Je vais vous raconter une histoire un peu plus personnelle. La question de la betterave sucrière est un sujet que je connais de façon intime. Il se trouve que j'ai grandi à Soissons, dans l'Aisne, où se trouve l'une des principales sucreries à base de betteraves de France.
Quiconque a vécu dans le soissonais connait par coeur cette usine. Il faut dire qu'elle ne passe pas inaperçue, située au bord d'une des principales déviations de la ville, elle nous a toujours toisonné avec ses silos. Mais surtout, c'est son odeur qui me reste en mémoire. Car avoir une sucrerie dans sa ville, c'est quelque part accepter d'avoir un voisin légérement encombrant. C'est en effet accepter qu'une fois par an, sa ville subisse ses odeurs si particulières, entre celles qu'auraient rejeté des égoûts et une station d'épuration.
Désagréable me direz vous ? Pas vraiment. Paradoxalement, je n'ai jamais été géné par ces odeurs, ni mes copains ou l'ensemble de mes proches.
Pourquoi ? Parce que chaque année où ces odeurs sont présentes dans notre ville nous rappelle que c'est une année de gagnée avant sa fermeture. Un événement que tout le territoire redoute et auquel nous sommes tous suspendus depuis de trop nombreuses années.
Qu'on le veuille où non, cette sucrerie est un peu l'emblême industriel de notre ville. Nous avons tous grandi avec, générations après générations, et si j'aurais certainement préféré ne pas avoir à subir les odeurs de cette usine, jamais je n'aurais pu souhaiter qu'elles disparaissent.
Il faut bien comprendre que la betterave sucrière dans l'Aisne c'est une affaire sérieuse depuis longtemps. Introduite en 1811 par un décret de Napoléon 1er, l'Aisne avait été désignée à l'époque comme le premier territoire de production de betteraves du pays à une période où Napoléon cherchait à contourner le blocus des vaisseaux britanniques sur l'arrivée des denrées d'Amérique, et notamment du sucre. Et oui, que voulez vous, que ce soit lors de la 1ère guerre mondiale, de la 2ème, ou des guerres napoléoniques, l'Aisne aura toujours fait sa part pour servir la France. C'est ainsi par chez nous, c'est notre petite fierté locale à nous.
Cela fait donc plus de 2 siècles que ma ville, Soissons, et mon territoire, l'Aisne, vivent au rythme des betteraves sucrières.
Certains de mes copains d'écoles y travaillent en tant qu'ouvriers, tandis que d'autres, agriculteurs, en sont ses fournisseurs depuis toujours.
Car avec ses 190 employés, et ses dizaines de sous-traitants/fournisseurs, cette usine tient notre petite ville à bouts de bras depuis plusieurs années. Il faut dire que Soissons est un territoire dévasté de la mondialisation. Nous avons en effet assisté, impuissants, comme tout le nord du pays, à la fermeture méthodique et silencieuse de nos usines, soit pour raisons économiques, soit pour délocalisations.
Autrefois petite ville bourgeoise et dynamique de province, Soissons, est aujourd'hui devenu une terre de désolation économique sur laquelle règnent sans maitres, le chômage, la pauvreté et le Rassemblement National. Avec 25% de chômage, 30% de pauvreté, l'avenir ici rime depuis longtemps avec angoisse. Au niveau de l'Aisne ce n'est pas mieux, avec 4 circonscriptions législatives sur 5 remportées au 1er tour en 2024 par le RN, l'Aisne a tous les stigmates d'un territoire ouvrier délabré.
Alors quand j'entends cette diatribe de bobos parisiens deconnectés sur France Inter nous expliquer que la betterave sucrière au fond ce n'est pas indispensable, que tout ceci peut être rayé de la carte sans ménagements, tout ça parce qu'il veut se rassurer sur ses peurs irrationelles d'un produit chimique que 26 agences européennes sur 27 ont qualifié de sans danger pour l'Homme, je lui dirais bien d'aller se faire voir et de venir le dire en face aux ouvriers soissonais et à leurs familles qui ne vivent que par la betterave sucrière depuis 1811.
Cela pourrait être amusant de voir ça. Par contre, je préfère vous prévenir, je ne suis pas certain qu'il sorte de là vivant. En même temps je vous l'ai dit, nous sommes des durs à cuire, nous avons survécu à toutes les guerres, et nous survivrons aussi à celle que nous mène cette folie écologiste.
@JulienDive@PascaleGruny02@CremontAlain@_lunion@avocatdeschamps@CNEWS@LaurenceFerrari
On nous vend un mensonge depuis des décennies : "BIO" et "NATUREL" sont non seulement meilleurs pour vous, mais aussi pour la planète.
Ça a l’air génial, non ? 🚨 Sauf que CE N'EST PAS VRAI.
Encore un excellent 🧵 du chercheur @simonmaechling que j'adapte ici !
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Puisque @Leclerc_MEL me cite, effectivement je ne suis plus député mais effectivement j'étais rapporteur de la loi Egalim et je n'ai cessé et ne cesserai de dénoncer la tartufferie de @Leclerc_MEL qui n'a jamais su défendre qu'un seul pouvoir d'achat : le sien.
Sur la marge de 2%, demontons les montages fonciers et financiers et on aura les marges réelles qui sont bien au dessus des 2% (l'exemple de l'agneau est particulièrement bien choisi, il est incapable de justifier la marge)
@richardramos@GBessonMoreau@MFesneau@FNSEA@JeunesAgri@AgnesRunacher
Open-bar juridique pour la destruction aveugle d’installations agricoles, le saccage de cultures, le vol de matériel d’irrigation. Tout mon soutien et bon courage aux agriculteurs ! 💪🏻👩🏻🌾👨🌾
#agribashing#écovandalisme
Hier se tournait un reportage France3 sur le Château d'Aiguilhon. Charrière Distribution propose des exosquelettes en agriculture.
En partenariat avec la MSA, nous les essayons, les testons puis nous les proposons adaptés aux réels besoins des exploitants. #france3#agriculture
FAIT DU SOIR Tailler la vigne aidé d’un exosquelette : une expérimentation menée au Château d’Aiguilhon - Objectif Gard.
@CharrièreDistribution partenaire avec la MSA du Gard de la démarche. https://t.co/LDQUviEIeg
L'Angleterre approuve l'utilisation des néo nicotinoïdes sur les semences de #betteraves
dixit l'article : la décision n'a pas été prise à la légère et était basée sur une évaluation scientifique approfondie et rigoureuse."
@GuyotVincent02@agritof80
https://t.co/JP9JBkb6Z3
Faute de rentabilité, les #producteurs de #fruits doivent couper leurs vergers!
L’ #Energie plombe les trésorerie&la #distribution s’en moque.
La 🇫🇷 perdra des milliers d’emplois et importera des pommes!!
Non sens total!
J’en appelle aux députés pour rester ferme sur Loi #EGAlim
@ROUVINFred_VP@Dauvers70@Leclerc Le plus simple étant de favoriser le commerce local, tournez vous tout simplement vers un commerçant spécialisé en Alimentation Animale, vous aurez le juste prix généralement bien mois cher que la grande distribution et surtout des conseils sur des aliments adaptés de qualité.
La nouvelle ligne de #métro à #Rennes coûte 1,342 milliard€ avec l'objectif de transporter 110.000 voyageurs/jour, soit 12.200€/personne, càd le prix d'une voiture! C'est le choix du collectivisme🤮
➡️On construit TROP de transports en commun en France
https://t.co/3PslMU9cIS
Après l’accord sur l’#exportation des #céréales, la marine ukrainienne confirme que les ports d’Odessa, Tchornomorsk et Pivdenny ont repris leurs activités. Les premiers convois pourraient partir dans la 15aine. Les navires seront suivis par un centre de coordination en #Turquie.