Le débat Lisnard/Philippe place le maire de Cannes très au delà de l’ancien premier ministre. C’est peut être un tournant de la campagne présidentielle!
Lee Kuan Yew était pragmatique, et un dirigeant pragmatique qui accepte la nature humaine sans chercher à la changer est bien plus libéral et humaniste qu'un constructiviste occidental, véritable petit dictateur en herbe.
L'ethnie, la tribu, la religion ne sont pas des constructions sociales arbitraires qu'on peut déconstruire et remodeler à volonté par la loi positive ou l'ingénierie sociale. Ce sont des réalités humaines profondes, les premiers socles de certitude dans le rapport à l'autre, antérieurs à toute institution politique.
Le modèle occidental a cru pouvoir effacer ces déterminismes par la force de la loi. Tout ce qu'il a réussi à faire, c'est dissoudre les fondements qui permettent de solidifier la société et de permettre aux individus de vivre ensemble. Ce que les constructivistes s'acharnent à faire, c'est finalement détruire l'ordre spontané et libéral qui émane organiquement des interactions individuelles. Sans ce socle, sans cette infrastructure spontanée, une société libre ne peut ni émerger ni perdurer.
Finalement, c'est relativement logique. Si l'étatiste, le socialiste et le constructiviste détestent le marché libre et ce qu'il peut créer, ils doivent tout autant détester les institutions spontanées qui échappent à leur contrôle. C'est donc bien l'ordre libéral et humaniste dans son ensemble qu'ils rejettent, pas uniquement son aspect économique et financier.
Récemment je parlais avec un politique de haut vol qui a quitté la politique. Un mec brillant, cultivé, qui a fréquenté le sommet de l'État pendant des années. Il m'a dit un truc qui m'a fasciné.
"Je ne suis pas tombé dans le gauchisme intellectuel au sens économique du terme parce que je me suis intéressé à la science et à la biologie avant de m'intéresser à la politique. La science t'apprend un truc fondamental : tu ne négocies pas avec le réel. Une hypothèse est vraie ou fausse, indépendamment de ce que tu voudrais qu'elle soit. Et quand tu appliques cette rigueur à l'économie, le socialisme ne survit pas au contact des données."
Cette phrase m'a obsédé pendant des jours. Parce qu'elle explique un des phénomènes les plus fascinants du paysage intellectuel français : comment des gens objectivement brillants, cultivés, grands lecteurs, peuvent réciter en économie une soupe marxiste réfutée depuis 150 ans sans sourciller.
La réponse c'est le silotage intellectuel. Et c'est un piège dans lequel tombent les esprits les plus brillants.
Quand tu es un littéraire pur, que tu as lu Zola, Hugo, Sartre, Bourdieu, que toute ta formation intellectuelle est construite sur la critique sociale et la dénonciation des inégalités, tu développes une grille de lecture du monde qui est cohérente, esthétiquement séduisante et émotionnellement puissante. Le problème c'est qu'elle est construite sur des prémisses économiques fausses. Mais tu ne le sais pas, parce que tu n'as jamais ouvert un livre d'économie sérieux, tu n'as jamais monté une boîte, tu n'as jamais eu à faire une paie, tu n'as jamais pris un risque financier de ta vie.
Tu es brillant dans ton domaine. Mais ton domaine ne t'a jamais confronté au réel économique. Alors tu extrapoles. Tu prends ta grille littéraire et tu l'appliques à l'économie. Et ça donne Piketty. Et ça donne Zucman. Des mecs intellectuellement brillants qui construisent des châteaux de cartes sophistiqués sur des prémisses économiques fausses.
Les gens qui ont la vision la plus juste de l'économie, ceux que j'ai croisés en tout cas, sont toujours des profils multidisciplinaires. Un mec qui a monté une boîte, qui a lu de la science, qui s'intéresse à l'histoire, qui a voyagé, qui a fait de la littérature. Parce que l'économie c'est pas un domaine isolé. C'est l'intersection de la nature humaine, des mathématiques, de l'histoire et de la psychologie.
Quelqu'un qui n'a fait que de la littérature et n'a jamais monté une société de sa vie peut très facilement tomber dans le gauchisme économique. Parce que sa grille de lecture du monde est construite exclusivement sur l'empathie et la critique, jamais sur la confrontation avec les contraintes du réel. Il voit les inégalités mais pas les mécanismes qui les réduisent. Il voit la souffrance mais pas ce qui la fait reculer historiquement. Il voit le symptôme et propose un remède qui aggrave la maladie.
Et d'ailleurs le libéralisme économique n'est pas une idéologie. C'est le contraire d'une idéologie. Une idéologie te dit comment le monde devrait fonctionner et force la réalité à s'y conformer. Le libéralisme observe comment le monde fonctionne réellement et construit des institutions qui s'alignent avec la nature humaine au lieu de la combattre.
Les humains sont égoïstes ? Le marché transforme l'égoïsme en coopération par l'échange volontaire. Les humains sont faillibles ? La concurrence élimine les mauvaises décisions sans avoir besoin d'un planificateur omniscient. Les humains concentrent le pouvoir ? La décentralisation et les contre-pouvoirs limitent les dégâts.
Taleb dirait que le socialisme est fragile, il casse au premier choc parce qu'il concentre les décisions. Le social-démocratisme est robuste, il résiste mais ne s'améliore pas. Et le libéralisme est antifragile, il s'améliore sous le stress parce que la concurrence et la destruction créatrice éliminent ce qui ne marche pas.
Les intellectuels français qui récitent du Marx en 2026 ne sont pas bêtes. Ils sont silotés. Et dans un pays où l'éducation nationale enseigne les "défaillances du marché" sans jamais mentionner les défaillances de l'État, où Hayek, Mises et Buchanan sont absents des programmes, et où l'entrepreneur est invisible dans les manuels scolaires, c'est pas surprenant.
Le problème c'est pas l'intelligence des gens. C'est la largeur de leur fenêtre sur le réel économique.
« Les sondages fleurissent pour désigner le candidat inévitable. Ils habillent cependant une réalité plus prosaïque : conserver les postes, préserver les réseaux, perpétuer le système. »
👉 Retrouvez la tribune de @davidlisnard dans @Le_Figaro : « Face à la caste, organisons une primaire ouverte »
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🔴💸 ALERTE : David Lisnard, maire le mieux élu de France, dit les termes sur la liberté.
"Je ne me sens aucun point commun avec une fausse droite que l’on retrouve aussi bien à LR qu’au RN ou chez les macronistes. Nous ce qu’on veut c’est une vraie rupture libérale." (Le Point)
Pour relancer le pouvoir d’achat des actifs, il faut baisser la dépense pour baisser les prélèvements (plafonnement des revenus sociaux, désindexation des retraites à partir d’un seuil, suppression d’organismes, etc).
Avec @Nouv_Energie :
COTISEZ MOINS POUR GAGNER PLUS
COUP DE GUEULE - Franchement… jusqu’où ira la course au buzz ? Aujourd’hui, un média a diffusé des images du sénateur communiste @OuzouliasP en train de vomir en pleine séance au Sénat.
On parle d’un homme qui souffre d’une maladie génétique, le syndrome de Gilbert. Fatigue extrême, stress, malaise… Et malgré ça, certains ont estimé que c’était “bon à diffuser”. Bon à buzzer. Bon à tourner en boucle sur les réseaux. On est tombés si bas que ça ? »
On peut être de droite, de gauche, du centre ou de nulle part : il y a un minimum de respect humain à avoir. Filmer la vulnérabilité de quelqu’un pour gratter des clics, c’est indécent. C’est même dangereux, parce que ça normalise le “tout montrer, tout exposer”, même ce qui relève de l’intime.
Alors oui : on peut discuter politique autant qu’on veut. On peut critiquer, débattre, s’opposer. Mais la dignité humaine n’est pas une variable d’ajustement pour un algorithme. Il est temps de dire STOP.
Quand il était président, De Gaulle estimait que l’argent public devait demeurer sacré.
Au palais de l’Élysée, il refusait catégoriquement que l’État règle la moindre dépense personnelle.
Son épouse, Yvonne de Gaulle, tenait un petit carnet dans lequel elle notait avec minutie toutes les dépenses familiales : électricité, nourriture, vêtements, savon…
Chaque mois, elle adressait un chèque au Trésor public pour rembourser ces frais privés.
Un jour, le comptable de l’Élysée lui fit remarquer que ce n’était pas “nécessaire”.
Elle répondit simplement :
> « Monsieur, tout ce qui n’est pas public est privé, et ce qui est privé, nous le payons nous-mêmes. »
Même leurs enfants et petits-enfants n’avaient pas le droit d’utiliser les voitures officielles pour leurs affaires personnelles.
Le Général rejetait les privilèges liés à sa fonction : il payait toutes ses factures personnelles à l’Élysée, jusqu’au prix du savon ou des repas familiaux.
Il refusa même son salaire présidentiel, vivant uniquement de sa pension de général.
À sa mort, il ne possédait aucune fortune, seulement sa maison de Colombey-les-Deux-Églises, achetée avant la guerre.
On raconte qu’il envoyait parfois des chèques au Trésor public lorsqu’il soupçonnait qu’une dépense privée avait pu être réglée par erreur avec de l’argent de l’État.