L’ex-otage Ilana Gritzewsky s’est exprimée devant le Conseil de sécurité de l'ONU pour raconter les horreurs qu'elle a vécues entre les mains du Hamas. Prenez le temps de lire son témoignage très fort :
« Ils m’ont attrapée par les cheveux, frappée dans le ventre, m’empêchant de respirer. Ils m’ont traînée par terre et jetée contre le mur. Ils ont pointé des armes sur moi, m’ont frappée, ont essayé de me filmer avec mon téléphone.
J’ai levé les mains, leur ai dit que j’étais mexicaine, je les ai suppliés de ne pas me faire de mal, de ne pas me violer, de ne pas me tirer dessus, simplement de me laisser partir. La seule chose à laquelle je pensais, c’était que ma famille me voie finir ma vie ainsi. Les terroristes m’ont frappée, humiliée, touchée partout, m’ont jetée sur une moto et emmenée à Gaza.
En route vers Gaza, quand ils ont commencé à me toucher et à m’agresser sexuellement, je me suis évanouie physiquement et mentalement, je ne pouvais plus supporter. Je suppose que mon corps a préféré s’éteindre.
Ils n’ont pas cessé de me battre car, pour eux, j’étais un trophée. Je me suis réveillée dans une maison en ruine, à moitié nue sur des pierres, entourée de terroristes du Hamas. J’ai dû supplier pour ne pas être violée, leur disant que j’avais mes règles.
Au début, ils ne savaient pas si j’étais enceinte ou indisposée, mais malgré tout, cela les a dissuadés. Ils m’ont lancé un hijab et une robe en m’ordonnant de m’habiller. Je ne savais pas exactement ce qu’on avait fait à mon corps pendant ces minutes perdues où j’étais inconsciente. Mais mon âme le savait déjà : rien ne serait jamais plus pareil. Je souffrais d’une mâchoire fracturée, d’un bassin brisé, de lésions auditives dues aux explosions, et d’une jambe brûlée.
En 55 jours de captivité, j’ai perdu 12 kilos. Ils ne m’ont donné aucun médicament, aucun médecin ne m’a examinée, même quand je leur ai dit que je souffrais de colite et d’anémie.
Les terroristes dictaient tout : quand nous pouvions parler, quand nous pouvions aller aux toilettes, quand nous pouvions nous lever. Ils nous réveillaient au milieu de la nuit pour des interrogatoires cruels.
Dès ma capture, les gardes étaient constamment avec moi. Ils ne portaient pas d’uniformes du Hamas. Ils s’habillaient en civils. L’un m’a dit qu’il était professeur de mathématiques, l’autre avocat. Pendant 50 jours, ils se sont assurés que je ne puisse pas m’échapper. Ils répétaient sans cesse que nous serions otages pendant cinq ou même dix ans.
Au moment des repas, ils prenaient beaucoup de nourriture pour eux : viande, riz, légumes. En même temps, ils nous laissaient une ration, parfois à peine dix pois chiches ou un morceau de pain plat sec, pas toujours bien cuit.
Ils nous ont transférés dans un hôpital, que je sais aujourd’hui être l’hôpital Nasser. Ils nous ont fait entrer par l’arrière et passer devant des civils. Dans l’hôpital, il y avait une zone fermée réservée au Hamas, avec un garde armé. Ils nous ont enfermés dans une pièce où nous avons rencontré un troisième otage…
Je suis sortie de là le cœur troué. J’ai promis à mes amis que je ferais tout pour les ramener. Et maintenant, je tiens cette promesse.
Les gens voient mon visage et pensent que je suis “libre”. Mais la liberté n’est pas un interrupteur qu’on allume ou qu’on éteint. Le traumatisme ne disparaît pas une fois libéré. Aujourd’hui, à chaque sirène, chaque roquette venant d’Iran, du Yémen ou de Gaza, je suis replongée dans cet enfer. La différence, c’est que j’ai une pièce sécurisée. Matan [son compagnon], lui, n’en a pas. Il est encore à Gaza.
Je suis ici non seulement pour moi, mais pour chaque femme et chaque homme qui ne sont pas rentrés. Pour chaque voix ignorée. Pour les 50 otages encore à Gaza. Pour leurs familles.
J’en appelle aux organisations de défense des droits humains, et à tous ceux qui disent se soucier : soutenez-nous. Faites entendre votre voix. Exigez la vérité. Parce que le silence est une trahison. »
Merci Ilana. ❤️
@emma_ducros Ils le font uniquement parce qu'en face, c'est Israël. En 39, ils auraient soutenu les nazis contre les juifs génocidaires. C'est beau les convictions.
Suffit-il de faire rire à ses dépens pour être inoffensive ? La nullité excuse-t-elle l’antisémitisme ? Rien n’est moins sûr.
Retour sur les exploits d’Ersilia Soudais, qui prouvent au moins que le ridicule ne tue pas. À voir et à diffuser largement👇🏿