On nous apprend que le pouvoir appartient au peuple.
Mais aucun mécanisme ne nous permet de contrôler nos représentants entre deux élections.
Pas de rappel possible. Pas de droit d’opposition. Pas de contre-pouvoir citoyen réel.
Ce n’est pas un dysfonctionnement. C’est la conception du système.
Et ça peut changer.
Pas par une élection de plus — mais en instaurant des mécanismes qui nous donnent réellement la main : référendums contraignants, chambres de contrôle tirées au sort, procédures révocatoires.
Ce qui nous manque, ce n’est pas l’idée. C’est la volonté de nous rassembler au-delà de nos divergences pour l’exiger.
Ce vote pose une vraie question qui nous concerne tous.
Un vote consultatif recueille un avis. Mais il ne crée pas de mécanisme.
Ce qu’il faudrait : des citoyens tirés au sort, avec autorité réelle, chargés de définir les règles de redevabilité de la justice — et de les faire appliquer.
En attendant, on peut déjà s’y exercer : élaborer avec nos proches la charte de fonctionnement d’une justice qui rend des comptes. Pas seulement symboliquement mais comme entraînement à la souveraineté collective.
🔥 On ne changera pas les institutions en attendant que quelqu’un d’autre commence.
Le point de départ, c’est ici :
dans nos cercles,
nos conversations,
notre capacité retrouvée à penser ensemble ce qui nous appartient.
Si ce thread vous parle : partagez-le.
Et commencez la conversation.
💬 Nous devrions partager ce constat autour de nous.
Pas pour convaincre.
Pour dialoguer.
Pour nous entraîner à formuler ensemble, même maladroitement, les principes qui devraient gouverner la décision publique.
Qui doit décider ?
Dans quelles conditions ?
Avec quels garde-fous ?
En 2019, 2 millions de Français ont contribué au Grand Débat national.
La revendication principale : le référendum d’initiative citoyenne.
Elle a disparu de la synthèse officielle.
La souveraineté populaire ne viendra pas de l’approbation du parti au pouvoir — mais de mécanismes qui nous donnent le dernier mot : référendums contraignants, droit de révocation, chambres de contrôle citoyennes tirées au sort.
500 bénévoles mobilisés pour éplucher les notes de frais d'un élu — après 5 ans de bataille judiciaire pour obtenir des documents publics.
Belle initiative. Mais pourquoi faut-il autant d'énergie citoyenne pour accéder à ce qui devrait être transparent par défaut ?
La redevabilité ne devrait pas reposer sur des mobilisations exceptionnelles, mais sur des mécanismes institutionnels permanents.
Braun-Pivet dit appeler à un #MeToo de l'enfance depuis 2022.
En février 2026, elle refusait une commission d'enquête parlementaire sur les réseaux Epstein — dont les victimes étaient des mineurs.
Un représentant peut tenir les discours qu'il veut sans jamais rendre de comptes à personne.
C'est ça le vrai problème — pas seulement l'hypocrisie d'une personne, mais l'absence de mécanismes qui nous permettraient d'y mettre fin.
Une loi vient d'être votée pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
Pour vérifier l'âge, les plateformes devront identifier leurs utilisateurs. Tous.
On ne nous a pas demandé notre avis sur cette mesure qui nous concerne tous.
Nos institutions proclament que "le peuple est souverain" — mais elles nous placent systématiquement en position de subir les décisions, pas de les prendre.
Sur une question comme celle-là, c'est un référendum contraignant qui devrait avoir lieu.
Nous devrions nous rassembler au-delà de nos divergences pour exiger des procédures réellement démocratiques.
“Par le peuple” — vraiment ?
Les déficits qui nous ont mis là, ce ne sont pas les Français qui les ont votés. Ce sont leurs représentants, sans mandat explicite pour s’endetter à ce niveau, sans aucun mécanisme de contrôle citoyen.
Invoquer la souveraineté populaire pour appeler à l’acceptation des conséquences, c’est retourner la formule contre ceux qu’elle est censée protéger.
Une vraie souveraineté populaire, ça se construit dans les institutions — pas dans les hashtags.
Les ZFE s’imposent à des millions de Français.
Ni les élus qui les ont supprimées, ni les 9 nommés qui les ont rétablies ne rendent de comptes à ces Français-là.
Pas par fatalité — par absence de mécanismes qui leur donnent le dernier mot.
Ces mécanismes existent — chambres citoyennes tirées au sort, référendums contraignants. Ce qui nous manque, c’est la volonté de nous rassembler au-delà de nos divergences politiques pour les instaurer.
9 ans. 248 femmes.
Et à chaque alerte, le signal remontait vers une hiérarchie qui avait intérêt au silence.
Et si les institutions devaient rendre des comptes non à leur hiérarchie, mais à des citoyens tirés au sort qu'elles ne choisissent pas — pas une tutelle nommée par le pouvoir? L'affaire Nègre est un cas d'école
Elles ont parlé. Six ans durant.
2013 : plainte classée. 2015 : victime éconduite. 2016 : deux courriers aux ministres, sans réponse. Et l'homme mis en cause était le référent égalité — le recours était le problème.
La question n'est pas pourquoi elles se sont tues. C'est: devant qui auraient-elles pu être entendues ?
Pas la hiérarchie. Pas l'autorité que le pouvoir nomme. Des citoyens tirés au sort, que l'institution ne choisit pas.
🚨 Il drogua 248 femmes dans son bureau d'État. Personne n'a été jugé.
Il était Haut Fonctionnaire à l'Égalité au ministère de la Culture.
Entre 2009 et 2018, il convoquait des femmes pour de faux entretiens d'embauche. Il glissait du Furosémide dans leur café — un diurétique puissant — pour les forcer à uriner devant lui. Il les photographiait à leur insu.
📌 248 victimes recensées
📌 180 parties civiles constituées
📌 Des candidates, des collègues, une sous-préfète
Dans les couloirs, son surnom : "le photographe".
Ce que l'État a fait :
🔴 2013 — Plainte. Classé sans suite.
🔴 2015 — Victime éconduite au commissariat.
🔴 2016 — Deux courriers aux ministres. Zéro réponse.
🔴 2018 — Mis à pied après une victime de trop.
Pendant ce temps, il siégeait au Haut Conseil à l'Égalité. C'est à lui que les victimes auraient dû se plaindre. C'est pour ça que personne ne l'a fait.
Révoqué en janvier 2019. Mais en 2025, il donnait encore des cours en école de commerce — sous un faux nom : Bernard Genre.
En 2023, le tribunal condamne l'État : entre 11 000 et 16 000 € par victime. Pour 9 ans de soumission chimique au travail.
Le 4 juin 2026, nouvelle audience. Le procès pénal n'a toujours pas eu lieu.
Ce n'est pas l'histoire d'un prédateur isolé.
C'est l'histoire d'une institution qui l'a protégé pendant 9 ans.
RT si l'État doit répondre.
Interdire les réseaux aux moins de 16 ans : une bonne décision ?
Le Royaume-Uni a consulté — 116 000 avis. Puis le gouvernement a tranché.
Les citoyens feraient-ils mieux en décidant eux-mêmes ? Je ne sais pas, mais ils décideraient de ce qui les concerne — au lieu de déléguer leur pouvoir en permanence, sur tous les sujets.
À qui revient le droit de décider selon vous ?
💬"C'est un grand pas, un véritable changement pour nos enfants et notre avenir.
Royaume-Uni: Keir Starmer annonce l'interdiction des réseaux sociaux pour tous les enfants de moins de 16 ans #BFM2
~248 femmes. Un diurétique. Des entretiens fictifs, 2009-2018.
Une plainte dès 2015, minimisée. La hiérarchie, muette. L'employeur, passif.
À chaque étage, les gens qui savaient rendaient des comptes à leur administration — jamais au peuple.
Et si chaque institution répondait, non à sa hiérarchie, mais à des citoyens tirés au sort ?
Christian Nègre, ancien sous-directeur RH au ministère de la Culture, est accusé d'avoir drogué des centaines de femmes lors d'entretiens d'embauche entre 2009 et son renvoi. Un fichier Excel recensant 181 victimes a été retrouvé sur son ordinateur. Toujours pas de procès !
Ce qui frappe, ce n'est pas seulement qu'ils profitent. C'est surtout qu'on les regarde profiter sans pouvoir rien y opposer. La fortune se transmet en circuit fermé, mais le pouvoir aussi. Et c'est ce second circuit, plus discret, qui mériterait qu'on demande : comment nous échappe-t-il, et qu'est-ce qui nous le rendrait ?
Né le cul dans le caviar, déjà en mode oligarque en pleine mer. Le peuple sue pour survivre eux ils suent pour le fun sur leur palace flottant. Aucun scrupule aucune honte. Juste une petite caste de parasites qui se reproduit en circuit fermé pendant qu’ils nous font la morale 😏
@JeanNaymar92@ame_ism On débat de ce que fera la Justice après. Mais qui a le pouvoir d’empêcher pendant ? Pas les citoyens — aucun mécanisme ne le permet. C’est ça le vrai sujet. Et il existe des réponses concrètes.