@SchneiderGrgory Ridicule. De la même façon qu’il n’a pas sifflé le double-contact de la main d’Arsenal dans sa surface en première mi-temps. Vas pleurer ailleurs.🙄
@etienne_pierron The Pogues
Rolling Stones
REM
The Specials
The Stranglers
Nick Cave and The Bad Seeds
Arcade Fire
Telephone
Louise Attaque
Les Ogres de Barbak
@KelsierNert@ISECTSKC@DerechaDiarioUS Le drapeau confédéré est avant le drapeau des états du Sud pendant la guerre de sécession, une guerre entre la modernisation (industrialisation du Nord) et la tradition (culture du coton du Sud). L’esclavage n’a été qu’un prétexte (il existait partout aux USA).
Monsieur Dominique de Villepin,
J'aurais pu commencer ma réponse comme la vôtre : « Contrairement à vous, j'aime la France tout entière. Je l'ai toujours aimée avec ses fautes, avec ses égarements et ses parts d'ombre. » C'est après que l'on diverge, après que vous trahissez votre propos introductif. Après que vous trahissez la France.
Ma différence avec vous est simple : je ne bats pas ma coulpe sur la poitrine de ceux qui ont fait la France. Il fut un temps où le grandiose exemple de Napoléon vous parlait. Moi, je suis resté fidèle à son enseignement : « De Clovis au Comité de salut public, j'assume tout. »
Assumer ne veut pas dire approuver. Assumer veut dire essayer de comprendre au lieu de donner des leçons de morale. Assumer veut dire refuser de cracher sur la France pour faire plaisir à ceux qui la haïssent et jouissent de salir sa mémoire. Assumer, comme disent les Anglais : « Right or wrong, my country. »
Prenons votre exemple. Vous nous donnez une définition de la colonisation qui se veut précise et restrictive. Elle prouve malgré vous que l'invasion que subit notre pays a déjà dépassé le stade critique de la colonisation pour entrer dans celui du « grand remplacement ». Je vous rappelle que c'est justement pour éviter que son village ne devienne Colombey-les-Deux-Mosquées que le général de Gaulle, l'autre grand homme que nous admirons tous deux, je crois, avait donné l'indépendance à l'Algérie. Et aujourd'hui, il y a bien deux mosquées qui cernent le village du Général.
Vous prétendez que ne pas criminaliser la colonisation oblige à accepter en retour l'invasion migratoire sur le sol du colonisateur. Vous appelez cela « la rançon de la gloire », autrement dit, accepter cette invasion comme une fatalité méritée. Croyez-vous vraiment à ce que vous dites ? Ce que vous appelez rançon de la gloire, je l'appelle volonté de revanche. Contre laquelle on se protège, contre laquelle on se défend. C'est moins lyrique et emphatique, mais c'est plus réaliste.
Enfin, vous voilà psychanalyste de bar-tabac sur ma soi-disant « volonté d'inverser le stigmate », de faire des victimes les bourreaux et des colonisés les colons, dites-vous. Ne vous méprenez pas. Ne projetez pas vos sentiments de culpabilité sur moi. Je ne suis pas, moi, perçu comme un fils de colon par les habitants du Maroc où vous êtes né. Mes ancêtres vivaient sur la terre algérienne depuis des siècles quand ils ont vu débarquer cette magnifique armée française qui les a libérés de la colonisation arabe et musulmane qu'ils subissaient depuis mille ans. Je n'ai donc aucun sentiment de culpabilité, mais au contraire une éternelle reconnaissance envers la France qui m'a apporté la liberté, l'égalité, la fraternité, la culture française et son art de vivre. Chacun, je dis bien chacun, quelle que soit sa religion, pouvait suivre le même chemin français que ma famille. Ceux qui ne l'ont pas suivi ne l'ont pas voulu.
Devenir français, c'est prendre parti pour la France, même dans le passé. Les Français d'origine italienne ne reprochent pas à la France les canons de François Ier. Les Français d'origine espagnole n'exigent pas qu'on s'excuse pour les exactions de la Grande Armée de Napoléon.
Le reste est propagande, réécriture de l'histoire au service d'une soif de revanche, dont vous vous faites le relais complaisant. Il s'agit désormais de savoir si on se soumet à la loi du nombre, du ressentiment et de la violence, ou si on défend le droit des Français à vivre sur leur terre et à perpétuer leur identité, leur culture, bref leur civilisation.
Récemment je parlais avec un politique de haut vol qui a quitté la politique. Un mec brillant, cultivé, qui a fréquenté le sommet de l'État pendant des années. Il m'a dit un truc qui m'a fasciné.
"Je ne suis pas tombé dans le gauchisme intellectuel au sens économique du terme parce que je me suis intéressé à la science et à la biologie avant de m'intéresser à la politique. La science t'apprend un truc fondamental : tu ne négocies pas avec le réel. Une hypothèse est vraie ou fausse, indépendamment de ce que tu voudrais qu'elle soit. Et quand tu appliques cette rigueur à l'économie, le socialisme ne survit pas au contact des données."
Cette phrase m'a obsédé pendant des jours. Parce qu'elle explique un des phénomènes les plus fascinants du paysage intellectuel français : comment des gens objectivement brillants, cultivés, grands lecteurs, peuvent réciter en économie une soupe marxiste réfutée depuis 150 ans sans sourciller.
La réponse c'est le silotage intellectuel. Et c'est un piège dans lequel tombent les esprits les plus brillants.
Quand tu es un littéraire pur, que tu as lu Zola, Hugo, Sartre, Bourdieu, que toute ta formation intellectuelle est construite sur la critique sociale et la dénonciation des inégalités, tu développes une grille de lecture du monde qui est cohérente, esthétiquement séduisante et émotionnellement puissante. Le problème c'est qu'elle est construite sur des prémisses économiques fausses. Mais tu ne le sais pas, parce que tu n'as jamais ouvert un livre d'économie sérieux, tu n'as jamais monté une boîte, tu n'as jamais eu à faire une paie, tu n'as jamais pris un risque financier de ta vie.
Tu es brillant dans ton domaine. Mais ton domaine ne t'a jamais confronté au réel économique. Alors tu extrapoles. Tu prends ta grille littéraire et tu l'appliques à l'économie. Et ça donne Piketty. Et ça donne Zucman. Des mecs intellectuellement brillants qui construisent des châteaux de cartes sophistiqués sur des prémisses économiques fausses.
Les gens qui ont la vision la plus juste de l'économie, ceux que j'ai croisés en tout cas, sont toujours des profils multidisciplinaires. Un mec qui a monté une boîte, qui a lu de la science, qui s'intéresse à l'histoire, qui a voyagé, qui a fait de la littérature. Parce que l'économie c'est pas un domaine isolé. C'est l'intersection de la nature humaine, des mathématiques, de l'histoire et de la psychologie.
Quelqu'un qui n'a fait que de la littérature et n'a jamais monté une société de sa vie peut très facilement tomber dans le gauchisme économique. Parce que sa grille de lecture du monde est construite exclusivement sur l'empathie et la critique, jamais sur la confrontation avec les contraintes du réel. Il voit les inégalités mais pas les mécanismes qui les réduisent. Il voit la souffrance mais pas ce qui la fait reculer historiquement. Il voit le symptôme et propose un remède qui aggrave la maladie.
Et d'ailleurs le libéralisme économique n'est pas une idéologie. C'est le contraire d'une idéologie. Une idéologie te dit comment le monde devrait fonctionner et force la réalité à s'y conformer. Le libéralisme observe comment le monde fonctionne réellement et construit des institutions qui s'alignent avec la nature humaine au lieu de la combattre.
Les humains sont égoïstes ? Le marché transforme l'égoïsme en coopération par l'échange volontaire. Les humains sont faillibles ? La concurrence élimine les mauvaises décisions sans avoir besoin d'un planificateur omniscient. Les humains concentrent le pouvoir ? La décentralisation et les contre-pouvoirs limitent les dégâts.
Taleb dirait que le socialisme est fragile, il casse au premier choc parce qu'il concentre les décisions. Le social-démocratisme est robuste, il résiste mais ne s'améliore pas. Et le libéralisme est antifragile, il s'améliore sous le stress parce que la concurrence et la destruction créatrice éliminent ce qui ne marche pas.
Les intellectuels français qui récitent du Marx en 2026 ne sont pas bêtes. Ils sont silotés. Et dans un pays où l'éducation nationale enseigne les "défaillances du marché" sans jamais mentionner les défaillances de l'État, où Hayek, Mises et Buchanan sont absents des programmes, et où l'entrepreneur est invisible dans les manuels scolaires, c'est pas surprenant.
Le problème c'est pas l'intelligence des gens. C'est la largeur de leur fenêtre sur le réel économique.