🇫🇷 FLASH | Le 9 avril 2023 à 17h10, Anthony, en panique et souffrant de douleurs intenses, appelle le SAMU. Il n'a pas le temps de discuter de ses symptômes, mais le médecin ne prend pas la gravité de la situation au sérieux. « Vous avez pas le temps de quoi ? Vous êtes au téléphone avec moi, il va RIEN se passer », dit-il.
Malgré l'angoisse d'Anthony, le médecin continue d'insister pour poser des questions. « On va essayer de se calmer et vous allez répondre à mes questions. » Aucune urgence n'est détectée.
30 minutes plus tard, toujours sans aide, Anthony rappelle. L'ambulance, déclenchée sans notion d'urgence, fait un détour pour déposer un autre patient. À leur arrivée, Anthony est en perte de connaissance, sa respiration se limite à des râles d'agonie.
Les ambulanciers, démunis, contactent à nouveau le SAMU. Ce dernier répond : « Il n'est pas plutôt stressé cet homme ? » L'équipe SMUR est finalement déclenchée 50 minutes après le premier appel. À 18h01, le premier massage cardiaque est effectué, mais c'est déjà trop tard. L'examen révèle qu'une artère était bouchée, entraînant des lésions cérébrales irréversibles. Anthony décède le lendemain.
Une commission médicale établit à 70% la responsabilité du SAMU et à 10% celle de l'entreprise d'ambulance. (L'Est Républicain)