Marketing-social,
Assurance maladie,
Couverture sanitaire universelle,
Développement durable
Coordonnateur de SOLIDARITE POUR LA RESILIENCE "SOLAR Asbl"
La gastronomie est une arme de soft power à part entière. Un plat qui voyage, c'est un pays qui s'exporte sans dépenser un centime. Le hamburger a diffusé la culture américaine autant que Hollywood. Le chawarma libanais s'est imposé de Paris à Dakar, malgré les crises internes du Liban. Le sushi est l'exemple le plus abouti : le Japon en a fait un outil diplomatique conscient via son programme « Cool Japan », avec certification officielle des restaurants japonais à l'étranger.
La Corée a réussi l'alliance parfaite cuisine + culture pop : kimchi, Korean BBQ, tteokbokki surfent sur la vague Hallyu (K-pop, K-dramas, Netflix). L'État finance activement la promotion du « K-food » comme extension directe de son soft power culturel — un cas d'école mondial.
Le thiéboudienne sénégalais, inscrit à l'UNESCO en 2021, montre qu'un pays africain peut aussi revendiquer une reconnaissance culinaire mondial.
Le maboké , le poulet à la moambe, le pondu et bien d'autres méritent d'étre mieux connus et appréciés à travers le monde, et pas seulement par les congolais.
Un plat qui plaît, c'est un pays qu'on regarde autrement. La vraie question : comment transformer un patrimoine culinaire riche en véritable stratégie d'influence ? Soft power en action. @BokulakaLulu@laudive1978@CybelleFuraha@Sharufa_@SORAZIZ@YAONEGAD@AmbassadorIleka@ntumba_eric@malika_esther
@DMukokoSamba Bravo Excellence @DMukokoSamba en parallèle de la rivière, il est possible d'atteindre Bokungu par voie routière ( esanga ya 12 ponts), mais par moto, en 10 hrs. Pour les deux expériences, atteindre Bokungu c'est héroïque.
🎉🙌 Please rise and give a standing ovation to the God of miracles! 🙌🎉
Let us celebrate the Lord I serve, the One who is able to do exceedingly and abundantly above all we can ask or imagine!
He is the God who removes shame and replaces it with honor.
The promise keeper.
#GL
Votre tweet m’a bcp ému.
C’est effectivement un homme remarquable, très intelligent et respectueux. Ancien sg à l’EPSP et aux Hydrocarbures, il a marqué tous ceux qui ont eu l’occasion de travailler avec lui.
Je ne manquerai pas de lui montrer votre commentaire; il sera heureux.
Demain, la Coupe du monde commence, et beaucoup suivront les matchs. Le football nous rappelle une chose que nous ne devons pas oublier : la vie n’est pas une course où l’on cherche à briller en solitaire, mais un chemin que l’on apprend à parcourir ensemble. Celui qui ne sait pas faire une passe, même s’il a du talent, n’a pas encore compris le jeu. Et celui qui ne sait pas vivre avec les autres et pour les autres, n’a pas encore compris la vie. #VoyageApostolique
📚 Les Mémoires de Gérard KAMANDA WA KAMANDA – Le Chemin de la Liberté- sont désormais disponibles à Kinshasa.
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Plus qu'un livre, un document historique pour comprendre la genèse du Génocide Bantu en R.D. Congo, les jeux d'influence internationaux et les vérités longtemps occultées qui entourent l'une des plus grandes conspirations politiques de l'Afrique contemporaine.
Une ville figée dans ses blessures
J'arrive à Kisangani en août 2020. La ville est là, vivante en apparence. Les vélos passent, les gens marchent, le fleuve coule. Mais quelque chose s'est arrêté ici et n'a jamais repris. Je le lis sur les visages. Ce poids particulier que portent les gens qui ont vécu quelque chose que le reste du monde a oublié.
Je viens chercher des blessures. Je les trouve.
Du 5 au 10 juin 2000, deux armées étrangères se sont battues ici. Les Rwandais d'un côté, les Ougandais de l'autre. Entre eux : une ville d'environ un million d'habitants. Leurs obus ne visaient personne en particulier. Ils tombaient sur des maisons, des écoles, des enfants. Selon un rapport de l'ONU, plus de 700 civils ont été tués en six jours. Plus de 400 habitations détruites.
Les chiffres sont là. Mais les chiffres ne disent pas tout.
Lotika Philemon me reçoit. Il commence à parler. Je l'écoute. Ce matin-là, il était à 200 mètres de chez lui. Il a entendu le bruit. Boum. Il a couru. Il est arrivé. Les voisins pleuraient déjà. « La maison foutue, les enfants à l'intérieur. J'ai vu les cadavres à même le sol, mes trois enfants. L'un avait 11 ans, l'autre 7 ans et le dernier 2 ans. »
Je n'ai rien dit. Il n'y avait rien à dire. Dehors, les vélos continuaient de passer.
Monseigneur Samuel Lotika ne cache pas ses larmes. Le premier obus est tombé dans la salle de classe où étudiait son fils. On a cru son fils mort. Il était couché parmi les cadavres, grièvement blessé. Il a survécu. Mais Kisangani lui était devenue insupportable. Il est parti par le fleuve, loin de cette ville qui portait trop de mémoire.
Les maisons détruites en 2000 sont toujours là. Pas reconstruites. Pas réhabilitées. Juste là, comme des cicatrices qu'on a décidé de ne pas soigner. Lema Lema Jean se déplace avec des béquilles. Il préside l'association des victimes. Il attend. « Le peuple d'abord ne devrait pas être qu'un slogan. Les victimes de la guerre de six jours à Kisangani souffrent. » Il dit ça sans colère. C'est pire que la colère.
Il y a une condamnation, pourtant. En 2022, la Cour internationale de justice a fixé à 325 millions de dollars les réparations dues par l'Ouganda. L'argent est arrivé. Une partie, du moins. Et puis il a disparu. Devant le Sénat congolais, le ministre d'État en charge de la Justice a reconnu que sur 195 millions disponibles dans le Fonds spécial de réparation, le FRIVAO, seuls 28 millions ont effectivement atteint les victimes. Il a parlé de fausses victimes, de victimes fictives, de « dysfonctionnements systémiques ». Le nombre de victimes recensées pour la seule ville de Kisangani est passé de trois mille à seize mille. Pendant ce temps, Lema Lema Jean attend sur ses béquilles. En août 2024, seules 106 victimes avaient été indemnisées. Le fonds avait pourtant déjà reçu plus de 105 millions de dollars.
106 victimes. Sur des milliers.
Ce 6 juin 2026, Denis Mukwege écrit : « Ces détournements massifs de fonds sont une insulte inacceptable à l'encontre des victimes." Pierre Kibaka, lui, pose une question qu'il pose depuis vingt-six ans, sans réponse. "Il faut que ces criminels nous disent pourquoi ils se sont battus dans la ville de Kisangani. »
Personne ne lui a répondu.
Il y a cette question sans réponse. Il y a les trois enfants de Lotika Philemon, 11 ans, 7 ans, 2 ans. Il y a 105 millions disparus et 106 victimes indemnisées. Il y a Lema Lema sur ses béquilles. Il y a une ville figée, des vélos qui passent et des visages qui portent un poids que les années n'ont pas allégé.
26 ans. Et Kisangani attend toujours.
#LeCahierDuReporter
PL
Belle rencontre à la Résidence de la RDC avec Me Jessicah Inaba , sa mère et sa grande soeur. Première avocate noire, femme , non voyante britannique. Mwana mboka. @DRCinUK@RDC_Minafet