Pourquoi l'État continue-t-il à recruter alors que l'informatique, Internet, l'IA et l'automatisation devraient permettre de faire beaucoup plus avec beaucoup moins ?
Parce que ses incitations sont exactement à l'envers.
Dans une entreprise, automatiser une tâche permet de réduire les coûts, gagner en productivité et supprimer les postes devenus inutiles.
Dans une administration, réduire les effectifs peut signifier perdre du budget, du poids hiérarchique et du pouvoir.
Un directeur qui gère 800 personnes « pèse » davantage qu'un directeur qui en gère 300, même si les 300 pourraient produire exactement le même service grâce à la technologie.
Et lorsqu'une administration réalise des gains de productivité, elle n'a généralement aucun intérêt naturel à rendre l'argent économisé au contribuable.
Elle peut simplement trouver de nouvelles missions.
Une nouvelle norme crée un formulaire.
Le formulaire crée un service.
Le service crée une direction.
La direction crée des postes.
Et ces postes produisent de nouvelles procédures qu'il faudra ensuite administrer.
La bureaucratie finit par générer sa propre demande.
Ajoutez à ça l'incitation politique.
Supprimer 10 000 postes produit immédiatement 10 000 personnes furieuses, des syndicats mobilisés, des manifestations et des reportages.
Économiser quelques dizaines d'euros à des millions de contribuables produit en face… des millions de personnes qui remarqueront à peine le gain.
Le coût politique de la réforme est concentré.
Son bénéfice est diffus.
Électoralement, le calcul est évident.
Et plus l'État emploie directement des personnes, finance des organismes, collectivités, associations, opérateurs et entreprises dépendantes de la dépense publique, plus il crée de groupes ayant un intérêt direct au maintien de cette dépense.
Pas besoin d'un complot.
Les incitations suffisent.
C'est aussi pour ça qu'un service public qui fonctionne mal peut obtenir davantage de moyens.
Dans le privé, l'échec fait perdre des clients et du capital.
Dans le public, l'échec devient souvent l'argument pour réclamer davantage de budget.
Autrement dit, l'État peut parfois obtenir en échouant ce qu'une entreprise obtient en réussissant : davantage de ressources.
C'est probablement l'une des incitations les plus perverses du système.
Le problème n'est pas que chaque fonctionnaire serait individuellement inutile.
Le problème est d'avoir construit une organisation dans laquelle presque personne n'est récompensé lorsqu'il réussit à rendre l'organisation plus petite, moins chère et moins nécessaire.
Et le contribuable ?
C'est le seul acteur autour de la table à qui personne ne demande son avis avant de lui présenter l'addition...
Le meilleur argument contre le socialisme et l'étatisme tient en une question :
Si ton idée est si bonne, pourquoi faut-il me forcer à la financer ?
Une bonne idée attire des clients, des investisseurs ou des donateurs.
La contrainte commence là où la persuasion échoue...
L'État taxe ton travail.
Taxe ta consommation.
Taxe ton épargne.
Taxe ta maison.
Taxe ton héritage...
A chaque fois il se sert sans jamais te demander ton avis.
Puis on vient t'expliquer sérieusement que ce sont les riches et les patrons qui te volent 🤡
Est-ce que le CDI ne détruit-il pas, lui aussi, l'âme ?
Avec ce type d'emploi, des phénomènes similaires sont à l'œuvre : surprotection, aversion au risque, faibles responsabilités, etc.
Car, je le rappelle, le CDI est parfaitement artificielle, c'est une création juridique de l'Etat, pas du marché.
Je suis moi-même en CDI et je me considère heureux mais je me demande quand-même si se rapprocher d'un statut plus "naturel" ne permettrait pas de vivre une vie plus épanouie..
@lephasmeestroi@SohoNehel@Julien666266198@brivael Mdrrr, l’hôpital est en ruine, des gens meurent tous les jours sur des brancards…. Évidemment que si, c’est précisément le rôle de l’assurance, avec un contrat et des clauses
@PuzenatDidier@airjournal Taxer, taxer… on peut arrêter de s’immiscer partout avec nos taxes, c’est précisément ce qui fait qu’on ne se développe pas plus vite
@Uchuch08@Sardoche_Lol@CaillonWin Les pauvres profiteraient massivement des baisses d’impôts car ils pourraient vivre dignement du fruit de leur travail sans se faire matraquer d’impôt
Les incendies qui ravagent actuellement la France sont catastrophiques. En Gironde, le feu a parcouru environ 42 000 hectares et provoqué l’évacuation de plus de 220 000 personnes.
Le réflexe politique est déjà prêt : invoquer le réchauffement climatique, réclamer de nouveaux budgets et imposer de nouvelles réglementations.
Un peu de sérieux.
Le climat influence la sécheresse des sols, l’état de la végétation et la violence de la propagation. Il aggrave le risque. Mais il ne suffit pas à expliquer chaque départ de feu, chaque retard de détection, chaque forêt mal entretenue ou chaque équipement indisponible.
Nous disposons de satellites, de drones, de capteurs, de modèles prédictifs, de pare-feux, de débroussaillement, de brûlages dirigés et de moyens aériens.
Ces techniques ne rendent pas l’homme omnipotent.
Elles permettent néanmoins de prévenir une partie des départs, de détecter plus vite et de limiter considérablement les dégâts.
Or, en France, l’État organise, réglemente et finance l’essentiel du dispositif de sécurité civile. Il décide de la doctrine, des investissements, de la flotte et de l’allocation des moyens.
Il ne peut pas revendiquer ce pouvoir toute l’année, puis devenir une simple victime du réchauffement lorsque tout brûle.
Les rapports parlementaires ont déjà relevé le sous-dimensionnement de certaines capacités, les difficultés de maintenance des Canadair et l’absence de vision dans la gestion de la flotte aérienne.
Voilà le véritable problème du monopole : il supprime la responsabilité sans supprimer l’échec.
Une entreprise incapable de protéger ses clients perdrait ses contrats, ses assureurs ou sa réputation.
L’Etat, lui, transforme son échec en argument pour obtenir davantage d’argent et de pouvoir.
Il n’est même pas nécessaire d’imaginer qu’un ministre ordonne de laisser brûler les forêts.
Les incitations institutionnelles suffisent.
L’État bénéficie politiquement des catastrophes qu’il prétend combattre : chaque désastre nourrit le récit de l’urgence, et chaque urgence justifie une nouvelle extension de son domaine.
C’est l’une de ses mécaniques les plus anciennes : présenter son intervention comme indispensable, puis utiliser les conséquences de ses propres insuffisances pour renforcer sa légitimité.
Le véritable coupable n’est donc pas le réchauffement climatique, mais les incitations perverses qui poussent l’État à négliger la sécurité du territoire pour exploiter chaque catastrophe et réclamer davantage de pouvoir.
Tout ceci était prévisible.
🚨 LE VRAI COÛT DU TRAVAIL EN FRANCE 😱
Ce graphique résume à lui seul une grande partie du problème français.
En 2024, pour qu’un salarié touche environ 33 200 € NET par an, l’employeur doit débourser près de 63 000 €.
Entre les deux, il y a le salaire brut, les cotisations, les charges, les impôts, et toute la mécanique de notre modèle social.
On peut évidemment débattre de la nécessité de financer la protection sociale, la retraite, la santé ou le chômage, mais il faut aussi regarder la réalité en face.
Le coût du travail en France est devenu MASSIF, et cet écart pèse directement sur les entreprises, les embauches, les salaires et la compétitivité.
C’est aussi pour cela que beaucoup de salariés ont parfois l’impression de ne pas voir leur niveau de vie progresser, alors que leur coût réel pour l’employeur, lui, continue d’augmenter fortement.
👉 Le vrai sujet n’est pas seulement combien gagne un salarié mais combien coûte réellement le travail, et combien il reste à la fin.
Pensez-vous que ce modèle est encore soutenable ?
🔴 Le niveau scolaire S'EFFONDRE à un point que vous n'imaginez même pas.
Vous ne serez plus la même personne après avoir vu ces chiffres hallucinants 🧵⬇️
Il faut qu’on parle de l’accélérationnisme.
L’idée c'est : voter pour le candidat le + autoritaire, le + socialiste et le + destructeur afin d’accélérer l’effondrement du système.
En gros :
> Provoquer la catastrophe
> Attendre le sursaut
> Reconstruire sur des bases saines
Franchement, l’idée est séduisante. Le storytelling est bon.
Mais en réalité, c’est une stratégie suicidaire.
D’abord, on ne défend pas la liberté en donnant volontairement davantage de pouvoir à ceux qui veulent la détruire.
Les hommes qui subiront l’autoritarisme, la pauvreté et la violence n’ont pas consenti à servir de combustible à une stratégie politique.
Ensuite, un effondrement ne dure pas forcément quelques mois. Il peut condamner plusieurs générations. Des hommes meurent. Le capital est détruit. Les compétences disparaissent. Les infrastructures se dégradent. La pauvreté s’installe.
Les pays ravagés par la guerre ne renaissent pas magiquement plus libres. Ils ressortent souvent plus pauvres, plus traumatisés et toujours soumis aux mêmes ambitions politiques.
L’effondrement ne produit pas non plus automatiquement un éveil économique.
Une population qui ne comprend pas les causes de la catastrophe réclamera davantage de contrôle, davantage de redistribution et davantage d’autorité. Elle reconstruira les mêmes institutions, avec les mêmes erreurs, mais sur un territoire ruiné.
L’accélérationnisme conserve surtout une illusion profondément étatiste : il faudrait convertir toute une nation, prendre le contrôle de l’État ou provoquer sa chute pour libérer tout le monde en même temps.
C’est irréaliste.
Il existe une voie plus saine, plus pacifique et plus entrepreneuriale : la sécession.
Il n’est pas nécessaire de convaincre une population entière. Il faut diffuser ces idées assez largement pour réunir suffisamment de personnes capables de construire ailleurs, autrement, sur un territoire plus petit.
Créer des communautés libres. Multiplier les juridictions. Mettre les modèles en concurrence. Donner à ceux qui veulent vivre autrement une porte de sortie.
Ce projet paraîtra utopique à certains. Il ne l’est pas davantage que l’accélérationnisme.
Il ne se réalisera probablement pas demain.
Ce n’est pas une raison pour abandonner la liberté.
C’est une raison pour la diffuser.