L’Accord de Saint-Sylvestre : c’est l’accord politique signé le 31 décembre 2016 au Centre Interdiocésain de Kinshasa. Il a été signé le jour de la Saint-Sylvestre, d’où son nom.
Le mandat de Joseph Kabila devait finir le 17 décembre 2016, mais les élections n’avaient pas pu être organisées. Risque de crise/chaos.
La CENCO a médiatisé des négociations pour éviter l’affrontement et organiser une transition apaisée.
2 Contenu principal de l’accord
Maintien de Joseph Kabila au pouvoir jusqu’à l’élection du nouveau président. Il ne pouvait plus se représenter en 2018.
Élections prévues en 2017 - elles ont finalement eu lieu en décembre 2018
Premier ministre issu du Rassemblement : l’opposition devait nommer le PM. Samy Badibanga puis Bruno Tshibala ont occupé le poste.
Respect de la Constitution : pas de modification pour permettre un 3 eme mandat.
L’accord n’a pas été totalement respecté : élections repoussées de 2017 à 2018, et ça a causé les marches des catholiques du CLC fin 2017/début 2018.
Les acteurs principaux
Côté médiation :
-CENCO : les évêques catholiques. Ils ont mené les négociations de décembre 2016
-Nonce apostolique: Mgr Luis Mariano Montemayor, présent à la signature.
Bref: L'accord a réuni la majorité + une partie de l’opposition, mais pas tout le monde. C’est la CENCO qui a réussi là où l’Union Africaine avec Edem Kodjo avait échoué.
Mes respects à la CENCO.
#AARON #MUKWIZ
#RDC Aujourd’hui la CENCO dit NON au changement de la Constitution.
Et ce "NON" mérite tout notre respect.
Car notre Constitution n’est pas un bout de papier qu’on réécrit à chaque mandat selon l’ambition de l’homme sur la chaise présidentielle.
C’est le pacte qui lie gouvernants et gouvernés. La garantie de la stabilité et de la confiance du peuple.
En prenant position, les Évêques refusent le silence complice.
Ils rappellent qu’un pays ne se bâtit pas sur des intérêts personnels mais sur l’intérêt de tous.
Ce "NON" de la CENCO c’est en même temps un "OUI" aux jeunes de Lubumbashi, Goma, Kinshasa… qui veulent croire qu’on peut changer de dirigeants sans que le sang coule ni tricherie.
Merci à l’Église d’avoir parlé quand la maison Congo vacille.
Que ce message interpelle dirigeants, opposition, société civile et citoyens :
La Constitution on la respecte.
#RDC: « Le retour de 4 000 ex‑kulunas à Kinshasa n’a rien d’un assainissement. C’est le renfort attendu des Forces du Progrès, la milice du pouvoir, pour intimider l’opposition et verrouiller la capitale. », Olivier Kamitatu