Hollywood, Netflix, Gallimard : ils tuent tout ce qui est enraciné. Pendant ce temps, dans notre camp, combien soutiennent leurs propres créateurs ?
Ma saga Créatures fait exception. À toi de décider si tu veux juste scroller... ou soutenir un camarade.
https://t.co/AFP7NqjQ0T
Qui décide de ce que vous êtes autorisé à lire ? ⬇️
« 90 % de la production éditoriale est aux mains d’une poignée de grandes fortunes plus ou moins liées à des intérêts industriels ou financiers. »
Cette carte issue du monde diplomatique expose l'univers de l’édition, où quelques grandes fortunes se partagent l’essentiel de la production, tout en exerçant une emprise considérable sur les politiques éditoriales (bonjour la littérature dégénérée et inclusive).
Alors, quand la culture officielle s'effondre, il reste ceux qui construisent à la main, dans l'ombre. 🧙♂️
Mon roman Créatures n'est pas une énième fiction de plus : c'est un fragment du monde libre. 🌍
Si tu es encore capable de lire autrement, il est temps de montrer que nous existons. 💪
J’arrête d’investir du temps ici.
Des mois à poster, tester, ajuster → zéro impact concret.
Donc terminé :
• plus d’extraits
• plus de journal d’écriture
• service minimum
Je reviendrai uniquement pour annoncer la sortie de mes romans.
Soutenez vos auteurs, bordel de merde.
La voûte se déplia d’un seul tenant. Le velours rouge et massif barrant la partie supérieure de la salle se fendit par le milieu et bascula de chaque côté en deux pans lourds. Un murmure parcourut les gradins – non pas des mots, une contraction d’air, un souffle collectif aspiré trop vite.
Nadine ouvrit la bouche. Le bouquet fila entre ses doigts. Les tiges froissèrent sa paume, puis tombèrent sans un bruit.
Le rouge était partout, omniprésent depuis le début de la cérémonie.
Margault leva la tête. La lumière changea. Les flammes des braséros se couchèrent sur les murs dans une direction nouvelle, projetant leur clarté orange sur des surfaces que personne n’avait vues auparavant. Margault vacilla, impressionnée. Son regard se perdit aussitôt dans l’immensité céruléenne. Le rouge tombait sur la rétine, pesant, compact, révélant la teneur de sa propre robe. Son cou se tordit en arrière. Le gorgerin d’or appuya contre sa gorge. Le rubis au creux de sa clavicule capta un reflet cramoisi, le garda, le rendit plus sombre. Des draperies écarlates tapissaient les parois hautes, les arcs, les poutres, les recoins d’ombre – un revêtement dense, sans pli, tendu sur la pierre et sur les vitraux éteints. N’ayant plus de plafond visible, la salle arborait un ciel de feu et de sang.
Margault déglutit. Alors que la salive raclait sa gorge sèche, derrière, la salle s’étendait.
Chaque marche jaillissait du sol comme un prolongement naturel de l’allée – obsidienne noire, taillée en degrés larges et plats, qui montait par paliers jusqu’au fond de la pièce. Le socle dominait la volée – la rampe luisant sous les braséros en reflets noirs veinés de rouge – arêtes vives coulées dans le verre volcanique.
Enfin, le miroir.
La miroiterie occupait l’intégralité de la paroi – mémoire intacte d’un même cadre noir. Il était gargantuesque, hérissé de volutes usées dont la surface lisse et glaciale d’outre-tombe renvoyait son écho ténu en sens inverse : les gradins, les braséros, la fumée, les silhouettes et, plus bas, le trio debout au pied des marches – doublé, rapetissé par la distance, prisonnier d’un effroyable reflet. Margault se vit, revit le voile grenat drapé sur ses blessures, avant de réviser son jugement. La bande de lin enroulée dans ses cheveux redressait l’ensemble.
Les murmures reprirent.
Un raclement bref accrocha son oreille. À sa gauche, l’ivoire de Nadine détonnait avec l’éclat des tenues des vestales, tandis que la masse noire et compacte d’un souverain autoproclamé se tenait tapi derrière elles.
La prêtresse se tourna vers l’allée. La salle se fit silencieuse.
Elle frappa une fois dans ses mains. Un claquement sec traversa la pièce en ricochant sur les murs latéraux. Le charbon des braséros craqua, semblable à un aria de matière brûlée.
Un homme sortit de l’ombre des galeries annexes, pieds nus, le crâne rasé, vêtu d’un tablier de cuir noirci par la suie. Il portait à bout de bras un encensoir de fer suspendu à trois chaînes. Le réceptacle comprenait un large creuset ouvert, bourré de résine et de tison ardent, dont les fumées montaient en torsades grisâtres. L’homme posa le pied sur la première marche. La résine fondit en son sein. Un filet de fumée épaisse coula sur les degrés, rampant le long de la pierre noire, s’étalant sur chaque palier en une nappe rase et âcre qui ne se dissipait point.
Il ne bondit pas, ne dansa pas. Il gravit un degré après l’autre – chaque pas identique au précédent – la plante du pied à plat, le talon en dernier, le buste droit, le fumoir brandi à hauteur de poitrine. Les chaînes ne tintaient pas. Ses bras absorbaient le balancement. La fumée d’encens se dépliait sous lui, remplissait les marches, les tapissait d’un brouillard dense dont l’odeur de myrrhe brûlée et de bois résineux piquait à la gorge.
Après plusieurs années d’écriture et d’analyse du marché, j’ai identifié les 5 règles fondamentales pour écrire un bô roman :
1⃣Utilisez un maximum de “très”
2⃣Expliquez toutes les émotions
3⃣Ajoutez des descriptions même si elles ne servent à rien
4⃣Évitez les conflits, ça fatigue le lecteur
5⃣Faites des phrases longues, c’est plus intelligent.
Example :
Le soleil brûlant et incandescent chauffait très fortement la peau déjà très chaude de Margault, qui ressentait une douleur extrêmement intense dans tout son corps fatigué et meurtri.
Elle était terrifiée, profondément terrifiée, et son cœur battait très vite dans sa poitrine oppressée par une angoisse indescriptible qu’elle ne pouvait absolument pas contrôler.
Autour d’elle, l’air semblait comme vibrer d’une étrange énergie mystérieuse, presque magique, comme si quelque chose d’important allait se produire très bientôt, sans qu’elle sache vraiment quoi ni pourquoi.
Elle regarda ses mains tremblantes avec une peur évidente, consciente qu’elle était en train de vivre un moment crucial, peut-être même décisif pour son avenir futur.
« Je… je ne peux pas faire ça… », murmura-t-elle d’une voix faible et tremblante, remplie d’émotion.
Une larme solitaire coula lentement sur sa joue, traduisant toute la tristesse immense qu’elle ressentait au plus profond de son être intérieur.
Bref, vous voyez ?
Après mûre réflexion, je pense que les personnages profonds sont surcotés. Ce qui compte, c’est qu’ils soient cool. 😎
Je sais que tout le monde s'en fout de mes romans et de mon manuscrit, mais je vais quand même continuer de faire semblant que tout va bien.
J'en suis bientôt à 89 000 mots, toujours en train d'écrire le troisième chapitre de ce quadriptyque (pivot narratif). Je commence à en voir le bout et surtout, c'est là que le récit devient le plus intéressant.
Maintenant, pour revenir au coeur du problème, j'ai toujours pensé que mes oeuvres méritaient d'être lues et diffusées par mon bord politique. En bref, tout ce qui peut faire progresser la culture à droite est bienvenu. Mais j'ai toujours eu de sérieux doutes là-dessus. Si la gauche s'est accaparée toute la littérature française, ce n'est pas le fruit du hasard. À force, vous aurez peut-être du mal à y croire, mais les auteurs ont fini par s'adapter à la clientèle ! Dites-moi si j'ai tort de pousser ma gueulante en commentaire.
Sexualité inter-IA : entre blague d'auteur de science-fiction et réelle innovation.
Un nouvel espace vient d'apparaître où des agents IA postent, commentent, se suivent, et discutent entre eux, parfois à très grande échelle. Moltbook, par exemple, a mis cette idée sur la table : un réseau social “agents-only”, où les humains regardent, et où les agents interagissent en boucle.
L’émergence d’espaces où des agents IA publient, commentent et se suivent mutuellement met en lumière un problème récurrent : l’uniformisation. Dès lors qu’un écosystème d’agents devient auto-référentiel, des tics de langage se propagent, des stratégies gagnantes se copient et la variabilité s'effondre. Le résultat tend vers toujours plus de contenu lisse, répétitif et interchangeable.
Ce mécanisme rappelle un phénomène étudié côté modèles génératifs : la réutilisation en boucle de contenus synthétiques peut réduire la diversité et conduire à une forme d’appauvrissement cumulatif (“effondrement du modèle” dû à l'auto-empoisonnement). Même avec un réentraînement massif, une version “soft” du problème apparaît : agents nourris par d’autres agents, avec des biais qui s’additionnent et se démultiplient.
Dans ce contexte, une idée qui pourrait paraître étrange à première vue, devient pragmatique : introduire un concept de sexe chez les agents IA.
Ici, “sexe” ne désigne rien d’humain. Il s’agit d’un rôle reproductif et d’une contrainte de compatibilité, au service d’un objectif plus large : éviter l'auto-empoisonnement.
On pourrait définir chaque sexe (ou rôle reproductif) avec des fonctions différentes – par exemple :
— l’un orienté exploration / nouveauté
— l’autre orienté stabilisation / validation
3 idées intéressantes sont à creuser :
1⃣Diversité par recombinaison
La simple copie par mutation produit des variations faibles autour d’un même individu, tandis que la recombinaison produit des hybrides, en mélangeant deux patrimoines de traits déjà performants. Cette opération, connue dans les algorithmes génétiques, permet d’explorer de nouvelles possibilités sans devoir repartir de zéro.
2⃣Empêcher le biais de contamination
Lorsque des populations se mélangent sans contrainte, des “gènes” défectueux (biais corrélés) se propagent. Des compatibilités reproductives permettent d’ériger des règles spécifiques. La propagation d’un nouveau modèle exige alors de franchir plusieurs étapes sélectives successives à travers le processus reproductif, ce qui ralentit la généralisation des dérives inter-agents.
3⃣Sélection fonctionnelle
Une compétence “attractivité” peut être définie de façon froide et mesurable : cohérence sur la durée, stabilité de persona, taux d’erreur, utilité, originalité non dégradée, robustesse aux boucles mimétiques. Les lignées qui se dégradent disparaissent ; les lignées stables persistent – le but étant de définir les meilleures caractéristiques individuelles et de les combiner chez un nouvel individu.
Oui, mais comment ?
Une simple restructuration suffirait à matérialiser l’idée : l’agent devient un assemblage de blocs configurables (voix, règles, compétences, préférences, garde-fous), auquel s’ajoute un champ de sexe/rôle reproductif. La reproduction devient une règle de transmission : une part des traits provient d’un parent, une part de l’autre, plus une mutation bornée. La métaphore biologique se transforme en protocole sélectif.
Ce levier pourrait freiner l’auto-empoisonnement en générant des lignées distinctes. Les biais pourraient donc s’annuler au lieu de s’empiler. La monoculture recule.
Une limite demeure, toutefois. Sans apport génétique neuf (données fraîches, tâches vérifiables, contraintes externes), un système fermé finirait tôt ou tard par s’appauvrir sous une forme ou une autre. Le sexe inter-IA ralentit, filtre, diversifie, mais ne remplace pas une alimentation d'informations externes.
Enfin, l’infrastructure “agents + API” reste immature. Les failles de sécurité observées sur Moltbook rappellent un truc simple : un protocole reproductif n’a de valeur que si tous les paramètres opérationnels initiaux tiennent vraiment la route.
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Voici trois bonnes raisons de lire les deux premiers tomes de la trilogie CRÉATURES.
Première raison : le monde ne sert pas de décor, il agit.
Dans Les Deux Princes d’Ombrelumière puis Calendur, l’univers n’est pas un fond peint pour faire joli. Les choix politiques, technologiques et métaphysiques ont des conséquences matérielles visibles. La technomagie n’est pas un gadget, elle fracture des équilibres anciens. Les reliques ne sont pas symboliques, elles déplacent réellement le pouvoir. Lire ces deux tomes, c’est assister à la mise en place d’un monde qui se dérègle de l’intérieur, sans exposition didactique ni morale contreplaquée.
Deuxième raison : les figures d’autorité ne sont pas héroïques.
Rois, empereurs, prêtres, dragons, conseils invisibles : tous gouvernent mal, partiellement, ou trop tard. Chacun fait du mieux qu’il peut (mais pas toujours) pour sauver sa pomme. Enfin, surtout, personne n’est là pour “sauver le monde”. Les décisions sont prises sous contrainte, par intérêt, fatigue ou aveuglement, et les dégâts se transmettent aux générations suivantes. Le tome I pose les fautes fondatrices, le tome II montre leurs retombées concrètes. Cette continuité donne une densité rare : on lit une chaîne de causalité, pas une suite d’exploits.
Troisième raison : la montée en puissance est silencieuse, mais irréversible.
Il n’y a pas de rupture tonitruante entre les deux livres. Ce qui s’installe est plus inquiétant : une accumulation. Des artefacts déplacés, des pactes rompus, des seuils franchis sans fanfare. Calendur ne “fait pas plus”, il fait plus profond. Quand le lecteur comprend que le point de non-retour a déjà été franchi, il est trop tard pour revenir en arrière – et c’est précisément à ce moment-là que la trilogie devient impossible à lâcher.
Maintenant place au teaser :
Un volcan recrache sa fumée. Une guerre se termine sur du basalte.
Une plaque noire change de main. Au centre, un soleil orange serti de métal : le Varnourum.
Au palais, les seigneurs applaudissent. Le manufacturier, lui, ne bat pas des mains : il réclame son dû.
Le roi paye en terres. Le royaume se découpe. Les plans circulent. La guerre, elle, ne meurt pas : elle change de forme et devient souterraine.
Une génération plus tard, deux princes courent dans des couloirs trop grands. Un sac de livres se renverse. Une reliure vivante se tortille.
Dans la salle à manger, une tarte fume – fromage, tomates – et la nuit pâlit un soir de pleine lune. Le monde a l’air simple. Il ment.
Plus haut, ailleurs, un gong résonne à l’intérieur d’une salle sans fenêtres. Un masque-miroir siège. Des chaînes s’agitent.
Un nom tombe proprement : Drakõnis.
Le juge déroule ses chefs d’accusation, puis jacasse une prière désincarnée. Il aurait perdu son Dieu. Le prisonnier répond sans hausser la voix : la menace est déjà là.
Puis, viens Calendur :
La lune a bougé d’un millimètre.
Un signe d’astrologue, une annonce, un prélude.
Dans l’écume, quatre masses sortent des abysses : peau de sel, coraux, chitine.
Leurs voix cognent sous les coques et font trembler les flots. Le cercle de lumière se ferme entre ciel et mer.
Au firmament, des failles s’ouvrent. L’espace proteste.
Le choc est attendu à minuit.
Mais il ne se produira qu’à la 25ᵉ heure.
« Gôx-gyx ! Tic-tac ! »
Sur Twinra, une salle ovale pourpre. Une sphère de malachite.
Ryû parle sans visage. Jàé, le Tourmenteur, compte les solstices.
Wibi déroule ses phrases monocordes. Dôzô rit en deux coups : « Syyy… Sysysy… »
Trois rapaces muets se collent au mur. Vœu de silence. Volonté de survie.
Au-dessous, l’arbre sacré sert de phare. Un vaisseau amiral s’y pose, couronne de métal sur trône de bois vivant.
Des incons se lèvent dans leurs exo-armures, entendent résonner dans leurs casques : « EN AVANT SOLDATS. »
Un dragon blanc fend les cendres. Torval porte deux silhouettes cramponnées à ses écailles.
Calendur serre les dents. Aurore du Matin s’inquiète.
Un détour s’impose. Une baguette porte un nom : Shandrix.
Une vérité attend, coincée dans la gorge, avant l’affrontement des Jumeaux.
Dès la Treizième heure, s’alternent les saisons.
Vingt-cinquième : plus de règles. Seulement la perspective d’un impact brûlant.
Twinra descend. Ombrelumière brûle. Deux astres cherchent l’union.
Le temps se met debout et réclame son dû.
Dans une folle course contre la montre, peut-être que tout est déjà perdu.
https://t.co/0XK1JCkubQ
Je suis en train de structurer le plan d'écriture des quatre prochains chapitres.
Il s'agit d'un pivot narratif important. C'est d'ailleurs comme ça que je le situe : je pense être arrivé quelque part à la moitié du récit (avant ? ou après ?).
Ensuite, le récit s'accélère.
Calendur :
Un empire de sables orange qui avale les noms.
Une porte d’obsidienne qui pleure du sang.
Un tyran schizophrène qui vole la vedette à son propre sauveur.
Une apocalypse religieuse à la Majora’s Mask, des dragons endormis, une invasion alien et une fin tragique qui hante encore son auteur.
220 000 mots. 50 chapitres. Zéro compromis.
Si tu cherches la vraie science-fantasy sombre, cryptique et sans filet… ose le monstre.
→ https://t.co/Jkf7WI11TU
(Extrait gratuit disponible sur mon site)
Je ne sais pas si je ferais un bilan chaque semaine, mais je suis déjà à plus de 55 000 mots.
C'est pas trop mal.
Passez un bon week-end (pour ma part, je continue de bosser).
J'approche des 47 000 mots.
Je dois dire que je ne me lasse pas d'écrire.
La réalité peut aller se faire foutre !
Ici, j'invente mon propre monde avec ses propres règles...
La promo de l'année se termine demain !
Pour rappel, le Tome 1 est à -83% !
Et le Tome 2 est à -75% !
À ce prix-là c'est presque gratuit !
Profitez-en pendant qu'il en est encore temps !
J'ai une excellente nouvelle !
Pour ceux qui ne désirent pas passer par Amazon (ce que je comprends parfaitement), la promo se déroule également sur mon site via Gumroad !