Les fans de joueurs sont devenus l'un des plus gros fléaux de ce sport. Et avec la nouvelle génération, biberonnée aux réseaux, le phénomène ne fait que grossir.
Les fans de Ronaldo en sont l'exemple le plus caricatural, mais le problème dépasse largement son cas : c'est le mécanisme du fan de joueur qui est malsain. Incapables de dissocier l'admiration d'un talent du respect d'autrui, ils transforment chaque critique, chaque nuance, chaque vérité qui dérange en attaque personnelle à laver dans le sang numérique.
Harceler João Neves, un garçon que tout le monde apprécie, irréprochable dans son comportement comme sur le terrain en dit long sur leur état d'esprit. Quand on en arrive à noyer l'Instagram d'un joueur de 20 ans sous les insultes parce qu'il a osé dire ce qu'il pensait, ce n'est plus de la passion, c'est de la pathologie.
Force à lui. Il subit un harcèlement énorme pour la seule faute d'avoir été honnête.
J'espère sincèrement que le capitaine aura un mot pour soutenir son coéquipier. C'est aussi à ça qu'on reconnaît un vrai leader : pas seulement aux brassards et aux records, mais à la capacité de protéger les plus jeunes du vestiaire quand la meute s'acharne sur eux.