Le textile est plus facile à lancer pour les débutants car le produit est simple à expliquer comparé à la tech par exemple, la taille de l’audience est planétaire et la clientèle est réccurente. Peu d’effort pour un gros résultat.
"Je lance quoi comme marque e-com en 2026 ?"
Y en a qui te diront que le textile c'est le plus simple à démarrer.
D'autres que t'es obligé de faire du complément alimentaire pour la valeur vie client.
En vrai il n'y a pas de niche magique, la plupart peuvent marcher.
Le problème, c'est que la plupart d'entre vous choisissent sans réfléchir, et se demandent ensuite pourquoi c'est si dur de scaler.
Voilà les 4 critères que j'utilise pour décider si un produit ou une marque vaut le coup.
1) Google Trends
Certains essaient de vendre des produits dont plus personne ne veut.
Si tu vendais des journaux papier aujourd'hui, aucune pub te sauverait, le marché est contre toi.
Pareil si tu pousses encore des produits à l'acide kojique dénichés sur TikTok Shop, cette tendance baisse depuis un an.
Prends les électrostimulateurs abdos.
Le fitness comme catégorie continue de grimper, donc même si tout le monde crie à la saturation, y a encore des gens qui impriment du fric avec.
Un marché saturé ou très concurrentiel, tu peux toujours y gagner.
Un marché en déclin, c'est une autre histoire, là tu rames contre le courant.
Fais une simple recherche Google Trends sur ta niche, ton marché et ton produit, dans ton pays cible, sur les 5 dernières années.
Si la courbe est plate ou monte, y a de l'argent à faire.
Si elle plonge, tu te bats contre la gravité.
Regarde aussi la saisonnalité au passage, tu serais surpris du nombre de produits qui le sont sans qu'on s'en rende compte.
Planifie en fonction.
2) L'affinité
Est-ce que tu crois vraiment à ce que tu vends ?
Si t'as aucune conviction dans ton produit, c'est dur d'en convaincre les autres.
T'as pas besoin d'être passionné non plus, juste un truc qui te parle un minimum.
Par exemple, des produits de pilates pour femmes, même si t'es un mec.
Si t'as vu comment ça marche et que tu crois que ça peut aider, ça suffit.
Par contre si tu te fiches complètement de la niche et de la valeur que tu apportes, évite d'en faire ton business sur la durée.
Je préfère mille fois vendre un truc qui m'intéresse que pousser un complément random juste pour la valeur vie client.
Même si ça me plafonne à 5M par mois au lieu de 30M (chiffres au pif), je gagne déjà un paquet de fric pour faire ce que je veux, et en plus j'y prends du plaisir.
Si t'aimes pas ce que tu construis, tu tiendras pas assez longtemps pour voir les effets cumulés s'empiler pour ta marque.
Quand tu crois vraiment à ton produit, tu bosses beaucoup plus dur, ta vision est plus grande, et tu attires les bons profils bien plus facilement.
J'ai en tête une marque de hoodies dont le fondateur parle de son projet comme d'une mission, et c'est cette conviction qui a attiré les meilleurs créateurs.
Résultat, ils foncent vers le milliard par an, entièrement autofinancés.
3) Un produit qui tient la route
Si ton produit fonctionne pas vraiment, tu vas te prendre un mur.
Tu vends des gummies qui font grandir ?
Bon courage.
Tu passeras plus de temps à te convaincre toi-même que ça marche qu'à convaincre tes clients.
Fais une recherche rapide dans une IA.
Si le produit est visiblement bidon, laisse tomber.
Tu vois débarquer des tonnes de nouveaux compléments avec des "nouveaux mécanismes" chaque semaine.
Certains ont de la vraie recherche derrière, genre l'ashwagandha ou le reishi.
Mais la plupart des trucs à la mode, c'est du gadget.
Tu peux réussir à en vendre, mais le produit fait pas le job.
Et le jour où tu voudras recruter des cracks, l'argent est loin d'être leur seul critère.
Si c'est tout ce que t'as à offrir, ils iront bosser pour une grosse marque qui paie bien et qui a une vraie mission derrière.
Ton but, c'est d'apporter un maximum de valeur, et si tu gagnes plein d'argent en faisant ça, parfait.
La marque de hoodies dont je parlais a justement vu un trou dans l'équation de valeur : rendre la qualité premium accessible.
4) Un panier moyen au-dessus de 60€
Si tu vends aux US, les CPM sont élevés, et un panier moyen bas rend le scale très dur.
Un produit à 20€ avec un panier moyen de 30€ ?
Descendre ton coût d'acquisition sous 20€ à grande échelle, c'est quasi impossible.
Moi je vise 60€ minimum de panier moyen une fois les bundles et upsells intégrés.
Les marques qui scalent le plus fort ont en général un bon score de santé Shopify. Idéalement 250 et plus.
Score de santé Shopify = taux de conversion × panier moyen.
3 % de conversion × 80€ de panier moyen = 240 ✓
6 % de conversion × 25€ de panier moyen = 150 ✗
Toutes les marques qu'on a passées au-delà de 300 000€ par mois scoraient 200 et plus.
Parce que viser 10 % de conversion à grande échelle sur un produit à 25€ de panier moyen, c'est aux limites du possible.
J'ai jamais vu personne le faire.
Un panier moyen bas, ça veut dire qu'il te faut beaucoup plus de pubs gagnantes juste pour rester à flot.
Ou alors une très bonne valeur vie client, pour ne pas avoir besoin d'être rentable dès la première commande.
Les produits à forte valeur vie rendent clairement le scale plus simple, meilleures unit economics obligent.
C'est pas forcément des compléments d'ailleurs, ça peut être la beauté, le textile, un loisir.
Et ça veut pas dire abonnement non plus, la marque de hoodies fait de la valeur vie sans abo.
Ceci dit, le choix par défaut, c'est pas automatiquement une marque à valeur vie.
Si tu trouves une vraie opportunité dans un secteur qui t'intéresse et que t'y trouves ton positionnement unique, tu peux gagner gros quand même.
Ça sert à rien de te forcer sur une marque à valeur vie à laquelle tu crois pas.
"Ouais mais les marques à revenu récurrent ont une valeur de revente de dingue."
C'est vrai, sauf que 99 % d'entre vous ne verront jamais une grosse sortie, à moins d'être déjà un opérateur expérimenté avec le skill, le capital et les barrières à l'entrée.
Donc parie pas là-dessus.
Quelle que soit la voie que tu prends, tant que tu respectes ces critères, l'opportunité de construire jusqu'à 10M est là.
Tu prends tes 10M, tu les investis, et t'es tranquille à vie.
Ensuite tu peux tenter des paris plus gros, une fois ta liberté financière assurée.
L'idée c'est de vivre selon tes propres règles, pas de courir sans fin après un chiffre plus gros.
Si ton produit coche les 4 cases : la tendance décline pas, t'as de la conviction, c'est pas du gadget, et ton panier moyen est pas trop bas.
Alors t'as le droit de jouer.
À partir de là, tout se joue sur un seul levier : le positionnement.
Trouve un avatar mal servi, ou un nouveau mécanisme, trouve l'espace vide.
C'est comme ça qu'on bat les marchés soi-disant "saturés". Règle ça, et le scale devient une question de temps.
L'algo YT cible bien c'est juste que y en a pas bcp avec un niveau avancé, moi perso j'ai trop saigné ton contenu sur le CVR et les A/B tests. Pas bcp de vues mais énorme impact pr les concernés
Le reach de ma chaîne Youtube est ridicule.
200 vues par vidéo en moyenne.
Aucune ne devient virale. L'algo m'ignore poliment.
Si je me compare, c'est frustrant, mais la réalité est différente.
En 6 ans d'activité, 300 vidéos publiées... cette chaîne "qui ne marche pas" m'a apporté :
→ Une collaboration avec OpenClassrooms pour la création d'un cours complet
→ Un partenariat direct avec les équipes Shopify Plus
→ Une position d'autorité dans l'écosystème Shopify indéniable
→ Des relations avec des marques magnifiques que je n'aurai jamais trouvé ailleurs
Zéro reach. Mais les 50 bonnes personnes m'ont vu.
Voilà le truc que personne ne dit sur le contenu B2B :
Quand tu vends du high-ticket, la portée est une vanity metric.
Tu n'as pas besoin que 100 000 personnes te regardent.
Tu as besoin que les 50 personnes capables de changer ton business te trouvent crédible.
Un fondateur qui te fait confiance vaut plus que 10 000 vues qui scrollent.
Alors arrête de culpabiliser sur ton nombre de vues.
Arrête d'optimiser pour l'algo.
Optimise pour les 50 personnes qui peuvent réellement faire bouger ton business.
Le reste, c'est du bruit.
Le pressing ecom FR commence à arriver, j’espère qu’on éliminera les scammeurs / les faux vendeurs de formation / les mecs qui copient le shop de leur pote en secret, et j’en passe, pour ne garder que de la bonne value FR. 🫶
+ l’image de marque est solide et + les clients vont chargeback pour rien surtout aux US, la solution si le taux monte c’est de mettre chargeflow 29$ l’interception + montant total de la commande en refund auto ça coûte mais shop pay est devenu trop indispensable pour le CVR
Depuis la démocratisation du refund, j’ai l’impression qu’il y a des gens qui voient une marque e-commerce et qui se disent directement allez lui là c’est pas Amazon c’est pas Zara je vais tenter de l’bz.
Et c’est exactement ce qu’ils font.
J’ai un staff exceptionnel. La personne qui gère mon SAV est une machine. Depuis le début de la marque sur plus de 13 000 commandes j’ai eu 15 litiges. Et je les ai tous gagnés.
Des CGV solides, des dossiers en béton blindés de preuves, on répond vite on fait les choses correctement et on respecte les procédures.
Mais le problème est ailleurs que dans le fait de gagner on s’en branle de rembourser et de perdre la commande. Mais le taux de litiges qui augmente quand même comme ça bêtement c’est un putain de problème que je ne pensais pas avoir avec cette marque. Je le connais déjà sur mon shop généraliste où j’ai trouvé une solution que je ne peux pas appliquer sur la marque pour le moment.
Je vous partage la situation lunaires qui m’a poussé à écrire ce texte.
Hier à 16h03, un client nous écrit pour demander l’annulation de sa commande.
À 16h31, mon équipe lui répond en lui confirmant que le remboursement a bien été effectué et qu’il le recevra dans les délais habituels, qui dépendent de sa banque. Confirmation de remboursement à l’appuie. Le remboursement est lancé tout est bon.
Deux heures plus tard, le client ouvre quand même un litige en disant qu’il n’a pas reçu son remboursement.
On est sérieux ?
Au final oui il va perdre son putain de litige puisqu’il a bien été remboursé et qu’on possède toutes les preuves mais sa bêtise vient quand même impacter le taux.
On fait exactement ce qu’il faut, dans les temps. On gagne tous nos litiges mais on est quand même pénalisés, quelle est la logique derrière ce système.
J’ai un autre champion tout aussi incroyable qui m’a écrit un truc du style : « J’ai commandé via Facebook il y’a plusieurs jours mais Facebook ne m’a toujours pas confirmé la commande. J’ai seulement reçu un e-mail de votre site. C’est une arnaque. »
Cet immense merde a ouvert un litige dans la foulée on a même pas eu le temps de lui répondre.
Sa commande été déjà expédié, il l’a reçue quelques jours apres, il a bien évidemment perdu son litige et il est revenu avec un message d’excuses. Sympa. Mais le litige lui est toujours comptabilisé.
C’est complètement fou que des litiges aussi absurdes soient comptabilisés exactement comme si la marque avait réellement fauté. Les processeurs de paiement devraient tous être capable de faire la différence et nous éviter des réserves inutiles.
Leur système pénalise les commerçants qui font les choses correctement, tout en laissant les conséquences des litiges abusifs retomber sur eux.
En généraliste je comprends et j’assume, on vend un peu de tout, les produits ne sont pas forcément tous quali, mais en marque avec des sommes denculé en jeu bordel c’est très frustrant.
@Jaw_ecom Tous les marchés surtout via Meta ADS, voilà mes stats récentes de Shop Pay sur 3 marchés: 54%, 49% et 27% des paiements (et ça va encore augmenter)
Mais vous êtes des comédiens pour publier ce genre d'infos? Sur ce screen:
1. Les boutons express checkout en cart AJAX buguent parfois
2. Un bouton "Stay Notified" avc un logo email alors que le client n'a même pas encore mis son email.
Le ??? de fou au moment le + sensible
P’tit tips pour le panier c’est vraiment game changer
Y’à des app pour le faire mais envoyez juste votre panier à Claude Code il va vous le dev en 2 minutes.
cf. @DivadEcom pour le tips
@Leuronzo Jamais testé mais le % d'interception n'est pas le même chez tout le monde, en tout cas Chargeflow fait bien son taff de mon côté + l'écosystème évolue bien ils essaient d'intégrer Paypal et autres
@Leuronzo Quasi aucun litige passe avec Chargeflow bien configuré, pour Mastercard faut mettre le descriptor et Visa faut envoyer le MCC/BIN/CAID. Le seul souci c'est que si on additionne ce coût avec les % de frais PSP de base (SP, Paypal, devise) ça peut taper 10% du CA selon le marché
@mohatnsr Campagne top creas>Strategy:Bid cap>Ça opti le CPA pas le ROAS, avec un histo CPA 20, cap<20=zombie et cap>20=risque de perte, si tu mets 30, il peut te faire 10K spend à 28 de CPA comme 10. C'est du trading pur et tu peux perdre bcp, déconseillé pr les débutants
Vraiment bien l'article, bcp sous estime le bid cap, une fois j'avais fait une campagne bid cap zombie avec 20k de budget, quasi pas de spend pdt longtemps et un jour bim 13k spend sur 1 seule créa mdr
@Ecom2singe T'as pu tester récemment? Cette année quand je suis passé de Stripe à SP mon CVR a explosé, je te partage mes stats récentes sur 3 marchés différents (via Meta) Shop Pay représente 54%, 49%, 27% et ça va monter, rien à voir avec le taux d'acceptation mais je le vois comme tel
@Ecom2singe Ça c’est la version marketing, dans la réalité un MoR qui récupèrent les déchus de SP/Stripe se tape énormément d’amendes et va diminuer l’addition en refusant des transactions + utiliser son routage pour lisser les litiges. Un shop SP-Paypal explose le CVR d’un whop, large