Octobre rose et Ruban rose : quand des faits réels deviennent les ingrédients d’un récit conspirationniste
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Mathilde Panot refuse le ruban rose, appelle à un « Octobre colère » et dénonce Octobre rose comme une opération de communication au service d’intérêts industriels.
Elle rapproche l’industrie pharmaceutique, Syngenta, les pesticides et Israël pour construire une accusation générale contre une campagne de sensibilisation au cancer du sein.
Quitte à donner encore plus de visibilité à cette vidéo (on n’est plus à ça près), examinons ce qui est factuel et ce qui ne l’est pas.👇
Dans son livre, @jonashaddad dit qu’il ne faut pas baisser les pensions.
Sa raison : « Sans consommation des retraités, notre économie est menacée d’effondrement. »
L’@InseeFr a regardé ce que les retraités ont fait de leur dernière hausse. Spoiler : ils l’ont épargnée. 🧵⤵️
“It is no crime to be ignorant of economics, which is, after all, a specialized discipline... But it is totally irresponsible to have a loud and vociferous opinion on economic subjects while remaining in this state of ignorance.”
— Murray Rothbard
@acaehr@barriere_dr Expérience personnelle, mon épouse étant prof au lycée public en banlieue parisienne. La réussite scolaire étant fortement corrélée au QI, les bons élèves sont globalement plus rationnels et ne voient pas l'intérêt de "faire grève". Ils sont plutôt victimes des blocages.
L’État-major d’Horizons est absolument furieux que ses députés aient voté le maintien de l’abattement de 10% des retraités.
Faites ce que vous voulez de cette information.
@barriere_dr La rationalité c'est exactement ça : faire la distinction entre ce qui relève d'un choix philosophique et les faits et vérités. Et en effet, chacun doit commencer par faire la distinction dans ses propres pensées et opinions ce qui suppose d'en être capable.
@PolOnStream@barriere_dr Le droit de grève ça s'applique aux salariés. C'est bien mon propos: ça n'a aucun sens pour des lycéens (ou des étudiants d'ailleurs). C'est comme si un usager du métro "faisais grève" en ne prenant pas le métro 🤔 Grand bien lui fasse !
Après le nutriscore, écobalyse !
Nouvel indicateur censé vous renseigner sur l'impact environnemental de votre alimentation.
Et là, c'est le drame :
l'agriculture "intensive" est plus écologique que le local & le bio.
Heureusement, le ministère a pu tripatouiller tout ça.
Et c'est reparti pour de nouveaux délires confusionnistes...
Une « orientation sexuelle » est un fait. Ce n’est pas le cas d’un « sentiment ». Tout le monde peut avoir de soi-même la représentation qu'il veut, mais je ne vois pas en quoi la loi (qui régit notre vie collective) aurait à ratifier une représentation subjective (et potentiellement changeante). Cette aberration aurait pour conséquence secondaire de me forcer à reconnaître comme femme un homme qui aurait décidé de se tenir pour telle.
Telles qu'elles sont rédigées, les lois espagnole et allemande n'imposent plus la moindre condition à ce changement de "genre". En renonçant à toute condition et en se fondant sur des éléments purement déclaratifs (prétendument performatifs), non seulement on met en danger le droit des femmes (leur sécurité dans les prisons et d'autres espaces, leur place dans le sport et dans d'autres domaines), mais on demande à la loi d'entériner une fiction.
La loi, c'est le symbolique, ce qui rassemble ; elle n’a pas à se mêler de nos imaginaires identitaires ou érotiques, si riches ou complexes qu'ils soient (ou plutôt, justement parce qu'ils sont si singuliers et parfois insaisissables qu'ils échappent à toute objectivation). Elle n’a pas non plus à forcer les uns ou les autres à souscrire à des fictions subjectives, quelles que soient leurs motivations. La loi ne peut pas me forcer à dire que 2 et 2 font cinq, que le jaune est bleu ou qu'un chien est un chat.
J'ai, comme tous les profs, des étudiants trans. Je n'ai évidemment aucune difficulté à les appeler par le prénom qu'ils ont choisi. C'est une question de respect, de délicatesse, d’humanité. Mais je n'en déduis pas que le fait d'être une femme ou un homme relève de l'ordre du déclaratif. Je sais distinguer entre une convention sociale et la réalité.
La loi est dans son rôle quand elle reconnaît les droits à telle forme de vie. Elle sort de son rôle quand elle décrète l'abolition du réel au profit de sa représentation.