Humeur du jour...
Face au fiasco de l’affaire Lyhanna, l’indignation se trompe de cible.
Ce n’est pas devant les Palais de Justice qu’il faut manifester, mais devant les préfectures représentant ces ministres défaillants qui orchestrent le naufrage de l'État en toute impunité
Thierry Breton : « Il faut inscrire dans la Constitution française une règle d’or limitant le déficit public à 1 % du PIB à l’horizon 2032 »
D’accord pour cette règle. Mais comment y arriver quand le sommet de l’ETAT ne montre pas l’exemple 🤔 https://t.co/3lU2QLEwXR
EN DIRECT, municipales 2026 : Emmanuel Macron met en garde contre les « arrangements des partis » avec les « extrêmes » avant le second tour
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L’IRAN, EN FINIR AVEC LA TRAGÉDIE, RETROUVER UN CHEMIN D’ESPOIR.
Le peuple iranien souffre depuis cinquante ans de l’oppression d’un régime tyrannique et meurtrier, des ambitions impériales de ce régime qui déstabilisent toute la région et de la pauvreté induite par les sanctions. Aujourd’hui, il est pris en étau entre les bombes venues du ciel et les mitrailleuses d’un appareil répressif qui, sous la guerre, ne se fissure pas, il se raidit.
Je mesure l’angoisse et les attentes du peuple iranien et des diasporas à travers le monde, appelant à une libération du régime des Mollahs, après avoir éprouvé l’effroi face aux massacres de dizaines de milliers de femmes et d’hommes. Je veux dire clairement que cette aspiration à la liberté est légitime et la souffrance immense. Cette intervention prétend tenir compte de cette aspiration, elle l’invoque, elle s’en pare. Mais en réalité, elle ne prend à aucun moment en compte les intérêts du peuple iranien. Elle n’a pas l’ambition de servir le rétablissement de la liberté et de la démocratie en Iran. Elle ajoute de la souffrance à la souffrance, quand des dizaines d’innocents meurent dans une frappe touchant une école de filles dans le Sud de l’Iran. Elle obéit à une logique de puissance, de coercition et de sécurité immédiate. Les peuples deviennent un argument, jamais une finalité.

Cette nouvelle guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran ne sert ni la paix, ni la démocratie, ni le droit. Elle est conduite en dehors de tout cadre collectif, et elle ouvre une spirale de représailles dont personne ne maîtrise ni l’issue, ni l’ampleur, ni le coût humain. Il y a du cynisme, et même une forme de lâcheté, à jeter, en l’appelant au soulèvement, un peuple sous les mitrailleuses du régime sans lui donner les moyens et les appuis d’y parvenir, comme il y a une irresponsabilité à exposer les pays du Golfe et du Moyen-Orient aux bombes et aux flammes sans pouvoir garantir leur sécurité, ni aujourd’hui ni demain. Je regrette aussi que les négociations n’aient jamais été menées à leur terme. À force de décourager les bonnes volontés des puissances médiatrices, on facilite encore davantage le recours automatique à la guerre.
L’écrasement de toute dissidence. Le Moyen-Orient est malade de l’oppression des peuples, mais cette guerre, pas plus qu’aucune autre, n’est en mesure d’instaurer la démocratie. Sans engagement d’hommes au sol, le régime pourra survivre et se durcir encore. Sous les frappes, ce sont les Gardiens de la révolution et les Bassidji qui gagnent, l’état d’exception, la peur, les purges, les exécutions de masse, la fermeture d’internet, l’écrasement de toute dissidence. Même si chaque peuple et chaque nation sont uniques, s’il y avait un engagement au sol, nous serions dans une situation analogue à celle de l’Irak en 2003, où la chute d’un dictateur sanguinaire a débouché sur une décennie de guerre civile sanglante. Un régime qui naîtrait de ces conditions ne serait ni stable, ni légitime. Une démocratie ne s’exporte pas par ultimatum. Elle se construit par des institutions, des garanties, un État de droit, et par la volonté d’un peuple, librement exprimée. Aucune intervention militaire conduite pour changer le régime d’un grand pays vers la démocratie n’a jamais atteint son but.
Le Moyen-Orient est malade du virus impérial. Mais on ne guérit pas les empires par d’autres empires. Aujourd’hui, les États-Unis et Israël s’arrogent un droit absolu d’intervenir partout et à tout moment, sans avoir de comptes à rendre à la communauté internationale. C’est le cas, outre en Iran aujourd’hui, dans le sud de la Syrie et dans le sud du Liban. Ce précédent est explosif. Il installe l’idée qu’au Proche-Orient, la règle cède devant la force, et que chaque puissance peut devenir juge et partie au nom de sa « prévention ».
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Remplacer un empire iranien par un autre empire n’aura en rien créé les conditions d’une paix durable. Il y a désormais deux issues. Soit la répétition constante de la même logique de bombardement, dans une stratégie de la « tondeuse à gazon », comme dit l’armée israélienne, étendue à une grande région du monde. Soit la transformation de l’Iran en proxy de l’axe Washington-Tel Aviv. Mais un Iran « vassalisé » serait une bombe politique à retardement. Il produirait mécaniquement de nouvelles oppositions, de nouvelles radicalités, de nouvelles déstabilisations, parce qu’on n’humilie pas durablement une nation sans fabriquer demain la revanche. Cette dynamique pourrait réactiver le terreau du terrorisme et alimenter la tentation généralisée de la prolifération.
Le rôle de l’Europe. Le Moyen-Orient est malade de la pauvreté et du mal développement, avec des inégalités de richesses colossales. Cette guerre, en installant l’insécurité et en rendant l’économie captive des armes, détourne les ressources des peuples vers la survie et la rente, et accélère l’évasion des richesses au profit de logiques de puissance. Cette guerre qui ne peut être étrangère à la volonté de maîtrise des ressources pétrolières du Moyen-Orient ne produira que l’évasion supplémentaire des richesses régionales et un nouvel approfondissement des fractures sociales.
La France ne peut s’associer à une telle démarche unilatérale. Il existe une autre voie, la seule responsable, celle du droit et de la politique. Il faut d’abord arrêter l’escalade, faire cesser les frappes et les représailles, protéger prioritairement les civils, ouvrir des canaux de désescalade et de prévention des incidents. Il faut ensuite remettre la crise dans un cadre de légitimité collective, par une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies.
L’Europe a un rôle à jouer par la mobilisation d’une coalition politique de puissances européennes et régionales capable de se porter garante d’une transition négociée vers la démocratie et d’une reconstruction ambitieuse du pays. L’ambition serait d’arracher à l’emprise du régime le plus grand nombre de forces économiques, sociales et politiques. Il faut enfin dissocier les objectifs. Sur le nucléaire et les missiles, seule une négociation vérifiable, encadrée, contrôlée, peut prévenir la prolifération, car la bombe ne se combat pas durablement par les bombes. Sur les droits humains, il faut une stratégie de vérité, de preuve, de sanctions ciblées contre les responsables de la répression, et de protection des victimes, sans punir collectivement le peuple iranien. Sur l’avenir politique de l’Iran, un principe intangible doit être affirmé. Il ne peut être dicté de l’extérieur. Il doit être rendu aux Iraniens, avec un horizon crédible de souveraineté, de reconstruction et de réintégration.
Le Moyen-Orient n’a pas besoin d’une nouvelle guerre. Il a besoin d’un nouveau contrat fondé sur des souverainetés viables, une sécurité collective et un développement partagé. Le courage, aujourd’hui, n’est pas de frapper. Le courage est de tenir la règle quand tout pousse à la rompre, parce que c’est la seule force qui protège durablement.
Dominique de Villepin
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À l’adresse de Jean-Luc Mélenchon.
Ce que j’ai à vous dire ne va pas vous plaire.
Nous sommes à un point de non-retour de la vie politique française, un moment où chaque geste inconsidéré peut faire basculer vers l’inconnu. J’ai eu l’occasion de donner la semaine passée ma lecture des jeux d’épouvantails politiques autour du drame de la mort de Quentin Deranque.
C’est pourquoi, Jean-Luc Mélenchon, je veux vous parler aujourd’hui directement, avec franchise et exigence républicaines. Je veux en appeler à vous. Il importe que vous mesuriez le malaise profond que produisent vos paroles, chez moi, qui n’ai jamais été du même bord politique que le vôtre, comme chez de nombreux Français. Si elles relèvent de qualifications pénales, c’est à la justice d’en décider. Mais qu’elles relèvent de l’irresponsabilité politique, voilà qui ne fait pas de doute. Car ces mots écartèlent un peu plus la France et aggravent encore la dérive des continents politiques, annonciatrice de l’affrontement sans merci de 2027.
Parmi ceux qui ont cru à la promesse d’émancipation républicaine, au cours de vos trois dernières candidatures aux élections présidentielles et ont été attentifs à votre discours sur la République de 2017, beaucoup se sentent aujourd’hui orphelins politiques.
Parmi ceux qui ont cru, sincèrement, à votre nouvelle promesse républicaine quand vous repreniez les mots de Mendès-France, quand vous citiez en 2012 le « génie de la Bastille », quand vous faisiez de l'Olivier de la paix votre emblème, quand vous parliez d'universel, de liberté, de souveraineté, aujourd'hui, beaucoup se demandent quel sera le prochain mot de trop. Les jeux de mots sur les noms de famille à consonance juive rappellent trop de mauvais souvenirs pour laisser les rieurs de votre côté. Comment ne pas comprendre les doutes qui s’installent ? On ne joue pas avec des allumettes dans une station-service, même pour un hold-up.
Ce meeting de Lyon était le pas de trop, celui qui laisse entrevoir une tactique de terre brûlée, une politique prête à sacrifier jusqu’à la République pour faire triompher, pensez-vous, votre mouvement plus tard.
Ce faisant, vous aurez sacrifié l’essentiel. Vous aurez sacrifié votre image à un fantasme stratégique. Vous pensez sans doute qu’il sera toujours temps de faire marche arrière quand cela sera utile. Vous pensez que vous maîtrisez votre monture, que comme d’autres vous chevauchez les tigres. Mais ce sont toujours les tigres qui décident où les mènent leurs appétits.
Vous aurez sacrifié l’avenir de votre mouvement à son présent. Cette tactique de terre brûlée, elle condamnera ceux qui vous suivent à se retrancher, à se durcir, à se rétrécir. Elle chassera de vos rangs ceux qui souhaitent le dialogue et renforcera au contraire, année après année, une avant-garde de combat et de repli, obligée de donner des gages d’une férocité toujours plus grande.
Vous aurez sacrifié la sécurité de nos concitoyens juifs en laissant s’installer des ambiguïtés, des ambivalences. Il n’en faut souvent pas plus pour déchaîner la violence irrémédiable. L’augmentation massive des actes antisémites en France dans les deux dernières années n’est pas une illusion d’optique. C’est une réalité quotidienne, celle d’un sentiment d’insécurité, de rejet, d’accusation qui n’a pas lieu d’être et qui doit être combattu par tous les républicains, comme toutes les formes de discrimination et de racisme.
Vous aurez sacrifié la gauche de la gauche, sa mémoire et son espoir, en la faisant sombrer hors du spectre politique légitime, à terme hors du Parlement, nourrissant ainsi l’émergence de groupuscules prêts à la violence politique et sociale, dans une logique brigadiste qui ne conduit qu’au nihilisme et à des décennies de défaites, comme l’Italie des « années de plomb ». Vous aurez arraché durablement toute légitimité aux causes que vous avez défendues. Vous emporterez la mémoire de 1793, des Quarante-huitards de la Sociale, des Communards de 1871 et même des Soixante-huitards de ce siècle vers la condamnation et l’oubli. Mais c’est le sacrifice aussi des militants de la gauche tout entière, celle de Jean Jaurès, de Léon Blum, de François Mitterrand. Cette gauche sincère, républicaine, qui veut véritablement changer la vie des Français. Ces millions de femmes et d'hommes qui s'engagent pour la justice sociale, pour l'égalité, pour des combats de vertu. Nous devons tous veiller à la sauvegarde des génies juchés sur nos épaules. Ce n’est pas un gaulliste qui oubliera ce que pèsent les dettes du passé.
Vous aurez sacrifié les principes de la République. Les sacrifier à quoi ? À un calcul hasardeux.
Aujourd’hui, votre responsabilité est engagée devant l’Histoire. Non parce que vous seriez sur le point d’emporter une victoire– je n’y crois pas et les sondages ne laissent guère de doute sur la question - mais parce que vous risquez de légitimer l’extrême-droite au-delà de toutes ses espérances et de stériliser durablement et pour des décennies le vote de républicains ardents et sincères, de gens qui doutent, hésitent, mais perçoivent tout le reste comme une trahison pire que la dérive dont vous faites preuve.
Même si la sensibilité que vous portez n’est pas la mienne, j’ai la conviction qu’elle doit avoir sa place dans le débat démocratique et que, si elle venait à en être ostracisée, la République se couperait pour de longues années d’une partie du peuple et laisserait prospérer l’instabilité, le conflit social permanent. Au détriment de tous.
Je crois qu’il y a un chemin pour revenir dans le giron républicain. Un chemin exigeant.
Cela suppose des conditions simples, immédiates. Il passe par une clarification sans appel sur l’antisémitisme, la dénonciation de toute dérive au sein du mouvement, la condamnation de toute violence politique, la rupture avec toute organisation recourant à la violence, le respect des institutions et de l’Etat de droit, le respect des règles républicaines au Parlement.
Le chemin de la République commence par un choix. J’en appelle aujourd’hui au vôtre : le choix d’assumer pleinement la responsabilité qui vous incombe. On peut perdre une élection, mais pas prendre le risque de perdre la République.
Dominique de Villepin
Retraites : Emmanuel Macron sème le doute, compliquant la tâche de Sébastien Lecornu
Si @EmmanuelMacron compliquait seulement la tâche de @SebLecornu…
Il fait perdre du temps aux Français. https://t.co/trcehZSW4S
via @franceinfo : DIRECT. Démission de Sébastien Lecornu : Edouard Philippe demande à Emmanuel Macron d'organiser une "élection présidentielle anticipée" après l'adoption du budget
Bonne suggestion! On a trop perdu de temps depuis plus d’un an. https://t.co/0kP8N8bM7A
🗞️ Communiqué du Conseil supérieur de la magistrature 🗞️
Condamnation des attaques personnelles et menaces proférées à l'encontre de magistrats à la suite de la décision rendue par le tribunal correctionnel de Paris le 25 septembre 2025
Ai revu « les hommes du président ». Le film a un peu vieilli mais le sujet n’a pas pris une ride dans l’actualité.
VIVE la presse d’investigation comme @Mediapart !
Ces gens n’ont pas lu une ligne du jugement.⚖️J’attends de le faire. Pour l’instant je me réfère à la décision d’une instance collégiale, d’un dossier ayant fait l’objet de l’examen d’au moins 30 magistrats depuis le début de l’enquête.