Des croix gammées et des propos antisémites au sein d’une université française. C’est une honte. C’est abject. C’est intolérable.
J’ai échangé avec Léa Hanoune, présidente de l’@uejf, à la suite des faits signalés à l’Université Paris-Est Créteil.
L’antisémitisme n’a sa place nulle part dans notre République. Et certainement pas dans nos universités.
Ces faits vont faire l’objet d’un signalement au procureur de la République au titre de l’article 40.
Je tiens à saluer et à remercier la mobilisation de l’université face à ces actes inacceptables.
Aucune banalisation, aucune excuse, aucune impunité. Les auteurs de ces actes devront en répondre.
Aucun étudiant juif ne doit avoir peur d’aller à l’université. Jamais.
Les revendications sont légitimes. Mais comme trop souvent dans ces mobilisations, des propos antisémites et des juifs pointés du doigt sous couvert d'antisionisme.
Il est inacceptable que les étudiants juifs se sentent ciblés systématiquement dès lors qu'un blocus nait, peu importe les revendications.
Étudiantes, étudiants, responsables syndicaux ou associatifs, personnel de l'université, dès qu'un juif est pointé du doigt, réagissez !
Le 7 octobre, Urgence Palestine manifeste à Paris pour célébrer le 7 octobre. « Merci aux martyrs », « une seule solution », « avec les armes chassent les colons ».
Le négationnisme et l'inversement. Écœurant. C'est de l'apologie du terrorisme.
L'UEJF porte plainte.
Apologie du terrorisme, antisémitisme, appel au meurtre dans les rues de Paris. Nous le répétons trop souvent, dans l'espace public, la libération de la parole mène aux actes.
La mairie du 11e doit porter plainte. Nous signalons évidemment les faits au parquet.
Exclu. Une source vient de me l'envoyer. Sur le mur de la mairie du 11ème arrondissement de Paris. Après une manifestation d'étudiants cet après-midi. "Déluge d'Al-Aqsa", en cette veille des trois ans du 7/10, en plein Paris. @i24NEWS_FR@egregoire@NunezLaurent
Mohamed Merah et Salah Abdeslam acclamés lors d’un blocus. L’instrumentalisation de revendications lycéennes légitimes au profit de l’apologie du terrorisme doit nous inquiéter tous. La justice doit être ferme, et les condamnations politiques, totales et sans ambiguïté
https://t.co/zv0reh91e3
Omri Ram a étudié à Sciences Po lors d'un échange universitaire en 2022. Il a été massacré au festival Nova le 7 octobre 2023.
À la veille de l'hommage qui lui sera rendu, quelqu'un a collé sur son visage « Israël criminel ! Boycott Israël ! », sur le portrait affiché par la section UEJF de Sciences Po.
Même assassiné, un Juif israélien reste une cible. L'antisémitisme n'épargne plus les morts.
L’@ULJF_officiel prend part aux revendications du mouvement lycéen et dénonce sa récupération par la France Insoumise et les dérives antisémites.
Plus de moyens pour de meilleures conditions d’études pour toutes et tous, mais aussi une nouvelle exigence : renforcer les dispositifs de lutte contre le racisme et l’antisémitisme dans les lycées.
Les revendications des lycéens appartiennent aux lycéens !
Les Verts britanniques ont adopté une motion affirmant que « le sionisme est un racisme ».
Le sionisme, c'est le mouvement d'autodétermination du peuple juif sur sa terre. Un droit inaliénable, reconnu à tous les peuples… sauf aux Juifs ?
En 1991, l'ONU abrogeait la résolution qui assimilait sionisme et racisme, reconnaissant son erreur. Dix ans plus tard, l'Iran tentait de la ressusciter : à Téhéran, en préparation de la conférence de Durban, il écartait les organisations juives et faisait décrire le sionisme comme fondé sur la « supériorité raciale ».
Trente-cinq ans après, le parti britannique reprend cette rhétorique à son compte.
Qualifier le sionisme de racisme, c'est travestir sa définition pour nier au peuple juif un droit fondamental.
C'est de l'antisémitisme qui avance à visage découvert.
https://t.co/ro3SDHtrlq
À Bergerac, les 3 élus RN ont été les seuls à voter contre l'attribution du nom d'Irène Sapir à une école. Honteux.
Irène Sapir avait 5 ans quand elle a été arrêtée lors de la rafle du Vél' d'Hiv. Ses parents ont été déportés. Rescapée, elle est devenue enseignante et a consacré sa vie à transmettre la mémoire de la Shoah aux jeunes générations.
Leur justification ? Elle est communiste et refuse de leur serrer la main. « Le communisme, c'est des dizaines de millions de morts », lance un élu RN. Face à une enfant raflée par la police française, un renversement indécent.
Honorer une rescapée, c'est un acte de mémoire et de transmission, pas une adhésion à ses convictions. Que le RN oublie cette évidence dès qu'il s'agit d'une adversaire politique en dit long.
Cette mécanique, on la retrouve jusqu'à l'Assemblée : Caroline Parmentier, députée RN proche de Marine Le Pen, a qualifié Simone Veil de « la grosse » et associé sa loi à un « génocide ».
Le RN affirme avoir rompu avec son héritage. Mais son prétendu attachement à la mémoire de la Shoah s'arrête là où commencent ses intérêts politiques. Pour lui, les Juifs ne sont qu'un objet politique : ils ne l'intéressent que lorsqu'ils servent sa respectabilité. Et si l'idéologie avait vraiment changé, leurs postions ne s'aligeraient pas sur celles de leurs prédécesseurs.
« Ma première tare, c'est d'être communiste. Ma deuxième tare, c'est d'être juive », a répondu Irène Sapir.
Voilà le RN élu dans nos municipalités. Tout notre soutien à Irène Sapir.
https://t.co/XioxYfmEXb
Jordan Bardella, 2013 : les analyses de Soral sont « justes car tout se vérifie dans les faits ».
Alain Soral, hier : « Et si l'antisémitisme n'était pas le problème, mais la solution ? »
En 2013, Bardella écrivait aussi : « La politique, c'est de la com. » On avait compris, la dédiabolisation, c'était du marketing.
On le savait aussi : Alain Soral a deux familles politiques.
La première est au RN. Son élève écrivait que « les banques sont toutes détenus par des Juifs ». Aujourd'hui il nie tout, et il veut Matignon.
La seconde est à LFI : David Guiraud a appris le conflit israélo-palestinien dans les vidéos de Soral, qui l'a ensuite soutenu publiquement. Rima Hassan le retweet. Alors les leçons sur l'antisémitisme, non merci.
C'est le projet de Soral : il veut réunir l'identitaire et l'anticapitaliste contre un ennemi commun. À droite, cet ennemi s'appelle « les élites mondialisées ». À gauche, « le sionisme ».
In fine, ce sont toujours les Juifs.
Les révélations de Mediapart, si avérées, sont une preuve de plus, s'il en fallait, que l’extrême droite n'a pas changé.
Bardella c'est la la stratégie de dédiabolisation poussée à son paroxysme.
FN/RN : depuis 54 ans, l'UEJF lutte et continuera de lutter contre ce parti.
⚽️ "On prouve au monde que Juifs et Arabes peuvent jouer ensemble sur le même terrain."
On a rencontré une équipe de foot un peu spéciale, composée de jeunes Israéliens juifs et musulmans. Venus des villes de Beit Shemesh (à majorité juive) et d'Abu Gosh (à majorité musulmane), ils ont participé à des matches à Paris, Sarcelles, La Courneuve et Aubervilliers, à l'initiative de l'@uejf.
Ce jour-là, ils étaient accueillis à Paris 18e par l'association Espoir 18. Et à la fin du match, un seul perdant : les préjugés. 🎥⤵️
Pour S Royal, il faudrait "plus de voix juives" pour dénoncer la situation à Gaza. Si cette essentialisation n’était pas assez choquante, elle considère que cela "freinerait l’antisémitisme"
Non Mme Royal les Juifs ne sont pas et ne seront jamais responsables de l’antisémitisme.
« Ils ont saboté l'outil de travail des Français… le travail rend libre. »
Jean-Philippe Tanguy, député RN.
Pour ses amis néo-nazis de l'AfD, traduisons : « Arbeit macht frei ».
Il ne pouvait pas l'ignorer. Voilà ce que vaut la « dédiabolisation ».
https://t.co/XsDGZDidJU
Le département des Alpes Maritimes va prêter une salle publique à Obono, qui pense que le Hamas est un "mouvement de résistance" et Assoun, de Tsedek, pour nous donner une leçon sur l'antisémitisme. Le monde à l'envers. @ca_ginesy le département ne peut accepter ça
3 étudiants juifs roués de coups sur leur campus à Strasbourg aux cris de « sales sionistes ». La justice n'y voit pas d'antisémitisme : la circonstance aggravante a été écartée dès l'enquête.
Scandaleux. Que faut-il de plus pour nommer l'antisémitisme ? https://t.co/1QBVS0vihC
Une femme agressée à la bouteille cassée à Berlin parce qu'elle portait une étoile de David. La nuit de Roch Hachana.
Encore et toujours, l’antisemitisme frappe où les Juifs sont visibles.
Tout notre soutien à la victime. https://t.co/v9MegtXdkb
Merci @ConstanceLeGrip pour votre accueil et cet échange essentiel. Face à la montée de l'antisémitisme dans nos universités et lycées, l'UEJF continue le combat, avec détermination et sans relâche. Merci pour votre engagement et votre soutien à notre mobilisation.
Heureuse d'avoir reçu à l'Assemblée nationale Léa Hanoune, nouvelle Présidente de l' @UEJF , et sa Vice-Présidente, Elise Hirsch ! Courage à ces deux énergiques et combatives jeunes femmes ! Poursuite de la montée de l'antisémitisme dans les universités, les lycées et certaines prépas, mais aussi espoirs et engagement dans la mobilisation contre l'antisémitisme et l'antisionisme : nous avons fait un tour d'horizon en cette rentrée universitaire, évoqué le projet de loi contre le racisme et l'antisémitisme porté par la Ministre @auroreberge , ainsi que les enjeux autour des futures échéances électorales. Hauts les cœurs !
« C'est extrêmement difficile pour les victimes que l'antisémitisme ne soit pas reconnu. »
Lea Hanoune, Présidente élue de @uejf
Entretien à retrouver en intégralité sur YouTube et toutes les plateformes d'écoute.
https://t.co/4YBx9SCLb0
Ma première invitée de la saison sur @rcj : la nouvelle présidente de l’@uejf@LeaHanoune lucide et combative en cette rentrée universitaire aux multiples défis en matière de lutte contre l’antisémitisme : « la peur doit changer de camp » a-t-elle-dit
https://t.co/FwhA2MNLBA