Réponse à un sophisme athée : Si Dieu existe, pourquoi avoir créé les maladies ?
L'argument est que si Dieu existait, le corps humain serait parfait, or les dents de sagesse manquent de place pour pousser, donc le corps n'est pas parfait, donc l'existence de Dieu est mise en doute par l'existence des maladies et des imperfections biologiques en général.
Cet argument circule sous plusieurs formes : pourquoi les maladies, pourquoi les guerres, pourquoi la souffrance des innocents.
Il convient donc de répondre à cette ambiguïté non pas car l'argument est solide, mais parce qu'il repose sur un postulat qu'on ne prend presque jamais la peine d'examiner, et qui s'effondre dès qu'on le met à la lumière.
Le postulat de cet argument est le suivant : un Dieu sage produirait nécessairement un monde sans douleur, sans manque, sans imperfection apparente, c'est l'intention derrière cet argument. Or l'islam n'a jamais promis un tel monde. Le Coran présente au contraire ce bas-monde comme le lieu même de l'épreuve, non comme une préfiguration du paradis.
Allah dit :
الَّذِي خَلَقَ الْمَوْتَ وَالْحَيَاةَ لِيَبْلُوَكُمْ أَيُّكُمْ أَحْسَنُ عَمَلًا
« Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver, pour voir lequel d'entre vous agit le mieux. »
📚 Sourate Al-Mulk (67), verset 2.
Et Il annonce explicitement la nature de l'épreuve :
وَلَنَبْلُوَنَّكُمْ بِشَيْءٍ مِّنَ الْخَوْفِ وَالْجُوعِ وَنَقْصٍ مِّنَ الْأَمْوَالِ وَالْأَنفُسِ وَالثَّمَرَاتِ
« Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim, et de diminution des biens, des personnes et des récoltes. »
📚 Sourate Al-Baqara (2), verset 155.
Le mot employé pour « diminution des personnes » englobe la maladie et la mort elle-même. Le Coran annonce par avance que la vie terrestre comportera la faim, la peur, la perte, la maladie. Et il ajoute que la simple profession de foi ne dispense de rien de tout cela :
أَحَسِبَ النَّاسُ أَن يُتْرَكُوا أَن يَقُولُوا آمَنَّا وَهُمْ لَا يُفْتَنُونَ
« Les gens pensent-ils qu'on les laissera dire : "Nous croyons", sans être éprouvés ? »
📚 Sourate Al-'Ankabût (29), verset 2.
Attaquer l'islam en objectant l'existence de la maladie revient donc à reprocher à une doctrine de ne pas tenir une promesse qu'elle n'a jamais faite. C'est un homme de paille, on invente un Dieu qui aurait dû garantir un monde sans friction, puis on constate que ce monde n'existe pas, et on en conclut que le Dieu réel, celui décrit par le Coran, n'existe pas non plus.
Le raisonnement ne touche jamais sa cible parce que sa cible n'a jamais été le Dieu de l'islam.
Une fois ce postulat écarté, la question est pourquoi la maladie existe-t-elle, dans le cadre d'un Créateur sage ?
Ibn al-Qayyim traite cette question dans son livre consacré au décret divin. Il commence par poser une définition précise du mal :
الشر: وضع الشيء في غير محله، فإذا وضع في محله لم يكن شرًّا. والشر نوعان: شر محض حقيقي من كل وجه، وشر نسبي إضافي من وجه دون وجه، فالأول لا يدخل في الوجود، إذ لو دخل في الوجود لم يكن شرًّا محضًا، والثاني هو الذي يدخل في الوجود
« Le mal, c'est de placer une chose hors de sa position propre ; si elle est placée à sa juste position, ce n'est plus un mal. Le mal est de deux sortes : un mal pur, réel sous tous ses aspects, et un mal relatif, qui ne l'est que sous un aspect et non sous un autre. Le premier n'a pas d'existence réelle, car s'il existait réellement il ne serait plus un mal pur ; le second est celui qui existe réellement. »
📚 Shifā' al-'Alîl fî Masā'il al-Qaḍā' wal-Qadar wal-Ḥikma wat-Ta'līl, Bāb 21.
Autrement dit, ce qu'on appelle un mal dans le monde créé n'est jamais, à proprement parler, un mal absolu et gratuit ; c'est un mal relatif, c'est-à-dire mauvais sous un certain angle mais porteur d'un bien sous un autre. La maladie est mauvaise pour le corps, mais elle n'est pas mauvaise dans l'absolu si elle sert une fin plus haute que la santé elle-même.
Ibn al-Qayyim en tire la conséquence pour la nature divine :
فلا يضع الأشياء إلا في مواضعها اللائقة بها وذلك خير كله، والشر وضع الشيء في غير محله، فإذا وضع في محله لم يكن شرا، فعلم أن الشر ليس إليه، وأسماؤه الحسنى تشهد بذلك، فإن منها القدوس السلام العزيز الجبار المتكبر، فالقدوس المنزه من كل شر ونقص وعيب
« Il ne place les choses que dans leur position convenable, et cela est un bien absolu ; le mal, c'est de placer une chose hors de sa position propre, et si elle est placée à sa juste position, ce n'en est plus un mal. On sait donc que le mal ne Lui est pas imputable, et Ses noms les plus beaux en témoignent : Al-Quddûs, As-Salâm, Al-'Azîz, Al-Jabbâr, Al-Mutakabbir — Al-Quddûs étant Celui qui est exempt de tout mal, de toute déficience et de tout défaut. »
📚 Shifā' al-'Alîl fî Masā'il al-Qaḍā' wal-Qadar wal-Ḥikma wat-Ta'līl, Bāb 21, « Fî tanzîh al-qaḍā' al-ilâhî 'an ash-sharr ».
Ibn Taymiyya, dans sa réfutation des chiites duodécimains, développe un argument complémentaire et plus formel, celui des contraires nécessaires. Il explique que créer l'un des deux termes d'un couple opposé exclut logiquement de créer l'autre terme avec les mêmes conséquences :
خلق أحد الضدين ينافي خلق الضد الآخر، فإن خلق المرض الذي يحصل به ذل العبد لربه ودعاؤه لربه وتوبته من ذنوبه وتكفيره خطاياه ويرق به قلبه ويذهب عنه الكبرياء والعظمة والعدوان يضاد خلق الصحة التي لا يحصل معها هذه المصالح، وكذلك خلق ظلم الظالم الذي يحصل به للمظلوم من جنس ما يحصل بالمرض يضاد خلق عدله الذي لا يحصل به هذه المصالح
« Créer l'un des deux contraires exclut de créer l'autre : ainsi la création de la maladie, par laquelle le serviteur s'humilie devant son Seigneur, L'invoque, se repent de ses péchés, voit ceux-ci expiés, s'attendrit le cœur et se dépouille de l'orgueil, de la prétention et de l'agression, s'oppose à la création d'une santé qui, elle, ne produirait pas ces mêmes biens. De même, la création de l'injustice que subit l'opprimé, qui produit un effet du même ordre que la maladie, s'oppose à la création d'une justice qui ne produirait pas ces mêmes biens. »
📚 Minhāj as-Sunna an-Nabawiyya.
Un monde où la santé serait garantie sans possibilité de maladie serait un monde où l'humilité devant Dieu, le repentir, l'expiation des péchés et l'attendrissement du cœur n'auraient plus de cause. Ces biens spirituels sont, dans la vision islamique, supérieurs au bien-être physique lui-même.
Réclamer un monde sans maladie revient donc à réclamer un monde privé de la possibilité même de ces biens supérieurs, sans jamais en avoir mesuré le prix.
Le Prophète a précisé la fonction concrète de cette épreuve pour le croyant :
ما يُصِيبُ المُسْلِمَ، مِن نَصَبٍ ولَا وصَبٍ، ولَا هَمٍّ ولَا حُزْنٍ ولَا أذًى ولَا غَمٍّ، حتَّى الشَّوْكَةِ يُشَاكُهَا، إلَّا كَفَّرَ اللَّهُ بهَا مِن خَطَايَاهُ
« Il n'est ni fatigue, ni maladie, ni souci, ni tristesse, ni tort, ni chagrin qui atteigne le musulman — pas même une épine qui le pique — sans qu'Allah n'en efface, par cela, une partie de ses péchés. »
📚 Sahih al-Bukhârî, n° 5641-5642 ; Sahih Muslim, n° 2573.
La maladie est donc intégrée dans un système de sens où elle a une fonction précise, l'expiation et la purification, à condition que le croyant l'endure avec patience. Rien de tout cela n'a de sens dans un cadre matérialiste, ce qui nous amène au cas particulier soulevé par le post cité, celui des dents de sagesse.
L'affirmation selon laquelle le manque de place pour les dents de sagesse « prouve que le corps humain n'est pas parfait » repose sur une erreur factuelle avant même d'être une erreur théologique.
La littérature en anthropologie dentaire est convergente sur ce point, la réduction de la mâchoire humaine n'est pas un défaut de conception originel, mais une conséquence du changement de régime alimentaire survenu avec l'agriculture et la cuisson des aliments. Les mâchoires de nos ancêtres, adaptées à une nourriture crue, fibreuse et abrasive, s'usaient et se développaient de façon à laisser une place suffisante aux troisièmes molaires ; l'adoption d'une alimentation transformée et cuite a réduit les contraintes mécaniques exercées sur la mâchoire durant la croissance, ce qui a entraîné une diminution de sa taille au fil des générations, sans diminution correspondante du nombre de dents.
📚 Références à voir et à lire sur ce sujet :
• Von Cramon-Taubadel, N., « Global Human Mandibular Variation Reflects Differences in Agricultural and Hunter-Gatherer Subsistence Strategies », PNAS, 2011
• Kaifu Y., Kasai K., Townsend G. C., Richards L. C., « Tooth Wear and the "Design" of the Human Dentition: A Perspective from Evolutionary Medicine », American Journal of Physical Anthropology, 122 (2003), p. 47-61.
Ce qu'il prend pour une preuve d'imperfection est en réalité un décalage entre une structure biologique et un environnement culturel qui a changé au fil du temps. Ce n'est donc pas la conception qui est en défaut, c'est l'usage auquel le corps est aujourd'hui soumis qui diffère de celui pour lequel il fonctionnait sans accroc.
Mais il faut aller plus loin, car même en concédant intégralement le point factuel, l'argument resterait invalide sur le plan logique. Il présuppose qu'un Créateur sage devrait produire un corps humain figé dans une perfection statique, immuable à travers les âges et les environnements.
Or rien dans la théologie islamique n'exige une telle chose ; l'exigence elle-même n'a de sens que si l'on projette sur Dieu un standard emprunté à une autre conception du divin, celle d'un ingénieur qui devrait tout optimiser dans l'absolu et pour l'éternité, indépendamment de tout contexte.
Un corps capable de s'adapter, y compris de façon imparfaite, à des environnements changeants, est en réalité davantage cohérent avec un monde conçu comme lieu d'épreuve et de mouvement.
On peut enfin retourner l'accusation contre son émetteur, le cadre matérialiste qui sous-tend cette objection n'a lui-même aucune ressource pour qualifier quoi que ce soit de « mauvais ». Dans un univers sans dessein ni finalité, la maladie n'est qu'un fait neurochimique, la souffrance qu'une décharge de signaux électriques, sans statut moral propre. C'est paradoxalement la théologie de l'épreuve, avec sa hiérarchie de biens et de maux relatifs, qui rend intelligible la catégorie même de mal qu'il utilise pour attaquer l'existence de Dieu.
L'argument « si Dieu existe, pourquoi les maladies » ne survit donc à aucun des trois niveaux d'examen, il repose sur une promesse que l'islam n'a jamais faite, il ignore la fonction positive et documentée de l'épreuve dans les textes scripturaires et chez les savants qui les ont commentés, et dans sa version particulière portant sur les dents de sagesse, exemple choisi ici, mais que s'il aurait pu remplacer par n'importe quel autre élément créé qu'il jugerait "imparfait", le sophisme restant identique, il repose de surcroît sur une lecture erronée des données scientifiques disponibles.
Ce qui reste, une fois ces trois couches retirées, n'est pas une preuve contre l'existence de Dieu, mais l'expression d'une attente envers un monde que le Coran n'a jamais décrit autrement que comme une demeure d'épreuve, précédant une demeure de rétribution où la balance sera enfin rétablie.
Cette attente s'appuie elle-même sur un socle qui ne peut pas la porter car en effet il invoque la science comme caution de son matérialisme, alors que la science se limite par nature à décrire ce qui est observable, elle mesure des faits, elle ne prononce aucun jugement sur ce qu'une chose "devrait" être. Son jugement est philosophique, pas scientifique, et il emprunte silencieusement à une notion de finalité que le matérialisme prétend justement rejeter.
@jfkxixio999@sequence1000 Embrasse la pierre noir n'est pas une obligation, tu peux la faire si tu arrive mais si tu ne la fait pas c'est pas grave. Son témoignage ne te garantira pas le paradis
@CalibanLG Oui c'est un livre religieux qui dit qu'ils viennent du paradis donc pas des humains comme nous, des humains parfait donc cela nique ton argument biologique vue que ce ne sont pas des humains comme nous
@RasdfasD60181@elyalic@ehbaoui Oui parce que c'est pas un âne mais une creature celeste qui vient du paradis! Bref un animal qui ne viens pas de la terre
@anisiSoitIl@elyalic Deja Adam et Eve viennent du paradis donc pas des humains comme nous, ni la meme taille.
C'est pas une ane et c'est une creation pas un âne random trouve dans un champs
Le reste pas besoin de repondre trop long et je ne répondrais pas
Franchement sans être méchante mais juste au vestimentaire tu reconnais c’est qui les marocains provenant d’Espagne ou d’Italie dans le bateau
Par contre je trouve que ce sont les plus marocains d’Europe
@SafsafG16@yukimiyalver@mounassyy Va payer tes frais de successions pour toi et toute ta descendance n'oublie pas les mouchoirs car tu va pleurer,l Etat te baisera toi, ta femme et tes enfants et petits enfants. Ta femme qui va te vire de ta maison que tu auras payé
Oai tu ne connais pas ton pays.
Je mute
@SafsafG16@Ganikumii@yukimiyalver@mounassyy Jai jamais vue une enculade d'héritage aussi puissante qu'en occident, taxe de fou, la femme qui peut prendre ta baraque et tes enfants, tu peux finir dépouille de A a Z
Parce que l’objectif n’est pas la rémigration. L’objectif est de faire abandonner leur religion aux musulmans sur place afin que ces derniers deviennent comme eux.
Et d’ailleurs on nous a prévenu depuis bien longtemps :
"Ils aimeraient que vous mécroiyez comme eux ont mécru afin que vous soyez semblables."
Et en france, ca fonctionne de plus en plus. De plus en plus ne sont plus musulmans que par le nom, ils sont devenus pour beaucoup, à l’instar des chrétiens, des "non pratiquants" or islamiquement, un non pratiquant n’est pas musulman.