j’avais premier degré très peur des clown à cette période, qu’est ce qui s’est passé dans notre crâne pour penser qu’on allait se faire tuer par un clown dans la rue ??
Je serais lui, à ce stade, j’aurais assumé. J’en aurais fait le casse littéraire du XXIème à la Emile Ajar. J’invoquerais l’art littéraire comme message, la figure révolutionnaire de l’auteur-prompteur, l’homme noir qui casse les codes de la critique littéraire blanche fossilisée
Il n’y a plus aucune campagne contre l’alcool dans notre pays, zéro, rien. Même pas une pauvre affiche sur un abribus. On remplace les rayons « rentrée » par des millions de bouteilles pas chers/en promo, « c’est la saison ».
42000 morts l’année dernière…
En 2013, je fais ma rentrée en école de commerce.
Quelques semaines plus tard, un mec de 20 ans passe par la fenêtre avec deux bouteilles de vodka scotchées aux bras lors de la soirée d'intégration de son association (qui pour la petite histoire gère un budget annuel de plusieurs millions).
L'école annonce le lendemain qu'elle annule le premier "OB" (open bar) prévu le soir même.
Je sors de cours en me disant que c'est quand même bien normal, qu'il y a un gros problème avec l'alcool dans les asso de l'école et que j'espère que ce garçon va s'en sortir.
Je ne vous cache pas ma surprise et mon dégoût quand, dans la cour, ce n'était que pleurnicheries et geignements de mes camarades de classe qui se désolaient de ne pouvoir aller se pinter la gueule le soir et qu'on "gâche leur expérience en école de co".
Pas un mot pour le mec qui était bien amoché, pas un seul centimètre de recul sur la situation.
Je me souviens m'être dit qu'on avait pas le fessard sorti des ronces.
Presque 15 ans plus tard, même constat quand je lis ce genre d'articles.
L’alcool dans les études supérieures est un problème. Parce qu’on y boit beaucoup et qu’il est encore trop souvent le ciment de la vie sociale étudiante.
On boit pour rencontrer les autres, on boit pour pas avoir l'air d'un con, on boit pour avoir le courage de pécho.
Peu à peu l’alcool est devenu non plus un accessoire de la vie sociale étudiante, mais parfois sa condition d’entrée.
Quitte à voir des gamins en crever.