#HighSchool (1968) pose sa caméra dans un lycée américain de la classe moyenne des années 1960 pour y observer le déroulement des cours et des interventions, il se fait le témoin d'une institution qui formate les élèves selon une norme de soumission et d'uniformisation.
#LeGarçonQuiFaisaitDanserLesCollines (2026) s'inscrit dans un schéma narratif classique de volonté d'émancipation de jeunes individus, l'originalité provient du cadre rural macédonien et de sa manière d'aborder la musique, d'abord extradiégétique puis à l'intérieur du cadre.
#Backrooms (2026) inquiète grâce à ses décors inexplicables où l'absence de logique semble se déployer à l'infini, la première partie du film explore ce labyrinthe avant de l'expliquer en partie ce qui n'annule pas son aspect fascinant et terrifiant mais l'atténue.
#GhostElephants (2026) documente la traque d'éléphants particuliers en Angola, le film est très classique dans sa facture documentaire mais propose quelques belles images et une narration par Herzog lui-même qui envoûte et questionne malgré un rythme pas toujours palpitant.
#PortierDeNuit (1974) a pour lui un synopsis choc qui promet un film plus dérangeant qu'il ne l'est réellement, son esthétique bleutée et froide ne contraste pas suffisamment avec un amour supposé brûlant, quelques plans, notamment le dernier, surnagent cependant et imprègnent.
#UnChampDeFraisesPourLEternité (2026) fait se succéder les personnages d'un camping sur le point d'être transformé, lieu de radio associative et de résistance, comme se suivent les titres d'un disque, la légèreté de l'ensemble joue en sa faveur mais le film manque de consistance.
#LeSigneDuLion (1962) ne ressemble pas aux films suivants de Eric Rohmer, on y suit la déchéance d'un musicien bohême se croyant héritier à Paris jusqu'à ce que se joue un coup du destin, l'ensemble demeure tout de même assez répétitif et comporte quelques longueurs.
#LEmpireDesSens (1976) noue une relation charnelle malsaine entre un homme et sa servante, rencontre lubrique entre Eros et Thanatos où la frontière entre érotisme et pornographie est questionnée, le film se fait étrangement sensuel par moments en jouant sur son imaginaire.
#SoigneTaDroite (1987) a quelque chose d'assez hermétique, mettant en rapport une histoire d'idiot cherchant à faire un film et un enregistrement créatif des Rita Mitsouko, mais c'est également un film drôle dans lequel Jean-Luc Godard joue de son personnage benêt et maladroit.
#LEnfanceNue (1968) s'oppose aux 400 coups dans son portrait de l'enfance, plus rude, plus cruel, il dresse un portrait de garçon allant de famille d'accueil en famille d'accueil, insaisissable mais plein de vitalité, capable de tendresse, dans une mise en scène naturaliste.
#Orphelin (2026) déploie ses teintes sépia dans un format 4:3 pour mieux nous immerger dans le marasme d'après-guerre, le récit marque la quête d'identité d'un garçon même si il tire trop en longueur, Grégory Gadebois impressionne dans un rôle ambigu où il apparaît comme un ogre.
#Shana (2026) s'attarde sur un personnage peu regardé, une cagole assez désagréable au premier abord mais que l'on apprend petit à petit à comprendre au fur et à mesure que se dévoile un parcours compliqué, la fin est assez brutale et ne semble pas totalement maîtrisée.
#DisclosureDay (2026) est un Spielberg mineur qui n'est jamais vraiment à la hauteur de son sujet, finissant là où il devrait commencer, la naïveté du cinéaste confine à la niaiserie, heureusement que Emily Blunt, égale à elle-même, porte bien les scènes où elle apparaît.
#TheChristophers (2026) organise un face-à-face entre un vieil artiste désabusé et une jeune faussaire chargée de finir ses tableaux en secret, l'ensemble est assez intéressant à suivre malgré un développement très verbeux et un rythme parfois chancelant, McKellen amuse.
#Urchin (2026) prend le chemin du réalisme social britannique en suivant un SDF toxicomane dans son quotidien en marge de la société, la caméra se fait témoin d'une vie grâce à une bonne interprétation, dommage que des séquences oniriques viennent alourdir l'ensemble.
#LaComtesseAuxPiedsNus (1954) revisite Cendrillon version Hollywood où le parcours d'une femme modeste vers un destin de star sert à étriller le milieu du cinéma et de l'aristocratie en délivrant un portrait féminin énigmatique, le duo Ava Gardner/Humphrey Bogart fonctionne.
#TheGrandmaster (2013) n'assume jamais vraiment être un film de kung-fu, il lui ôte toute matérialité en faisant prédominer le style de Wong Kar-Wai, ici presque caricatural, pour une suresthétisation de ses combats et un scénario rendu abscons par le montage parfois erratique.
#SurLaRouteDOmaha (2026) part en road-trip chargé de non-dits dans une Amérique désertique, le film passe par les étapes attendues de ce genre de production mais émeut tout de même par la relation entre les personnages et la mélancolie de la fin qui semble désespérée.
#UneAnnéeItalienne (2026) amène une adolescente suédoise dans un lycée italien où il n'y a que des garçons, d'abord victime de leur regard elle finit par s'intégrer dans un groupe d'amis où le désir va naître et avec lui les jalousies, l'ensemble est anecdotique mais plaisant.
#JeSuisFrankelda (2026) raconte le pouvoir de l'imaginaire et de l'écriture par le biais de mondes inventés créés en stop-motion, le travail minutieux et la densité de textures et de détails rendent le côté visuel totalement fascinant, parfois au détriment de l'histoire.