La vision eurocentrique qui imprègne encore le discours footballistique des médias mainstream est un symptôme tenace d’un imaginaire mondial mal soigné. Elle révèle, avec une franchise involontaire, à quel point certains esprits demeurent enfermés dans une géographie mentale où l’Europe trône comme un soleil obligatoire autour duquel le reste du monde devrait graviter, et se contenter d’être satellite.
Ce qui fascine, ou sidère, c’est que cette fixation n’a rien d’un « débat d’opinion ». C’est une crispation presque identitaire, une difficulté presque métaphysique à accepter que le monde change, que les rapports de force évoluent et que les privilèges hérités, souvent maquillés en « mérite », reposent sur des siècles d’inégalités structurelles. Car oui, les lois, les règles et les institutions internationales qui prétendent célébrer le talent pur ont longtemps été calibrées pour avantager certains continents au détriment d’autres. Et lorsque, enfin, l’horizon s’ouvre et que les frontières du possible s’élargissent, ceux qui ont prospéré grâce à ces inégalités crient soudain au chaos, alors que leurs chances de gagner quand ils sont les meilleurs ne sont pas menacés.
Ils ont malheureusement peur du peu d’équilibre que la FIFA a apporté. Le football se démocratise, les nations s’équipent, les « petites équipes »cessent d’être petites, ou cessent surtout d’être perçues comme telles par ceux qui confondent leur confort mental avec l’état réel du monde. Alors, bien sûr, certains commentateurs, prisonniers d’un vieux logiciel de domination, se mettent à paniquer. Ils agitent l’argument paresseux selon lequel une Coupe du Monde plus ouverte en « baisserait le niveau ». Comme si la qualité du jeu se mesurait au PIB moyen des pays participants. Comme si la grandeur d’un sport résidait dans la préservation d’un club fermé.
Et ce qui est encore plus tragique, ou ironique, selon l’humeur des uns, c’est de voir cette rhétorique eurocentrée reprise par des personnes influentes. Par exemple, beaucoup de personnes figées dans ce logiciel du dominant et disposant d’une large audience, comme Gattuso, justifient les difficultés de l’Italie à se qualifier par le fait que l’Afrique disposerait désormais de plus de places au Mondial, comme si son pays partageait la même poule éliminatoire que la République démocratique du Congo. Le tout subtilement relayé par des journalistes, des analystes, parfois même africains, incapables de repérer le piège mental qui s’est refermé sur eux. Ils répètent docilement les arguments du dominant, persuadés que douter de la hiérarchie héritée serait une faute de goût. Au point de peiner à admettre une vérité pourtant lumineuse : aujourd’hui, des sélections comme le Maroc ou le Sénégal possèdent autant, sinon plus, d’attractivité footballistique que des nations longtemps idéalisées comme la Belgique. Non pas par miracle, mais parce que le monde avance, que les talents émergent partout, que les infrastructures se développent globalement, et que le football, comme toute réalité humaine, ne reconnaît pas les frontières mentales héritées du colonialisme.
Le choc que vivent certains n’est pas un choc sportif : c’est un choc civilisationnel qu’il n’assume pas dans le sport, contrairement aux hommes politiques de droite européenne, par exemple.
Il était temps que les humains, aussi bien européens qu’africains ou asiatiques…, comprennent que l’humanité ne peut pas continuer à vivre dans le déséquilibre. Il faut que chacun puisse vivre heureux, accéder équitablement aux mêmes chances, et que l’on continue à tracer les lignes qui permettront d’atteindre un vrai équilibre entre les peuples. Que les meilleurs et les plus méritants continuent à gagner, oui, mais qu’on cesse enfin de prendre son pays ou son peuple ou son continent pour le centre du monde.
Est ce que cette information sur les bureaux fictifs n'est pas FICTIVE. Benno a quitté 143 députés pour 80 députés il y'a moins de deux ans. Aux locales ils ont perdu toutes les grandes villes (Dakar, Keur Massar, Thies, Guediawaye, Rufisque, Ziguinchor, Kolda, Kaolack, Tivaouane, Mbacké, Bignona, Oussouye, Bambey...) avec ces mêmes bureaux dits fictifs
@abdoubeatzz Ahh bro i been talking this, years ago , nama bank yi dieul ma defarate leine, problème bi moy au Senegal l'accès difficile des services bancaires , lack of information , le system bacaire senegalais est archaïque