Mélenchon n’est pas un intellectuel.
C’est un acteur de boulevard qui débite des brèves de comptoir devant un public qui confond aisance oratoire et maîtrise des faits.
Son cursus est modeste : bac L en 1969, deux licences (lettres modernes et philosophie) à Besançon en 1972, CAPES de lettres modernes. Enseignant de français dans un lycée technique après un passage comme surveillant et maître auxiliaire.
Pas d’agrégation, pas de maîtrise confirmée, pas de doctorat, pas d’enseignement universitaire.
L’image de « professeur philosophe » est une construction politique, pas un titre académique.
Les erreurs factuelles s’accumulent dès qu’il quitte le registre rhétorique pour l’histoire ou la géopolitique.
Sur la Seconde Guerre mondiale, il a affirmé qu’Édouard Daladier avait fini « collabo » et avait été fusillé. Réalité : Daladier fut arrêté par Vichy pour refus de capitulation, déporté par les nazis, survécut et reprit une carrière politique sous la IVe République. Confusion grossière avec Pierre Laval.
Sur les origines nationales, il répète que « il n’y avait pas de France avant la République ». Cette formule efface un millénaire d’histoire du royaume de France, de ses institutions capétiennes à la monarchie absolue, de sa langue et de sa conscience nationale antérieures à 1789-1792. C’est une thèse idéologique, pas un exposé historique.
Sur les Templiers, en juin 2026, il a déclaré que Jacques de Molay avait été brûlé en présence du roi et du pape et les avait cités devant le tribunal de Dieu. Ni Philippe le Bel ni Clément V n’assistaient à l’exécution du 18 mars 1314 sur l’île aux Juifs. La malédiction spectaculaire est une légende tardive popularisée par les romans de Maurice Druon, non par les chroniques contemporaines.
Sur la Chine et Taïwan, il affirme « Taïwan, c’est la Chine » et que les problèmes de la région relèvent de Pékin seul. Il nie ou minimise les pratiques impérialistes chinoises (militarisation de la mer de Chine du Sud contre l’arbitrage de La Haye, endettement stratégique via les Nouvelles Routes de la Soie, camps du Xinjiang, base de Djibouti). Il concentre le feu sur les « provocations américaines » et prône un « pacte » de coopération. Géométrie variable : l’impérialisme n’existe que quand il est occidental.
Sur le Venezuela, il a qualifié en 2017 le régime de « démocratie plus avancée que la nôtre ». Il attribue la crise humanitaire quasi-exclusivement aux sanctions et à l’impérialisme américain. Or la contraction du PIB (divisé par environ quatre depuis 2013) et l’hyperinflation ont commencé avant les sanctions pétrolières les plus dures, portées par les nationalisations, les contrôles des prix et la dépendance pétrolière non diversifiée. Des millions de Vénézuéliens ont fui. Il continue de défendre la légitimité de Maduro et de qualifier les contestations de « coup » soutenu par Washington. Même sélectivité sur Cuba : en 2011, il refusait de le qualifier de dictature « dans le contexte sud-américain ».
Le schéma est constant. Il mobilise l’histoire et la géopolitique avec l’aisance d’un comédien de boulevard, cite des références, construit des oppositions binaires (impérialisme vs peuples, Occident vs reste du monde).
Mais dès qu’on vérifie les faits primaires : archives judiciaires des Templiers, chroniques du XIVe siècle, données économiques du Venezuela avant 2017, statu quo de facto de Taïwan, rapports sur la mer de Chine du Sud, les approximations et les dénis apparaissent.
Le raisonnement repose sur un filtre campiste : critique systématique de l’Occident et des États-Unis, indulgence ou silence sur les régimes autoritaires qui se revendiquent anti-occidentaux.
L’écart entre l’émetteur et les récepteurs fait le reste. L’auditoire qui prend ces performances pour de la culture profonde confond fluidité rhétorique et rigueur.
@JLMelenchon excelle dans le rôle du tribun érudit. Il ne tient pas celui de l’intellectuel qui soumet ses affirmations à la vérification factuelle et qui accepte de corriger quand les sources contredisent le récit.
C’est du théâtre politique, pas de la pensée.
Comment Matthieu Pigasse, le « milliardaire de gauche » (l'oxymore vivant), a vraiment fait fortune (3 milliards d'euros)
Spoiler : pas en créant une entreprise. En vendant à l'État ce qu'il avait appris en travaillant pour l'État.
Déroulé. 🧵
Pigasse n'est pas un entrepreneur. C'est un pur produit de la haute administration.
Sciences Po, ENA, puis la Direction du Trésor — où, littéralement, il gère la dette et la trésorerie de l'État français. Ensuite conseiller technique de DSK, puis directeur adjoint de cabinet de Fabius à Bercy.
Pendant des années, il apprend de l'intérieur une seule chose : comment un État se finance, comment se négocie une dette publique, et à quel point un gouvernement est dépendant des banques pour survivre.
Il passe de l'autre côté de la table.
Il rejoint Lazard et y crée le Sovereign Advisory Group — la cellule dédiée aux dettes publiques. Traduction : il va désormais monnayer dans le privé tout ce qu'il a appris dans le public.
Son métier n'est pas de vendre un produit sur un marché. Son métier, c'est de facturer son expertise à des États — donc à de l'argent public.
Argentine, Irak, Équateur, Grèce, Chypre, Bolivie, Ukraine.
Pendant que tout le monde fuit les États au bord du gouffre, lui y fonce. Parce que c'est là que se signent les mandats les plus chers de la finance souveraine : des dizaines de millions d'honoraires, payés par des pays en faillite.
Voilà la matrice de la fortune Pigasse : devenir l'intermédiaire le mieux payé entre les États insolvables et la finance internationale.
Et le sommet du système, c'est le marché français.
2012, début du quinquennat Hollande. Le gouvernement socialiste lance son projet phare : la Banque publique d'investissement. Pour la structurer, Bercy choisit une banque conseil.
Devinez laquelle. Lazard. Dirigée en France par… Matthieu Pigasse.
Sauf que Pigasse, à ce moment précis : — est un soutien public déclaré de Hollande pendant la présidentielle — et vient de nommer Audrey Pulvar, compagne d'Arnaud Montebourg (le ministre politiquement en charge de la BPI), à la tête des Inrocks, dont il est propriétaire.
L'État qui crée une banque publique « pour rompre avec la vieille finance »… confie le dossier à l'emblème même de cette vieille finance, dirigé par un proche du pouvoir. Le Figaro, le Nouvel Obs, Reporterre : la polémique explose.
Lui a tout nié en bloc — « polémique sans aucun fondement », appel d'offres, critères objectifs, jamais d'intervention. Soit. Mais la boucle, elle, est imparable :
L'État paie la banque.
La banque enrichit Pigasse.
Pigasse finance des médias qui défendent une vision où l'État est central.
Le système se nourrit de lui-même.
Et c'est exactement ce qu'il a construit ensuite avec l'argent.
Le Monde. L'Obs. Les Inrocks. Radio Nova. Le HuffPost France. Vice France. Mediawan. Rock en Seine, les Eurockéennes.
Un empire culturel et médiatique entièrement aligné à gauche — financé par une fortune bâtie sur des mandats publics.
Le militant de « l'État fort », de l'impôt, contre la rente et l'héritage… est devenu riche en facturant des États.
Maintenant, l'hypocrisie finale. Celle qu'on n'entend jamais.
Ce « banquier de gauche » qui incarne soi-disant l'alternative au capitalisme financier anglo-saxon :
→ a quitté Lazard en 2020 pour Centerview, une boutique de Wall Street, dont il a monté le bureau parisien pour conseiller… LVMH, Sanofi, Carrefour. Le CAC 40 dans le texte.
→ a revendu 49 % de sa part du Monde au milliardaire tchèque Daniel Křetínský — sans même prévenir la société des journalistes censée garantir l'indépendance du titre.
Le récit « David de gauche contre Goliath capitaliste » s'effondre. Il n'y a pas David. Il n'y a que Goliath, déguisé.
Parce que Pigasse n'est pas un capitaliste. Un capitaliste prend des risques sur un marché et peut tout perdre.
Lui a fait l'inverse : il a transformé sa connaissance intime de la machine d'État en rente privée. Zéro risque entrepreneurial. Juste un homme qui a appris la mécanique du pouvoir de l'intérieur, puis l'a revendue de l'extérieur, au prix fort.
C'est ça, le « milliardaire de gauche ».
Pas une contradiction. Le pur produit d'un système : le capitalisme de connivence, où la même oligarchie prospère précisément grâce à l'argent public qu'elle prétend réguler — et finance ensuite les médias qui vous expliquent que tout va bien.
Il faut que tout change pour que rien ne change.
Elle a eu faux sur le nucléaire.
Sur les mégas bassines.
Sur la climatisation.
Sur la rénovation.
Sur les scops (duralex)
Mais vous pensez que ça l'empêche de l'ouvrir avec arrogance sur tous les plateaux ?
NOOonnn. La soupe anticapitaliste décroissante est trop bonne. 💸💸
Elle n'a pas tort : pensez aux odeurs de violon qui se répondent dans les étages, la graisse de clarinette qui s'infiltre, et ces musiciens qui viennent se faire servir sur la rue jusqu'à 2h du matin. C'est exactement pareil.
https://t.co/9AnCW1aflW
Bruno Retailleau propose de "plafonner à 70% toutes les prestations sociales" pour qu'il soit "toujours plus payant de travailler que de vivre des aides sociales"
#BFM2
Cette élection présidentielle est la plus importante depuis un demi-siècle, c’est l’élection de la dernière chance.
Vos aïeux ont bâti la France à la sueur de leur front, parfois même au prix de leur sang. Si vous voulez être dignes d’eux, il faudra vous engager, personne ne pourra rester à l’écart.
Où va l'argent ? C'est ce que nous demandent nos compatriotes. Tant d'argent dépensé, tant d'argent dépensé d'injustices. L'argent est détourné parce qu'aujourd'hui tout le système repose sur une immense injustice : on prend à ceux qui travaillent pour donner à ceux qui ne travaillent pas.
30 % des Français qui travaillent soutiennent l'ensemble de notre modèle social. Ça ne peut plus tenir parce qu'une fois de plus, la variable d'ajustement, la classe sociale qui est aujourd'hui sacrifiée, c'est la classe moyenne.
«Très probablement, je voterai pour @BrunoRetailleau»
Boualem Sansal annonce son choix et donne ses arguments.
À suivre dans notre podcast "Darius Libre", bientôt disponible sur TF1+ et TF1 INFO.
Un ministre de l’environnement doit assumer à la fois de réduire le nucléaire et d’aller dans les centrales qui vont fermer expliquer aux salariés cette transformation. C’est pour cela que @FdeRugy est un excellent choix : il saura assumer toutes ces missions. @GrandAngleBFMTV
30/01 : Emmanuel Grégoire dénonce une « sorte d'omerta systémique » dans le périscolaire parisien.
15/06 : il annonce porter plainte contre ceux qui disent « que des affaires puissent être dissimulées ».
Le Complément d’enquête sur Bruno Retailleau est délicieux.
Au tout début, il affirme au micro du journaliste, ne pas vouloir collaborer pour ce qu’il sait être « un portrait à charge ». Le journaliste lui répond que ça ne sera absolument pas le cas. Les 50 minutes qui suivent sont évidemment giga à charge.
C’est tellement caricatural, et la plupart des supposées erreurs de Bruno Retailleau sont en fait des faits très louables. À la fin, on a envie de voter pour lui. Comme à chaque Complément d’enquête sur une personnalité de droite. C’est hilarant.
Thomas Porcher était sur France Inter ce matin pour expliquer que la valorisation de SpaceX n'a pas de sens.
Petit problème : sa carrière entière est une étude longitudinale sur le coût de parier contre l'industrie américaine.
Ouvrons les archives.
2013, Porcher publie "Le mirage du gaz de schiste". Sa thèse : la révolution du schiste est une illusion de lobbies. Il qualifie même d'idiotes les prévisions annonçant que les États-Unis deviendraient premier producteur mondial de pétrole.
Réalité : les États-Unis sont devenus le premier producteur mondial de pétrole et de gaz de l'histoire. L'Europe entière dépend aujourd'hui de leur GNL pour se chauffer. Le "mirage" alimente le continent qui l'a moqué.
2018, il persiste : il n'a "jamais cru" que les hydrocarbures de schiste étaient une révolution. Cinq ans après son livre, dix ans avant que la France ne supplie les méthaniers texans d'accoster au Havre.
Sur la dette, même méthode. 110 % du PIB ? "Pas un problème", l'État a des actifs en face. C'est le raisonnement d'un homme qui n'a jamais signé un bilan, jamais rencontré un créancier, jamais eu à faire une paie un 28 du mois.
Le libre-échange ? Une théorie "conçue pour dominer les pays pauvres". Dites ça à la Corée du Sud, à la Pologne, au Vietnam, à tous les pays que l'ouverture commerciale a sortis de la misère en une génération.
Et aujourd'hui donc, SpaceX. Une entreprise qui a divisé le coût du kilo en orbite par 10, qui lance plus de masse que tous les États de la planète réunis, dont Starlink connecte 6 millions d'abonnés avec des revenus récurrents.
L'IPO du jour : 75 milliards levés, 2,5 fois le record de Saudi Aramco. Clôture au-dessus des 2 000 milliards de valorisation. Le marché, c'est à dire des millions d'acteurs qui engagent leur propre argent, a tranché.
Face à ça, l'analyse de plateau : "c'est une bulle". C'est toujours une bulle. Le schiste était une bulle. Tesla était une bulle. Amazon était une bulle. La seule chose qui ne dégonfle jamais, c'est le temps d'antenne de ceux qui se trompent.
Voilà la différence fondamentale. Musk engage son capital, ses nuits, sa réputation, et il est sanctionné par la réalité à chaque lancement. Porcher engage une opinion, et il est récompensé par une invitation la semaine suivante. L'un paie ses erreurs, l'autre les recycle.
Hayek appelait ça la prétention fatale : croire qu'un esprit seul peut juger ce que des millions d'acteurs décentralisés savent collectivement. Le prix de SpaceX n'est pas une opinion, c'est une agrégation d'information que aucun économiste de studio ne possédera jamais.
Alors inclinez-vous. Pas devant Musk l'homme, mais devant ce que ce type d'entrepreneur prouve : que le risque, le capital et l'obsession industrielle créent en 20 ans ce que les commentateurs déclarent impossible depuis 50.
Les entrepreneurs construisent la boutique. Le minimum, c'est de les laisser la gérer.
La capitalisation n’implique pas davantage de payer deux fois que la répartition.
Si demain nous nous réveillions dans un système par capitalisation, le PIB de la France serait le même, ainsi que le nombre de bouches à nourrir.
Si l’on devait payer « deux fois », où partirait ce dédoublement de paiement, au juste ? On l’enverrait aux Chinois, aux Allemands ? On brûlerait 14 % du PIB ? On investirait le tout dans Duralex?
À nouveau, la donnée fondamentale du problème est que les retraités ont une créance sur l’économie en vertu des droits sociaux accumulés. La valeur de cette dette implicite est fixe pour les générations futures, à moins de la renégocier (par une désindexation, par exemple).
Ni la capitalisation, ni la répartition, ni la moindre forme d’ingénierie financière ne créent des pains ou ne font disparaître des bouches par l’opération du Saint-Esprit.
La capitalisation n’a que l’inconvénient d’une transparence comptable qui fait apparaître un double paiement qui existe d’une manière ou d’une autre, même s’il est dissimulé dans le fonctionnement en cavalerie de la répartition.
France TV a choisi Thomas Porcher pour intégrer "L’Heure de Vérité" pour la présidentielle 2027 sur France 2
Ce soutien affiché de LFI travaille pour Le Media TV
On prend les paris qu’il n’y aura aucun communiqué offusqué de la SDJ de France TV au contraire d’Eugenie Bastié ?
- pardon Gabrielle Siry-Houari, vous parlez de responsabilité politique, vous êtes au parti socialiste, qui dirige Paris depuis quelque temps ...
- vous allez me sortir les ...
- vous sortir quoi, Madame ? Pardon, on parlait du périscolaire, la responsabilité politique, elle est là aussi.
Le nouveau règlement retour change tout sur plan migratoire et correspond aux aspirations des peuples.
Pourtant il y a un doute sur la volonté du chef de l’État d’appliquer cet accord puisque les députés macronistes ont voté contre et les députés horizons se sont abstenus.
Il doit sans attendre annoncer que la France se saisira pleinement des opportunités offertes par le « règlement retour » et qu’elle participera activement aux négociations avec des pays tiers pour l’installation de hubs de retour.