our new full length album Breach will be here in september.
the first song, The Contract, comes out june 12th.
hello Clancy
hello Blurryface
let’s finish this
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LE MASOCHISME MÉDIATIQUE - Des rédactions qui semblent se réjouir des problèmes rencontrés par les gouvernants ou les acteurs économiques, des journalistes ravis d’annoncer des chiffres du chômage en légère hausse, des éditorialistes qui se repaissent de polémiques défavorables à l’image de la France sur la scène internationale... Le masochiste médiatique est omniprésent dans notre pays et nourrit, sans complexe ni remise en cause, la vague populiste.
GÉNIAL, LE CHOMAGE NE BAISSE PLUS !
L'angle choisi pour décrire la courbe du chômage permet d’appréhender, sans grand risque de se tromper, le positionnement éditorial d'une rédaction. Au sein des médias « de gauche » (Libération, Le Monde, Radio France, France Télévisions...) et tandis que le taux de chômage baissait à bon rythme, l’accent était alors mis sur la précarité des emplois créés (ce qui ne se vérifie pas dans les ratios CDD / CDI) ou sur « le chômage caché » non visible dans les statistiques officielles.
Maintenant que le taux de chômage stagne voire augmente légèrement, le paradigme s’est déplacé : le chef de l’État pourrait « perdre son pari d’atteindre le plein emploi ». Comme si le principal enjeu n’était pas tant la baisse du nombre de demandeurs d’emplois qu’un éventuel échec - guetté et attendu - du Président de la République dans ce domaine ! Cette logique masochiste (et sadique) est comparable à celle qui a amené les rédactions du service public audiovisuel à relayer abondamment - par idéologie ou par cynisme - les discours rageurs et anti-État d’un syndicat agricole réputé proche de l’extrême droite.
PRIONS POUR QUE LES J.O. SE PASSENT MAL !
La mascotte « clitoris » made in China, le procès aux relents racistes livré contre la chanteuse Aya Nakamura, l’affiche officielle « sans la croix des Invalides » fustigée par les médias Bolloré, les prix des billets jugés scandaleux (alors qu’ils sont dans les normes des précédentes éditions quand on prend en compte l'inflation), le village olympique taxé d’être « moche » par nombre de journalistes qui ne l’ont pas visité, la baisse de la jauge pour la cérémonie d’ouverture...
Nous avons dénombré, avec l’aide de la communauté Médias Citoyens, pas moins de 20 polémiques majeures liées aux J.O. au cours de ces derniers mois ; la quasi-totalité dégrade l’image du pays, les organisateurs et ou les pouvoirs publics. Certaines de ces polémiques étaient légitimes (prix des billets, problématiques de transport) mais beaucoup d’autres n’avaient pour seule fonction que d’alimenter le mépris, le fiel et la malveillance de nombreux commentateurs et des réseaux sociaux. Dans aucun autre pays ayant accueilli les jeux olympiques, de tels flux d’auto dénigrements n’auront été observés en amont de l’événement, donnant l’impression que la haine de soi est une composante majeure du « vivre ensemble » à la Française.
POURVU QUE LA RUSSIE L’EMPORTE !
« Il est seul contre tous » ; « Isolé sur la scène internationale » ; « Hors-sol, une nouvelle fois » ; « Va-t’en guerre »... Tels sont les commentaires de journalistes, éditorialistes et polémistes entendus au lendemain de la déclaration du chef de l’État sur la possibilité - théorique - qu’un jour des troupes européennes puissent intervenir pour épauler les forces ukrainiennes. Plutôt que d’analyser la portée symbolique de cette déclaration - dont le but est d’établir un rapport de force avec un dictateur galvanisé par son sentiment de toute-puissance - une majorité de rédactions se sont contentées de lister les pays désapprouvant cette éventualité tels des dactylographes incapables d’analyse, d’esprit critique.
Il aura fallu attendre plusieurs jours et l’émergence de véritables analyses géopolitiques - notamment celles de Bruno Tertrais, Pierre Sergent, Gérard Araud ou Nicolas Tenzer - pour qu’une lecture plus subtile, élaborée et stratégique puisse advenir.