Des entreprises américaines militent pour l'ouverture au moment où le leader de l'ouverture est chinois.
La position d'Anthropic, pour l'équilibre. Le 27 juillet, Dario Amodei a écrit que l'entreprise n'a jamais plaidé pour une interdiction des modèles à poids ouverts et qualifie les modèles ouverts non dangereux de bien public, tout en défendant les contrôles à l'export sur les puces, la répression de la distillation et des tests de sécurité obligatoires.
La Chine ne vend pas ses modèles. Elle les donne.
IT et Géopolitique
1/
Pékin a arrêté de courir après les modèles américains fermés. Elle a changé de terrain.
Au lieu de vendre l'accès, elle distribue les poids.
Résultat, selon le rapport Hugging Face de mars 2026 : 41 % des téléchargements de la plateforme sur un an. Devant les États-Unis pour la première fois.
Alibaba compte plus de modèles dérivés que Google et Meta réunis.
2/
Juillet 2026. Moonshot, à Pékin, sort Kimi K3.
2 800 milliards de paramètres, dont 104 milliards actifs par token. Un million de tokens de contexte. Multimodal.
Le 16, disponible en API. Le 26 à 19 h 30, les poids sont publics — un jour avant la date promise.
Son fondateur Yang Zhilin l'assume : il veut élargir sa base d'utilisateurs par l'ouverture.
3/
Le 3 août, Alibaba lance Qwen3.8-Max. 2 400 milliards de paramètres, 95 milliards actifs. Premier modèle de sa gamme haute à passer en poids ouverts.
Deuxième parmi les modèles ouverts sur l'index Vals. 87,3 % sur SWE-bench.
Le titre a pris 7 % à Hong Kong.
Annoncer qu'on va donner son meilleur produit fait monter l'action. Voilà où on en est.
4/
Ce qui compte n'est pas le modèle. C'est la cadence.
Entre fin avril et mi-juin, quatre modèles ouverts de niveau frontière en huit semaines : DeepSeek V4, MiniMax M3, Kimi K2.7-Code, GLM-5.2.
Puis DeepSeek V4 en version stable le 24 juillet. Les poids de Kimi K3 trois jours plus tard.
L'Occident publie des feuilles de route. Pékin publie des fichiers.
5/
Premier grain de sable : la licence.
Celle de Kimi K3 n'est pas un MIT modifié, contrairement à ce qui a circulé. C'est un document maison qui conditionne l'usage commercial en inférence au-delà de 20 millions de dollars de revenus annuels.
Ouvert. Jusqu'à ce que ça rapporte.
6/
Deuxième grain de sable, plus lourd.
Moonshot recommande au moins 64 accélérateurs pour déployer K3.
Les poids sont gratuits. Les machines pour les faire tourner sont sous contrôle américain à l'export.
Ouvert ne veut pas dire accessible.
7/
Le 22 juillet, le directeur de l'OSTP à la Maison-Blanche accuse Moonshot d'exploiter une plateforme interne de distillation contre Claude Fable 5, avec des puces Nvidia sous restriction acquises via la Thaïlande.
Contrôles à l'export et stratégie d'ouverture : la même histoire, vue des deux bouts.
8/
Pourquoi ça marche aussi bien ? Parce que la défiance ne porte pas sur le modèle.
Des acheteurs régulés qui n'enverraient jamais leurs données vers une API chinoise font tourner des poids chinois sur leurs propres serveurs.
Héberger dans sa juridiction, affiner sur ses données, figer une version qui ne sera jamais dépréciée.
On refuse le tuyau. On garde le contenu.
9/
Sur OpenRouter, par où passe une grande partie des développeurs occidentaux, les six modèles les plus utilisés viennent tous d'institutions chinoises. Tencent, Xiaomi, DeepSeek, MiniMax, Zhipu AI.
Anthropic est septième.
10/
Le chiffre qui empêche de conclure trop vite.
Selon Menlo Ventures, les modèles ouverts sont passés de 19 % à 11 % de l'usage des API en entreprise entre 2024 et 2025. Les modèles ouverts chinois : 1 % du total.
Quarante et un pour cent des téléchargements. Un pour cent des budgets.
Le rapport de force n'est pas encore un rapport d'argent.
11/
Le soft power ne s'exporte plus par le cinéma ni par les alliances.
Il se télécharge.
Reste un détail : Pékin étudierait un verrouillage des poids.
L'ouverture est une stratégie. Et une stratégie, ça se referme.
La Chine a cessé de courir après les modèles fermés américains. Elle a changé de terrain : au lieu de vendre l'accès, elle distribue les poids. Le résultat n'est pas une victoire technique, c'est une prise de position dans l'infrastructure mondiale — les développeurs occidentaux construisent désormais sur des fondations chinoises.
Les noms :
Yang Zhilin, fondateur de Moonshot, à Pékin — il déclare vouloir élargir sa base d'utilisateurs par l'ouverture, plus largement que les systèmes propriétaires américains concurrents. Shuai Bai, de l'équipe Qwen chez Alibaba. Clem Delangue, PDG de Hugging Face, qui remet lui-même les chiffres en circulation. Michael Kratsios, directeur de l'OSTP à la Maison-Blanche. Dario Amodei pour Anthropic. Nathan Lambert, dont l'analyse a structuré le débat. Satya Nadella, qui met en garde contre la dépendance à un fournisseur unique.
Les chiffres qui portent le sujet
Rapport officiel Hugging Face du 17 mars 2026 : la Chine représente 41 % des téléchargements de la plateforme sur l'année écoulée, dépassant les États-Unis pour la première fois. Les 200 premiers modèles concentrent 49,6 % des téléchargements, et environ la moitié des modèles hébergés en comptent moins de 200.
Même rapport, la donnée la plus forte : Alibaba compte plus de modèles dérivés que Google et Meta réunis, avec plus de 113 000 dérivés Qwen, et plus de 200 000 modèles en incluant tous ceux qui référencent Qwen.
Environ 40 % des nouveaux dérivés de LLM créés sur Hugging Face sont désormais basés sur Qwen. En juin 2026, les modèles ouverts chinois occupaient cinq des dix premières places du classement des tendances.
Sur OpenRouter, les six modèles les plus utilisés viennent tous d'institutions chinoises — Tencent, Xiaomi, DeepSeek, MiniMax, Zhipu AI — Anthropic arrivant septième. Environ 60 % des entreprises plafonnent déjà leurs dépenses IA et basculent les tâches simples vers des modèles ouverts chinois.
La cadence, plus que les modèles. Entre fin avril et mi-juin 2026, quatre modèles ouverts de niveau frontière sont sortis en huit semaines : DeepSeek V4, MiniMax M3, Kimi K2.7-Code et GLM-5.2. Puis DeepSeek V4 en version stable le 24 juillet, trois jours avant les poids de Kimi K3.
Traduction : la domination est massive dans l'écosystème des développeurs, marginale dans les budgets. Le soft power est réel, le chiffre d'affaires ne l'est pas encore.
Les ironies, par ordre d'efficacité
Les poids sont gratuits, les machines sont sous embargo. Moonshot recommande des configurations d'au moins 64 accélérateurs pour déployer K3. Ouvert ne veut pas dire petit. C'est le raccord parfait avec ton chapitre Nvidia : le seul goulot qui reste est celui que Washington contrôle.
L'accusation qui referme la boucle. Le 22 juillet, le directeur de l'OSTP a accusé Moonshot d'exploiter une plateforme interne de distillation contre Claude Fable 5, en utilisant des puces Nvidia sous restriction acquises via la Thaïlande. Les contrôles à l'export et la stratégie d'ouverture sont la même histoire, vue des deux bouts.
La méfiance porte sur le tuyau, pas sur le modèle. Des acheteurs régulés qui n'enverraient jamais leurs données vers une API chinoise font tourner des poids chinois sur leur propre infrastructure — parce que les poids ouverts permettent d'héberger dans sa région, d'affiner sur des données propriétaires et d'épingler une version qui ne sera jamais dépréciée.
La générosité fait monter le titre. Alibaba a gagné 4,5 % en préouverture à New York et 7 % à Hong Kong en annonçant qu'elle allait donner son meilleur modèle.
C'est réversible, donc c'est une stratégie. Alibaba présente l'opération comme un retour à l'open source, après avoir gardé plusieurs de ses derniers modèles phares en propriétaire plus tôt dans l'année. Et Pékin étudierait de son côté un verrouillage des poids.
Le lobbying à contretemps. La sortie coïncide avec une lettre de politique publique en faveur des poids ouverts signée par Nvidia, Meta et Microsoft.
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Le robinet a changé de mai
1/
Trois ans à interdire les puces américaines à la Chine.
Quatre mois à les autoriser contre commission.
Et en 2026, c'est Pékin qui dit non.
Washington a passé une décennie à construire une vanne. Personne n'a vérifié de quel côté était la poignée.
2/
Le mécanisme, en trois temps.
— 2022 : A100 et H100 interdits. Nvidia sort le H800.
— 2023 : H800 interdit. Nvidia sort le H20.
— 2025 : H20 interdit.
À chaque fois la même puce, un peu plus bridée, pour repasser sous le plafond. Le H200 en vaut six. Blackwell et Rubin, les générations d'après, n'ont jamais été sur la table.
Chaque règle a produit sa puce. Le fournisseur écrivait plus vite que le législateur.
3/
La facture d'avril 2025 :
— 4,5 milliards de dollars de charges sur des stocks devenus inutiles
— 8 milliards de revenus estimés perdus sur le trimestre suivant
La Chine pesait 20 à 25 % des revenus data center de Nvidia. Environ un million de H20 y avaient été écoulés en 2024, selon le MERICS.
Un quart du chiffre, effacé par une exigence de licence.
4/
Août 2025. Renversement.
Sous Biden, Gina Raimondo assumait que les entreprises américaines « peuvent, vont et doivent vendre des puces IA » comme le H20. La ligne n'est pas abandonnée. Elle est tarifée.
Nvidia peut vendre, contre 15 % de ses ventes chinoises versés au gouvernement américain. Trump raconte lui-même la négociation : il voulait 20 %, Jensen Huang l'a ramené à 15 %.
Un embargo qui se termine par une remise commerciale.
5/
Le détail que l'annonce a couvert.
Colette Kress, directrice financière de Nvidia, précise en résultats que l'administration « n'a publié aucune réglementation codifiant » ces 15 %.
Une taxe sans texte. Un péage sans barrière.
Au Congrès, Raja Krishnamoorthi : mettre un prix sur des préoccupations de sécurité, c'est admettre que la sécurité nationale est négociable au bon tarif.
6/
Décembre 2025. Le H200 est autorisé pour des « clients approuvés ».
« 25 % seront versés aux États-Unis d'Amérique. »
— chaque puce transite par le territoire américain pour inspection
— les acheteurs chinois plafonnés à la moitié des livraisons mondiales
— au BIS, le sous-secrétaire Jeffrey Kessler examinerait chaque demande personnellement
Dix points de commission en plus en quatre mois. Pour un marché qui n'existait pas encore.
7/
Janvier 2026. Les douanes chinoises bloquent les H200 à l'entrée. Les entreprises sont convoquées et priées de ne pas acheter. Aucun motif, aucune durée.
Nvidia attendait plus d'un million de commandes. Ses fournisseurs arrêtent les chaînes.
Le plus bel embargo de la décennie a été décrété par Pékin. Contre des puces américaines.
8/
Printemps 2026. Côté américain, tout est prêt : dix entreprises chinoises autorisées — Alibaba, Tencent, ByteDance, https://t.co/njY2ZLaWe0 — via Lenovo et Foxconn.
Zéro puce livrée.
Au Sénat, Chris Coons demande d'arrêter d'en délivrer. Howard Lutnick ne s'engage sur rien, sauf sur l'essentiel : « Nous ne leur avons pas encore vendu de puces. »
9/
Mai 2026, Trump au retour du sommet avec Xi. La Chine « a choisi de ne pas » acheter, parce qu'« ils veulent développer les leurs ».
Il a fallu trois administrations pour verrouiller ce marché.
Il a suffi d'un refus de client pour le fermer.
10/
Pendant ce temps, Huawei. L'Ascend 950PR entre en production de masse en mars 2026 et capte l'essentiel des commandes chinoises. Objectif : 600 000 Ascend 910C sur l'année, le double de 2025.
Nuance, pour ne pas surjouer : DeepSeek a utilisé le 950PR pour l'inférence de son V4, mais l'entraînement tourne encore majoritairement sur du Nvidia.
La Chine s'est affranchie d'une moitié du cycle. Elle achète encore l'autre.
11/
Jensen Huang, mai 2025 : les contrôles à l'export sont « un échec ». Plus tard : « Nous sommes passés de 95 % de part de marché à 0 %. » Devant des parlementaires : la politique « a déjà largement échoué ».
Washington a mis un prix sur sa sécurité nationale.
Pékin a décidé de ne pas payer.
L'IA RUSSE EN SOUS-TRAITANCE
Série IT & Géopolitique
🧵 En 2017, Poutine annonçait que celui qui maîtriserait l'intelligence artificielle deviendrait le maître du monde.
En 2026, sa plus grande banque fait la queue derrière TikTok pour acheter des puces chinoises.
Thread #7
1/ La Russie ne manque pas de doctrine.
19 novembre 2025. Poutine parle des modèles génératifs : ils « façonnent l'environnement sémantique de nations entières, et en fin de compte de l'humanité tout entière ».
L'IA n'est plus un outil industriel. C'est une frontière idéologique.
2/ 8 juillet 2026 : la Douma adopte sa loi sur l'IA souveraine.
— 7 jours entre la présentation et le vote final
— aucune audition publique
— aucun expert entendu
— aucun amendement de fond
Sergueï Boyarsky, président de la commission : « Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre la course face aux États-Unis et à la Chine. »
3/ Le problème, c'est que cette course se joue en nanomètres.
La Russie produit en masse du 90 nm. Objectif officiel : 65 nm en 2026, 28 nm en 2027, 14 nm en 2030.
Selon le cabinet Yakov & Partners, la demande industrielle dépasse de plus de trois fois la production réelle — et plus de 70 % des capacités installées sont à l'arrêt.
4/ Alors Moscou va faire ses courses à Pékin.
Lors de la visite de Poutine en Chine, German Gref, PDG de Sberbank, confirme espérer faire tourner GigaChat — le modèle IA phare du pays — sur des processeurs Huawei Ascend 950.
5/ Sauf qu'il y a une file d'attente.
— ByteDance a engagé à elle seule 5,6 milliards $ de commandes sur l'Ascend 950PR
— Huawei visait 750 000 unités en 2026, avec des rendements dégradés chez SMIC
— la puce dédiée à l'entraînement, le 950DT, n'est pas attendue avant le 4e trimestre 2026
Un acheteur russe sous sanctions passe après tout le monde.
6/ Une puissance nucléaire revendique une IA souveraine, et attend son tour derrière une application de vidéos courtes pour obtenir de quoi la faire tourner.
La Russie n'a pas supprimé sa dépendance technologique. Elle a changé de créancier.
──── SOURCES ────
— Loi russe sur l'IA, Douma d'État, adoptée le 8 juillet 2026 (déclarations de Sergueï Boyarsky)
— Discours de Vladimir Poutine du 19 novembre 2025 sur les modèles génératifs
— Sberbank / German Gref sur les puces Huawei Ascend 950 (visite officielle en Chine)
— Tom's Hardware : Ascend 950PR, commandes ByteDance, rendements SMIC, calendrier du 950DT
— Yakov & Partners, « Microelectronics in Russia » : capacités de gravure et taux d'utilisation
— Programme public de localisation des équipements semi-conducteurs (240 Mds RUB, horizon 2030)
— RAEC (Association russe des communications électroniques), estimations de départs, mars 2022
— Presse économique russe : réforme fiscale du secteur IT applicable en 2026 (estimations)
— CSIS Wadhwani AI Center, K. Bondar, « How Russia is Building a Sovereign Drone Ecosystem », avril 2026
— IFRI / Le Grand Continent : analyses sur la militarisation de l'IA russe
Précisions de méthode : le classement de benchmark cité provient d'un opérateur privé russe, non d'une évaluation académique. La hausse de charge fiscale de 5 % à 30 % du chiffre d'affaires est une estimation relayée par la presse, non un chiffre officiel.
Le Pentagone s'est construit un plan B pendant dix ans. Palantir, Anduril, Shield AI — toute une base fournisseurs alternative.
Une fois qu'il ne dépendait plus d'une seule boîte, les refus ne coûtaient plus rien. Anthropic dit non ?
OpenAI signe deux heures après. Votre ligne rouge n'a de poids que si le client ne peut pas s'en passer. Dès qu'il le peut, c'est juste un communiqué de presse.
Huit mandats, zéro transparence
1/ Il existe huit mandats qui ouvrent les réseaux classifiés de l'armée américaine.
Le 2 mai 2026, le Pentagone les a remises à des entreprises qui, il y a dix ans, refusaient de travailler pour lui.
Thread #6
2/ Les huit :
— SpaceX
— OpenAI
— Google
— Nvidia
— Reflection AI
— Microsoft
— Amazon Web Services
— Oracle
Quatre pour le cloud. Un pour les puces. Trois pour les modèles.
3/ Le périmètre : Impact Level 6 et 7.
En clair, les réseaux où circule l'information classifiée.
Pas un POC. Pas un pilote. Pas un « cas d'usage exploratoire ». Le cœur.
4/ Le communiqué du Pentagone parle de « supériorité décisionnelle dans tous les domaines de la guerre ».
Huit fournisseurs privés viennent d'être admis dans la boucle de décision de la première armée du monde.
Le communiqué tient en un paragraphe.
5/ On avait vu dans notre chapitre PCAST que Trump avait confié l'écriture de sa doctrine technologique à un conseil de milliardaires.
Voici la phase suivante.
Celle où on ne conseille plus. On opère.
6/ Un nom manque : Anthropic.
Été 2025 : 200 M$, le seul contrat IA portant sur les systèmes classifiés.
Février 2026 : Axios révèle le conflit avec Hegseth.
Mars : « risque de chaîne d'approvisionnement ». Interdiction dans toutes les agences fédérales.
7/ Le motif du bannissement :
— refus de la surveillance de citoyens américains
— refus des armes autonomes létales
Dario Amodei : « nous sommes des Américains patriotes ». Sans céder sur les lignes rouges.
Deux refus. Un déréférencement.
8/ Quelques heures après la rupture, OpenAI signait.
Sam Altman, ensuite : l'accord était « précipité », « opportuniste et bâclé ». Contrat réécrit sous pression. Boycott des utilisateurs, Claude passe devant ChatGPT dans l'App Store.
Le contrat, lui, tient toujours.
9/ Précision utile, parce qu'il n'y a pas de héros dans ce dossier : en avril 2026, Anthropic mise sur son nouveau modèle pour recoller avec l'administration Trump.
La ligne rouge n'était pas une porte fermée. C'était une position de négociation.
10/ Chez Google, 600 salariés et des membres de DeepMind écrivent à Pichai. Ils demandent le refus.
En 2018, une lettre identique avait tué Maven chez Google.
En 2026, elle n'a rien changé.
Voir notre chapitre Schmidt / Merops : le même homme, la même maison, huit ans d'écart.
11/ Ce qui a changé n'est pas la technologie. C'est le calendrier.
En 2018, les ingénieurs arrivaient avant le contrat.
En 2026, le contrat arrive avant le débat.
Et Palantir et Anduril ne figurent pas dans les huit : ils n'en ont pas besoin. 13 Mds$ pour Maven, 20 Mds$ de plafond pour Anduril.
12/ Le Pentagone justifie ces huit accords par la volonté de « limiter toute dépendance technologique » en diversifiant ses fournisseurs.
Autrement dit : la souveraineté militaire américaine est devenue un problème de gestion de portefeuille.
Toute la série sur @sur_lefil.
📺🇫🇷 INSOLITE !
Un humoriste, interrogé par la chaîne CNews à Bordeaux, se moque ouvertement de ses interlocuteurs.
« Avec ce qu’il se passe du au réchauffement Islamique…. heuuuu ce qu’il se passe du réchauffement climatique pardon »
Barbara Butch coupe sa playlist spotify parce qu’un spectateur danse mal à son goût. Le jeune homme sera ensuite expulsé, fouillé et fiché par la police.
En France, par haine de LFI, l’état transforme n’importe quel énergumène en autorité publique
Cessez de présenter Barbara Butch comme étant « apolitique ».
Signer une tribune en faveur d’un texte liberticide de Caroline Yadan, députée passionnément islamophobe, publiée dans Le Point, hebdomadaire lui aussi passionnément islamophobe, est un acte politique.
Cela ne justifie évidemment aucune violence. En revanche, cela justifie pleinement la contestation politique.
« La liberté d'expression est en danger » dit la personne qui a signé une pétition pour l'adoption d'une loi de censure liberticide sans précédent dans l'histoire de la République.
À ce niveau d'imposture et de foutage de gueule, on atteint des records galactiques.
#DehorsLesMenteurs #LaPurgeVite
📩 – BARBARA BUTCH : "Rappelle-toi Barbara, Il pleuvait des balles sur Gaza ce jour-là et tu mixais, souriante, épanouie, ravie, ruisselante sous la musique et sous les spots…
خطاب ناري من الصحفي الإسرائيلي جدعون ليفي:
"هل كان هناك صراع فرنسي - جزائري؟
لا بل كان هناك استعمار فرنسي وحشي للجزائر وانتهى.
وليس هناك صراع إسرائيلي - فلسطيني، بل هناك استعمار إسرائيلي وحشي لفلسطين ويجب أن ينتهي بأي شكل"
🔴 "Size yalan söylediler. Zulüm bitmedi. Gazze'de çocuklar yanıyor."
İsrail'in Gazze'ye yönelik durmaksızın devam eden saldırılarında 4 kişilik bir aile uykuları sırasında yanarak şehid oldu.