Hier c'était l'assassinat d'Abou Bakr, tué parce qu'il était musulman, par un terroriste islamophobe
Aujourd'hui c'est une petite fille de 12 ans et d'autres civils
Demain ce seraient des attentats à la bombe dans les mosquées, des prises d'otages sur des femmes voilées
L'extrême droite est responsable de cette montée haineuse en France
🕵️ Leçon d’OSINT : L'encre numérique ne s'efface pas
Lors d’un reportage d’Envoyé Spécial consacré au Ministère de l’Intérieur, un écran a brièvement exposé un compte X Premium+ utilisé par l’institution pour surveiller les réseaux sociaux.
Évidemment, des internautes attentifs ont immédiatement retrouvé la trace de ce profil, qui s'appelait alors @user_X7890.
Pris de panique, ses gestionnaires ont tenté de fuir et de faire disparaître le compte en changeant frénétiquement d'identifiant, basculant d'abord vers @12334XM puis vers @azedf89.
C'est là qu'intervient une règle fondamentale de l'investigation numérique : changer de pseudonyme est totalement inutile pour masquer ses pistes.
Sur la plupart des réseaux sociaux, chaque compte est définitivement rattaché à un identifiant numérique unique et permanent, le User ID, généré automatiquement à sa création. Peu importe le nombre de fois où le nom d'affichage est modifié, cette empreinte technique reste strictement la même.
Il suffit alors d'utiliser une URL construite à partir de cet ID unique (comme https://t.co/M1vlYO1puQ) pour être automatiquement redirigé vers le profil, peu importe sa nouvelle identité visuelle.
En OSINT, on ne traque jamais un pseudonyme de surface, on piste son identifiant technique.