[🎧🇺🇸] Cette semaine, New Deal analyse les primaires US de 2026:
➡️Les candidats trop MAGA feront-ils perdre le GOP?
➡️Que disent les primaires de Californie?
+ 🔥Le sénateur *Mark Kelly* serait-il le candidat démocrate idéal pour 2028?
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Le Haut-commissariat à la stratégie et au plan propose de remplacer l’actuelle organisation du Grand Paris par une collectivité unique réunissant Paris et la petite couronne, au nom d’une «simplification institutionnelle». →https://t.co/CNyj2IWvR7
L’ancienne figure de la droite française, des années Sarkozy, revient dans le jeu, après dix ans, pour se rallier au candidat Horizons à la présidentielle, Édouard Philippe. →https://t.co/8WPVNAVkbg
20 mind’enfilage de formules incantatoires de @Glucksmann2027 suivies d’une revue de presse à charge exclusivement consacrée au directeur de sciences po by @NoraHamadi… il y a des matinées où @franceinter n’a besoin de personne pour être caricaturé 😳
Heures il y a @mosimannoff
20 mind’enfilage de formules incantatoires de @Glucksmann2027 suivies d’une revue de presse à charge exclusivement consacrée au directeur de sciences po by @NoraHamadi… il y a des matinées où @franceinter n’a besoin de personne pour être caricaturé 😳
Heures il y a @mosimannoff
🔴 Canicule : "Notre travail aujourd'hui, c'est de redire les mêmes messages : il faut boire de l'eau tout au long de la journée, il faut fermer ses volets, il faut se protéger des vagues de chaleurs même si on en a l'habitude", rappelle Stéphanie Rist, ministre de la Santé.
Je me souviens. Il y a pile 45 ans, je passais l'oral le plus court de ma vie.
Il a duré très exactement 15 secondes.
Et j'en ai tiré des leçons.
Le professeur s'appelait Georges Tapinos. Il était le prestigieux patron de l'Institut National des Etudes Démographiques (INED). Et il tenait à Sciences Po un séminaire intitulé "Evolution et permanence de la théorie économique"...
... Ce qui était assez flou pour qu'il puisse raconter ce qu'il voulait, dans l'ordre où il le voulait, et de la façon qu'il souhaitait.
Lors de son premier cours, nous étions 220 à l'écouter, dans le grand amphithéâtre Boutmy. Mais il s'est révélé si aride, si ardu et si abscons, notamment en matière mathématique et statistique, que plus d'un quart des élèves ne sont pas revenus, pour son second cours.
Lequel fut pire.
Et cela a continué ainsi pendant 3 mois. Jusqu'à ce qu'on se retrouve à 8, dans une petite salle, au deuxième étage.
Là, il a dit : "Bon, on va maintenant pouvoir être moins compliqué".
Il est quand même resté très difficile à suivre.
Dès lors, pour le comprendre, il fallait lire. Lire vraiment les œuvres des auteurs dont il parlait, lire leurs critiques, et réfléchir.
Cela ne se faisait pas trop, à Sciences Po, où l'on travaillait tellement que la plupart du temps, les élèves se contentaient d'apprendre sagement ce qu'on leur disait de croire, sur les œuvres inscrites au programme.
Mais, en dépit de mes lectures, j'avoue que souvent, G. Tapinos expliquait des choses que je ne comprenais pas bien.
Dans ce cas, je ne l'interrompais pas. J'allais le voir, après le cours. Et là, lui, le patron débordé de l'INED, prenait un temps infini pour expliquer, détailler. Au point qu'à plusieurs reprises, nous allions terminer la discussion au Basile, le bistrot à côté de Sciences Po.
J'en sortais intensément heureux.
Il n'a fait qu'un cours "simple". Sur "Le parapluie et les utopistes français". 🙂
Il avait fait venir un copain, dont j'ai hélas oublié le nom. Qui, partant du fait que Proudhon, Fourier, Cabet souhaitaient couvrir les trottoirs pour protéger les passants du soleil et de la pluie - alors que les libéraux préféraient le parapluie individuel - expliquait, sous cet angle, toute la philosophie économique du "socialisme" pré-marxiste, en France.
C'était brillant - et concret.
Mais, le reste du temps, Georges Tapinos flottait dans ses limbes, avec passion.
Surtout, il n'enseignait pas seulement ses certitudes. Il expliquait ses doutes.
C'était passionnant.
Ce fut même le professeur le plus passionnant que j'ai eu à Sciences Po.
Et, peut-être parce qu'il était né à Athènes, et qu'il était d'origine grecque, j'ai toujours pensé qu'il enseignait comme Platon ou Aristote enseignaient.
En sélectionnant les plus coriaces, les plus avides de connaissances. Et petit à petit, en les poussant à lire, à réfléchir. A s'accoucher d'eux-mêmes.
Puis vint l'oral. Après avoir enseigné à 8 élèves pendant des mois, après avoir discuté avec chacun, il nous connaissait bien.
Mais il fallait un oral, pour que le séminaire soit "validé".
Il était assis dans une petite salle, derrière un bureau. Je me suis approché, l'ai salué, me suis assis en face de lui.
J'ai, comme on nous l'apprenait, posé ma montre à plat sur le bureau, afin de bien calculer le temps, et de rester dans les 10 minutes que devait durer un oral.
Et là, il m'a demandé :
- "Que pensez vous de Keynes ?"
J'ai eu un vertige. Une panique. En économie, John Maynard Keynes est un monument. Un auteur immense.
J'avais presque tout lu de lui; lu les néo-keynésiens, les critiques de Keynes. Mais comment faire une synthèse ?
Alors, le temps que je mobilise mes neurones pour tenter de trouver un plan englobant tout ce que je savais, j'ai dit, très sincèrement, la première chose qui m'est venue - à laquelle je crois toujours :
- "Keynes... ? C'est bien écrit".
Il m'a regardé, a hoché discrètement la tête, en signe d'approbation. Puis il a répondu :
- "Je vous remercie. Bonne journée."
Et du geste, il m'a m'invité à me retirer.
J'ai repris ma montre. Le tout avait duré 15 secondes.
Et je suis sorti, un peu éberlué.
Il m'a mis 16/20. Ce qui, à l'époque, à Sciences Po, était considéré comme une très bonne note.
Je ne sais pas si Platon ou Aristote faisaient passer des oraux. Je ne pense pas.
En tout cas, j'en ai gardé l'idée qu'un grand enseignant n'est pas là, d'abord, pour évaluer / noter / juger. Mais pour passionner tellement ses élèves, qu'il n'a même plus besoin de les noter.
J'y pense encore, aujourd'hui...
... Et si le Paradis existe, j'avoue : j'aime à m'imaginer que Georges Tapinos y discute des heures, avec Pareto, Galbraith, Keynes, Schumpeter ou Solow. Autour d'un verre de résiné bien frais.🙂
Quelques statistiques intéressantes sur le bilan environnemental de l'IA trouvées sur le blog du chercheur Andy Masley :
Bilan carbone de l’entraînement de Chat GPT 4 :
Entraîner GPT-4 a consommé l’énergie nécessaire à alimenter la ville de San Francisco pendant trois jours. Mais Chat GPT-4 est un produit qui a été utilisé par des centaines de millions de personnes pendant deux ans. À titre de comparaison, la fabrication des Iphones 16 a consommé l’énergie nécessaire à alimenter la ville de San Francisco pendant treize ans.
Bilan carbone de l’entraînement de Chat GPT 4 : 15 000 tonnes de CO2, soit les émissions annuelles de 1 550 citoyens américains.
C’est inférieur au bilan carbone de la fabrication des chaussures Nike vendues sur une seule journée ou à celui de la fabrication des Légos vendus sur un mois. Si l'on pense qu'il aurait été bénéfique pour la planète d'empêcher l'entraînement de GPT-4, il faudrait aussi envisager d'arrêter la production de Lego pendant un mois.
Bilan carbone de l’inférence :
Une requête ChatGPT moyenne consomme autant d'énergie qu'une recherche Google en 2008 (la dernière fois où Google a indiqué la consommation d'une recherche).
Même en incluant les « coûts cachés » comme l'entraînement, les émissions liées à la fabrication du matériel, l'énergie utilisée pour le refroidissement et les puces d'IA en veille entre les prompts, le coût carbone d'un prompt moyen représente moins de 1/150 000ᵉ des émissions quotidiennes d'un Américain moyen (0,00067 %).
La consommation d’eau :
Les data centers aux États-Unis ont consommé 0,2% de l’eau douce du pays en 2023.
L’IA ne représente que 20% de la consommation des data centers. Elle consomme donc 0,04% de l’eau douce américaine (ceci inclut la consommation d'eau pour produire l'électricité alimentant les data centers).
Il est prévu que ce chiffre triple d’ici 2030, atteignant 0,12% de la consommation américaine d’eau douce. Cela équivaudra à 8% de la consommation d’eau par l’industrie du golf aux États-Unis.
En 2030, les data centers d'IA consommeront annuellement autant d'eau que 0,07 % de la population américaine.
À l’échelle individuelle, un prompt consomme 0,2 ml d’eau (à nouveau, en incluant l’eau utilisée pour produire l’électricité utilisée par le datacenter). Quotidiennement, avant l'arrivée de l'IA, l'Américain moyen utilisait l'eau équivalente à 800 000 prompts.
Quelques équivalences consommation d’eau/prompts:
Chaussures en cuir : 4 000 000 prompts
Smartphone : 6 400 000 prompts
Jean : 5 400 000 prompts
T-shirt : 1 300 000 prompts
Une feuille de papier : 2 550 prompts
Un livre de 400 pages : 1 000 000 prompts
Chaque seconde passée à marcher dans la rue use un peu vos chaussures, qui finiront par devoir être remplacées. Or, leur fabrication nécessite de l'eau. Andy Masley calcule que chaque seconde de marche consomme en moyenne autant d'eau que 7 prompts. Rester assis devant son ordinateur permet donc d'économiser de l’eau.
Tout cela sans évoquer tous les bienfaits environnementaux qui seront apportés par l’IA (efficacité des chaînes d’approvisionnement, découvertes scientifiques, libération de ressources à investir dans le renouvelable, etc.)
La croissance cale à 0% au premier trimestre
➡️La France est en stagnation/récession depuis longtemps, mais cette fois l'INSEE n'arrive plus à cacher la misère en jouant sur les paramètres.
https://t.co/mAwq9m9SkO
La France n'a tellement plus d'influence à l'international qu'elle poursuit simultanément ses opérations de réassurance au Proche et Moyen-Orient, dans la Baltique et dans l'Arctique. Que l'on me cite un autre pays, hors États-Unis, capable d'en faire autant.
Je discutais récemment avec un haut diplomate danois, qui me disait qu'il aurait été inenvisageable il y a peu que le pays se détache des États-Unis pour se rapprocher de la France.
Et c'est pourtant ce qu'ils ont fait, en témoigne la décision de Copenhague de rejoindre l'initiative française sur la dissuasion avancée et l'achat de systèmes de défenses antimissiles SAMP/T NG au dépend du PATRIOT états-unien (on notera au passage que c'est bon pour nos finances publiques).
Pourquoi ? Parce que la France n'a cessé de montrer ces derniers mois qu'elle était crédible et qu'elle était prête à défendre ses alliés, y compris militairement face à la première puissance mondiale.
Bref, arrêtons les jérémiades et soyons fiers pour une fois 🙏