La méthode Bukele dérange certains et plébiscité par d'autres, parce qu'elle rappelle une réalité simple : la première mission d'un État n'est pas de réinsérer les criminels, mais de protéger les citoyens.
Pendant des décennies, les pays occidentaux ont multiplié les discours sur la rédemption, l'accompagnement et la prévention. Pendant ce temps, les cartels et les gangs ont prospéré.
Les travaux du criminologue Daniel Nagin (Carnegie Mellon University) montrent que ce qui dissuade le plus n'est pas la promesse d'une seconde chance, mais la certitude d'être arrêté et sanctionné.
Au Salvador, le taux d'incarcération est devenu le plus élevé du monde. Dans le même temps, le nombre d'homicides s'est effondré. Ce graphique le démontre.
C'est édifiant.
En France, le narcotrafic est devenu une industrie. Des centaines de points de deal, des dizaines de morts chaque année, des quartiers entiers sous pression.
La question n'est donc pas de savoir si certains délinquants peuvent être réinsérés.
La question est de savoir combien de victimes supplémentaires nous sommes prêts à accepter avant de comprendre qu'on ne reprend pas le contrôle d'un territoire sans appliquer une méthode.
Je viens d’être condamné à 6 mois de prison avec sursis et 10 000€ d’amende, sur le fondement de… la loi Samuel Paty !
Condamné comme journaliste car mon média Frontières a publié une grande enquête sur les avocats en droit des étrangers.
C’est un immense scandale !