Roland-Garros a commencé hier et personne ne sait qui est Roland Garros.
Ce n'est pas un joueur de tennis. C'est un aviateur. Né à La Réunion. Mort à 29 ans.
En 1909, il assiste à un meeting aérien en Champagne. Il achète un avion, apprend à piloter seul, et décide que le ciel sera sa vie.
Le 23 septembre 1913, il tente l'impossible : traverser la Méditerranée sans escale. 780 kilomètres au-dessus de l'eau. Son moteur tousse. Il arrive à Bizerte avec un réservoir presque vide. La France l'acclame.
Quand la guerre éclate, il n'est pas mobilisable. Né outre-mer, il ne doit rien. Il s'engage quand même. Il invente un système pour tirer à la mitrailleuse à travers l'hélice. Fait prisonnier en 1915, il s'évade trois ans plus tard et retourne au combat.
Le 5 octobre 1918, son avion est abattu dans les Ardennes. Il avait 29 ans. Le lendemain, c'était son anniversaire.
Dix ans plus tard, son ami donne son nom à un stade de tennis.
Vous connaissiez l'homme derrière le tournoi ?
Je souhaite rétablir les faits. Bruno Retailleau était minoritaire dans son groupe.
Désormais, il voudrait nous faire croire que la seule solution est un referendum.
Ce n’est que la traduction d’une vision archaïque de la relation entre patient et médecin et le refus d’une loi laïque.
J'en profite pour vous redire que mon discours de soutenance est aussi sur HAL, si cela peut servir aux camarades qui arrivent au bout du chemin et qui pourraient avoir l'usage d'un exemple (ce qui m'avait un peu manqué) ✨
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Votre océaniste préféré a 29 ans aujourd’hui, et ce fut un beau samedi ensoleillé 🌞
(et comme cadeau à lui même il s’est offert cette magnifique chemise la semaine dernière en anticipation)
Son père fabrique du carton. Sa mère fait tourner la maison. Il grandit dans une banlieue de Bruxelles, entre le scoutisme et le collège catholique.
Il s'ennuie. Il rate ses études. À 18 ans, il entre dans la cartonnerie familiale. Il vend du carton ondulé.
Le soir, il écrit. Des poèmes d'abord. Puis des chansons qu'il joue à la guitare dans des soirées paroissiales. Sa famille ne comprend pas. Ses amis trouvent ça trop violent.
Il se marie à 21 ans. Une fille naît. Il a un emploi, un foyer, un avenir tracé. Il décide de tout quitter pour Paris.
Sa famille lui coupe les vivres.
À Paris, il chante en première partie dans des cabarets vides. Le public est tiède. On se moque de ses allures de provincial. Brassens le surnomme "l'abbé Brel". Au festival de Knokke, il finit avant-dernier.
Puis un disque change tout. "Quand on n'a que l'amour", en 1956. Puis "Ne me quitte pas". Puis "Amsterdam". Puis "Ces gens-là".
Il donne 300 concerts par an. Il sue, il crie, il s'effondre sur scène. Chaque spectacle est un marathon.
En 1966, au sommet de sa gloire, il arrête tout. Il fait ses adieux à l'Olympia en peignoir.
Il part vivre aux Marquises, au bout du monde, sur une île où personne ne le connaît. Il y meurt le 9 octobre 1978. Il avait 49 ans.
Jacques Brel est né il y a 97 ans jour pour jour. Le vendeur de carton qui a mis la chanson française à genoux.
Toujours un jour émouvant, ce 22 mars, occasion de rappeler le destin héroïque de mon grand-père, un rôle modèle pour hier comme aujourd’hui, alors que nous en manquons tant !
#Bientôtenlibrairie | Le prochain volume de la collection Mondes anciens sera consacré à L'Océanie ancienne, il est signé Dominique Barbe. Il vous attendra sagement en librairie le 23 avril, pensez à le pré commander.
Ça y est : en librairie le 2 avril et dès à présent en pré-commande, une toute nouvelle histoire de la marine de la Révolution est disponible. Celle-ci n'est pas, je crois, le désastre qu'on a longtemps prétendu : forgez-vous votre opinion à l'occasion des 400 ans de la Marine!
22 mars 1944. Paris, 84 avenue Foch.
Un homme est menotté dans le dos. Enfermé dans une chambre au 5e étage du siège de la Gestapo. Depuis deux jours, on le torture sans relâche. Il n'a pas dit un mot.
Il sait qu'il va finir par parler. Il sait que s'il parle, des centaines de résistants mourront.
Son gardien s'absente pour déjeuner. L'homme se lève, ouvre la fenêtre, et se jette dans le vide.
Il s'appelle Pierre Brossolette. Normalien. Journaliste. Compagnon de la Libération. L'un des architectes de l'unification de la Résistance.
Il meurt le soir même, à l'hôpital de la Pitié. Sans avoir parlé.
Depuis 2015, il repose au Panthéon.