Este es #Tarko. Sigue en el veterinario debido a una cirugía urgente de estómago. Hemos recaudado más de la mitad de nuestro objetivo para sufragar su hospitalización. ¡Cualquier donativo, por pequeño que sea, o compartir este post, nos ayudará mucho! https://t.co/vptiMltOLW
A ver a qué vecino de Maricarmen entrevistan hoy.
O a qué empresario inmobiliario desenfocan esta noche.
Medios buitre
Medios carroñeros
Gracias Maricarmen por tu ejemplo.
All of Ed Sheeran’s openers have now withdrawn from the Looper Tour. Please realize how big this is. This is what unity looks like. Billionaires are terrified of people realizing how strong they can be when we come together for a cause. Continue speaking out. Support the new artists that are deciding to put their careers at risk to take this stance.
🎬 La eternidad y un día. Angelopoulos. 1998.
Caronte en su barca anunciando la próxima parada. Un poema que se completa: la muerte. Un barco que zarpa: la vida. Siempre entrelazados, intercambiables, con el miedo compartido hacia un tiempo interminable. La eternidad y un día.
@CariatideCarias Después de Paisaje en la niebla (tremenda maravilla) mi favorita es “La eternidad y un día”. En “El viaje de los comediantes” y “La mirada de Ulises” encontrarás su faceta más épica, ambiciosa; en “El viaje a Citera” o “El apicultor” la más accesible e intimista.
It took a little longer than expected, but we have created a website for people to view the footage collected from Gaza in one place. You no longer have to download the entire archives to see them.
It includes:
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We will keep adding the rest of the archives to the site, be patient- it is difficult work. Continue to seed the torrents provided, as that is the best way to ensure the footage remains stored in decentalized way.
God bless all those who sacrificed their lives to get this footage out, and everyone invovled in collecting/archiving it.
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🇵🇸Niña palestina que relevo a su madre periodista después de haber sido asesinada por el ejército sionista del apartheid israelí
Corresponsal de guerra de 11 años en Gaza Israel ha asesinado a muchísimos periodistas, incluida su madre. ¿Asesinarán a esta niña talentosa, también?
Hay lectores de la Odisea que buscan un transfondo histórico en el poema y se preguntan, legítimamente, cómo serían las naves de que habla Homero, las vestiduras, los palacios, las armas, etc. Y, por otra parte, los historiadores de toda época han intentado darles respuestas. El problema está en que Homero no es un historiador sino un poeta, y la Odisea no es una crónica histórica, sino un poema que merece leerse como tal. Por supuesto, la poesía nunca surge de la nada, sino de la memoria, ese mar impreciso de experiencias, lecturas, emociones y presagios. Y la Odisea en concreto es un largo recuerdo de varias épocas: la Edad de Bronce, los siglos oscuros, el tiempo del poeta y de su auditorio: todo destilado en una suerte de pasado mítico, si bien la Odisea entablaría un puente crepuscular entre ese tiempo heroico y la edad de los hombres, cuando los dioses regresan al cielo.
Pensemos en las naves, por ejemplo. Homero es capaz de describir la singularidad de una muerte o de las hechuras monstruosas de Escila, pero no da descripción precisa de los navíos porque ni él ni su auditorio lo necesitan. ¿De qué naves hablaría? ¿De las galeras de la Edad de Bronce? ¿De las viejas y resultonas penteconteras? Serían un poco de todo, y en el primitivo público del poema despertaría una amalgama de recuerdos, tanto personales como colectivos. Los datos, en fin, que obtenemos del poeta son bien escuetos: una sola vela desmontable, bancos para los remeros, poco calado para así poder ser arrastradas a la playa, doble timón trasero, un tablado en la proa y en la popa, donde se sentarían el capitán y el timonel, pero cuerpo abierto para los remeros y la carga. Y poco más.
Sin embargo, esas naves las hallamos tan vívidas y tan cercanas que casi las tocamos con la mano, oímos su madera rechinar con las olas, sentimos la mezcolanza de olores humanos (algunos no del todo agradables) con el salitre de la mar. Esas naves surcan nuestra lectura precisamente porque están hechas de palabras, y trabadas no mediante la pericia del buen carpintero de ribera, sino del cantor que sabe pulsar en todo momento el apropiado epíteto que nos emocione: las cóncavas naves, las enarcadas naves, las veloces naves, las naves de rojos costados... En nosotros, lectores occidentales y "cultos", aflora también un recuerdo colectivo de "lo griego" que le otorga cuerpo a esos bajeles. Pero si la Odisea les fuera narrada a una tribu del Amazonas sin contactar, ellos también sabrían recrear sus propias e intransferibles naves a partir de su propio recuerdo colectivo.
Y ese es el poder de la poesía, que sabe generar infinitas imágenes, inagotables. Como decía Gerardo Diego, el poema pone la música y el lector la letra. Cuando Homero nos habla de naves no nos está transmitiendo un preciso catálogo de náutica. Le basta con pulsar un color, un tono, un acorde que queda reverberando para siempre en nuestra imaginación.
A Film Per Decade:
10s: Intolerance
20s: The Passion of Joan of Arc
30s: M
40s: The Grapes of Wrath
50s: The Human Condition
60s: Through a Glass Darkly
70s: Zerkalo
80s: Angel's Egg
90s: Crash
2000s: Mulholland Drive
2010s: The Turín Horse
2020s so far: Resurrection
Favourite Film Per Decade:
20s: Faust
30s: Freaks
40s: The third man
50s: Les 400 coups
60s: Le samourai
70s: Profondo rosso
80s: Videodrome
90s: Sonatine
00s: Dogville
10s: Amour
20s: The zone of interest
Egon Schiele was arrested in 1912.
The police seized over 100 of his drawings.
The charge: "exhibiting obscene material"
The judge burned one of his drawings.
His crime: painting the human body unfiltered.
He was only 22
Ingmar Bergman : "Le cinéma n'est pas la littérature. J'ai été soumis au soi-disant « jugement littéraire ». Laisser critiquer un film par un spécialiste de la littérature me paraît aussi peu raisonnable que de confier le compte rendu d'une exposition de peinture à un critique musical, ou celui d'une nouvelle pièce à un reporter de football.
C'est par l'image filmique et son délicat procédé d'enfantement que je veux transmettre mon message à mes frères humains. Je trouve humiliant de voir juger mon travail comme s'il s'agissait de livres, alors que je crée des films.
Je dirige des acteurs et des actrices. Trop de gens de théâtre oublient que notre travail au cinéma commence avec le visage humain. Nous pouvons certes nous laisser complètement absorber par l'esthétique du montage, nous pouvons assembler objets et êtres inanimés en un rythme éblouissant, nous pouvons faire des études d'après nature d'une beauté indescriptible, mais la possibilité de s'approcher du visage humain est sans aucun doute l'originalité première et la qualité distinctive du cinéma.
Nous pourrions de là en conclure que la vedette est notre instrument le plus précieux et que la caméra n'a d'autre fonction que d'enregister les réactions de cet instrument. Dans beaucoup de cas, c'est le contraire qui se produit : les positions et les mouvements de la caméra sont considérés comme plus importants que l'acteur et le film devient une fin en soi — ce qui ne sera jamais qu'illusion et gaspillage artistique.
Pour donner le plus de poids possible au jeu de l'acteur, les mouvements de caméra doivent être peu compliqués, libres de toute contrainte et parfaitement synchronisés avec l'action. La caméra doit n'être qu'un observateur impartial et n'a le droit de participer à l'action qu'en de rares occasions.
Nous devrions réaliser que le meilleur moyen d'expression que l'acteur a à sa disposition est son regard. Le gros plan, objectivement composé, parfaitement dirigé et joué, est pour le metteur en scène le plus extraordinaire moyen d'investigation, en même temps que la preuve la plus flagrante de sa compétence ou de son incompétence. L'abondance ou l'absence des gros plans révèlent sans le moindre doute le caractère du metteur en scène et le degré de son intérêt pour autrui.
Voici venu le moment de tourner. Par expérience, je sais que la première prise est souvent la plus réussie, ce qui va de soi. A la première prise, les acteurs s'efforcent de créer quelque chose; ce besoin créateur fait jaillir l'étincelle de vie et s'explique par un phénomène d'identification spontanée. La caméra enregistre ce processus intime de création, guère perceptible à l'oeil nu ou à une oreille peu entraînée, mais qui ne s'en trouve pas moins capté et fixé sur la pellicule photographique et sur la bande son.
Je crois que c'est là précisément ce qui m'incite à faire du cinéma et me fascine dans ce mode d'expression. La création et la conservation d'une étincelle de vie soudaine me récompensent amplement de milliers d'heures de profond désespoir, d'épreuves et de tribulations.
L'acteur doit s'identifier inconditionnellement avec son rôle. L'identification doit être comme un costume. Une concentration trop poussée, un perpétuel contrôle de ses émotions et un travail à haute tension sont complètement exclus. L'acteur doit être capable, au sens le plus purement technique (et si possible avec l'aide du metteur en scène), d'entrer dans la peau d'un personnage et de l'abandonner à volonté. La tension mentale et les efforts prolongés sont fatals à toute expression filmique.
Le metteur en scène ne doit pas submerger l'acteur sous les consignes, mais s'efforcera plutôt de se faire comprendre au bon moment. Il ne gaspillera ni n'économisera ses paroles. L'acteur tire peu de bénéfice d'une analyse intellectuelle. Ce qu'il désire, ce sont des instructions précises en temps utile et certaines corrections techniques sans enjolivements ni digressions. Je sais qu'une intonation, un regard ou un sourire peuvent lui être souvent d'un bien plus grand secours que l'analyse la plus pénétrante. Cette façon d'agir évoque un peu la sorcellerie, mais il n'en est rien ; ce n'est qu'une méthode sûre et éprouvée pour le metteur en scène de contrôler l'acteur.
A vrai dire, moins nous discutons, causons, expliquons, mieux nous nous comprenons par nos silences, notre bon sens réciproque, notre loyauté naturelle et notre confiance."
Photo : Ingmar Bergman, tournage de L'Attente des femmes (1952). Le directeur de la photographie Gunnar Fischer, à gauche derrière la caméra, éclaire Maj-Britt Nilsson, sous le regard d'Ingmar Bergman, à droite avec le béret.