Hey ! 👋
Après quelques semaines ici, j'ai fait un constat : il existe encore beaucoup de flou, et parfois même de méfiance, autour de la médecine.
Je pense que la vulgarisation peut aider à réduire ce fossé.
Alors j'ai envie de vous faire découvrir ce magnifique domaine à travers différents formats.
Rendez-vous donc :
→ à 13h : un cas clinique avec le raisonnement permettant d'arriver au diagnostic, ou une anecdote médicale
→ à 18h30 : un post original mêlant la médecine au sport, à la culture, à l'histoire ou à l'actualité.
L'objectif serait d'apprendre sans avoir l'impression d'apprendre.
N'hésitez pas à participer, me corriger si nécessaire ou à proposer des idées !
L'idée est qu'on avance ensemble. 🤝🩺
Arlindo de Souza, surnommé le « Popeye brésilien », s'est fait connaître pour ses bras démesurément volumineux.
Pendant des années, Arlindo s'est injecté de l'huile minérale et d'autres substances directement dans ses muscles afin d'en augmenter artificiellement le volume.
Voyons ce que ce procédé peut faire à l'organisme.
Lorsqu'une grande quantité d'huile minérale est injectée dans un muscle, l'organisme la reconnaît comme un corps étranger. Le système immunitaire tente alors de l'isoler : des macrophages s'accumulent autour de l'huile et forment progressivement des granulomes inflammatoires. Cette réaction peut persister pendant des années et entraîner une inflammation chronique, des douleurs et parfois des calcifications.
Plus rarement, ces granulomes peuvent provoquer une complication métabolique particulièrement grave : les macrophages présents dans les granulomes peuvent produire de grandes quantités de calcitriol (la forme active de la vitamine D). Le calcitriol augmente alors l'absorption intestinale du calcium, provoquant une hypercalcémie.
À long terme, celle-ci peut favoriser :
→ Lithiases rénales (= calculs rénaux)
→ Néphrocalcinose (= dépôts de calcium dans le parenchyme rénal)
→ Insuffisance rénale chronique, possiblement sévère
💡 Il s'agit ici d'une description des conséquences possibles de ce type d'injection. La cause exacte du décès d'Arlindo de Souza, survenu en janvier 2026, n'a pas été officiellement détaillée.
Injecter une substance étrangère pour donner artificiellement du volume à un muscle ne modifie donc pas seulement l'apparence. Le corps finit toujours par réagir à ce qu'on lui impose.
Les EDN n'ont rien à voir avec les autres concours : on est environ 10 000 face à face, avec un concours écrit (60%), des oraux (30%) et des points de parcours (10%, que quasi tout le monde sature). La situation personnelle (familiale par ex) n'est absolument pas prise en compte : c'est ta performance qui détermine ton avenir, tout simplement.
À la fin, c'est partout pareil : des milliers de métropolitains n'ont également pas leurs villes si elle est (1) plus réputée comme Paris Bordeaux Lyon, (2) avec un bon cadre de vie comme le Sud. Ajoutez à cela les milliers qui n'ont pas leur spécialité...
C'est vraiment un faux sujet ce débat sur les Antilles pour les EDN, l'isolement concerne bien plus d'étudiants que simplement les antillais. On peut critiquer le fonctionnement de notre système d'étude comparé à d'autres pays (pas de concours avant l'internat en Suisse ou Allemagne) à la rigueur, mais c'est un autre sujet.
Enfilez votre blouse, vous voilà urgentiste 👨⚕️
Vous recevez Dwayne, 35 ans, sans antécédent particulier, pour une douleur brutale survenue à l'épaule alors qu'il soulevait une lourde charge. Il vous décrit une sensation de claquement… suivie de l'apparition d'une étrange « boule » au niveau du bras.
Lorsque vous l'examinez, vous voyez un signe très caractéristique : le fameux signe de Popeye.
Explications 🙃
Le biceps brachial possède deux chefs : un chef long et un chef court. Lors d'une rupture proximale du tendon du chef long, celui-ci perd son ancrage supérieur dans l'épaule. Le ventre musculaire se rétracte alors vers le bas et forme une boule proéminente sur le bras… Exactement comme le biceps de Popeye.
Les signes cliniques classiques sont :
→ Douleur brutale de l'épaule +/- du bras, parfois accompagnée d'une sensation de claquement
→ Boule visible et palpable sur le bras
→ Possible légère perte de force (surtout en flexion du coude et en supination), souvent bien compensée.
Bonne nouvelle : dans une rupture proximale isolée, la perte fonctionnelle reste souvent limitée grâce aux autres muscles qui continuent d'assurer ces mouvements.
En revanche, la déformation esthétique peut persister.
La prise en charge dépend du profil. Dans la majorité des cas, un traitement conservateur (repos, antalgiques, rééducation) est le plus souvent suffisant. Chez certains patients jeunes et très actifs, notamment les sportifs ou travailleurs manuels, une ténodèse du biceps peut être discutée en cas de gêne persistante.
Vous savez désormais ce qui se cache derrière le fameux « biceps de Popeye ».
La mammographie est utilisée dans le cadre du dépistage systématique entre 50 et 74 ans chez les femmes sans facteurs de risques majeurs de cancer du sein, afin de détecter une tumeur précoce.
Chez l'homme, la mammographie est réalisée devant une anomalie, principalement pour rechercher une gynécomastie, parfois un cancer du sein si la clinique est évocatrice (altération de l'état général + masse par ex).
@MedLearnHub L'atonie utérine est la principale cause d'hémorragie du post-partum (75%).
Après la délivrance, les contractions utérines (CU) jouent le rôle de ligatures vivantes en comprimant les vaisseaux utérins.
En l'absence de CU, ces vaisseaux restent ouverts et l'hémorragie persiste.
@Madihealth2026 L'insuline régulière est utilisée en intraveineuse (acidocétose diabétique ou hyperkaliémie). Son action débute au bout de 30-60min et elle dure 6-8h.
La NPH est une insuline d'action intermédiaire (12-18h), et la glargine + detemir sont des insulines d'action longue (24h).
@IhabFathiSulima Il s'agit d'une grossesse extra-utérine (GEU), qui représente 2% des grossesses et 12% des hémorragies du premier trimestre.
Les GEU sont dans l'immense majorité de localisation tubaire (95-98%), et précisément ampullaire (70%), comme ici.
Arthur Ashe a marqué l'histoire du tennis en devenant le premier tennisman noir à remporter un Grand Chelem : l'US Open 1968. Également vainqueur à Melbourne (1970) et à Wimbledon (1975), il fait partie des légendes de ce sport.
En 1979, alors qu'il n'a que 36 ans, sa carrière bascule.
Le 31 juillet , alors qu'il anime une clinique de tennis à New York, il ressent plusieurs épisodes de douleur thoracique. Après plusieurs heures, la douleur s'intensifie et il finit par se rendre à l'hôpital.
Le diagnostic tombe : infarctus du myocarde.
Pourtant, il est mince, sportif et non-fumeur... il ne ressemble pas au portrait habituel du patient coronarien.
Mais son histoire familiale est lourde :
→ Son père a subi deux infarctus, dont le second une semaine avant celui d'Arthur.
→ Sa mère est morte à seulement 27 ans d'une maladie cardiovasculaire.
Son hérédité constitue un facteur de risque majeur que son excellente condition physique ne peut effacer.
Quelques mois plus tard, Ashe subit un quadruple pontage coronarien : une chirurgie lourde qui consiste à créer quatre dérivations du flux sanguin par des greffons, afin de contourner les sections rétrécies ou obstruées des artères coronaires.
Il tente malgré tout de reprendre progressivement l'entraînement et envisage même un retour à la compétition, mais les douleurs persistent.
En avril 1980, il annonce finalement sa retraite sportive.
Malheureusement, son histoire médicale ne s'arrête pas là. En 1983, Ashe subit un double pontage. Après l'intervention, il reçoit une transfusion sanguine. À cette époque, le dépistage du VIH dans les dons du sang n'était pas encore systématique et les transfusions constituaient une voie importante de contamination.
En 1988, Ashe découvrira qu’il est infecté par le VIH. Il estimera, avec ses médecins, que cette transfusion est très probablement à l'origine de sa contamination. Il l'annoncera publiquement en 1992 et consacrera ses dernières années à la lutte contre le VIH et à la sensibilisation du public.
Il meurt en 1993, à seulement 49 ans, d'une pneumonie.
L'histoire d'Arthur Ashe rappelle qu'être « en forme » ne signifie pas « être invulnérable ». La santé n'est jamais seulement une question de mode de vie, elle dépend aussi de notre histoire. 🩺
@BFMTV Je ne comprends pas l'intérêt de cette lettre alors qu'aucune recommandation n'a changé (pas d'intérêt à un dépistage systématique par ex).
Elle va juste générer un stress inutile, alors que bien des molécules ou substances (l'alcool par ex) ont des risques avérés plus élevés.
« Regarde ma prise de sang, je crois que mon mauvais cholestérol est haut. »
Correction : il n'existe pas vraiment de « mauvais cholestérol ».
Le LDL-c que vous voyez sur votre bilan correspond au taux de cholestérol transporté par le LDL :
→ Le cholestérol est un lipide.
→ Le LDL est une lipoprotéine : un « véhicule » qui transporte ce lipide dans le sang.
Lorsqu'il est présent en excès, le LDL peut s'accumuler dans la paroi des artères et participer à la formation de plaques d'athérome : c'est l'athérosclérose.
Le problème ?
Vous pouvez avoir un LDL élevé pendant des années… sans aucun symptôme.
Au fil du temps, ces plaques peuvent :
→ Rétrécir la lumière de l'artère (sténose)
→ Se rompre et former un caillot (thrombus)
→ Libérer du matériel qui peut migrer (emboles)
En cas de rupture de plaque, les conséquences peuvent être graves : infarctus du myocarde, AVC ischémique ou ischémie aiguë d'un membre.
Il existe une grande confusion sur le sujet : le cholestérol n'est pas mauvais en soi, il est même indispensable à l'organisme.
Pour faire simple, (1) c'est un composant essentiel des membranes cellulaires et de la gaine de myéline qui protège les axones. (2) Il participe à la synthèse des hormones stéroïdes. (3) Il permet la fabrication des acides biliaires, essentiels à l'absorption intestinale des lipides. Il est d'ailleurs produit en grande partie par l'organisme, ce qui témoigne de son importance.
Le problème n'est donc pas le cholestérol lui-même, mais l'excès de LDL, qui favorise l'athérosclérose et augmente le risque cardiovasculaire.
Le saviez-vous ?
Quand on y réfléchit bien, la crypvonservation est une technique incroyable mine de rien.
Pour que ça marche, il faut empêcher la formation de cristaux de glace à partir de l'eau des cellules, car les cristaux endommagent les membranes et structures intracellulaires.
Pour se faire, on utilise principalement la vitrification : on déshydrate très rapidement les cellules et on les sature en cryoprotecteurs, avant de les plonger instantanément dans l'azote liquide à -196°.
Résultat : absence de cristaux, et développement interrompu (le métabolisme est arrêté).
💡 Le réchauffement doit, lui aussi, être extrêmement contrôlé car s'il est trop lent, des cristaux peuvent se former !
Dans le cas de Thaddeus, les trois embryons avaient survécu au réchauffement, deux ont commencé à se développer au stade de blastocystes, mais seul Thaddeus s'est implanté 🙃
Double vainqueur des deux dernières éditions de la Ligue des Champions, le PSG remet son titre européen en jeu dès ce soir.
Cette année, ils vont à nouveau être confrontés à un défi psychologique particulier : recommencer.
Avant la victoire, chaque étape alimente une même dynamique : la quête de la récompense. Elle s'appuie sur un système dont vous avez probablement déjà entendu parler maintes et maintes fois : le système de la récompense, auquel participe la dopamine.
La dopamine joue un rôle important dans la motivation, l'anticipation de la récompense et l'apprentissage. Le cerveau ne se contente donc pas uniquement d'apprécier une victoire : il apprend aussi à rechercher les comportements qui permettent de l'obtenir.
Pendant des mois, voire des années, le joueur poursuit un objectif précis. Puis un soir… il l'obtient.
Chez certains sportifs, cette transition peut s'accompagner d'un « coup de blues » post-victoire : une baisse temporaire de motivation ou un sentiment de vide après avoir atteint un objectif majeur. Lorsque la quête disparaît, une partie du sens qui structurait son quotidien peut disparaître avec elle. Le problème n'est donc pas d'avoir gagné, mais de savoir pourquoi continuer à se dépasser une fois l'objectif atteint.
Ensuite, gagner confère un nouveau statut. Avant d'être champion, le PSG était un des chasseurs, désormais il est le chassé. Ce phénomène est d'autant plus important que Paris est le double vainqueur en titre : chaque adversaire aura donc une motivation encore plus grande à les vaincre. Cette nouvelle position peut accentuer une pression déjà présente depuis l'an dernier : celle de devoir confirmer. Plus on a déjà gagné, plus on peut avoir quelque chose à perdre. Chez certains sportifs, cette situation peut entraîner une focalisation excessive sur le résultat et contribuer à une anxiété de performance.
Pour surmonter ces difficultés, les équipes capables de maintenir leurs performances se recentrent généralement sur trois éléments :
→ Le processus plutôt que le résultat
→ La progression plutôt que le statut acquis
→ Un nouvel objectif plutôt que la défense de l'ancien
Pour les joueurs de Luis Enrique, ce nouvel objectif est déjà tout trouvé : devenir la première équipe à réaliser un triplé consécutif depuis le Real Madrid de Zidane.
Cette année, le principal adversaire du PSG ne sera peut-être pas sur le terrain, mais dans leur tête. La moindre suffisance ou le moindre excès de confiance pourra être sanctionné par l'adversité. Mais s'il y en a un qui le sait mieux que tout le monde, c'est Luis Enrique.
Retourner au sommet était déjà une performance immense. Y rester une fois de plus relèverait de la légende. 🏆
@LeContempIateur Je trouve que c'est vrai dans les deux sens : effectivement, certaines prescriptions sont discutables. Mais d'un autre côté, beaucoup de patients peuvent ne pas comprendre la prescription de règles hygiéno-diététiques.
J'ai détaillé ici :
https://t.co/Pgs4othaxE
C'est une réalité difficile à accepter pour beaucoup de patients.
Quand une consultation se termine sans prescription médicamenteuse, certains peuvent avoir l'impression que « rien n'a été fait ». Alors que c'est souvent l'inverse : c'est l'analyse précise de la situation qui permet de conclure qu'un médicament n'est pas nécessaire à ce stade (dans une rhinopharyngite par exemple).
Un argument souvent asséné est le fameux « Dans mon village, la mère d'untel a vécu jusqu'à 90 ans en fumant et en buvant tous les jours. ».
C'est possible, mais ce raisonnement confond le destin d'un individu avec une probabilité statistique.
Le capital santé ressemble à un jeu de probabilités, où chaque comportement les fait pencher dans un sens ou dans l'autre, sans jamais atteindre 100%. On peut donc tout « bien faire » et développer malgré tout une maladie. À l'inverse, on peut cumuler les facteurs de risque et vivre très longtemps.
La médecine ne promet pas l'invulnérabilité. Elle cherche à faire pencher les probabilités du bon côté.
C'est une réalité difficile à accepter pour beaucoup de patients.
Quand une consultation se termine sans prescription médicamenteuse, certains peuvent avoir l'impression que « rien n'a été fait ». Alors que c'est souvent l'inverse : c'est l'analyse précise de la situation qui permet de conclure qu'un médicament n'est pas nécessaire à ce stade (dans une rhinopharyngite par exemple).
Un argument souvent asséné est le fameux « Dans mon village, la mère d'untel a vécu jusqu'à 90 ans en fumant et en buvant tous les jours. ».
C'est possible, mais ce raisonnement confond le destin d'un individu avec une probabilité statistique.
Le capital santé ressemble à un jeu de probabilités, où chaque comportement les fait pencher dans un sens ou dans l'autre, sans jamais atteindre 100%. On peut donc tout « bien faire » et développer malgré tout une maladie. À l'inverse, on peut cumuler les facteurs de risque et vivre très longtemps.
La médecine ne promet pas l'invulnérabilité. Elle cherche à faire pencher les probabilités du bon côté.
On passe notre temps à vouloir supprimer les symptômes, sans jamais chercher à comprendre pourquoi ils apparaissent.
Les médicaments ont évidemment leur utilité et sont parfois indispensables.
Mais ils ne devraient pas empêcher de se poser une question essentielle : qu’est-ce qui, dans notre alimentation, nos habitudes, notre environnement ou notre rythme de vie, pourrait aussi être changé pour agir sur les causes plutôt que seulement sur leurs conséquences...
Texte & illustration : Le Contemplateur
@DocPriyamMD Le cerveau, c'est d'ailleurs une de ses caractéristiques les plus intéressantes : il participe à l'expérience subjective de la douleur en interprétant les signaux nociceptifs, mais il ne la ressent pas quand on le touche (absence de nocicepteurs).
Oui exactement ! J'ai listé les symptômes caractéristiques dans le cas (symptômes du patient), mais j'aurai dû préciser les critères de Rome dans l'explication pour l'aspect vulgarisation (je ne voulais pas faire trop long mais ça valait le coup effectivement) ! Merci pour la remarque 😉🤝
Ici, je voulais surtout insister sur le côté fonctionnel et le fait que des examens normaux ne signifient pas absence de maladie, ainsi que sur la prise en charge.
En complément donc, pour ceux que ça intéresse, les critères de Rome IV permettant de poser le diagnostic sont :
- présence d'une douleur abdominale récurrente en lien avec la défécation (modification de fréquence et/ou de consistance des selles) au moins une fois par semaine sur les 3 derniers mois
- début des symptômes > 6 mois
Enfilez votre blouse, vous voilà médecin généraliste. 🧑⚕️
Vous recevez ce jour Lucas, 22 ans, sans antécédent en particulier, pour des douleurs abdominales chroniques. Il présente depuis 6 mois des douleurs abdominales à type de spasmes, associées à un ralentissement du transit et des selles plus dures. Ces symptômes sont intermittents et surviennent principalement par crise, surtout en période d'examens universitaires.
Vous réalisez un bilan biologique qui revient complètement normal.
Vous suspectez donc une colopathie fonctionnelle, autrement connue sous le nom de syndrome de l'intestin irritable (SII).
Le SII est une affection fréquente, qui concerne 4% de la population française et représente le premier motif de consultation en gastroentérologie.
Il se caractérise par des douleurs abdominales récurrentes, associées à une modification du transit : constipation, diarrhée ou alternance des deux.
Le problème ne vient pas nécessairement d'une lésion de l'intestin, mais plutôt de son fonctionnement. La motricité intestinale et la sensibilité digestive peuvent être perturbées. Le stress et les émotions peuvent également moduler ces mécanismes et favoriser l'apparition ou l'aggravation des symptômes.
Chez certains patients, cela peut devenir particulièrement handicapant : anticipation des douleurs, évitement de certains aliments, peur de ne pas trouver de toilettes, anxiété...
La prise en charge repose donc sur plusieurs leviers :
→ Mesures hygiéno-diététiques
→ Traitement symptomatique : antispasmodiques, régulateurs du transit.
→ Parfois une prise en charge psychologique, lorsque le stress ou l'anxiété participent fortement aux symptômes.
Le syndrome de l’intestin irritable n’est donc pas « dans la tête » du patient. Les examens peuvent être normaux, et les symptômes être bien réels.🦠
Le piège ici est que la paralysie flasque aiguë peut se retrouver dans l'hypokaliémie et l'hyperkaliémie.
Ce qui permet de trancher est le contexte : l'utilisation répétée de salbutamol dans la prise en charge de l'asthme sévère induit un transfert de potassium du compartiment extracellulaire vers le compartiment intracellulaire, aboutissant à une... Hypokaliémie 🙃
Les autres principaux diagnostic différentiels d'une paralysie flasque ascendante aiguë sont le syndrome de Guillain-Barré +++ (mais pas d'éléments en faveur ici), et d'autres troubles ioniques qui seront éliminés par un ionogramme sanguin.
@Madihealth2026 L'insuffisance cardiaque gauche sévère se manifeste par un oedème pulmonaire aigu (OAP) cardiogénique.
Le mécanisme est : défaillance du ventricule gauche > stagnation du sang > hausse de la pression dans les veines puis capillaires pulmonaires > inondation alvéolaire > OAP