Association loi 1901 dont le but est d’améliorer le bien-être de nos soldats d’élites en opération extérieure (forces spéciales et commandos parachutistes)
Quelques secondes avant l’enfer : ces hommes qui vont courir droit dans l’Histoire
À bord du Landing Craft Infantry, tout est déjà joué. Les hommes de la 1st Special Service Brigade ne parlent presque plus. Devant eux, la côte normande. Derrière eux, des mois de préparation, de doutes, d’entraînement. Et entre les deux, cet instant suspendu où chacun sait exactement ce qui va se passer, sans pouvoir encore agir. Nous sommes le 6 juin 1944, dans les premières heures du Jour J. Le secteur Sword, et plus précisément Queen Red Beach, attend.
Ces commandos, placés sous le commandement de Lord Lovat, ne sont pas là pour tenir la plage. Leur mission est plus exigeante. Plus risquée aussi. Ils doivent débarquer, quitter immédiatement la zone de mort que représente le rivage, et progresser à toute vitesse vers l’intérieur des terres. Leur objectif est clair : établir la jonction avec la 6th Airborne Division, qui tient les ponts sur le canal de Caen et l’Orne, dont Pegasus Bridge. Si ces positions tombent, le flanc est du débarquement est exposé.
Quand la rampe du LCI s’abaisse, il n’y a pas d’hésitation. Les hommes sortent, se dispersent, avancent. Pas de regroupement inutile. Pas d’arrêt. La plage est un piège. Elle doit être traversée, pas occupée. Leur force, c’est la vitesse, la coordination, la capacité à transformer un chaos initial en mouvement organisé.
Très vite, ils franchissent les premières lignes, contournent les points de résistance et s’enfoncent dans les terres. Leur progression n’est pas spectaculaire. Elle est efficace. C’est ce qui fait la différence. Dans les heures qui suivent, la jonction avec les troupes aéroportées est réalisée. Objectif atteint. Et avec lui, un élément clé du succès du débarquement sur ce secteur.
Ce moment, à bord du LCI, juste avant l’impact, est peut-être le plus révélateur. Pas encore dans l’action. Plus vraiment dans l’attente. Un point de bascule. Là où tout ce qui a été appris va être mis à l’épreuve, en quelques minutes. Sans retour possible.
Alexandre Lofi (1917-1992) : un officier des commandos de la France libre
Le 7 mars 1992 disparaît le commandant Alexandre Lofi, l’un des officiers issus de la France libre et Compagnon de la Libération. Son parcours appartient à cette génération d’hommes qui, au moment de la défaite de 1940, refusèrent l’idée d’une France vaincue. Comme d’autres marins et soldats qui répondirent à l’appel du général de Gaulle, il choisit de poursuivre le combat, loin du territoire occupé, au sein des Forces françaises libres.
Dès l’été 1940, Alexandre Lofi rejoint les unités qui se constituent autour des volontaires français ralliés à la France libre. Il sert successivement au 1er bataillon de fusiliers marins puis au 2e bataillon de fusiliers marins. Ces formations regroupent des marins décidés à continuer la guerre aux côtés des Alliés. Après avoir quitté l’Angleterre, Lofi rejoint les territoires africains ralliés à la France libre, notamment le Cameroun, où ces unités se réorganisent et poursuivent leur engagement militaire dans les campagnes menées en Afrique et au Moyen-Orient.
Promu officier des équipages, il participe ensuite à différentes opérations sur plusieurs théâtres d’opérations. À la fin de l’année 1942, il est engagé dans la défense des côtes du Liban, à un moment où les forces françaises libres consolident leur présence dans la région du Levant et participent à la sécurisation de ce secteur stratégique. L’année 1943 marque un tournant décisif dans sa carrière militaire. Alexandre Lofi se porte volontaire pour rejoindre le 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos, l’unité formée et commandée par le capitaine de corvette Philippe Kieffer. Ces volontaires français sont intégrés et entraînés au sein des commandos britanniques afin de participer aux futures opérations amphibies alliées.
Le 6 juin 1944, Alexandre Lofi fait partie des 177 commandos français qui débarquent en Normandie. À la tête de la 8ᵉ compagnie, il participe à l’assaut du casino fortifié de Ouistreham, objectif stratégique du secteur britannique de Sword Beach. Après ce premier combat, son unité contribue à sécuriser les ponts de l’Orne et à défendre ce secteur essentiel pour permettre aux troupes alliées de progresser vers l’intérieur de la Normandie.
La campagne ne s’arrête pas là pour les commandos franco-britanniques. À la fin de l’année 1944, Alexandre Lofi se distingue de nouveau lors des opérations menées aux Pays-Bas, notamment à Flessingue et sur l’île de Walcheren, dans le cadre de la bataille de l’Escaut. Ces combats extrêmement difficiles visent à neutraliser les défenses allemandes contrôlant l’accès maritime au port d’Anvers, un objectif vital pour la logistique alliée en Europe.
Pour son engagement et son courage au combat, Alexandre Lofi reçoit de nombreuses distinctions. Il est officier de la Légion d’honneur, commandeur de l’Ordre national du Mérite, titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec trois citations et décoré de la Military Cross britannique.
Son nom reste aujourd’hui associé à celui des commandos Kieffer, seule unité française à avoir débarqué le 6 juin 1944. À travers son parcours, Alexandre Lofi incarne l’engagement de ces combattants de la France libre qui, dès 1940, décidèrent de continuer la guerre jusqu’à la libération de l’Europe.
Colleville-sur-Orne, 6 juin 1944 : la marche silencieuse de 45 Commando
Quand la vitesse protège tout le flanc Est du Débarquement
Le 6 juin 1944, alors que le débarquement britannique est encore en cours sur Sword Beach, les hommes de 45 Royal Marine Commando quittent la plage pour progresser vers l’intérieur des terres. Rattachée à la 3rd Infantry Division, l’unité fait partie de la 1st Special Service Brigade, commandée par Simon Fraser. Sa mission est claire : débarquer à Queen Red Beach, avancer sans délai et renforcer les troupes aéroportées qui tiennent les ponts sur le canal de Caen et l’Orne.
Les commandos arrivent à terre vers 9 heures du matin, après les premières vagues d’infanterie. Sword Beach, divisée entre Queen White et Queen Red, reste dangereuse. Des points de résistance allemands tiennent encore. Les traces du combat sont partout : épaves, blessés, matériel abandonné. Mais l’instruction des commandos est sans ambiguïté. La plage n’est pas un objectif. Elle est un passage à quitter au plus vite. 45 Commando s’engage alors sur les routes étroites menant vers Colleville-sur-Orne, à une dizaine de kilomètres au nord-est de Caen. La progression se fait en colonne, disciplinée, sans précipitation inutile. Les routes sont encombrées, la menace allemande encore présente sous forme d’arrière-gardes et de tirs isolés. Pourtant, l’unité maintient son rythme. L’essentiel est de ne pas perdre l’élan.
Colleville n’est pas un objectif à conquérir. C’est un point de passage sur l’axe menant vers les positions aéroportées. Dans la nuit, les parachutistes de la 6th Airborne Division ont pris et tenu Pegasus Bridge et les secteurs de Ranville. Leur isolement est réel. Chaque minute compte. En poursuivant leur avance et en assurant la jonction entre la plage et les forces aéroportées, les hommes de 45 Commando participent directement à la sécurisation du flanc est de toute l’opération Overlord. Leur progression empêche toute contre-attaque allemande venant de Caen ou d’Ouistreham de menacer le débarquement.
La photographie conservée sous la référence IWM B 5067 ne montre ni combats spectaculaires ni gestes héroïques. Elle montre mieux que cela : des hommes qui avancent, conscients que leur mission dépasse leur propre sort. À Colleville-sur-Orne, la guerre ne se gagne pas par l’exploit isolé, mais par la continuité de l’effort et la fidélité à la mission.
Le 1er RPIMa a récemment fait sauter un grand Monsieur.
Saurez-vous deviner qui ?
Réponse dans quelques heures dans un reportage signé Soutien Commando.
🇫🇷 CONFÉRENCE EXCEPTIONNELLE – LES SAS DE LA FRANCE LIBRE 🇫🇷
Ils étaient un peu plus de 2 000 Français à refuser la défaite de 1940. Ils ont tout quitté pour rejoindre le général de Gaulle et poursuivre le combat au sein de la France Libre.
📍 Vendredi 5 juin à 18h30
📍 Palais des Congrès de Lourdes
À l’occasion d’une conférence consacrée aux parachutistes SAS de la France Libre (FFL et SAS), venez découvrir l’histoire de ces hommes d’exception qui ont participé aux opérations les plus audacieuses de la Seconde Guerre mondiale.
🎙️ Avec :
• Jean-Christophe Dumont, qui présentera l’histoire opérationnelle et stratégique des unités parachutistes françaises, de la création de la 1ère Compagnie d’Infanterie de l’Air en 1940 aux missions conduites au sein du SAS britannique.
• Philippe Vergé, qui mettra en lumière le parcours des parachutistes bigourdans engagés dans la libération de la France.
📚 Cette conférence bénéficie également du concours de Alain Mouchet, auteur de l’ouvrage Les Français libres des Hautes-Pyrénées.
🎖️ Un rendez-vous incontournable pour tous les passionnés d’histoire militaire, de parachutisme et de mémoire combattante.
Parce que leur héritage mérite d’être transmis.
🇫🇷 CONFÉRENCE EXCEPTIONNELLE – LES SAS DE LA FRANCE LIBRE 🇫🇷
Ils étaient un peu plus de 2 000 Français à refuser la défaite de 1940. Ils ont tout quitté pour rejoindre le général de Gaulle et poursuivre le combat au sein de la France Libre.
📍 Vendredi 5 juin à 18h30
📍 Palais des Congrès de Lourdes
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• Philippe Vergé, qui mettra en lumière le parcours des parachutistes bigourdans engagés dans la libération de la France.
📚 Cette conférence bénéficie également du concours de Alain Mouchet, auteur de l’ouvrage Les Français libres des Hautes-Pyrénées.
🎖️ Un rendez-vous incontournable pour tous les passionnés d’histoire militaire, de parachutisme et de mémoire combattante.
Parce que leur héritage mérite d’être transmis.
Louis Lanternier : un commando français dans l’assaut du Jour J
Au sein des Forces françaises libres, certains hommes incarnent une génération qui refusa la défaite et choisit de poursuivre le combat aux côtés des Alliés. Le sergent Louis Lanternier fait partie de ces volontaires. Membre des commandos français entraînés en Grande-Bretagne, il appartient à cette poignée d’hommes qui participèrent directement au Débarquement de Normandie le 6 juin 1944.
Comme tous les futurs commandos français, Louis Lanternier suit l’un des entraînements les plus exigeants de la guerre. Il est formé au centre britannique d’Achnacarry Commando Training Centre, en Écosse. Là, les volontaires français rejoignent les commandos britanniques et subissent un programme extrêmement dur : marches forcées dans les Highlands, combat rapproché, manœuvres amphibies, sabotage et opérations nocturnes. Seuls les plus déterminés terminent cette formation. Ces hommes constituent le 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos, commandé par le capitaine de corvette Philippe Kieffer. L’unité est intégrée au No. 10 (Inter-Allied) Commando, une formation britannique regroupant des commandos issus de plusieurs nations alliées. Avec le temps, ces volontaires français seront simplement connus sous le nom de « commandos Kieffer ».
Le 6 juin 1944, Louis Lanternier fait partie des 177 commandos français engagés dans le débarquement en Normandie. Intégrés au No. 4 Commando, ils débarquent à Ouistreham, sur le secteur britannique de Sword Beach. Leur mission est claire : prendre d’assaut les positions allemandes de la ville, neutraliser les défenses côtières et progresser vers les ponts de l’Orne afin de rejoindre les parachutistes britanniques qui les tiennent depuis l’aube. Les combats sont violents. Les commandos avancent rue par rue dans Ouistreham, affrontant des positions allemandes solidement installées. L’objectif principal est le casino fortifié qui domine le secteur. Après de durs affrontements, les commandos parviennent à progresser vers l’intérieur des terres et rejoignent les troupes alliées près du Pegasus Bridge, consolidant ainsi l’aile est du débarquement.
L’action des commandos Kieffer a marqué durablement l’histoire militaire française. Leur engagement au sein des commandos britanniques a laissé une trace symbolique encore visible aujourd’hui : cette unité française est la seule autorisée à porter son béret avec l’insigne placé à gauche, à la manière des commandos britanniques, en hommage à son origine.
Après la guerre, Louis Lanternier mène une vie plus discrète. Comme beaucoup d’anciens combattants de cette génération, il ne cherche pas la reconnaissance publique. Il appartient simplement à ces hommes qui, un matin de juin 1944, ont débarqué sur les plages de Normandie pour reprendre pied en Europe occupée. Louis Lanternier s’éteint en 1986, laissant derrière lui le souvenir d’un soldat de la France libre et d’un commando du Jour J.
Faut-il envoyer nos commandos dans nos rues ? Une réponse qui dérange
À chaque crise majeure, la même idée revient. Attentat, menace élevée, tension intérieure, émeutes suite à un évènement sportif… et cette question, presque instinctive : pourquoi ne pas engager nos commandos sur le territoire national ? Après tout, ce sont les meilleurs. Les plus entraînés. Les plus rapides. Ceux qui interviennent là où les autres ne peuvent pas. Alors pourquoi les garder en retrait quand la menace est ici ?
La réponse n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air. Les forces spéciales ne sont pas conçues pour occuper le terrain au quotidien. Elles sont calibrées pour des actions ciblées, brèves, souvent discrètes, avec un objectif précis et un cadre très particulier. Leur efficacité repose sur la surprise, la rapidité et la liberté d’action. Transposées dans un environnement civil dense, avec des contraintes juridiques fortes et une visibilité permanente, leur mode d’action change profondément.
Il existe déjà en France des unités spécialisées pour ce type de missions sur le territoire national. Le GIGN, le RAID ou encore la BRI (que l'association Soutien Commando soutient aussi par ses actions) sont précisément entraînés pour intervenir dans un cadre civil, avec des règles d’engagement adaptées à la protection de la population. Leur mission est d’agir au cœur de la société, là où chaque décision doit intégrer des enjeux juridiques, politiques et humains très spécifiques.
Les commandos, eux, relèvent du Commandement des opérations spéciales, de la 11e Brigade Parachutiste et de la 27e Brigade d'Infanterie de Montagne, sont conçues pour des théâtres extérieurs, souvent dans des environnements instables ou hostiles. Leur engagement sur le territoire national existe, mais il reste exceptionnel, encadré et complémentaire. Lors de certaines situations extrêmes, leur expertise peut être sollicitée, mais toujours en articulation avec les forces de sécurité intérieure.
Au fond, la question n’est pas de savoir si elles pourraient intervenir davantage. Elles en ont les capacités. La vraie question est de savoir si c’est souhaitable. Car faire intervenir des unités militaires d’élite dans la gestion quotidienne de la menace intérieure reviendrait à modifier profondément l’équilibre entre armée et société civile. Cela brouillerait les rôles, déplacerait des compétences déjà maîtrisées par d’autres services, et risquerait de banaliser un outil qui, par nature, doit rester exceptionnel.
Les commandos ne sont pas absents. Ils sont en réserve. Prêts à intervenir quand la situation dépasse tout le reste. Et c’est précisément cette rareté qui fait leur force.
🪂 Retrouvailles devant le Mémorial des Guerres en Indochine
Après de longues années, trois anciens chuteurs se sont réunis à Fréjus (Var) : Chocho, Titof et Olivier — GCP, 35ᵉ RAP et 1ᵉ RCP.
Ensemble, ils se sont recueillis auprès des cendres du Général Bigeard et ont honoré la mémoire de René Clermont, père de Titof, qui a servi en Indochine puis en Algérie.
Une journée d’émotion et de fraternité d’armes. 🇫🇷
Ils ne disent rien… et pourtant ils tiennent quand tout s’effondre
La résilience du commando ne ressemble à rien de ce que l’on imagine. Elle n’est ni spectaculaire, ni démonstrative, ni bruyante. Elle est presque invisible. Dans les moments les plus durs, quand le corps fatigue, quand le froid s’installe, quand la pression devient constante, il n’y a pas de plainte. Pas parce qu’il faudrait jouer un rôle ou prouver quelque chose. Mais parce que se plaindre coûte cher. Très cher. Chaque mot inutile consomme de l’énergie mentale, et cette énergie, sur le terrain, est vitale.
Le commando ne nie pas la difficulté. Il ne la dramatise pas non plus. Il l’accepte, immédiatement, sans négociation intérieure. Il ne se demande pas pourquoi c’est dur. Il ne s’attarde pas sur ce qui pourrait être différent. Il ajuste. Il continue. Cette capacité à rester fonctionnel malgré l’inconfort, malgré la fatigue, malgré parfois la peur, repose sur une discipline intérieure extrêmement solide. Une forme de lucidité presque froide.
Ce qui frappe, c’est que cette résilience ne cherche jamais à être vue. Elle ne se raconte pas. Elle ne s’exhibe pas. Elle est là, simplement, dans la continuité de l’action. Dans le fait de faire ce qu’il y a à faire, sans bruit, sans commentaire, sans mise en scène. C’est souvent après coup, quand tout est terminé, que l’on réalise ce qui a été encaissé.
Et c’est précisément cela qui fait la différence. Quand tout commence à lâcher autour, quand les repères disparaissent, quand la fatigue devient écrasante, ce n’est pas la force brute qui fait tenir. C’est cette capacité silencieuse à ne pas céder mentalement. À rester aligné sur l’action. À avancer encore, sans avoir besoin de le dire.
photo : @largo_photographie
Commandos : coups d’éclat… ou levier stratégique décisif ?
Les opérations spéciales fascinent parce qu’elles frappent fort, vite, souvent de nuit, et toujours avec une précision impressionnante. Elles donnent l’image d’une guerre chirurgicale, maîtrisée, presque propre. Un raid, une cible neutralisée, une extraction réussie. Mais derrière ces actions spectaculaires, une question persiste. Ces opérations changent-elles réellement le cours d’une guerre… ou ne sont-elles que des coups d’éclat tactiques ?
À première vue, leur impact semble limité. Les forces spéciales ne prennent pas de territoires, ne tiennent pas une ligne de front, ne remplacent pas une armée conventionnelle. Elles agissent en profondeur, sur des objectifs précis : capturer un chef, détruire une infrastructure, recueillir du renseignement critique. Sur une carte stratégique, ces actions peuvent sembler ponctuelles. Presque marginales face à l’ampleur d’un conflit.
Et pourtant, leur véritable puissance est ailleurs. Une opération spéciale bien menée peut produire des effets disproportionnés. Neutraliser un leader clé peut désorganiser un réseau entier. Détruire une capacité logistique peut ralentir une offensive. Fournir du renseignement en temps réel peut orienter des décisions majeures. Les forces spéciales n’agissent pas pour gagner la guerre seules. Elles influencent la manière dont elle est menée.
Dans les conflits modernes, leur rôle s’est encore élargi. Elles sont souvent les premières engagées, les dernières à se retirer. Elles opèrent dans des zones grises, entre guerre ouverte et actions clandestines. Elles travaillent avec des partenaires locaux, forment, conseillent, structurent. Leur effet n’est pas toujours visible immédiatement. Il est progressif, cumulatif, parfois décisif à long terme.
Mais il faut rester lucide. Aucune guerre n’a été gagnée uniquement par des opérations spéciales. Elles sont un multiplicateur de puissance, pas un substitut. Lorsqu’elles sont utilisées sans stratégie globale, leur impact reste limité. Lorsqu’elles s’intègrent dans une manœuvre cohérente, elles deviennent un outil redoutable. La réalité est simple. Les forces spéciales ne gagnent pas les guerres. Mais sans elles, certaines guerres seraient beaucoup plus longues, plus coûteuses, et parfois perdues.
Série limitée EPIGN.
Fin de série
Couteaux manche jaune en série limitée de 20 (reste 3 unités)
Couteaux manche rouge en série limitée de 20 (reste 2 unités)
Disponibles en stock sur notre site.
Au profit de l'Association du Gendarme Parachutiste qui a pour but de faciliter, maintenir et développer entre tous ses membres des liens de solidarité, et d’amitié, conserver la mémoire des anciens membres de l'EPGM-EPIGN
On a refait une toute petite série de Maillot Jersey Soutien Commando !
De S à 2XL.
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Dispos sur le site
Certaines œuvres racontent plus qu’une histoire. Elles portent un combat. Une reconstruction. Une mémoire.
Nous sommes particulièrement fiers d’accueillir au sein de Soutien Commando cette œuvre consacrée à André Zirnheld, réalisée par Olivier Omont, blessé devenu artiste, membre du collectif Sold’Artistes.
Parce qu’au-delà de la symbolique de Zirnheld, figure intemporelle de l’engagement et du dépassement, cette œuvre raconte aussi une autre histoire : celle de femmes et d’hommes qui, après les blessures, continuent de créer, transmettre et inspirer.
Cette pièce occupera une place particulière dans nos actions autour de la mémoire commando.
Et parce que la mémoire doit aussi se construire concrètement, nous étudions la possibilité que cette œuvre trouve un nouveau foyer auprès d’un mécène ou passionné sensible à son histoire.
💡 Les fonds récoltés contribueraient directement au financement de notre projet des trois bustes André Zirnheld, un projet mémoriel qui nous tient particulièrement à cœur.
➡️ Si cette œuvre vous parle et que vous souhaitez en savoir plus, contactez-nous en message privé.
Un soutien pouvant, selon les modalités, s’inscrire dans un cadre fiscal ouvrant droit à déduction.
1942 : apprendre à tuer sans arme, la vérité brute de l’entraînement commando
Février 1942, Écosse. Dans le froid humide des Highlands, loin du front mais déjà plongés dans la guerre, des hommes s’entraînent à combattre sans fusil, sans baïonnette, sans rien d’autre que leur corps et leur volonté. Ce que montre cette scène n’a rien de spectaculaire. Pas de charges héroïques, pas de tirs nourris. Juste deux hommes qui s’affrontent à mains nues. Et pourtant, tout est là.
À cette époque, les commandos britanniques, et avec eux les volontaires alliés dont les Français qui rejoindront plus tard les unités de type Kieffer, suivent une formation d’une dureté extrême à Achnacarry et dans ses environs. Le combat non armé y occupe une place centrale. Pas comme une discipline sportive. Comme une nécessité opérationnelle. Dans un raid nocturne, dans un bâtiment, dans une tranchée, il arrive un moment où l’arme ne sert plus. Ou n’est plus disponible. Et là, tout repose sur quelques secondes.
Les techniques enseignées sont simples, brutales, efficaces. Neutraliser rapidement, sans hésitation. Frapper pour déséquilibrer, contrôler pour empêcher toute riposte, terminer avant que l’adversaire ne comprenne. Il ne s’agit pas de gagner un combat. Il s’agit de survivre. Et souvent, d’éliminer en silence. Ce type d’entraînement forge un réflexe. Une réponse immédiate. Le corps agit avant même que l’esprit ne formule une pensée complète.
Mais au-delà des gestes, c’est une transformation mentale qui s’opère. Accepter la proximité du combat. Le regard de l’autre. La violence directe, sans distance, sans filtre. Peu d’hommes y sont réellement à l’aise. Et c’est précisément pour cela que cet entraînement existe. Répéter, encore et encore, jusqu’à ce que l’inacceptable devienne maîtrisable.
Ces scènes d’entraînement, souvent oubliées derrière les grandes opérations, disent pourtant beaucoup de la réalité des commandos. Avant d’être des unités d’élite, ce sont des hommes préparés à l’extrême. Pas seulement à tirer. À agir, dans toutes les situations. Même les plus brutes.
Nouvelle Photo des CRAJ du 9e RIMA !
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Le Commando de Recherche et d’Action en Jungle (CRAJ) est une unité d’élite de l’armée de terre française, la seule spécialisée dans le combat en milieu équatorial. Le CRAJ est basé à Cayenne en Guyane française en sein du @9e_rima
Lise de Baissac : une Française dans la guerre clandestine de l’Europe occupée
Le 24 septembre 1942, dans la nuit noire au-dessus de la France occupée, un avion britannique traverse discrètement le ciel de la vallée de la Loire. À bord se trouve une jeune femme française de vingt-neuf ans. Son nom est Lise de Baissac. Dans les documents secrets qui accompagnent sa mission, elle porte un autre nom : « Odile ». En quelques secondes, elle saute dans l’obscurité et devient l’une des premières femmes agents envoyées en France par le Special Operations Executive, le service britannique chargé de soutenir la résistance en Europe occupée.
À cette époque, la guerre clandestine menée par le SOE reste extrêmement dangereuse. Les agents parachutés doivent organiser des réseaux, établir des contacts avec la Résistance et préparer les futures opérations alliées, tout en évitant les services de sécurité allemands. Beaucoup d’entre eux seront arrêtés ou exécutés. Pour circuler dans la région sans attirer l’attention, Lise de Baissac adopte une couverture inhabituelle : elle se fait passer pour une archéologue étudiant les vestiges antiques de la vallée de la Loire. Ce rôle lui permet de parcourir la campagne, d’observer les routes, les voies ferrées et les terrains susceptibles de servir de zones de parachutage. Derrière cette apparente activité scientifique, elle prépare en réalité les futures opérations clandestines.
Peu à peu, elle met en place un réseau de contacts et contribue à organiser la réception d’armes, d’équipements et de radios envoyés depuis l’Angleterre. Son appartement, situé à proximité d’installations militaires allemandes, devient un point de passage discret pour les agents clandestins et les membres de la Résistance. La situation devient cependant de plus en plus dangereuse. Les services allemands renforcent leur surveillance et plusieurs réseaux sont démantelés. Lise de Baissac doit finalement quitter la France pour échapper à l’arrestation. Mais son engagement ne s’arrête pas là.
En 1944, elle revient clandestinement dans la France occupée sous une nouvelle identité, « Marguerite ». Cette fois, la mission s’inscrit dans la préparation du Débarquement de Normandie. Elle coordonne des actions de sabotage et transmet des renseignements sur les mouvements allemands, notamment sur les convois qui pourraient être envoyés vers la Normandie pour repousser l’invasion alliée.
Ces informations et ces actions de harcèlement contribuent à perturber les communications et les déplacements des forces allemandes dans les jours qui entourent le Jour J. Comme beaucoup d’agents du SOE, son travail reste longtemps invisible, mais il s’inscrit dans l’ensemble des opérations clandestines qui soutiennent la libération de l’Europe.
Après la guerre, Lise de Baissac reçoit plusieurs distinctions pour son engagement. Son parcours illustre le rôle essentiel joué par les femmes dans la guerre secrète menée derrière les lignes ennemies. Sans uniforme, souvent seules, elles ont pris des risques considérables pour soutenir la Résistance et préparer le retour des forces alliées.
Robert Bonnafous appartient à cette génération d’hommes que la guerre n’a jamais vraiment quittés. Ancien résistant du maquis de Bir Hakeim pendant la Seconde Guerre mondiale, il arrive en Indochine au début des années 1950 encore jeune officier. En juillet 1953, à seulement 26 ans, il prend le commandement du Commando 20, une unité de contre-guérilla engagée dans les opérations les plus exigeantes du delta tonkinois. Dans ce théâtre complexe, mêlant rizières, canaux et villages difficiles à contrôler, les commandos sont utilisés comme forces de choc, mobiles, capables d’agir vite et fort. Dès août 1953, son unité est engagée dans le secteur d’Haïphong lors de l’opération « Claude », avant de rejoindre la Dinassaut 4 pour les opérations « Brochet » sur le canal des Bambous. Ces actions combinent manœuvre fluviale et assauts terrestres, appuyées par les bâtiments armés de la Marine. Les commandos du « 20 » y mènent leurs premiers engagements d’ampleur, nettoyant les villages et capturant des cadres vietminh.
Mais c’est en janvier 1954 que l’histoire bascule. Dans la nuit du 20 au 21 janvier, dans la région de Ninh Binh, le poste de Gian Khau est violemment attaqué. Le Commando 20, stationné à proximité, subit à son tour des assauts répétés. Après une nuit entière de combat défensif, Bonnafous reçoit l’ordre de porter secours à la position menacée. En route, ses 111 hommes tombent dans une embuscade soigneusement préparée. Le combat dure plusieurs heures. Les munitions s’épuisent. L’encerclement se resserre. À l’issue de cet affrontement, le Commando 20 est anéanti en tant qu’unité constituée. Les pertes sont lourdes. Une partie des hommes est tuée, les survivants capturés par le Viet Minh.
La captivité ouvre alors un autre chapitre, souvent moins connu mais tout aussi brutal. Les prisonniers sont internés dans des camps de détention où les conditions sont extrêmes. Sous-alimentation, maladies, épuisement physique, pression idéologique permanente. Bonnafous tente à plusieurs reprises de s’évader. Il est finalement transféré dans le camp de rééducation n°5, réputé pour sa dureté. Les chiffres connus sur ces camps témoignent d’un taux de mortalité très élevé parmi les prisonniers français, en particulier ceux issus des unités engagées dans les combats du delta. À sa libération, il est dans un état physique critique, ayant perdu une grande partie de son poids.
Ce qui distingue pourtant Bonnafous, ce n’est pas seulement ce qu’il a enduré, mais ce qu’il fait ensuite. De retour en France, il reprend le service actif. Affecté au 1er régiment de chasseurs parachutistes, il choisit ensuite de rejoindre l’aviation légère de l’armée de Terre en 1956. Il sert en Algérie comme pilote, d’abord sur avion léger de type Piper pour des missions de reconnaissance, puis sur hélicoptère Bell pour des évacuations sanitaires sous le feu. Il totalise plus de 2 000 missions de guerre, preuve d’un engagement opérationnel exceptionnel dans la durée. Sa carrière se poursuit jusqu’à des fonctions de commandement, notamment à la tête du 3e régiment d’infanterie à Nîmes, avant de quitter le service actif en 1980.
Robert Bonnafous meurt le 4 février 2007 dans l’Hérault. Son parcours résume une forme de continuité rare. Résistance, Indochine, captivité, Algérie. Plusieurs guerres, plusieurs vies dans une seule. Mais une constante demeure. La capacité à revenir. À reprendre le combat, malgré tout.
Photo originale + photo restaurée par Gemini
LES BÉNÉFICES SERONT CONSACRÉS À UNE ACTION POUR LES UNITÉS DE LA BRI.
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Epaisseur de la lame : 4 mm
Dureté : 59-60 HRC
Poids : 40 g
Manche en paracorde
Livré avec étui Kydex muni d'un clip métal