Le 4 mai 1979, Margaret Thatcher était portée au pouvoir. Première femme à prendre, par les urnes, la tête d’une grande démocratie d’Europe occidentale, elle incarne ce que la politique peut produire de plus grand : le courage face aux conformismes, la volonté de transformer en profondeur, et un bilan exceptionnel qui a sauvé son pays.
Face à une Grande-Bretagne plongée dans un déclin qui semblait inéluctable, rongée par l’inflation, les grèves à répétition et le socialisme rampant, elle a eu le courage de dire non aux syndicats tout-puissants, non à l’État obèse, non au fatalisme ambiant.
Sa puissance réformatrice fut sans équivalent depuis l’après-guerre : privatisations massives, baisse des impôts, promotion de l’initiative individuelle, accès à la propriété pour les locataires de logements sociaux, restauration de la souveraineté nationale (Falklands inclus).
Réélue deux fois, elle a libéré les énergies créatrices de son pays, redressé l’économie britannique et forcé le respect de ses adversaires qui ont dû conserver l’essentiel de son héritage.
Margaret Thatcher nous rappelle une vérité intemporelle : les grandes nations se relèvent quand des dirigeants osent briser les tabous, refuser les facilités du statu quo et placer la liberté et la responsabilité au cœur du projet politique.
L’époque n’est pas la même, les défis numériques, démographiques et écologiques sont au centre des enjeux actuels. Mais les ressorts du redressement restent les mêmes.
Hommage à une femme d’exception, qui constitue une source d’inspiration pour tous ceux qui croient que la réforme courageuse est la seule réponse au déclin.
Dans la France de 2026 aussi, « work to be done », il y a énormément de travail à accomplir. Nous le ferons avec @nouv_energie !
Récemment je parlais avec un politique de haut vol qui a quitté la politique. Un mec brillant, cultivé, qui a fréquenté le sommet de l'État pendant des années. Il m'a dit un truc qui m'a fasciné.
"Je ne suis pas tombé dans le gauchisme intellectuel au sens économique du terme parce que je me suis intéressé à la science et à la biologie avant de m'intéresser à la politique. La science t'apprend un truc fondamental : tu ne négocies pas avec le réel. Une hypothèse est vraie ou fausse, indépendamment de ce que tu voudrais qu'elle soit. Et quand tu appliques cette rigueur à l'économie, le socialisme ne survit pas au contact des données."
Cette phrase m'a obsédé pendant des jours. Parce qu'elle explique un des phénomènes les plus fascinants du paysage intellectuel français : comment des gens objectivement brillants, cultivés, grands lecteurs, peuvent réciter en économie une soupe marxiste réfutée depuis 150 ans sans sourciller.
La réponse c'est le silotage intellectuel. Et c'est un piège dans lequel tombent les esprits les plus brillants.
Quand tu es un littéraire pur, que tu as lu Zola, Hugo, Sartre, Bourdieu, que toute ta formation intellectuelle est construite sur la critique sociale et la dénonciation des inégalités, tu développes une grille de lecture du monde qui est cohérente, esthétiquement séduisante et émotionnellement puissante. Le problème c'est qu'elle est construite sur des prémisses économiques fausses. Mais tu ne le sais pas, parce que tu n'as jamais ouvert un livre d'économie sérieux, tu n'as jamais monté une boîte, tu n'as jamais eu à faire une paie, tu n'as jamais pris un risque financier de ta vie.
Tu es brillant dans ton domaine. Mais ton domaine ne t'a jamais confronté au réel économique. Alors tu extrapoles. Tu prends ta grille littéraire et tu l'appliques à l'économie. Et ça donne Piketty. Et ça donne Zucman. Des mecs intellectuellement brillants qui construisent des châteaux de cartes sophistiqués sur des prémisses économiques fausses.
Les gens qui ont la vision la plus juste de l'économie, ceux que j'ai croisés en tout cas, sont toujours des profils multidisciplinaires. Un mec qui a monté une boîte, qui a lu de la science, qui s'intéresse à l'histoire, qui a voyagé, qui a fait de la littérature. Parce que l'économie c'est pas un domaine isolé. C'est l'intersection de la nature humaine, des mathématiques, de l'histoire et de la psychologie.
Quelqu'un qui n'a fait que de la littérature et n'a jamais monté une société de sa vie peut très facilement tomber dans le gauchisme économique. Parce que sa grille de lecture du monde est construite exclusivement sur l'empathie et la critique, jamais sur la confrontation avec les contraintes du réel. Il voit les inégalités mais pas les mécanismes qui les réduisent. Il voit la souffrance mais pas ce qui la fait reculer historiquement. Il voit le symptôme et propose un remède qui aggrave la maladie.
Et d'ailleurs le libéralisme économique n'est pas une idéologie. C'est le contraire d'une idéologie. Une idéologie te dit comment le monde devrait fonctionner et force la réalité à s'y conformer. Le libéralisme observe comment le monde fonctionne réellement et construit des institutions qui s'alignent avec la nature humaine au lieu de la combattre.
Les humains sont égoïstes ? Le marché transforme l'égoïsme en coopération par l'échange volontaire. Les humains sont faillibles ? La concurrence élimine les mauvaises décisions sans avoir besoin d'un planificateur omniscient. Les humains concentrent le pouvoir ? La décentralisation et les contre-pouvoirs limitent les dégâts.
Taleb dirait que le socialisme est fragile, il casse au premier choc parce qu'il concentre les décisions. Le social-démocratisme est robuste, il résiste mais ne s'améliore pas. Et le libéralisme est antifragile, il s'améliore sous le stress parce que la concurrence et la destruction créatrice éliminent ce qui ne marche pas.
Les intellectuels français qui récitent du Marx en 2026 ne sont pas bêtes. Ils sont silotés. Et dans un pays où l'éducation nationale enseigne les "défaillances du marché" sans jamais mentionner les défaillances de l'État, où Hayek, Mises et Buchanan sont absents des programmes, et où l'entrepreneur est invisible dans les manuels scolaires, c'est pas surprenant.
Le problème c'est pas l'intelligence des gens. C'est la largeur de leur fenêtre sur le réel économique.
Je vais prendre le temps de répondre sérieusement à "la croissance infinie dans un monde fini c'est impossible" parce que c'est la deuxième erreur la plus répandue dans le débat économique français, juste après la théorie de la valeur-travail. C'est un raisonnement qui a l'air évident, qui semble relever du bon sens, et qui est fondamentalement faux. Et comprendre pourquoi il est faux, c'est comprendre pourquoi on n'est même pas au début du potentiel humain.
L'argument repose sur une prémisse implicite : croissance = consommation de ressources physiques. Plus de PIB = plus de pétrole brûlé, plus de minerais extraits, plus de forêts rasées. Si c'était vrai, alors oui, on finirait par tout épuiser. Sauf que ce n'est pas ce que la croissance signifie. Et ça n'a jamais été ce que ça signifie.
La croissance c'est la création de valeur. Et la valeur c'est pas de la matière, c'est de l'utilité. Un smartphone contient moins de matériaux qu'un téléphone fixe des années 80 et il remplace un appareil photo, un GPS, une encyclopédie, un lecteur de musique, un fax, une calculatrice, un réveil, une lampe torche, un magnétophone, une boussole, un carnet d'adresses et des centaines d'autres objets. Plus de valeur, moins de matière. C'est ça la croissance moderne.
Entre 1970 et 2020, le PIB américain a été multiplié par 3. Pendant la même période, la consommation d'énergie par dollar de PIB a été divisée par 2. La consommation d'acier par dollar de PIB a chuté de 60%. Le poids moyen d'une canette d'aluminium est passé de 85 grammes à 13 grammes. On fait plus avec moins. Et cette tendance s'accélère, elle ralentit pas.
Et c'est là que les gens confondent deux choses radicalement différentes. La croissance extensive, c'est produire plus en consommant plus de ressources. C'est le modèle du 19e siècle. La croissance intensive, c'est produire plus de valeur avec moins de ressources. C'est le modèle vers lequel on tend de plus en plus. Et avec l'IA, on est sur le point de passer à la vitesse supérieure.
L'IA va permettre d'optimiser la consommation de ressources à un niveau qu'aucun humain ne pourrait atteindre. Les chaînes logistiques, l'agriculture de précision, la gestion énergétique des bâtiments, l'optimisation des réseaux électriques, la réduction des déchets industriels, tout ça va être optimisé par des agents IA qui trouvent des efficiences invisibles à l'oeil humain. C'est de la vraie croissance de PIB avec moins de ressources utilisées, pas plus.
Et surtout, les gens qui disent "ressources finies" raisonnent comme si on connaissait déjà toutes les ressources. On en connaît une fraction. Google DeepMind a développé GNoME, un outil d'IA qui a découvert 2.2 millions de nouveaux cristaux, dont 380 000 matériaux stables. C'est l'équivalent de 800 ans de découvertes en matériaux condensé en un seul projet. 52 000 nouveaux composés similaires au graphène. 528 nouveaux conducteurs lithium-ion, 25 fois plus que toutes les études précédentes combinées. Des matériaux pour des batteries plus efficaces, des semi-conducteurs plus performants, des supraconducteurs potentiels. Et ce n'est que le début.
L'idée que "les ressources sont finies" suppose qu'on sait ce que sont les ressources. Mais une ressource c'est pas un truc fixe dans la nature. Le pétrole n'était pas une ressource en 1700, c'était un liquide noir inutile. L'uranium n'était pas une ressource en 1900. Le silicium n'était pas une ressource en 1950, c'était du sable. Le lithium n'était pas une ressource en 2000. L'innovation transforme ce qui était inutile en ressource. Et l'IA accélère ce processus de manière exponentielle.
Et si on veut aller encore plus loin, il suffit de lever les yeux. Musk construit SpaceX pour coloniser Mars. Bezos construit Blue Origin avec une vision encore plus ambitieuse : déplacer l'industrie lourde dans l'espace pour préserver la Terre. Un seul astéroïde de type M contient plus de fer, de nickel et de platine que tout ce qui a jamais été extrait sur Terre. La ceinture d'astéroïdes contient des ressources estimées à des quintillions de dollars. On parle pas de "ressources finies", on parle de "ressources auxquelles on n'a pas encore accès". Et la différence est fondamentale.
La croissance n'est pas le problème. La croissance est la solution. C'est la croissance qui a permis de développer les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la dépollution. Chaque problème environnemental qu'on a résolu l'a été grâce à la technologie, financée par le capital, produite par la croissance. Pas par la décroissance. Pas par la sobriété imposée. Par l'innovation.
Les gens qui disent "il faut faire autrement" sans dire comment veulent en réalité une chose : que tu aies moins. Moins de confort, moins de mobilité, moins de choix, moins de liberté. Tout ça au nom d'un monde "fini" dont ils ne connaissent même pas 1% des possibilités. C'est du pessimisme déguisé en sagesse. C'est du malthusianisme réchauffé. Malthus prédisait la famine pour 1 milliard d'humains. On est 8 milliards et on n'a jamais aussi bien mangé.
On est à 0.001% du potentiel de croissance de l'humanité. On vit sur une seule planète alors qu'il y a des milliards de corps célestes. On utilise une fraction des matériaux disponibles. On vient à peine de découvrir l'IA. On commence à peine à comprendre la fusion nucléaire. Dire "le gâteau ne peut plus grandir" en 2026, c'est comme un paysan en 1800 qui regarde son champ et dit "on pourra jamais nourrir plus de gens que ça". Il avait pas tort sur son champ. Il avait tort sur l'imagination humaine.
Le gâteau ne va pas arrêter de grandir. Il va grandir d'une manière que tu ne peux même pas imaginer aujourd'hui. Et la seule chose qui pourrait l'empêcher, c'est exactement ce que les décroissants proposent : arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de chercher. C'est-à-dire tuer le seul moteur qui nous a sortis de la misère et qui résoudra les problèmes que la misère a créés.
Sur @LCI, @ANAISBOUTON, @DominiqueReynie: «Nous aurions dû avoir un débat sur notre déficit abyssal, 175 Mds€ ! mais le débat a porté mystérieusement sur la "justice fiscale", dans le plus égalitaire des pays riches, où 57% des ménages ne paient pas l’impôt sur le revenu.»
NIALL FERGUSON: MILEI HAS ACHIEVED IN 1 YEAR WHAT THATCHER IN 10
"What I have seen since Javier Milei was elected is an economic miracle. (...) the most broken economy is achieving an economic miracle.
Milei reduced the fiscal deficit from 5% of GDP to zero, he balanced the budget, and did it in his first year. You know, that took Margaret Thatcher 10 years in the United Kingdom."
Source: La Nación
@JMilei@nfergus
"La finalité d’une politique publique c’est de permettre aux individus d’être propriétaires de leur vie.
Je n’ai pas besoin d’un chef d’État qui me dit que je dois manger 5 fruits, 3 légumes par jour.
Je demande à ce qu’il s’occupe bien des services de l’État." @davidlisnard
Opening an entity can cost $150K and take months. RemoFirst helps you hire legally in 185+ countries — starting at $199/month. No bureaucracy, just action.
"Je n'investirai plus dans les villes avec une majorité écologiste" 😡
Auditionné à l'Assemblée nationale, le patron de Safran s'est indigné de l'accueil fait par les écologistes de Rennes à son projet d'usine. d'implantation.
💬 Olivier Andriès, directeur général de @SAFRAN
📚Laissez moi vous raconter l’histoire d’un conseiller régional du @RNational_off et d’un jeune @Nouv_Energie📚
🧵(1/5) - Tout commence avec @davidlisnard soulignant que le #RN était un énième parti social-étatiste et qu’il était impossible de s’allier en l’état des choses :
🏔️ Sur nos monts…
Ma chronique @LeTemps
Javier Milei 🇦🇷 en Suisse 🇨🇭 : l’Etat sobre face à la droite molle
Le président de la République argentine polarise, souvent volontairement. Reste qu’en pleine crise du pouvoir d’achat, «l’homme à la tronçonneuse» pose une question essentielle: quelle doit être la place de l’Etat dans nos sociétés?
Le meilleur moyen de renforcer le pouvoir d’achat des citoyens, c’est encore que l’argent qu’ils ont gagné reste dans leurs poches...
Lien dans les commentaires 👇 ⬇️
"Assainissons les comptes publics, mais pour ça , il faut
1. réduire le périmètre de l'action publique
2. augmenter la productivité
3. voir ce qui peut être externalisé. Il y a aussi des fonctions qui peuvent être mises en compétition" défend à raison @davidlisnard.
Faire en sorte qu’aucun chef d’entreprise n’ait à voir un politique. C’est ça, le libéralisme.
@davidlisnard a répondu aux questions et problématiques de 5 entrepreneurs sur @bfmbusiness : https://t.co/vVFAt4HOXQ
Excellente analyse de @DominiqueReynie. A écouter.
Et le chemin que le bloc central tente maintenant d'emprunter : l'alliance du "cercle de la raison" contre (cette fois-ci le #NFP, après avoir mobilisé pour le #NFP et contre le #RN) au lieu de la proposition pour régler les problèmes des Français, me donne la certitude la plus absolue que la marmite va continuer de bouillir.
Dans le fond, l'existence d'un bloc central est en soi une anomalie compte tenu du mode de scrutin.
La pire des erreurs serait de chercher à le maintenir coûte que coûte.
💡"L'enseignement de Raymond Aron est le meilleur antidote à l’extrémisme et au conformisme."
💬@davidlisnard, maire de Cannes et président de @Nouv_Energie.
🔎Voir l'intégralité du colloque, (re)lire notre recueil 👉 https://t.co/8OLRPAOckb
🗣️ «Nous perdons trop de temps en matière d’écologie à cause de courants qui n’ont pas digéré la chute du mur de Berlin et qui instrumentalisent la question écologique pour lutter contre la civilisation bourgeoise et industrielle» explique @FerghaneA