Il est illusoire de penser que l’adaptation agricole est sans limite. Avec des températures pouvant atteindre +45 à +50°C en France après 2050, aucune agriculture tempérée ni aucun écosystème actuel ne pourront réellement s’adapter. Je préfère être limpide avec vous... : cela signifie des pertes nettes, irréversibles, et de la mortalité végétale.
Je ne suis pas catastrophiste. C’est une réalité biologique. Le 28 juin 2019, en France, un stress thermique de grande ampleur a frappé le Languedoc : pertes foliaires, brûlures, mortalité importante… à "seulement" 46,1°C. Ce seuil nous rappelle qu’il existe des limites physiologiques que le vivant ne peut pas dépasser. Quoiqu'on investisse, même des OGM, quelques soit la molécule magique que vous trouverez, l'argent ne dépassera pas la réalité BIOLOGIQUE.
La meilleure stratégie d’adaptation pour l’agriculture après 2050 ? C’est vachement clair : réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre. Sans cela, aucune adaptation ne sera suffisante.
Extrait de l'émission La Terre Au Carré sur France Inter.
A few cold days and poor dispersion, people at home over the weekend ... as expected, #fineparticles concentrations have increased in Northern France, mostly due to #woodburning 🔥
cc @Scapeler @SMOG_BE@Jordyonajourney
Début janvier, j'ai fait une courte présentation aux directrices et à la mairie, sur l'intérêt d'améliorer la qualité de l'air dans les écoles.
J'ai fait un ré-enregistrement rapide du diaporama cette semaine, disponible ici (si vous avez 30 minutes 😅)
https://t.co/tvvpoYJK5G
@__nRv___@SuperLapinBlanc@DgCostagliola Un article avec un supplément "Expression of concern" portant sur la méthodologie où on lit entre les lignes que certains ne portaient pas les masques en continu ... comment dire ? Je ne sais s'il faut en rire ou en pleurer 😳
@LucARBIB@Ecole_Oubliee@stopcombustion@prefetrhone Ça fait partie des lois inapplicables en l'état car les ERP et les industriels/pro peuvent être contrôlés mais pas les particuliers. Ça donne l'impression d'avoir fait qq chose mais même pas sure que ce soit efficace pour la prise de conscience 🤷♀️
Investir dans la #qualitéair intérieur, notamment dans les écoles, c'est diminuer le coût sanitaire (et donc socio-économique) de la #pollution de l'air et des infections respiratoires répétées !
cc @Ecole_Oubliee
La priorité devrait être les écoles, lieux dont le rôle dans la diffusion des infections respiratoires n'est plus à démontrer et qui préserverait enfants, professeurs et tous les personnels y travaillant et bien sûr dans les lieux de soins.
@LucARBIB@Ecole_Oubliee@stopcombustion Oui, la pollution de l'air extérieur s'infiltre dans les bâtiments, surtout gaz, et particules fines (par rapport aux plus grossières qui vont rapidement sédimenter ou s'impacter sur les surfaces qu'elles rencontrent). Il faut purifier l'air chez soi si voisinage polluant 😕
@SuperLapinBlanc@DgCostagliola Le rapport entre un virus et une bombe atomique, je cherche encore ... 🤔
"Being ignorant is not so much a shame, as being unwilling to learn."
(Benjamin Franklin)
Bonne soirée !
@SuperLapinBlanc@DgCostagliola Mais aucun scientifique sérieux à ce sujet ne vous recommanderait les masques chirurgicaux, uniquement les FFP2 voire FFP3 (correctement portés) 🙄
Bon si en plus vous pensez que les molécules de gaz ne passent pas au travers, les personnes masquées sont championnes d'apnée 😂
As a clinical health psychologist, I notice that many people are using psychological defense mechanisms to downplay the risk of COVID.
These are my Top 7 examples:
🧵
@SuperLapinBlanc@DgCostagliola Ce n'est pas interdit de s'instruire dans les domaines qu'on ne maîtrise pas (transmission aéroportée et physique des aérosols)
Ici par exemple ⤵️
https://t.co/vYR1rNqNTU
Les masques faciaux : efficacité, limites, utilité
Depuis presque 6 ans, on parle des masques et on entend un peu de tout. Je vous propose ce fil pour y voir plus clair en fonction de la physique, la biologie et les données disponibles.
(Pas d’idéologie/politique/injonction)
1/
The COVID generation: the neurodevelopmental consequences of in-utero COVID-19 exposure
😡A USA study that really frightens me!
In-utero COVID-19 exposure associates with early brain alterations and toddler developmental delays, warranting long-term monitoring of these children.
➡️They conducted a prospective longitudinal study with 142 mother-baby dyads(mother-infant pairs): 39 exposed to COVID-19 in utero (2020–2022) vs. 103 pre-pandemic controls (2016–2019).
➡️Neonatal brain imaging used quantitative 3D volumetric MRI (2 weeks corrected age).
➡️Toddler assessments (2 years) included Bayley Scales (BSID-III) for cognition/social-emotion and ITSEA for behaviours.
➡️Exposure linked to reduced neonatal brain volumes in cortical/subcortical gray matter, cerebral white matter, and left hippocampus (all significant after FDR correction).
➡️At age 2, exposed toddlers showed lower cognition and social-emotional scores (BSID-III), plus higher internalizing behaviours (ITSEA).
➡️Reduced cortical gray matter partially explained lower cognition (21.9%); lower cognition mediated increased internalizing behaviours (61.0%).
➡️Conclusion:
1. “Children exposed to the SARS-CoV-2 virus in utero display lower cognitive abilities than children who had not been exposed, mediated in part by the neonatal cortical gray matter volumes.”
2. “Cognitive ability in toddlers also mediated the association between in utero SARS-CoV-2 exposure and their early social-emotional development.”
3. “These findings highlight the need for continued surveillance to best identify and provide early interventions for at-risk children and provide new insights regarding prenatal exposures on early fetal programming."
4. “Further studies into the longitudinal effects of this exposure are currently ongoing.”
So, frightening and making me angry:
In-utero exposure to COVID-19 is associated with reduced neonatal brain volumes and persistent neurodevelopmental delays in cognition and social-emotional functioning by age 2.
‼️Please mothers, get vaccinated and AVOID sarscov2!
https://t.co/OGjwDlTNQG
Dans l'attente, la seule façon raisonnable de se protéger et de protéger les autres est le masque de préférence FFP2 et donc tant qu'on ne peut pas me garantir une qualité de l'air intérieur aux normes je continuerai à le porter évidemment.
La priorité devrait être les écoles, lieux dont le rôle dans la diffusion des infections respiratoires n'est plus à démontrer et qui préserverait enfants, professeurs et tous les personnels y travaillant et bien sûr dans les lieux de soins.
On lit vraiment n'importe quoi depuis 2 jours : « Le Noël le plus froid depuis 15 ans ». Nan mais laissez moi rire. Vraiment ? Allô ?
On parle de –5 °C localement. Rien d’exceptionnel. Juste un temps de saison. Et pourtant, les gros titres s’emballent… au point de vous induire en erreur.
➡️La vraie question n’est pas “fait-il froid cette année ?”
➡️Mais plutôt : pourquoi les 15 derniers Noëls ont-ils été anormalement doux ? C'est ça le problème !
Avec le changement climatique, le froid est devenu un fantasme. Dès qu’il gèle un peu, c’est la fin du monde. S’exciter pour un épisode banal, c’est masquer les faits et les chiffres.
La réalité climatique est toute autre :
➡️Décembre 2025 est, à ce stade, l’un des plus doux jamais observés, avec +2,7 °C d’anomalie.
➡️Il devrait terminer autour de +2 °C au-dessus des normales.
➡️Des températures similaires ont déjà été observées en 2024, 2016, 2014 entre Noël et le jour de l’An.
➡️Il a fait bien plus froid en 2022 et 2021, juste avant Noël.
Un épisode strictement banal, c'est transformé par les titres en événement “incroyable”.
« Waouh, il neige à Noël. Du jamais vu. »
Si. Justement. C’est ce qui devrait être normal.
Le problème n’est pas qu’il fasse froid. Le problème c'est qu'on a oublié ce qu'était le froid.
Deux personnes éditent les actes de ce colloque ... L'une est indiquée en 1er sur la 2ème page (en théorie elle a dû plus contribuer), par ordre alpha serait aussi 1ère.
1 seul nom sur la couverture ... devinez lequel ? 🙄🤬
Ce matin, j’étais à Rungis, invité par le Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire @Agri_Gouv et @AnnieGenevard , pour parler d’un sujet central : comment intégrer le changement climatique afin de garantir notre souveraineté alimentaire, dans un contexte de guerres (présentes et futures) et de tensions géopolitiques croissantes.
Mon intervention s’articulait autour de six messages clés :
1 - Notre souveraineté agricole est menacée.
Si nous n’engageons pas une transformation profonde de notre agriculture d’ici 2050 (façon de produire, bassins de productions, recherches etc.), la France deviendra dépendante d’importations venant d’Europe du Nord et de Russie, zones où le climat sera plus favorable. C’est un RISQUE STRATEGIQUE MAJEUR (et je pèse mes mots !) !
2 - Le SOL doit devenir une priorité nationale.
Il est au cœur de la gestion des excès d’eau comme des déficits. Une agriculture régénérative, adaptée à chaque type de sol et à chaque microclimat, doit se déployer sur tout le territoire. L’hydrologie régénérative et le rôle des arbres dans la maîtrise du microclimat sont des leviers puissants et encore trop sous-estimés.
3 - Sortons de notre naïveté face à la montée en puissance agricole de la Russie.
L’ARME ALIMENTAIRE est devenue un outil géopolitique aussi stratégique que l’arme nucléaire. La Russie est aujourd’hui premier exportateur mondial de blé, 1ère calorie mondiale. Face à cette réalité, la COOPERATION européenne est indispensable : nos climats évoluent, nos bassins de production se déplacent, nos dépendances aussi.
4 - Investissons là où nos cultures pourront encore prospérer.
La biogéographie agricole change. Nous devons investir uniquement dans les FUTURS BASSINS DE PRODUCTION et accompagner les agriculteurs qui prennent le risque de transformer leurs filières. Ils ne pourront pas le faire seuls. Bâtir une nouvelle filière adaptée au climat de demain prend 30 ans : c’est MAINTENANT qu’il faut agir.
5 - La solidarité européenne : regarder vers le Sud.
Les terres agricoles d’Espagne ou du Maroc sont menacées de désertification. Certaines productions se déplaceront vers le nord… mais d’autres disparaitront au sud. Il faut ANTICIPER, pour éviter les CRISES MIGRATOIRES, repenser dès aujourd’hui les flux agricoles.
6 - L’agriculture peut s’adapter… jusqu’à un certain point.
Oui, je suis confiant sur notre capacité d’adaptation jusqu’en 2050.
Mais dans une France à +4°C, avec des extrêmes à 45–50°C, toutes les portes de l’adaptation se ferment. On ne s’adapte pas biologiquement à tout. Une souveraineté agricole après 2070 est impossible sans REDUIRE MASSIVEMENT les émissions de gaz à effet de serre.
C’est pourquoi nous devons accélérer :
- le stockage du carbone dans les sols et les forêts,
- la décarbonation de notre économie,
- l’évolution de notre rapport à la consommation et à la nature.
Une autre société est possible. À nous de choisir si elle se construira par anticipation… ou par contrainte.
Serge Zaka