Vous parlez de « chantage ». Non. Un budget, c’est le travail du Parlement.
Un député n’est ni un commentateur ni un lanceur d’alerte permanent. Il est élu et indemnisé par les Français pour examiner les textes, les amender, négocier et, ensuite le cas échéant, les voter ou non. Annoncer la censure avant même d’avoir travaillé le projet proposé, ce n’est pas faire son travail : c’est déserter.
Et quant à “foutre au feu » 600 milliards d’euros de dette, c’est de l’escroquerie à l’état pur.
Revenons à quelque chose de simple : lorsque vous empruntez 100 euros et décidez de ne pas les rendre, vous n’avez pas créé 100 euros. Vous avez pris 100 euros à celui qui vous les avait prêtés.
En l’occurrence les intérêts de la dette détenue par la Banque de France et perçus par celle ci sont reversés au Trésor public sous forme de dividendes. Autrement dit ce que vous proposez ne rapporte rien.
En revanche cela détruirait l’actif le plus important de notre pays, la confiance.
Une dette n’est jamais un papier sans propriétaire. C’est un acte de confiance de celui qui prête envers celui qui emprunte et à qui il confie son patrimoine, c’est-à-dire souvent le fruit de son travail.
Si la France, qui doit lever 310 milliards d’euros cette année, reniait sa propre signature qui nous prêtera encore ? Au mieux les prêteurs - s'ils acceptent de prêter encore - exigeront des taux prohibitifs. Le crédit des familles et des entreprises suivra. La confiance et l’épargne seront fragilisées. L’économie souffrira.
Au pire, l’accès de l’Etat au crédit sera coupé et il devra recourir à des hausses massives d’impôts sur tous les français et à des coupes brutales. Dans les écoles, les hôpitaux, la sécurité, l'écologie, la défense, les collectivités. Les plus fragiles seraient les premiers frappés.
Il n’y a que deux catégories de gens pour formuler une telle proposition : ceux qui pensent s’enrichir en spéculant contre la dette française et ceux qui veulent détruire la zone Euro.
Pas étonnant que les cyniques s’assemblent dans une oeuvre commune de démolition.
Un budget n’est pas un chantage. La dette n’est pas un tour de magie. Et les députés ne sont pas les spectateurs de la République : ils ne peuvent pas provoquer le désordre, puis le commenter.
«Si, malgré l’enveloppe de la Constitution de 1958, les partis se réemparent des institutions (…) comme le diable entrant dans le confessionnal».
1965: de Gaulle sur le possible retour du régime des partis dans la Ve République.
🚉🤝 Retour de notre visite de la future gare Stade de France de la ligne 15 avec une délégation @AN_Finances.
Un chantier impressionnant, dont les tunnels en cours de réalisation. Cette visite a été l’occasion aussi d’un échange utile avec le directoire de la @sgrandsprojets qui travaille sur le @GdParisExpress. Son professionnalisme et son expertise inspire confiance pour la réalisation de ce gigantesque projet d’ici 2031.
Très fier d'avoir porté cette réforme avec @GDarmanin pour la reconnaissance des travailleurs étrangers dans les métiers en tension durablement installés en France, et qui respectent les règles de la République. Promesse tenue !
« J’ai entendu le président de la République dire qu’il faudrait rendre inéligible à vie ceux qui ont été condamnés pour corruption et fraude fiscale.
Ah bon? Et pourquoi pas le reste?
Pourquoi pas pour détournement de fonds publics? »
— @MLP_officiel en 2013
#PassionArchives
La France atteint pour la 1ère fois en 2024 le seuil de 95% de production électrique decarbonée !
Grâce au nucléaire et à une production renouvelable record, la France connaît ainsi une hausse de production d’électricité decarbonée de 8,45% par rapport à 2023.
On continue !
Ces propos disent une vraie peine personnelle. Mais ils démontrent aussi, au plan politique, que cette exclusion n’était pas liée à un rejet de son modèle sur le fond. Plutôt à une décision tactique : préserver la stratégie de la dédiabolisation.
« Le fait que Jean-Marie Le Pen décède un 7 janvier, ça nous fait tous un peu bizarre, car c’est de très loin l’homme qui a été le plus caricaturé par Charlie Hebdo. Bien avant Mahomet. (…) Quand l’attentat a eu lieu le 7 janvier 2015, il a été l’un des premiers à avoir brisé l’unité nationale autour de Charlie Hebdo. »
👉 « Fourest en liberté » du 7 janvier 2025 (partie 2).
@LCI@24hPujadas
Pour mémoire, quelques évidences sur #CharlieHebdo 👇🏿
1) Être Charlie, ce n’est pas approuver Charlie, mais défendre Charlie. Ce que montre Charlie Hebdo est libertaire ; nul n’est tenu d’aimer ça. Mais ce que représente Charlie Hebdo, malgré lui, c’est la liberté. Et chacun doit protéger ça. On n’est pas Charlie de temps en temps selon qu’on est d’accord ou non, on ne suspend son soutien à Charlie Hebdo au contenu de ses dessins ou de ses textes. Être Charlie est une question de principe, pas une question de goût.
2) Les gens qui accusent Charlie Hebdo de « jeter de l’huile sur le feu » oublient un peu vite que le problème, c’est le feu, pas l’huile. Le problème, c’est le terrorisme, pas la caricature. Et quand un dessinateur (ou un enseignant) se fait assassiner, le coupable, c’est l’assassin, pas le dessin.
3) Les gens qui trouvent des excuses aux terroristes en les présentant d’abord (ou aussi) comme les victimes de la société confondent l’excuse et l’explication. Hitler, aussi, a eu une enfance difficile. Ce qui explique bien des choses, mais n’excuse rien.
4) Les gens qui disent « ce n’est pas le moment d’attiser les tensions » sont des escrocs qui présentent comme un ajournement ce qui relève d’une démission. Car jamais la société ne sera suffisamment pacifiée pour qu’une caricature n’offense personne. Dire « ce n’est pas le moment » revient à dire « ce n’est jamais le moment. » Il ne faut pas être dupe de cette fausse patience, qui n’est en vérité qu’une recommandation d’autocensure définitive.
5) Dire « la liberté de la presse ? Oui, mais…attention au blasphème ! », c’est dire une chose et son contraire. Si la presse est libre, alors le blasphème n’existe pas. Si le blasphème a force de loi, la presse n’est pas libre. « En matière de presse, écrit Tocqueville, il n'y a pas de milieu entre la servitude et la licence. Pour recueillir les biens inestimables qu'assure la liberté de la presse, il faut savoir se soumettre aux maux inévitables qu'elle fait naître. Vouloir obtenir les uns en échappant aux autres, c'est se livrer à l'une de ces illusions dont se bercent d'ordinaire les nations malades... qui cherchent les moyens de faire coexister à la fois, sur le même sol, des opinions ennemies et des principes contraires. »
6) Les gens qui disent « Bien sûr, l’attentat c’est horrible, mais enfin, ils ne l’ont pas volé ! » sont les mêmes qui, en cas de viol, mesurent la taille de la jupe de la victime avant de dénoncer, éventuellement, son agresseur. On n’explique pas la barbarie. La barbarie n’est pas soluble dans les causes qu’on lui trouve.
7) Le mot « islamophobie » sert uniquement à faire passer la critique légitime d’une religion pour la haine de ses pratiquants. Sa raison d’être est de neutraliser le dialogue en faisant du blasphème un racisme et de l’offense une humiliation, et de ranger opportunément Charlie Hebdo et Valeurs Actuelles dans le même panier.
8) Les vrais « islamophobes » ne sont pas les gens qui se moquent de l’Islam (comme de toute religion), mais les gens qui méprisent les musulmans au point de les croire incapables d’humour. Que reste-t-il du colonialisme français ? Des esprits condescendants et bien-pensants, des petits blancs qui persistent à tenir les musulmans pour des sous-hommes inaptes au second degré, et qui croient les défendre en les flattant.
9) Le seul véritable blasphémateur, ce n’est pas le caricaturiste mais le fanatique. L’impie, ce n’est pas le dessinateur, mais le type qui croit savoir quand Dieu se vexe, et qui considère que Dieu a besoin de son aide. Il y a une différence entre croire en Dieu et se prendre pour Lui.
10) Les intégristes sont la honte de l’Islam et les indécis sont la honte de la République. Mais les 2nds sont encore plus dangereux lorsque ce sont les 1ers qui gouvernent. On ne transige pas avec l’islamisme, on n’explique pas la violence qu’il suscite, on le combat pied à pied, sans faiblesse ni accommodement.
Laisser penser que la France « bombarde la Syrie » est aussi grave qu’irresponsable.
Face au terrorisme, nous devons faire preuve d’unité.
Et le cadre d’engagement de nos armées ne peuvent faire l’objet d’une telle désinformation politicienne.
L’opération extérieure « Chammal » constitue notre participation à la coalition internationale mise en place en 2014 pour lutter contre Daech.
Groupe terroriste qui, au-delà même de l’horreur qu’il a répandu sur notre propre sol en France et en Europe, est responsable de plusieurs milliers de morts, y compris civils, au Levant.
Comme toutes les interventions extérieures, une fois leur durée excédant quatre mois, une autorisation du Parlement est requise pour les prolonger en vertu de l’article 35 de la Constitution.
Pour Chammal, ce fut le cas, à deux reprises : le 13 janvier 2015, concernant l’engagement en Irak, puis le 25 novembre 2015 pour la prolongation de l’engagement des forces aériennes au dessus du territoire syrien.
Dans ce cadre, nos armées ont mené des frappes précises, sur des cibles clairement identifiées comme étant liées à Daech.