@DameHetaire Assez surprenamment, en réalité, non. C'est une obligation morale d'empêcher les gens de tuer leurs enfants. Y compris lorsqu'ils sont handicapés.
Même si en concedant que l’avortement "standard" est moralement permis.
L’avortement des enfants handicapés jusqu’à terme, tel que pratiqué en occident, est bien plus indéfendable que l’avortement normal.
Ce n’est pas une situation plus favorable à l’argument pro-choix. Bien au contraire mdr.
@Countrybinks@lamechefoll Sage décision.
Il ne serait en effet pas bon pour toi de comprendre que ta justification du meurtre d’êtres humains innocents ne repose sur rien.
7- Dans le cas bien précis de l’avortement de foetus handicapés.
Leur traitement est incohérent avec l'égalitarisme fort des nations occidentales. Ou bien cohérent mais totalement implausible.
Il est impossible de conciler de façon cohérente et plausible:
1- Le Statut moral des personnes est inaliénable
2- Statut moral égal pour toutes les personnes indépendamment de leur état de santé ou facultés cognitives
3- Les nouveaux nés viables, peu importe leur état de santé sont des personnes (y compris les grands prématurés incapables de conscience)
4-Les fœtus sains, à partir d'un certain stade, ont une protection déontologique contre les considérations utilitaristes sans avoir le statut moral des nouveaux nés.
5- Les fœtus trisomiques, peu importe leur stade n’ont ni ce statyt moral, ni la protection déontologique.
(1) à (5) est impossible à tenir plausiblement.
1- Il n’y a aucune différence moralement pertinente entre un embryon et un nouveau né.
Si les nouveau nés ont une importance morale suffisante pour être protégés du meurtre, les enfants à naitre aussi.
6- L’amour maternel des femmes envers leurs fœtus désirés est une raison pro-tanto de considérer l’avortement, en général, comme moralement interdit.
L’avortement est incompatible avec l’amour maternel.
@Countrybinks@lamechefoll Mais espèce de débile. Qu’est ce qu’il y a de mal dans ton raisonnement à tuer un bébé handicapé à la naissance une fois le handicap détecté.
Quelle différence morale justifierait cet interdit déontologique chez les bébés et non chez les fœtus.
@lamechefoll Quand on sait qu’en plus dans le cas de la trisomie, les principaux concernés rapportent des niveaux de bien-être largement au dessus de la population générale mdr.
Y compris leur famille qui sont très majoritairement heureuses de les avoir dans leur vie.
(3/3) Le handicap inné est bien meilleur à vivre pour les concernés que le handicap acquis, car il n’y a pas de "coût de transition".
C'est ce coût de transition qui nous fait également juger de façon indûment dépréciative de telles vies. Nous jugeons qu'il y a qqch de faux ou d’insincère lorsque les personnes handicapés déclarent aimer leur vie. Surtout avec des niveaux de bien être plus élevés que les nôtres.
Mais bien sûr si un humain martien était réduit à notre condition lui aussi trouverait cela inacceptable. Peut-être même qu’il trouverait indigne de continuer une vie avec des capacités aussi limitées.
(1/3) Imaginez que l’humanité arrive un jour sur Mars et découvre sur place une colonie humaine.
L’ensemble des êtres humains actuels sur Terre sont les descendants des «récalcitrants», ceux qui n’ont pas voulu embarquer vers Mars il y a 10000ans.
On apprend que les facultés de l’humanité sont en fait 2 fois supérieures à celles que nous croyions. Le plus stupide de ces humains martiens est comparable à Von Neumann ou Einstein.
@Tinoutinou À raison, pourquoi avoir un enfant intellectuellement limité avec plein de pathologies lourdes alors qu’on peut le savoir assez tôt et l’éviter ?
(2/3) L'atmosphère terrestre cause un handicap cognitif sévère à l’humanité et c’est cela qu’avaient fuit les humains martiens.
Nous tous sommes donc, en réalité, lourdement handicapés.
Cette information changera-t-elle quoi que ce soit à la valeur que vous accordez à votre vie ?
Le handicap inné n’est presque jamais vécu, en soi, comme pathologique par les personnes elles-mêmes. C’est souvent par le regard social porté sur eux qu’ils en viennent à se voir ainsi.