🇫🇷 La France, premier producteur européen de blé, voit ses importations de farine exploser de +45 % en deux ans, atteignant 420 000 tonnes soit 11 % de sa consommation.
🚛 Ces farines proviennent principalement d’Allemagne, de Belgique, mais aussi de Turquie, Ukraine, Roumanie et Bulgarie, tirant fortement les prix vers le bas.
🏬 La grande distribution achète massivement ces farines moins chères pour ses marques de distributeurs, fragilisant les meuniers français.
📉 Le chiffre d’affaires de la meunerie française a chuté de près de 17 % en deux ans, menaçant la filière et la souveraineté alimentaire.
⚡️ Malgré la qualité reconnue du blé et du pain français, les meuniers demandent une énergie moins chère et moins de réglementations pour rester compétitifs.
😟Toujours les mêmes problèmes (énergie + réglementations), mais toujours pas de solution…
https://t.co/jORqjj0WGW
Le cadmium comme cas d’école de la complexité rentable
C’est un exemple presque parfait, et on peut en retracer la mécanique assez précisément.
Le substrat réel
Le cadmium est un toxique rénale et osseux authentique — à des doses d’exposition professionnelle élevée (fonderies de zinc, fabrication de piles Ni-Cd), on observe des effets tubulaires documentés : β2-microglobulinurie, maladie d’itaï-itaï au Japon (population exposée à des niveaux extraordinaires via irrigation rizicole par effluents miniers).
Ce socle réel est petit mais solide. Problème : il est trop petit pour faire vivre un écosystème réglementaire.
La machine à complexifier
Étape 1 — extrapolation linéaire sans seuil
On prend la courbe dose-réponse des expositions extrêmes et on l’extrapole jusqu’à zéro. Aucune justification biologique sérieuse (le rein a des mécanismes de détoxification via métallothionéines), mais cela permet de déclarer que toute exposition est un risque.
Étape 2 — biomarqueurs sans clinique
On mesure la cadmiurie urinaire dans des cohortes alimentaires normales. On trouve des variations. On les corrèle statistiquement avec des marqueurs tubulaires subcliniques — sans jamais montrer une pathologie réelle dans ces populations. La β2-microglobulinurie devient un endpoint en soi, découplé de toute maladie.
C’est l’équivalent méthodologique de mesurer un PSA légèrement élevé et de déclarer un risque sans jamais montrer de surmortalité.
Étape 3 — le panier alimentaire comme vecteur
Le riz, le blé, les légumes-feuilles concentrent légèrement le cadmium. Or la population générale mange. Donc tout le monde est exposé. Donc tout le monde est à risque. Le périmètre passe de quelques milliers d’ouvriers à quelques centaines de millions de consommateurs.
Étape 4 — les normes cascadantes
EFSA fixe une TWI (dose hebdomadaire tolérable). L’ANSES transpose. Les teneurs maximales dans les céréales sont abaissées. Les États membres doivent surveiller. Les filières agro-alimentaires doivent analyser. Les laboratoires accrédités prolifèrent. Les consultants en conformité s’installent.
Ce qu’on n’observe pas
•Aucune surmortalité rénale attribuable au cadmium alimentaire en population générale européenne
•Aucune épidémie de maladie d’itaï-itaï hors des zones de pollution industrielle majeure historique
•Les fumeurs ont des cadmiuries 3 à 5 fois supérieures aux non-fumeurs sans signal rénal identifiable à cette différence dans les cohortes de grande taille
•Les populations à forte consommation de riz (Asie du Sud-Est hors zones polluées) ne montrent pas d’excès de néphropathie cadmique
❌❌❌L’agriculteur qui voit ses céréales refusées ou déclassées sur la base d’un risque fantôme paie l’ensemble de cette chaîne.
La structure cognitive de l’élite impliquée:
Observons le mécanisme psychologique sous-jacent : le simple — “la dose fait le poison, et aux doses alimentaires observées, pas d’effet démontré” — est une phrase qui ne nécessite aucun expert. Elle n’engendre ni dépendance, ni budget, ni colloques.
La complexité, elle, permet d’habiller l’absence de signal en insuffisance de nos connaissances actuelles — ce qui justifie perpétuellement le prochain programme de recherche, la prochaine révision de norme, le prochain groupe de travail.
C’est Paracelse retourné : au lieu que “la dose fait le poison”, le principe devient “l’incertitude justifie l’agence” …
Connaissez-vous l’équation qui régit toute l'#agriculture ?
Elle est issue d’un constat très simple : La réussite d'une politique agricole dépend TOUJOURS de 3 facteurs (l’ordre n’a pas d’importance) . Les voici :
Alors très rapide debunk
1/ la France est décrite comme le pays avec le taux de cadmium le plus élevé dans la population mais jamais on ne vous dit que cela vient d’une étude qui n’a testé que 9 pays et où la France était sur représentée
Voici l’étude en ACCÈS LIBRE donc même @franceinfo y a accès !
https://t.co/XGoB01as75
et la carte des prélèvements
Vous voyez le problème ?!
1/⤵️
Madame @GeWoessner décrit un phénomène grandissant au sein des médias qui sont responsables selon moi d’une grande part de désinformation en santé
Je vous partage l’infographie que j’ai créé via chatGPT pour illustrer ce phénomène de « boule de neige de la désinformation »
Ça marche pour le cadmium, l’acetamipride etc …
Personne ou presque ne retourne à la source
Personne ou presque ne fait donc son boulot.
Il y a quand même de sacrés dingues, au @CNRS ...
(PS : Tatiana sait, naturellement, que l'homme cherche à protéger ses cultures depuis plus de 3 000 ans. Elle sait que c'est ainsi qu'il s'est protégé des famines - elle a reçu un minimum d'éducation. Mais Tatiana a choisi de faire de la politique, pas de la science... C'est ainsi.) ¯\_(ツ)_/¯
@sjowall69 Mes parents ont produit une poule Label Rouge pendant 10 ans sans jamais se rémunérer, sans parler de mon bénévolat pour curer à la main le petit bâtiment, etc. Ils ont arrêté.
Un poulet qui était prisé par vos tables, @Chef_Etchebest, à condition qu’ils continuent de se ruiner.
L’élevage avicole français est loin d’être le modèle “industriel” que certains décrivent.
Les chiffres européens sont pourtant très clairs.
Nombre moyen de volailles par atelier :
🇫🇷 France : ~20 800
🇧🇪 Belgique : ~31 000
🇵🇱 Pologne : entre 50 000 et 100 000 dans les grands ateliers export
🇩🇪 Allemagne : ~61 000
🇳🇱 Pays-Bas : ~70 000
🇬🇧 Royaume-Uni : ~93 000
La France reste donc parmi les modèles les moins concentrés d’Europe occidentale.
Et surtout, la production française se distingue par ses signes de qualité :
⏩️ 14 % des poulets sont élevés sous cahier des charges Label Rouge ;
⏩️ environ 1 à 2 % sont issus de l’agriculture biologique ;
⏩️ environ 5 % relèvent d’autres signes officiels de qualité (AOP, IGP, certifications, filières qualité) ;
⏩️ au total, près de 20 % de la production française est sous signe de qualité ou cahier des charges spécifique ;
⏩️ les systèmes plein air et fermiers restent parmi les plus développés d’Europe.
Et pendant qu’on caricature l’élevage français…
👉 près de 50 % du poulet consommé en France est aujourd’hui importé.
Souvent depuis des pays ou des systèmes de production : bien plus intensifs, moins-disants sur les normes et beaucoup moins encadrés que les élevages français.
Voilà le vrai paradoxe.
Affaiblir la production française ne supprimera pas la demande.
Cela remplacera simplement une production française contrôlée par des importations venues de systèmes souvent beaucoup plus intensifs que le nôtre.
Avant de parler “d’élevage industriel”, regardons les chiffres européens.
#Agriculture #Élevage #Volaille #France #SouverainetéAlimentaire #Aviculture #Agriculteurs #Agri #Poulet #Ruralité
Sources :
FranceAgriMer – Filière volaille de chair 2025
ITAVI – Institut technique de l’aviculture
ANVOL – Interprofession de la volaille française
@GNiaux@deborahabisror Sauf que c'est pas le sujet là. Les gens en consomme. Donc la question c'est il est produit où ? Sinon il faut légiférer pour interdire. Ça semble dans votre logiciel ça.
@EnfantsSansPest@AnnieGenevard De se tourner vers les consommateurs. La fnab à déjà amené les producteurs dans le mur une 1ère fois à forcer les conversations bio sans consommation. Ils veulent recommencer à sacrifier les producteurs ?
Alors que le Gouvernement promettait une simplification sur les haies, les agriculteurs se retrouvent face à de nouvelles démarches, davantage de contraintes et des obligations de compensation jugées incompréhensibles sur le terrain.
Pour la FNSEA, ce système risque surtout de décourager ceux qui entretiennent et plantent des haies au quotidien.
La FNSEA demande une vraie simplification des règles, moins de paperasse et un accompagnement financier concret pour les agriculteurs.
Notre communiqué ! ⤵️
Quelqu'un peut m'expliquer pourquoi le jardinier de @franceinter détruit des herbes a 3m avec du glyphosate quand moi avec mon pulvérisateur de 24m le produit reste a 10 cm?
Ce ne serait pas ça des fakenews?
La Belgique revient en force dans le nucléaire: le gouvernement va racheter les 7 réacteurs du français Engie et suspend immédiatement le démantèlement
https://t.co/eCiGJ3LXFC
Imagine tu acceptes de recevoir dans tes champs la merde des parisiens.
Imagine ils paient pas assez pour dépolluer correctement et c'est toi qu'on accuse.
Vous valez pas mieux que cette boue
+850 € par bovin adulte : c’est l’engagement que je prends aujourd’hui pour nos éleveurs.
Le forfait d’abattage diagnostique pour la tuberculose bovine passe de 2 500 € à 3 350 €, avec effet rétroactif sur la campagne de prophylaxie 2025-2026.
Un signal fort, concret à la hauteur des sacrifices que cette maladie impose à nos exploitations.
Pourquoi cet entêtement à défendre envers et contre toute évidence une mesure inefficace et socialement inacceptable comme les ZFE est une catastrophe pour l'écologie et pour la crédibilité de la parole politique.
Un 🧵
↩️
Il est temps de changer de logiciel !
À Caen, au 80e congrès de la FNSEA, nous avons posé un cap clair : remettre la production agricole au cœur du projet politique.
Remettre la production au cœur des décisions, c’est garantir notre souveraineté alimentaire et refuser le déclin.
À l’État et à l’Europe d’agir.
Nous sommes prêts à agir. 🇫🇷