Je suis en colère. Tellement. Et profondément triste.
Amir vient de vivre ce que jamais un artiste ne devrait vivre : un rejet, un boycott, une mise à l’écart.
Parce qu’il est Israélien. Parce qu’il est juif. Parce qu’il chante la paix.
Gardanne d'abord... maintenant les Francofolies de Spa...
Et toujours ce silence gêné de ceux qui détournent les yeux.
Moi, je ne détournerai pas le regard.
J’ai côtoyé Amir des mois durant pendant la tournée de Sélectionné.
Je sais qui il est. Je l’ai vu, soir après soir, monter sur scène avec une seule intention : réunir, apaiser, tendre la main.
Jamais une parole de haine.
Jamais une division.
Rien que l’amour des mots, des notes, du public.
Il est de ceux qui chantent pour guérir.
Et aujourd’hui, on tente de le faire taire.
C’est un paradoxe glaçant : dans les salles de spectacle, il n’y a ni race, ni frontière, ni étiquette.
Juste des cœurs ouverts. Des âmes prêtes à vibrer.
Mais dehors, certains veulent choisir qui a le droit de chanter. Et qui doit se taire.
Je le dis haut et fort : ne cédez pas.
Ne laissez pas la peur ou l’idéologie effacer la vérité d’un homme, la pureté d’un artiste.
Je suis fier d’avoir travaillé avec Amir.
Fier de son courage, de sa lumière, de sa droiture.
Et je le redis : la scène n’est pas un tribunal. L’art n’est pas un champ de bataille.
Il est temps que les artistes cessent de juger d’autres artistes.
Il est temps de choisir la paix. Pour de vrai.
❤️ #Amir