ADO, bouc émissaire idéal ou cible politique facile ? Une réponse à @ibrahimamaiga
Il arrive aussi un moment dans l’histoire des peuples où la passion doit faire place à la raison, où l’outrance doit céder le pas à l’analyse, où les mots ne doivent plus être des armes mais des ponts vers la vérité. Ce moment, c’est maintenant.
Car accuser Alassane Dramane Ouattara d’être « le premier terroriste de la zone » n’est pas seulement une exagération tragique, c’est une falsification dangereuse de l’histoire.
Non, ADO n’a pas « inventé » la guerre en Côte d’Ivoire.
La crise ivoirienne a des racines profondes, bien antérieures à l’arrivée d’ADO au pouvoir. Elle plonge dans les luttes intestines d’un pays fracturé par des décennies de crispations identitaires, d’exclusions politiques, et d’un nationalisme qui, sous couvert d’« ivoirité », a brisé des millions de vies. Faut-il rappeler que c’est en 1999 que la Côte d’Ivoire a connu son premier coup d’État militaire, en l’absence d’ADO au pouvoir ? Faut-il rappeler que la rébellion de 2002 visait à répondre à des frustrations longtemps étouffées, dans un pays où une partie de la population était traitée comme étrangère chez elle ?
Non, ADO n’a pas déclenché une guerre communautaire.
Il a certes été une figure de l’opposition dans un pays divisé, mais ce n’est pas lui qui a armé les mots comme des fusils, ni légitimé les pogroms à Duékoué ou à Abidjan. La guerre n’a pas commencé parce qu’il voulait le pouvoir. Elle est née d’un refus systématique de lui reconnaître le droit d’y accéder, malgré des urnes favorables et une légitimité constitutionnelle. L’Histoire n’oubliera pas les années d’acharnement à le disqualifier, pas pour ses idées, mais pour ses origines supposées.
Non, la crise post-électorale de 2010 n’a pas été un coup d’État soutenu par Paris.
C’était un bras de fer entre un président sortant qui refusait de céder le pouvoir après avoir perdu, et un président élu reconnu par la quasi-totalité de la communauté internationale, y compris l’Union africaine. Le recours à la force fut tragique, mais ce fut la conséquence d’un entêtement coupable, pas d’un complot ourdi depuis l’Élysée.
Non, ADO ne finance pas les attaques contre le Mali, le Burkina Faso ou le Niger.
Ces accusations, graves et sans preuves, relèvent du fantasme géopolitique. Elles confondent les rivalités régionales avec le terrorisme, et la diplomatie avec la trahison. ADO est l’un des seuls chefs d’État à avoir maintenu la stabilité de son pays dans une sous-région en feu. Alors que le Burkina Faso subissait putsch sur putsch, que le Mali sombrait dans l’isolement militaire, la Côte d’Ivoire restait debout, ouverte au dialogue et aux investissements.
Non, ADO n’est pas un pantin néocolonial.
Il est l’un des rares dirigeants africains à avoir résisté aux diktats du FMI dans ses dernières années, à avoir lancé des chantiers structurants sans se soumettre à l’austérité imposée. Que ses liens avec l’Occident soient anciens n’en fait pas un vassal. Cela en fait un acteur stratégique, qui sait parler à tous sans courber l’échine.
Non, l’AES n’est pas un modèle de souveraineté inspirante.
C’est un groupement né dans la colère, alimenté par le ressentiment, dirigé par des militaires qui confondent révolution et régression. Le Mali vit aujourd’hui sous embargo, sans élections, sans liberté d’expression. Le Burkina Faso expulse les journalistes et les ONG. Le Niger, lui, reste suspendu entre tensions internes et pression externe. Est-ce cela le nouveau souffle de l’Afrique ? Ou un mirage tragique pour une jeunesse en quête d’identité ?
Enfin, non, dénoncer ADO ne suffit pas à fonder une alternative.
Fake 🚨
@NationMali 🇲🇱 vous racontez n’importe quoi ! Monsieur Boubou Mabel “ce bouffon” est une personnalité reconnue par les instance du pouvoir de la junte.
Au moins vous confirmez que la junte nomme des bouffons et des pitres dans les institutions.
Une honte pour le Mali 🇲🇱
@VladimirVlaPou Tu m’enlèves les mots de la bouche. Ces individus sont considérés comme des mercenaires en droit ivoirien. Et il pose fièrement avec eux
En réaction à la chronique de Malbrunot, nous avons contacté :
- 4 sources au sein du FLA ou au contact (dont un haut cadre)
- 1 source Ukrainienne sécuritaire
(Et nous continuons à poser la question)
Tous ont nié la présence du renseignement militaire ukrainien sur place, l’aide ukrainienne à la préparation de leurs opérations et ils ont également nié une implication FR.
@CheickIbtidiani@Burkindi_ T’es content de ta fake news pour essayer de monter les gens contre la Côte d’Ivoire et faire oublier l’incapacité de l’AES a gérer son problème de terrorisme ?
Restez concentrés.
@CheickIbtidiani@AzizMaigaNMP C’est pas parce qu’on écrit le nom de la source qu’on peut poster tout et n’importe quoi. Vérifie avant de poster quelque chose. Sinon tu vas supprimer comme tu le fais tout le temps.