Tout est politique, notamment dans les politiques publiques, taper uniquement sur les responsabilités individuelles est immorale
Oui la filiére judiciaire est exangue
Oui la justice est exangue
Halte à l'hypocrisie
👇 CP de @ANPJ_ASSO@GDarmanin@justice_gouv@PoliceNationale
Soupir…. Qui es-tu, Mariam, pour remettre en question la parole des femmes qui ont survécu à des régimes théocratiques ? Qui es-tu, depuis ton confort en Occident, pour expliquer à celles qui ont grandi sous le contrôle religieux ce qu’elles devraient ressentir de leur propre vécu ?
J’ai 22 ans. J’ai grandi dans une république islamique. Je porte le voile depuis mes 12 ans. Je sais ce que c’est que de voir son corps, ses vêtements, ses fréquentations, ses paroles et ses choix constamment surveillés et jugés au nom de la religion ou nom de l’honneur familial.
Alors pardonne nous si les discours sur notre prétendu “conditionnement occidental” nous font rire lorsqu’ils viennent de personnes qui jouissent en Occident de toutes les libertés qu’elles nous reprochent de revendiquer. Ce qui est quand même ironique, c’est que vous jouissez en Occident de libertés dont nous sommes privées, des libertés pour lesquelles certaines d’entre nous risquent leur vie chaque jour. Puis vous venez nous expliquer que les désirer ferait de nous des femmes aliénées. Des femmes manipulées par l’Occident. Drôle.
Tu peux disserter pendant des heures sur l’impérialisme, l’orientalisme ou les représentations occidentales ou je sais pas encore. Très bien. Mais pendant que t’es en train de raconter de la pure merde dans ton podcast, il y a des femmes qui risquent leur vie pour quelques minutes de liberté. Il y a des femmes qui se battent chaque jour contre des familles, des États, des lois et des systèmes entiers construits pour les opprimer. Il y a des femmes qui sont battues, rejetées, emprisonnées. Et Il y a surtout, des femmes qui meurent.
Il y a celles qui fuient leur pays au risque de tout perdre. Celles qui sont reniées par leurs familles. Celles qui n’arrivent jamais à s’en sortir.
Et puis, il y’a les petites connes comme toi, qui face à une femme qui a survécu à un régime théocratique sanguinaire, ton premier réflexe c’est “hmmm ça me paraît un peu occidentalisé tout ça”
Franchement, quel culot.
Bref, j’en ai marre. Je suis énervée. Parce que ce n’est pas la première fois. Parce que toute ma vie, j’ai vu des idiots installés confortablement en Occident, minimiser ce que vivent les femmes de nos pays et leur dicter la bonne façon de parler de leur propre oppression.
ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE.
Je travaille dans une petite juridiction.
Des plaintes pour violences sexuelles en souffrance dans mes services d'enquete il y en a des dizaines voire des centaines.
Il faut attendre un drame pour qu'on réalise qu'on a la justice qu'on finance ??
[Menu du 1er Mai]
Je viens de débarquer à Mercurey pour le déjeuner.
J'y avais envoyé le petit frère en éclaireur avec UNE consigne : expliquer à Papijoli 😤 et Mamijolie 💚 qu'on souhaitait manger LÉGER.
Spoiler : ça a raté.
(1/8) ⤵️
Je m'en veux. J'ai mis très longtemps à comprendre que Jean-Luc Mélenchon est juste la réincarnation de Chuck Norris.
En mieux.
J'ai demandé à Grok de vérifier cela. Ses réponses ne laissent aucune place au doute :
-"Mélenchon ne perd pas les élections. C’est le système qui est trop lâche pour accepter qu'il a gagné."
-"Mélenchon n’est pas à gauche de la gauche. C’est la gauche qui est à droite de Mélenchon."
-"Mélenchon ne veut pas prendre le pouvoir. Il veut juste que le pouvoir arrête de faire semblant de ne pas lui appartenir."
-"La NUPES n’était pas une alliance. C’est juste le nom qu'a pris la gauche quand Mélenchon a décidé de ne pas la détruire tout de suite."
-"Chuck Norris combat le mal. Facile. Mélenchon, lui, explique pourquoi le mal (Poutine) n’est pas si mal que ça, et pourquoi le bien (l’Ukraine) est mal, car manipulé par l’OTAN. Ce qui est plus fort."
-"Quand Mélenchon perd une élection, ce n’est pas la démocratie qui a parlé. C’est le système qui a triché contre le peuple."
-"Chuck Norris peut vaincre un dictateur en une seconde. Mélenchon, lui, peut transformer un dictateur en "partenaire fiable" d’un simple billet de blog."
-"Chuck Norris a compté jusqu'à l'infini.
Deux fois.
Mélenchon n'a pas besoin de compter : il sait, lui, qu'il est l'infini."
Etc.🙂
Je voudrais aujourd'hui vous raconter l'histoire d'un livre, unique au monde.
L'histoire, aussi, d'une générosité unique au monde, qui prouve que l'édition est un secteur très particulier.
Le livre s'appelle "Le livre des 9 000 déportés de France à Mittelbau-Dora".
Il est déjà assez unique par sa taille : il est colossal. Mesure 31 cm sur 25. Compte 2 504 pages. 3 000 photos. Pèse 4,11 kg.
Il doit coûter une fortune, à imprimer.
Mais en 2020, l'éditeur - le Cherche Midi - a pourtant décidé de l'offrir. Gratuitement et sans limite.
Quoi que cela puisse lui couter.
J'explique.
Proche de Buchenwald, Mittelbau-Dora fut l'un des camps de concentration et d'extermination par le travail les plus meurtriers du IIIe Reich.
D'août 1943 à avril 1945, près de 60 000 personnes sont passées dans cet enfer. Dont 9 000 déportés de France, qui ont creusé des tunnels dans des conditions atroces, pour y installer un site industriel et assembler les pièces de fusées V2 censées anéantir l'Angleterre.
En y résistant, parfois, dans la nuit de l'horreur; en y sabotant comme ils pouvaient les fusées nazies. Plus d'un tiers des V2 ne décollera pas, explosera en vol ou ratera sa cible.
Certains en sont revenus. Stéphane Hessel, Simone Veil, notamment.
Mais plus de la moitié de ces déportés sont morts dans l'enfer du camp.
De ces 9 000 personnes, après guerre, il ne restait quasiment nulle trace. Ils n'étaient plus que des fantômes, dans l'esprit des familles, que le temps gommait doucement mais surement; et toujours davantage à chaque génération.
Jusque dans les années 1980.
Dans ces années là, un historien, Laurent Thiery, spécialiste des questions de déportation travaillant avec la Fondation de la Résistance, décide de s'engager dans un pari fou. Faire revivre chacun d'eux.
Avec une méthode unique : la générosité. L'enthousiasme. Peu à peu, il parvient à mobiliser des centaines de personnes, des historiens, des archivistes, tout un réseau de professeurs d'histoire-géo des collèges et des lycées.
Qui, toutes et tous, vont sacrifier leurs soirées, leurs week ends et parfois une partie de leurs vacances, pour rechercher la trace de chacun de ces 9 000 déportés.
Fouiller pendant des jours les archives françaises, allemandes; rechercher des familles, des souvenirs; éplucher des centaines de milliers de documents.
Afin que chaque déporté ait son histoire.
Afin qu'on sache, pour chacun, d'où il venait, qui il était, pour quelles raisons il fut arrêté, commet il est mort - ou ce qu'il est devenu, s'il a survécu.
Le résultat est unique : c'est un monument d'histoire totale, qui de Roger Abada jusqu'à Benjamin Zyman, des jeunes Saint cyriens de droite aux vieux ouvriers communistes, des vétérans de 1914-1918 au tailleur juif parisien qui avait refusé l'étoile jaune, raconte très concrètement, au delà des idées simples, l'incroyable diversité de la résistance et la déportation.
Il faudra 20 ans pour parvenir à finir ce livre.
Et tous ceux qui l'ont écrit l'ont fait... bénévolement.
Ce qui, je crois, est unique.
Mais ce n'est pas tout.
C'est bien beau d'écrire un livre, mais encore faut-il l'imprimer et le distribuer.
Et c'est là qu'intervient Philippe Héraclès. Editeur et écrivain français, cofondateur et figure historique des éditions Le Cherche midi.
Philippe Héraclès est un spécialiste de l'humour. Mais ce qu'il décide n'est pas une blague.
Il annonce qu'il imprimera ce livre-monument gratuitement. Sans aucune subvention.
Qu'il le vendra, certes, 49 euros. Notamment aux bibliothèques et aux centres de recherche.
Ce qui fait peu de ventes...
Mais qu'il en remettra un exemplaire à toutes les familles et tous les descendants d'un déporté de Dora.
Gratuitement.
Donc à perte.
Pour que les fantômes aient un visage, une vie après leur mort. Pour que les nazis n'aient pas pu les faire totalement disparaître.
Il y a peu, j'ai accompagné mes jumeaux de 14 ans à la Fondation de la résistance, à Paris.
Là, Laurent Thiery leur a remis ce livre, en mémoire de leur grand cousin, Bernard Camé (*), résistant déporté à Dora. Mort à 23 ans, juste après son retour de déportation.
Pendant une heure, il leur a détaillé son histoire, son combat, ses souffrances.
Et quand j'ai voulu payer ce livre, il m'a indiqué que nous ne devions rien.
Si ce n'est peut-être nous souvenir de ce que fut le nazisme...
Mais il ne l'a même pas dit.
Je l'ai remercié chaudement.
Et bien sûr, j'ai acheté un autre exemplaire des "9 000 déportés", pour l'offrir à la bibliothèque de leur collège.
En espérant qu'un jour, un élève de 4e ou de 3e y lira, bouleversé, que l'Histoire est parfois atroce; et qu'elle est faite d'hommes et de femmes qui tous et toutes, ont un visage.
En sachant que le Cherche Midi reverse l'intégralité des droits d'auteur à la Fondation pour la mémoire de la déportation.
Mais je n'ai toujours pas remercié Philippe Héraclès.
Je ne le connais pas. Je pense pas qu'il soit sur Twitter 🙂. Je sais qu'il ne dirige plus le Cherche Midi, mais qu'il figure encore parmi les cinq éditeurs actifs de cette belle maison.
Je vais lui écrire...
Mais si vous le connaissez, dites lui, voulez vous, mon admiration. Et simplement merci.
Au nom de mes enfants, en mon nom. Bien sûr.
Mais aussi de la part de mon grand cousin et de tous ses compagnons morts... qui le sont aujourd'hui un peu moins.
Grâce à lui.
PS. Non, contrairement à Grasset, le Cherche Midi n'appartient pas au groupe Bolloré. 🙂
@CBreteuil@M_Angelo666 Il est possible de la désactiver une bonne fois pour toutes ? Je n'ai trouvé que le moyen de la désactiver pour une langue à la fois
Citation du lundi
"Les livres de chevet continuent d'éclairer les sentiers de nos nuits longtemps après qu'on a éteint toute lumière, et commencé à reposer nos yeux"
L.B.
Merci aux auteurs qui nous accompagnent encore, même une fois le livre posé à la tête du lit.
J'ai hier répondu à un tweet décriant l'éducation sexuelle à l'école, ce qui fait réagir.
Je ne vais pas RT, refusant de donner de la visibilité à l'obscurantisme.
Mais je pense à Léa, qui a dénoncé les viols subis dans sa famille d'accueil :
Le musée d'Orsay nous promet "Renoir et l'amour".
Pourtant j'ai traversé cette exposition le sourcil relevé, persuadé que ce titre ne cadrait pas avec ce que je voyais.
Mon ressenti ? Découvrez le dans cette déambulation au milieu des œuvres du pionnier de l'impressionnisme ⤵️