J’ai exactement eu le même cheminement intellectuel que Louise.
Au Lycée, j’étais de gauche par naïveté : "la guerre et la pauvreté, c’est pas gentil ; il faut donc taxer les milliardaires".
J’arrive à la fac. Je vois tous ces crasseux. Je suis mal à l’aise. Mais, je reste encore un peu idéaliste. Je vois les 1ers blocages, je vois des étudiants issus du peuple, qui bossent pour financer leurs études supplier, pleurer en AG et supplier de lever le blocage. Ça me bouleverse.
Après, je constate que la fac est un champ de ruines : des tags, de la merde dans les couloirs, des canettes de bière partout, des restes de joints.
Je me dis : "si c’est ça la gauche, ce n’est pas possible". Je suis perdu, parce que je pense aussi que la droite est méchante, parce que j’étaus conditionné.
Puis, les étudiants hostiles au blocage se sont regroupés. Je les ai rejoints. Il y avait de tout : des maurassiens, des UMP, des libertariens, des nationalistes divers. En discutant avec eux, je découvre des gens intelligents et cultivés. C’était des gens ouverts aux antipodes du sectarisme gauchiste. Même les vrais "fascistes" que j’ai fréquentés étaient moins "fachos" que les antifas. Je me mets à lire des auteurs qu’ils me conseillent. Ça allait de Joseph de Maistre, le contre-révolutionnaire, à Ayn Rand la libertarienne, en passant par Barrès, Léon Daudet, Tocqueville, etc..
Et là, c’est le déclic. Cette pensée de droite, tant carricaturée, devenait la voix de la raison.
Il y a un juge en France qui a décidé de s’affranchir de sa neutralité.
Il convoite aujourd’hui les plus hauts postes de la magistrature.
Il paraît qu’enquêter sur un magistrat est interdit par la bien-pensance : nous l’avons fait.
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