LA DÉMOCRATIE EST-ELLE FAITE POUR L’AFRIQUE ?
Kemi Seba : « La démocratie, telle que brandie aujourd’hui par l’élite occidentale, a été vidée de son sens pour devenir un outil de domination, c’est à dire un label politique servant à légitimer ingérences, pressions et agressions contre les peuples du Sud global.
Mais ne nous trompons pas de combat.
Ce n’est pas la souveraineté populaire qu’il faut rejeter ( bien au contraire) . Le pouvoir au peuple n’est pas une option, c’est un droit universel, non négociable.
La véritable question est ailleurs : qui décide de la forme que doit prendre ce pouvoir ?
Chaque peuple doit être libre de donner corps à ce principe selon ses propres réalités, ses valeurs, sa culture et sa vision du monde. Car à l’origine, ce concept est idéel, et sa matérialisation ne peut être imposée de l’extérieur.
Le Nord global n’a ni le monopole de la démocratie, ni celui de l’organisation de la cité.
Imposer un modèle unique au reste du monde, c’est nier la diversité des civilisations.
L’Afrique n’a pas à copier. Elle doit créer.
Elle n’a pas à suivre. Elle doit définir.
Elle n’a pas à obéir. Elle doit décider. »
[À MOSCOU, KEMI SEBA PRÉVIENT LES RUSSES ET LES CHINOIS QUE LES AFRICAINS NE TOLÈRERONT PLUS JAMAIS DE REMPLACER UN COLON PAR UN AUTRE]
Invité d’honneur de la session interparlementaire Afrique-Russie. aux côtés de sa sœur Nathalie Yamb, Kemi Seba, devant les autorités russes ainsi que 40 délégations parlementaires africaines, a rappelé aux russes et aux chinois que la nouvelle génération africaine n’acceptera plus jamais qu’un payer tente de les coloniser , y compris la Chine ou la Russie.
Mandat d’arrêt international, détention provisoire, déchéance de nationalité, passeport diplomatique, relation avec l’AES, rôle de l’école de guerre économique, fake news et polémiques sur les réseaux sociaux.
Hery Djehuty, coordinateur international d’Urgences Panafricanistes, revient sur les opérations d’intoxication médiatiques de ces derniers jours.
[🇿🇦 KEMI SEBA CASE: NEW HEARING POSTPONED TO MAY 11]
Today’s hearing did not allow for the examination of the bail request submitted by our lawyers.
For obvious reasons related to respecting the rights of the defense, the Pretoria court was therefore obliged to postpone the hearing until May 11.
A rather absurd twist: the prosecution accuses Kemi SEBA of allegedly preparing “attacks in Europe.” It’s better to laugh about it than to cry…🤣🤣
Finally, this confirms the amateurism of the Beninese authorities, since to date, no extradition request to Benin has been filed.
[🇿🇦2 ÈME LETTRE DE KEMI SEBA DEPUIS SA CELLULE EN AFRIQUE DU SUD « RIEN NI PERSONNE N’ARRÊTERA NOTRE COMBAT POUR LE PEUPLE NOIR »].
« Les médias néocoloniaux et certains sites africains qui leur sont soumis, ont titré au lendemain du procès du 11 mai, que la peur aurait changé de camp, que je serais désormais terrorisé.
Comme toujours, les fantasmes de ces cafards sont grandiloquents, mais éloignés de la réalité. Je ne crains que Dieu et en moi il n’y a que sérénité.
J’ai dit et je répète, que je sais que si vers le Bénin je suis extradé, la mafia pro-française au pouvoir, n’ira pas dans un débat idéologique avec moi, car elle n’en a pas les capacités.
La seule arme de ces lâches c’est l’art de vous empoisonner ou vous emprisonner (pour une très longue durée).
Et il faudrait être stupide (quand vous êtes un opposant politique efficient), pour vous laisser incarcérer par ceux qui veulent ad vitam, politiquement parlant, vous effacer.
Dans l’ouvrage « L’Art de la guerre », le sage Sun Tzu vous encourage à ne jamais vous laisser entraîner sur le terrain de ceux qui veulent vous malmener.
Nous sommes en résistance contre le système néocolonial, et tout sera fait de notre côté pour ne rien lui faciliter, d’où la demande d’asile politique qui a été par mes avocats, officiellement déposée.
Par ailleurs en ce moment je m’interroge profondément.
L’élite néocoloniale française, son animal de compagnie qu’est le gouvernement béninois Talon-Wadagni, et certains agents secrets blancs sud-africains plus que jamais compromis (dans cette machination géopolitique visant notre maintien en prison) ne se rendent-ils pas compte que plus ils nous calomnient grossièrement aux yeux de tous, plus le nombre de nos partisans augmente à n’en plus finir ?
Que plus ils nous font garder en détention plus ils font de nous des martyrs ?
Ces gens là sont-ils bêtes, ou l’imbécilité fait-elle partie de leurs programmes politiques?
Dans tous les cas, gloire à Dieu pour son plan, il fait notre palabre allègrement.
En mathématiques politiques, pour les résistants, l’épreuve fait la preuve en tout temps.
Si tu déclares combattre un système et que celui-ci en retour ne t’attaque pas, c’est que tu ne le gênes pas et que, pire encore, tu sers son agenda.
Le colon et ses esclaves volontaires béninois, pensaient faire de nous leur proie, alors qu’au final c’est eux qui nous servent plus que jamais d’appât, pour accentuer la contestation contre les tenants du néocolonialisme occidental, et contre les traîtres noirs qui ont décidé de collaborer avec ces rats.
Que l’ensemble de ces malfrats se rappelle, de cette vérité éternelle; rien ni personne n’arrêtera notre combat pour le peuple noir».
Le Benin libre, l’Afrique libre, le monde noir libre ou la mort nous vaincrons.
Kemi SEBA, Président de l’ONG Urgences Panafricanistes.
Écrivain et concepteur de la panafricanité fondamentale,
Fait Docteur Honoris Causa en 2025, au pays de Patrice Emery Lumumba, pour notre combat pour la cause noire mené aux quatre coins du monde depuis 1999.
[🇿🇦DEPUIS LA PRISON, KEMI SEBA DÉNONCE LA CONFISCATION DES RESSOURCES AUTOURS DU COTON PAR LA MAFIA TALON].
Kemi Seba : « Que la paix, si possible, soit sur chacun d’entre vous.
Des colons, et leurs n* de maison, qui nous servent au Bénin, de dirigeants (que ce soit à la Marina ou au Sénat), se disent que, considérant la phase de prison que nous vivons en ce moment et le processus d’extradition qu’ils ont débuté récemment, nous sommes politiquement morts et idéologiquement finis.
Et moi du fond de ma cellule, je souris, de leur maigre compréhension des temps et surtout de leur insanité.
Ils ne comprennent pas que les plus grands combats, les plus grandes phases de transition, liées aux processus d’autodétermination de nos populations, font passer forcément à un moment ou un autre tous les véritables résistants qui refusent les machinations et les compromissions par la case prison.
Ils ne comprennent pas qu’après les persécutions, viennent toujours pour les plus endurants les phases d’élévation.
Nous luttons au Bénin, contre l’apartheid économique, et le démocide social qui ronge notre nation, et profite à une petite bourgeoisie compradore qui s’est enrichie allègrement (à l’image de leur chef Patrice Talon) en pillant et en monopolisant (avec l’aide du colon) les ressources inhérentes au secteur du coton.
Cette lutte est inextricablement liée au combat plus global que nous menons depuis bien longtemps contre le néocolonialisme occidental sous toutes ses formes (lutte contre le franc CFA, lutte contre les bases militaires exogènes, plus globalement contre l’ultime forme d’impérialisme que constitue le néolibéralisme économique porté par Milton Friedman et Friedrich Hayek, qui donne dans nos pays tous les pouvoirs aux entreprises -bien souvent étrangères-, et qui détruit les droits sociaux et les solidarités collectives des peuples, tout en prônant l’individualisme au détriment de l’intérêt général).
Un néocolonialisme qui existe uniquement parce que ceux qui en sont ses leaders, concepteurs et pratiquants, ont compris que pour que ce processus puisse tenir il leur fallait incorporer dans leurs rangs comme cocontractant dans le juteux business du pillage des masses africaines, l’élite noire capitaliste pour qui la quête du bénéfice personnel est supérieure à l’intérêt des couches prolétaires de nos pays.
Ce combat pluridimensionnel contre les pilleurs noirs et blancs qui saignent notre continent est notre mission de vie et nous le mènerons à terme, par la grâce du Tout-Puissant quel qu’en soit le prix ».
Kemi Seba, Président de l’ONG Urgences Panafricanistes,
Écrivain et concepteur de la panafricanité fondamentale,
Fait Docteur Honoris Causa en 2025, au pays de Patrice Emery Lumumba, pour notre combat pour la cause noire mené aux quatre coins du monde depuis 1999.
PS: 3e communiqué de Kemi Seba transmis à ses avocats et ensuite à son équipe.