformations de notre époque.
La curiosité de bâtir un patrimoine pour soi, pour ses proches et, peut-être, pour les générations futures.
À mes yeux, investir en bourse ne consiste pas seulement à chercher de la performance.
C'est choisir de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons.
Et suivre, jour après jour, l'évolution de l'humanité à travers ceux qui la construisent.
@finneko_prgrm Pour y trouver un intérêt public je dirai que l'on pourrait appliquer la monnaie numérique et traçable sur tous les comptes gérés par un état.
Ainsi nos impôts, taxes et autres contributions seraient parfaitement lisibles, du montant alloué jusqu'au ruissellement dans l'économie.
SpaceX suit le mode d'emploi des introductions boursières à la lettre.
Intro > euphorie > pic > correction.
Il sera temps d'en acheter, plus tard, plus bas, quand plus personne n'en parlera.
🚨 Les États-Unis viennent d’envoyer un signal très fort sur le quantique puisque Trump a signé deux Executive Orders sur le sujet. Comme pour l'IA, le quantique devient désormais un sujet de souveraineté, de sécurité nationale et de leadership économique.
1⃣ Le premier executive order vise à accélérer l’innovation quantique américaine avec l’idée de mettre à jour la stratégie nationale, de coordonner les efforts entre l’énergie, la défense, le commerce, la NASA, les agences de renseignement et le secteur privé, et de pousser le développement d’un ordinateur quantique suffisamment puissant pour ouvrir une nouvelle phase de découverte scientifique. En clair, l'objectif est d'obtenir un véritable écosystème industriel car quand une technologie devient trop stratégique, l’État ne la laisse plus évoluer uniquement au rythme du marché.
2⃣ Le second executive order est encore plus concret à court terme puisqu'il concerne la cryptographie post-quantique. Le problème est qu'une partie de la sécurité numérique mondiale repose aujourd’hui sur des systèmes de chiffrement qui pourraient devenir vulnérables face à des ordinateurs quantiques suffisamment puissants. Même si ces machines ne sont pas encore opérationnelles à grande échelle, le risque existe déjà parce qu’un adversaire peut voler des données aujourd’hui, les stocker pendant des années, puis les déchiffrer plus tard lorsque la technologie sera suffisamment avancée.
🧐 Du coup, les États-Unis veulent accélérer la migration de leurs systèmes fédéraux sensibles vers des standards de cryptographie résistants au quantique. Les systèmes critiques devront progressivement basculer vers des mécanismes post-quantiques, notamment pour l’établissement des clés d’ici 2030 et pour les signatures digitales d’ici 2031. Ce calendrier est important parce qu’il donne une visibilité à l’ensemble de la chaîne de valeur et cela signifie potentiellement un futur cycle de dépenses IT et cyber.
🤔 Je pense que ces executive orders sont un signal structurellement bullish pour le thème quantique mais il faut éviter de tomber dans l’euphorie pure. Le quantique reste une technologie de long terme, encore très incertaine, avec énormément de promesses mais aussi beaucoup de risques d’exécution. Le marché peut parfois s’emballer trop vite sur ce type de thème et il ne faudra pas nécessairement tomber dans l'euphorie.
Une chose est certaine, le quantique est en train de devenir l’un des prochains grands terrains de rivalité technologique mondiale.
I do not know if it is just me, but what I see in this graph is that the “rise of the billionaire class” coincides with entire regions of the world eradicating poverty.
There was a negligible amount of billionaire wealth in South/Southeast Asia or East Asia in the 1980s. But, according to the World Bank, more than 1.5 billion people were living in extreme poverty in these regions at the end of that decade. Today, this number has been cut by 90%, despite demographic growth.
Asia is driving the rise of the billionaire class in this graph. Within the Western world, the billionaire class has merely shifted from Europe to the US.
Were the economic policy changes implemented in Asia over the past 40 years much worse for the general population than those in the Middle East and North Africa, which have contained their billionaire class?
On a un peu pris de retard avec Hopimmo, mais ça arrive !
11 outils immobiliers gratuits : Simuler sa rentabilité, générer une offre d'achat, comparer son assurance emprunteur, créer un bail, un état des lieux, une quittance...
On a aussi pensé à regrouper mes Threads sous forme d'articles dans une section Guide.
Les licornes américaines avec des fondateurs français dans ce rapport.
Je précise que cette liste n’inclut pas les startups désormais cotées en bourse. Datadog, par exemple, fondée par Olivier Pomel et Alexis Lê-Quôc, a une capitalisation boursière supérieure à toutes ces startups combinées.
🚨 L’économie américaine donne encore l’impression de tenir debout mais quand on regarde sous le capot, et j'en parlais déjà l'an dernier, on peut affirmer que sans l'IA les États-Unis seraient déjà beaucoup plus proches de la stagflation voire récession que du "soft landing” de Powell que les marchés sont en train de pricer.
📊 D’un côté, la consommation réelle de biens durables ralentit très fortement. On ne voit pas un consommateur américain en pleine accélération, qui achète massivement des voitures, des meubles, de l’électroménager ou des équipements du quotidien. Il suffit de voir les perspectives de Walmart ou encore la publication de Klarna pour le comprendre. De l’autre côté, l’investissement réel des entreprises dans les équipements de traitement de l’information explose. On parle évidemment de serveurs, data centers, semi-conducteurs, et plus largement de tout ce qui permet de faire tourner le cycle IA. En clair, la croissance américaine est désormais tirée par un gigantesque cycle de CAPEX technologique.
🤔 L’IA ne dirige peut-être pas encore toute l’économie américaine mais elle dirige clairement la partie marginale de la croissance. En macro, c’est souvent cette partie marginale qui fait toute la différence. Quand la consommation ralentit, que l’immobilier reste sous pression, que les taux pèsent encore sur les ménages et que l’industrie classique n’accélère pas franchement (même si on voit une amélioration), le fait d’avoir un moteur de CAPEX aussi puissant permet de masquer une bonne partie de la fragilité sous-jacente. On est face à une économie qui ralentit sur certains segments mais qui trouve un nouveau récit de croissance suffisamment fort pour justifier des multiples élevés, et les marchés adorent cela généralement.
🧐 Le problème est que ce type de croissance est puissant mais concentré. Si l’investissement IA continue d’accélérer, il peut soutenir le PIB, les profits, l’emploi qualifié, les commandes industrielles, la demande d’électricité et potentiellement la productivité à long terme. Par contre, si les hyperscalers commencent à ralentir leurs dépenses, si les investisseurs remettent en question le retour sur investissement réel de l’IA, ou si les contraintes énergétiques et de réseau deviennent trop fortes (et Dieu sait qu'il y a de quoi être dubitatif sur cet élément), alors une partie importante du moteur actuel peut caler très vite. C’est toute la différence entre un vrai cycle productif et une suraccumulation d’infrastructures financée par l’euphorie.
⚠️ Surtout, il faut ajouter une nuance importante à ce que l'on voit. L’explosion du CAPEX IA ne reflète plus une explosion des volumes car une partie considérable de la hausse vient désormais de l’effet prix. Les prix ont clairement explosé sur la grande majorité des équipement à l'image de la mémoire. Finalement, les entreprises dépensent beaucoup plus mais chaque dollar investi n’achète pas forcément beaucoup plus de capacité réelle. Si les marchés interprètent cette hausse du capex comme un pur boom de volumes et de productivité future alors qu’une partie importante correspond simplement à une hausse du coût des infrastructures, le narratif devient moins solide. Le risque n’est plus seulement que le CAPEX IA ralentisse mais aussi qu’il soit moins productif qu’espéré parce qu’une partie du capital investi sert d’abord à payer plus cher des inputs devenus rares.
📚 Tout cela pour dire qu'on dit que les États-Unis résistent, que le consommateur tient, que le marché du travail reste solide et que le soft landing est jouable mais quand on regarde les détails on comprend que l’économie américaine est beaucoup moins diversifiée qu’elle en a l’air dans son moteur de croissance actuel, et on a déjà vu ce genre de mécanique dans d’autres cycles. J'en avais déjà parlé mais l’immobilier a longtemps porté l’économie avant 2008. Le pétrole de schiste a soutenu l’investissement industriel dans les années 2010.
🤷♂️ Aujourd’hui, le nouveau moteur est l’IA sauf que ce moteur repose sur des montants d’investissement gigantesques, des anticipations de productivité encore largement difficiles à quantifier, et une concentration extrême autour de quelques entreprises capables de financer cette course. Surtout, les ménages n'ont plus la capacité financière nécessaire pour enclencher l'adoption. Il suffit de voir la dynamique de croissance entre Anthropic et OpenAI pour comprendre à qui profite réellement l'IA.
Le fil continue de se tendre alors que Warsh entre enfin dans la place
Pierre Chartier commente son apparition au journal de 20h aux côtés de David Pujadas 😆
L’extrait utilisé peut être retrouvé sur le site de TF1 (replay du 13/05/2026)
🚨 Ce qui se passe actuellement entre le S&P 500 et le marché du private credit raconte quelque chose de beaucoup plus profond que ce que la plupart des investisseurs perçoivent encore.
👉 Le graphique est très parlant : alors que le S&P continue de grimper sur fond de récit « soft landing + IA = marché imbattable », les géants du crédit privé décrochent les uns après les autres depuis plusieurs mois.
🤔 Pas un simple repli technique, mais une vraie divergence structurelle, un signal qui dans l’histoire des marchés a rarement été anodin. Généralement, quand une divergence s’installe entre actions et crédit, ce n’est pas une question d’opinion : le crédit a souvent raison avant les actions. Pourquoi ? Parce que le crédit voit passer la réalité avant qu’elle n’apparaisse dans les prix. Les BDC et fonds de private credit financent l’économie réelle : PME, mid-market, LBO sponsorisés. Elles sont donc en première ligne pour sentir l’usure financière quand le cycle tourne.
⚠️ Et aujourd’hui, le message est clair : les défauts arrivent. Les entreprises financées à taux variable, avec du levier élevé signé entre 2021 et 2022 dans des conditions euphoriques, se font maintenant rattraper par une réalité brutale : refinancements plus chers, pression sur la trésorerie, ralentissement de la demande.
🙅🏻♂️ Résultat ? Montée progressive des dégradations de crédit, provisions en hausse, pression sur les NAV, et surtout réduction de la liquidité sur un marché qui en manque par définition. C’est exactement ce que pricent aujourd’hui les $BXSL, $ARCC ou $OBDC : non pas un accident isolé, mais le début d’un cycle de défauts.
📉 Encore une fois, on n’est pas sur un scénario Lehman 2.0. Le private credit est beaucoup plus diversifié, mieux collatéralisé et institutionnalisé qu’en 2008. Mais il entre dans sa première vraie récession de son histoire, après avoir grandi trop vite parce que les banques se sont retirées. Et comme souvent, les excès ne se paient pas tout de suite : ils se paient à retardement. C’est exactement ce qu’on voit dans la divergence entre crédit et actions : le S&P price la narration, le crédit price la réalité.
😏 C’est aussi probablement pour ça que Powell prépare l’arrêt du QT. Pas pour des raisons académiques, mais parce que quelque chose commence à casser dans les canaux du financement réel. La FED ne communique jamais sur le stress du crédit privé, mais elle voit les tensions de liquidité avant tout le monde. Elle voit aussi le blocage progressif du refinancement dans le mid-market américain, les pressions sur les banques régionales déjà affaiblies par l’immobilier commercial, et le marché du repo qui commence à tendre. Dans ces conditions, continuer à drainer la liquidité via le QT reviendrait à prendre le risque d’un accident financier pur et dur. Résultat : pivot discret. Pas un pivot dovish, pas non plus un sauvetage officiel, mais un mouvement défensif pour éviter une contagion du crédit au marché global.
❌ Est-ce inquiétant ? Oui, parce que c’est un signal avancé que le marché actions refuse encore de voir. Est-ce le chaos ? Non. C’est simplement la normalisation d’un excès, un ajustement de cycle qui prendra des mois, pas des jours. Ce que ça raconte surtout, c’est que la complaisance actuelle sur le S&P, alimentée par l’IA et par la concentration des gains, ignore un message central : le coût du capital continue de mordre dans l’économie réelle, et ce n’est que le début.
Au fond, ce graphe pose une question simple : qui croire – le narratif ou le crédit ? L’histoire des marchés a sa réponse : toujours commencer par écouter le crédit.
🇬🇧
We’re very proud to present an improved version of our first teaser — think of it as version 1.2.
We’ve enhanced many aspects, and we’re excited to finally show you the results.
Feel free to compare it with the original — you’ll clearly see the differences.
This version is shared exclusively for our Twitter followers.
Don’t hesitate to share it, and thank you for supporting us as we keep moving forward on the project.
-------------------------------------------------------------
🇫🇷
Nous sommes très fiers de vous présenter une version améliorée de notre premier teaser — considérez-la comme une version 1.2.
Nous avons amélioré de nombreux éléments, et nous sommes impatients de vous les montrer.
N’hésitez pas à comparer avec la version originale — vous verrez clairement les différences.
Cette version est partagée en exclusivité pour nos abonnés Twitter.
N’hésitez pas à la partager, et merci de nous soutenir dans l’avancement du projet.
@ManuwazaOR@HedgeSnes@gwen_leblond
Même si à posteriori tout paraît facile,
j'avais publié ce graphique récemment "en amont",
ci-dessous Vallourec en données hebdomadaires, sur 4 ans,
en bas de canal on accumule, en haut on allège / encaisse.
De l'intérêt d'utiliser l'analyse graphique.
Porco Rosso oppose à la brutalité du monde une irréductible idée de liberté.
À l’heure où nous devons défendre la paix, nos démocraties et la liberté, Porco Rosso !
Merci infiniment Hayao Miyazaki pour cette œuvre que je reçois avec une profonde gratitude.
☢️ Faites attention à lui ! ⚠️
Quand le Bitcoin a grimpé de 15000 à 120000$ « il » visait 250000$.
Quand l'argent est passé de 20 à 120$ « il » nous expliquait qu’on allait à 200$.
Quand le pétrole brent explose de 60 à 120$, « il » nous rétorque qu’il va à 200$.
« il » c’est Jean Michel FOMO, suiveur, en retard, dangereux et très sûr de lui.
N’écoutez pas Jean Mi, et faites attention il y en a une grosse concentration sur les réseaux sociaux.