L’hommage du Roi Charles III pour les 100 ans de Richard Attenborough c’est quelque chose ! Réalisé par la @BBC
C’est doux, c’est tendre. C’est plein de potizanimos.
We need this
"Elle m'a donné le cœur et l'inspiration" : le général de Gaulle et sa fille, Anne
Je suis allée ce mercredi à Colombey-les-Deux-Églises, en Haute-Marne, visiter la Boisserie, célèbre demeure du général de Gaulle, qu’il a achetée en 1934 et où il a vécu jusqu’à sa mort. C’est une gentilhommière de pierres blanches mangées par la vigne vierge. Et du haut de sa tour hexagonale, un pan de l’Histoire de France vous contemple. C’est pourquoi la volonté récente des petits-fils du Général, ses héritiers actuels, de vendre la demeure émeut aujourd’hui jusqu’au plus haut sommet de l’État.
Mais n’est pas ce qui m’a marqué, moi, dans la visite de ce lieu de mémoire. Ce qui m’a émue, parce que cette histoire m’émeut depuis toujours, ce sont les traces, omniprésentes, de l’amour que portait le Général de Gaulle à Anne, sa fille trisomique. A une époque où la plupart des familles aisées éloignaient leurs enfants atteints de ce syndrome, Yvonne et Charles de Gaulle, eux, ont acheté la Boisserie pour qu’Anne puisse y vivre à leurs côtés, et au calme. Tous les historiens rapportent que le Général – grand homme s’il en est, « héros de la prédestination », comme le décrivait le résistant Daniel Cordier – se faisait tendre, joueur, et chanteur de comptines auprès de sa fille. Anne de Gaulle est morte à la Boisserie en 1948, à l’âge de 20 ans. Emportée par une broncho-pneumonie. Je suis allée au cimetière de Colombey, où sa tombe jouxte celle de ses parents, en un ensemble de marbre isolé du reste du cimetière. Le jour de l’enterrement d’Anne, en 1948, de Gaulle, droit devant la tombe de son enfant, a eu cette phrase bouleversante :« Maintenant, elle est comme les autres. »
Charles de Gaulle était la pudeur même quant à sa vie privée. De Anne, cependant, il a dit au journaliste Jean Lacouture: « Elle m’a donné le cœur et l’inspiration. » Autre confidence, à un abbé, cette fois. Il a dit : « Elle est ma joie. Elle m’aide à dépasser tous les échecs et tous les honneurs ». Y avait-il là, en plus de l’amour magnifique d’un père pour sa fille, une sorte de boussole intime, un aiguillon de vie ? A l’instar du « memento mori » (n’oublie pas que tu vas mourir ») que les Romains lançaient à leurs guerriers vainqueurs, Anne, était-elle, pour le héros du monde libre, un rappel tendre et intime de la fragilité des êtres ? Peut-être est-ce cela qui lui a donné « le cœur et l’inspiration » ?
On se figure souvent le général de Gaulle en géant de granit, à la volonté de fer ; on dit peu qu’il avait en lui une mélancolie, une tentation de baisser les bras. Et qu’à chaque fois, il s’y arrachait. Que de Gaulle ait pu puiser dans les yeux en amande de sa fille, Anne, le ressort d’une force inextinguible ne cessera jamais de m’impressionner. Ni de m’émouvoir.
@fbriancon@jlmoudenc Moi je n’ai aidé aucune liste à votre droite, j’ai donc le droit de vous dire que vous avez vendu votre âme au diable ? Et que vous êtes à gerber, à privilégier votre intérêt personnel, au risque de condamner votre ville à la déchéance ?
Jamais jamais jamais de caleche ! C’est un tour de souffrance pour le cheval qui est epuisé . Velo, scooter , marche, pour decouvrir la ville
Merci pour eux merci
🇫🇷☕️
Connaissez-vous le salon de thé Angélina ?
Situé au 226 rue de Rivoli, dans le 1er arrondissement de Paris, il s'agit d'une véritable institution parisienne depuis 1903.
Si vous êtes gourmands, il vous est indispensable de noter cette adresse. 😋
Un médecin a décidé de vacciner un Anglais, un Français, un Allemand et un Américain.
Il dit à l’Anglais :
•C’est par ici votre vaccin s’il vous plaît.
•Je ne veux pas!
•Allez ! Un gentleman se ferait vacciner.
Et l’Anglais s’est fait vacciner.
Le médecin s’adresse à l’Allemand :
•Maintenant c’est ton tour.
•Non merci !
•C’est un ordre !
Et l’allemand s’est fait vacciner.
Le médecin s’adresse à l’Américain :
•Maintenant, c’est à votre tour.
•En aucun cas !
•Mais vous savez, votre voisin s’est fait vacciner.
Et l’américain s’est fait vacciner.
Le médecin s’adresse au Français :
•A vous maintenant !
•Je ne me ferai pas vacciner !
•Allez, un gentleman se ferait vacciner.
•En aucune façon !
•C’est un ordre !
•Non !
•Vous savez, votre voisin s’est fait vacciner…
•Je m’en fous !
•Écoutez… qui êtes-vous exactement ?
•un Français.
•Ah, un Français ! De toutes façons, vous n’avez pas droit au vaccin.
•COMMENT CA, JE N’Y AI PAS DROIT ???!!!!
…. et le Français se fit vacciner.
😊😉(partage d’un ami ce jour)
Je traduis ici cette analyse de @Markos_mom, qui me semble très juste, de l'épouvantable drame de Crans Montana. ⤵️
Toutes mes pensées aux victimes et à leurs familles.
"L'incendie du Station NightClub (dans l'état de Rhode Island, É-U) a eu lieu en 2003. Pas de smartphones. Pas d'Instagram.
100 personnes sont tout de même mortes pour être restées plantées là à regarder les flammes, croyant que cela faisait partie du spectacle.
J'ai mis aux normes de sécurité incendie certains des plus grands ensembles immobiliers du Royaume-Uni après l'incendie de la tour Grenfell.
On confond stupidité, biologie, physique et erreurs de conception catastrophiques.
Voici l'explication scientifique de ce que l'on voit sur la vidéo :
1. Lorsque la musique continue et que le personnel ne panique pas, le cerveau humain inhibe l'instinct de fuite et replace la menace dans un contexte normal. C'est ce qu'on appelle le biais de normalité. Ces jeunes sont restés figés sous l'influence de signaux sociaux contradictoires, et non pour obtenir des « likes ». Ils étaient probablement déjà en train de filmer. Certains étaient aussi probablement alcoolisés.
2. Nous concevons explicitement les bâtiments pour tenir compte de cette hésitation (temps de réaction). Les normes de sécurité incendie partent du principe que les gens attendront avant de courir. Dans un bâtiment conforme, on peut prévoir jusqu'à une ou deux minutes avant que l'évacuation ne commence. Les systèmes d'extinction automatique et de détection sont conçus précisément pour gagner du temps.
3. Si ce délai n'existait pas ici, c'est à cause du matériau. Ce plafond est en mousse de polyuréthane. Sa combustion n'est pas linéaire ; il atteint le point d'embrasement généralisé éclair (600 °C) en moins de 90 secondes. C'est en quelque sorte de l'essence solide. En pratique, c'est comme si la pièce avait explosé. Bien avant que quiconque puisse raisonnablement évacuer.
4. On calcule la largeur des issues de secours en fonction du nombre de personnes pouvant franchir une porte par minute (débit) et de la vitesse de propagation du feu. Avec les incendies de mousse, le temps d'évacuation sécuritaire disponible chute presque à zéro. Même en cas de réaction instantanée, la densité de la foule aurait bloqué les issues avant que la pièce ne soit vidée.
5. Dans tout incendie de bâtiment classique, surtout s'il débute modestement, on s'attend à ce qu'un adulte responsable l'éteigne, ou que les sprinklers agissent. Lorsqu'un feu de poêle se déclare dans un restaurant, on ne court pas dehors de peur que tout le bâtiment n'explose soudainement. Personne de sensé n'aurait dû s'attendre à cela, à moins d'être le propriétaire et de connaître la conception du bâtiment.
Ces pauvres adolescents ont probablement perdu connaissance, intoxiqués par la fumée, peu après la diffusion de cette vidéo. Sans cela, ils auraient été pris au piège d'une explosion catastrophique, entassés dans l'unique et minuscule issue de secours.
Ils ne sont pas morts à cause d'Instagram. Ils sont morts parce que la physique du feu était trop rapide pour que des corps humains puissent se faufiler dans une porte, et qu'un mépris total des principes de sécurité ne leur a laissé aucune chance."
@PaulVannierFI Inscrire ses enfants dans le privé n’est plus un « choix libre » mais contraint, dès lors qu’on souhaite qu’ils s’instruisent dans de bonnes conditions. Ce qui est le minimum.
Samuel Paty, onze jours de solitude.
J’ai vu le documentaire de Public Sénat, qui revient dans le détail sur les derniers jours de Samuel Paty. Onze jours se sont écoulés entre son cours sur la liberté d’expression, diffamé par une élève absente, et le meurtre du professeur par décapitation dans une petite rue d’un quartier pavillonnaire. Onze jours de solitude. Où la proviseure du collège prend ses distances avec le professeur. Où le référent laïcité de l’académie, le sermonne. Où deux de ses collègues se désolidarisent dans des mails envoyés à l’ensemble de la communauté éducative. Où Samuel Paty doit se justifier dans une réunion où il apparaît comme le mis en accusation. A part quelques gestes de solidarité, il est seul.
Et parallèlement à cela… Pendant ces mêmes onze jours, la collégienne menteuse reçoit le soutien aveugle de son père, qui lui-même reçoit le soutien d’un imam islamiste, qui l’accompagne au collège pour lui prêter main-forte. Et ces deux-là reçoivent des centaines de messages de solidarité sur les réseaux sociaux. La mosquée de Pantin, endossant la cabale, diffuse leurs vidéos...
Oui, ce qui m’a saisie, en voyant ce documentaire, c’est cette asymétrie entre la solitude de Samuel Paty et le soutien galvanisé dont jouissaient ses détracteurs. Une asymétrie qui témoigne d’à quel point, parfois, la République désarme face à ceux qui la haïssent. Un détail encore : dans les tout derniers jours, Samuel Paty, terrifié, veut se rendre au collège en voiture, mais depuis des mois, son bip pour le parking de l’établissement ne fonctionne pas. Là encore, il ne parvient pas à obtenir qu’on le change. Alors, de guerre lasse et sachant qu’il va devoir faire le trajet à pied, il met un marteau dans son sac. Cette arme de fortune, cette arme dérisoire, dit tout du soutien et de la protection qui lui ont manqué.
Et puis il y a ce mail qu’il écrit le dimanche 11 au soir, que j’ai découvert, celui-là, en lisant la presse. Samuel Paty l’envoie pour répondre à ceux de ses collègues qui se désolidarisent. Il tient ferme sur les principes, réitère qu’il n’est en aucun cas sorti des clous ni au regard de la loi ni au regard de la laïcité. Mais au détour d’un paragraphe, il écrit : « J’aurais dû dépasser ces arguties juridiques, et éviter de faire une erreur humaine. »
Cette incise-là me fend le cœur. Je la comprends. Elle montre que Samuel Paty, contrairement à ses détracteurs, doute. Il vit un enfer, et du fond de son enfer, il se demande ce qu’il a pu faire mal. Cette incise-là est terrible, oui. Depuis l’autre rive de la vie, désormais, on voudrait lui dire qu’il n’a fait qu’accomplir sa mission. Face à l’agit-prop islamiste qui a armé un terroriste, l’erreur – la faute, même – est venue de la République. Qui n’a pas fait corps. Par excès de pacifisme, par lâcheté, par crainte des vagues et des remous, elle a oublié qu’elle devait se défendre. Et que se défendre, c’était défendre Samuel Paty.
@a_dvep@marinetondelier En effet, au moment où j’ai écrit il n’avait pas encore fait appel, mais était bien présumé innocent, le jugement n’étant pas définitif. Pour quelqu’un qui ne prétend pas détenir la vérité, vous cherchez malgré tout à tout prix à ne pas avoir tort 😅
@a_dvep@marinetondelier Je persiste et signe. Il est présumé innocent. Vous avez le droit de souhaiter qu’il soit reconnu coupable à la fin, mais cela ne fait pas de votre affirmation une vérité.